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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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  • 10/16/12--13:16: Grande carte du Japon
  • Grande carte du Japon
    Cette carte du Japon, qui est une réplique d'une carte publiée en premier lieu en 1779 par Nagakubo Sekisui (1717–1801), fut la première en son genre à inclure les latitudes et les longitudes. Les mesures permettent une représentation géographique plus précise que les cartes picturales ornées antérieures. Constituant un succès commercial, elle fut réimprimée et imitée à de nombreuses reprises au cours de l'ère Meiji (1868–1912). Cette carte inclut les points d'intérêt majeurs dans les marges, notamment les temples et les sanctuaires, les anciens châteaux et les paysages pittoresques. Elle indique également les principales artères et les distances des routes maritimes. En bas à droite, un tableau répertorie les gun (districts). Les différents groupes d'îles du Japon sont insérés dans cinq cartouches.

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    Carte picturale de la région de la rivière Abe-kawa
    Cette carte picturale représente la région de la rivière nipponne Abe-kawa, située dans l'actuelle préfecture de Shizuoka. L'escarpement et le flux rapide de l'Abe-kawa causèrent de nombreuses inondations dans la région du delta et, depuis la période Edo (1603–1868), des digues ouvertes ont été bâties pour protéger les champs agricoles et les villages. Tokugawa Ieyasu (1543–1616), fondateur du shogunat Edo, mit en œuvre un projet de contrôle des crues et ordonna la construction d'une berge le long de l'Abe-kawa en 1606, définissant le cours actuel de la rivière. Cette carte est une version préliminaire manuscrite d'une carte officielle, ce qui explique les symboles et noms de village barrés ou réécrits. La carte est codée par des couleurs en fonction du paysage et indique les tombes importantes, les étangs où le poisson est abondant, quelques distances et le koku (volume du rendement de riz de la région). Le château de la province de Suruga est situé dans la partie colorée en jaune, en haut à droite, et le Ōya kuzure (glissement de terrain), origine de la rivière et site de l'un des trois plus grands glissements de terrain survenus au Japon, est indiqué par des marques brunes au centre de la bordure gauche de la carte. La carte est orientée avec le nord en haut à gauche.

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    Carte picturale de la province de Yamashiro
    Les kuni ezu sont des cartes provinciales uniformisées, compilées sur ordre du shogunat Tokugawa, à Edo (aujourd'hui Tokyo). Le premier ordre fut émis en 1606, trois ans après l'établissement du shogunat, et fut suivi par des ordres de révision en 1636, 1649, 1702 et 1838. Les daimyō (nobles territoriaux qui régnaient sur de grandes étendues de terres privées et de nombreux vassaux) devaient topographier les régions sous leur contrôle administratif et remettre les cartes au gouvernement avec les registres de rendements de riz. Ces cartes officielles devinrent finalement disponibles auprès du public, et de nombreuses copies furent publiées à partir du XVIIIe siècle. Les cartes dessinées à la main, telles que cette représentation manuscrite à l'encre et à l'aquarelle, ne circulèrent pas autant dans les milieux populaires que les copies imprimées. Orientée avec le nord pointant vers la gauche, cette carte représente la province de Yamashiro, dans la préfecture de Kyoto, où se trouvait la capitale impériale. Au centre, la zone colorée en jaune indique la région du palais impérial et les principales rues environnantes. Les noms de village sont écrits dans des étiquettes ovales dont la couleur varie en fonction du district. Les routes menant au-delà de la province sont également représentées.

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    Vue de l'ensemble de la région de Suruga
    Cette carte de la province de Suruga, située dans la région de l'actuelle préfecture de Shizuoka, montre une vue d'élévation du mont Fuji, ainsi que sa région environnante cartographiée sur une surface horizontale dont le relief est représenté par des images. Ce style ne fournit pas de données géographiques exactes, mais il était courant au milieu du XIXe siècle. La taille de la montagne est démesurée, suggérant l'impression qu'elle faisait au cartographe et l'importance qu'elle revêtait dans les milieux populaires. La carte indique les noms des villes et des routes, les temples et les sanctuaires, les anciens châteaux, forts et champs de bataille, ainsi que les noms des pics du mont Fuji. Suruga fut l'une des provinces les plus cartographiées du début de l'ère moderne du Japon, sans doute dû au fait que la montagne constituait une attraction populaire et qu'elle était un site important de pèlerinage sacré.

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    Carte de la défense côtière
    En 1853, le commodore Matthew C. Perry de la marine des États-Unis entra dans le port de Yokohama, près d'Edo (Tokyo), avec une flotte impressionnante de navires de guerre à vapeur. Il avait pour mission d'ouvrir les portes commerciales du Japon après presque deux siècles de contact restreint avec le monde extérieur. La visite de Perry incita le shogunat Edo à reconsidérer, avec les seigneurs féodaux de la région, le mode de protection côtière et à ordonner la construction de forts autour de la baie de Tokyo actuelle. Cette carte de l'okatame (défense côtière) représente le système de défense tel qu'il était en 1852 et fournit des informations sur les étrangers arrivés au Japon depuis cette date. Collé au bas de la carte, le tableau quadrillé contient les armoiries héréditaires et les bâtons décoratifs des samouraïs (seigneurs féodaux) responsables de la protection des régions côtières sous leur contrôle administratif. La carte est orientée avec le nord pointant vers le bas à gauche, positionnant la capitale Edo dans l'angle inférieur gauche. À l'origine, le shogunat avait prévu de construire onze forts, mais seuls cinq furent terminés. Les forts et leurs dimensions sont également représentés dans l'angle inférieur gauche, entre les flottes étrangères et la capitale.

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    Atlas général de toutes les îles du monde
    Islario general de todas las islas del mundo (Atlas général de toutes les îles du monde) est la plus grande œuvre d'Alonso de Santa Cruz (1505–1567), cosmographe de Séville. L'atlas fut commencé au cours du règne de Charles Quint, empereur du Saint Empire romain et roi d'Espagne, et fut achevé sous celui de son fils, le roi Philippe II, à qui l'ouvrage fut dédié. Il comporte 111 cartes représentant toutes les îles et péninsules du monde, et montrant toutes les découvertes faites par les explorateurs européens entre 1400 et le milieu du XVIe siècle. L'atlas commence par une lettre de Santa Cruz destinée au roi, dans laquelle il justifie son œuvre et explique différents concepts géographiques. Une section intitulée « Breve introducción de la Sphera », dans laquelle Santa Cruz dresse une description cosmographique et illustrée de 14 éléments astronomiques, précède les cartes. Ces dernières sont organisées en quatre parties : la première aborde l'Atlantique Nord ; la seconde, la Méditerranée et les régions adjacentes ; la troisième, l'Afrique et l'océan Indien ; et la quatrième, le Nouveau Monde. La carte inclut des échelles de latitude et quelques-unes de longitude, ainsi que des étendues d'eau avec diverses échelles, dont l'orientation est indiquée par des roses des vents. L'Islario general est le premier atlas réalisé sur papier, remplaçant le parchemin qui était auparavant plus utilisé pour ce type de carte. Le style des cartes est plus fonctionnel, avec une esthétique moindre et davantage de détails géographiques que dans les atlas et cartes-portulans de la fin de l'époque médiévale. Grâce aux dates indiquées dans les textes descriptifs sur les îles, les érudits ont déterminé que les cartes furent réalisées au début de la quatrième décennie du XVIe siècle, en 1539 environ, et que l'ensemble de l'atlas fut achevé approximativement en 1560. Il est fort probable que l'Islario general fit partie d'une Geografía Universal que Santa Cruz ne termina jamais. Santa Cruz fut l'un des personnages clés de la Casa de Contratación (Chambre de Commerce) de Séville. L'un des ses premiers ouvrages fut un recueil de cartes sphériques du Nouveau Monde. Il créa plusieurs autres œuvres sur la cosmographie et la géographie, telles que Libro de longitudes, mais également sur des thèmes historiques, notamment Crónica de los Reyes Católicos (Chronique des rois catholiques) et Crónica de Carlos V (Chronique de Charles Quint). Après la mort de Santa Cruz, son successeur, Andrés García de Céspedes, tenta de s'attribuer le mérite de ses travaux. Sur la couverture, le nom d'Alonso de Santa Cruz a été effacé et celui de García de Céspedes a été inséré comme s'il était l'auteur. En outre, l'ouvrage est dédié au roi Philippe III. Dans le manuscrit proprement dit, des textes apocryphes ont été superposés sur les originaux dans le but de dissimuler les véritables auteurs et dates de création.

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    Carte hydrographique et chorographique des îles des Philippines
    Cette magnifique carte de l'archipel des Philippines, dessinée par le père jésuite Pedro Murillo Velarde (1696–1753) et publiée à Manille en 1734, est non seulement la première carte scientifique des Philippines, mais également la plus importante. À cette époque, les Philippines constituaient une région essentielle de l'empire espagnol. La carte légendée montre les routes maritimes reliant Manille et l'Espagne et la Nouvelle-Espagne (Mexique et autres territoires espagnols du Nouveau Monde). Dans la partie supérieure, un grand cartouche contient le titre de la carte. Il est couronné des armoiries du royaume d'Espagne et flanqué de chaque côté d'un ange avec une trompette, de laquelle une inscription se déroule. La carte représente un grand intérêt à la fois géographique et ethnographique. Elle est encadrée de douze gravures, six de chaque côté. Dans huit d'entre elles, les différents groupes ethniques vivant dans l'archipel sont dessinés et quatre sont des représentations cartographiques de villes ou d'îles spécifiques. Selon les étiquettes, les gravures de gauche montrent des Sangleyes (Sino-Philippins) ou Chinois ; des cafres (terme péjoratif désignant les non-musulmans), un Camarin (de la région de Manille) et un Lascar (du sous-continent indien, terme de l'empire britannique des Indes) ; des Métis, un Mardica (d'origine portugaise) et un Japonais ; ainsi que deux cartes locales, une de Samboan (ville sur Mindanao) et l'autre du port de Cavite. Les gravures de droite représentent plusieurs personnages en habits de l'époque ; trois homme assis, un Arménien, un Moghol et un Malabar (d'une ville indienne connue pour ses tissus) ; une scène urbaine avec des personnages ; une scène rurale avec des représentations d'animaux domestiques et sauvages ; une carte de l'île de Guajan (ou Guam) ; et une carte de Manille.

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    Plan du fort El Morro situé à l'embouchure de la baie de La Havane
    Cette carte manuscrite du XVIIIe siècle montre le plan du fort El Morro, situé à l'entrée de la baie de La Havane, à Cuba. Les Espagnols entreprirent la construction de cette forteresse en 1585. L'ingénieur militaire italien Battista Antonelli (1547–1616) fut chargé de la conception des fortifications. À l'origine, la structure fut conçue comme un petit fort entouré de douves sèches, mais il fut agrandi et reconstruit à plusieurs reprises et devint une forteresse majeure d'une grande importance stratégique pour l'île. La carte est orientée avec le nord à gauche et son angle d'inclinaison est aigu. Le titre apparaît dans la partie de droite, accompagné d'une « Explication » indiquant, à l'aide d'un code numérique, les bastions, les ponts, les citernes et les batteries du fort, avec de courtes descriptions de certaines de ses caractéristiques. La carte est dessinée à la plume sur papier, et comporte des dessins à l'échelle à l'encre noire, sur fond gris, rose, vert et orange sépia.

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    Carte de la baie et de la ville de Carthagène des Indes
    Cette carte manuscrite, colorée à la main et dessinée à la plume et à l'encre, fut réalisée par Antonio de Ulloa (1716–1795) en 1735. Basée sur une carte précédente de Juan de Herrera datant de 1721 environ, elle montre en détail la baie de Carthagène des Indes et la région côtière voisine de la ville actuelle de Carthagène, en Colombie. À l'époque, ce territoire faisait partie de la vice-royauté de Nouvelle-Grenade de l'empire espagnol. Une rose des vents indique que la carte est orientée avec le nord à gauche. La longitude est établie par rapport à l'Observatoire astronomique royal de Ténérife, aux Canaries. Les sondages et les lignes de brasse indiquent la profondeur des fonds marins pour la navigation. Les routes et les forêts sont également représentées. Le titre, l'auteur et l'échelle de la carte apparaissent dans la partie supérieure, sur un piédestal encadré de personnages indiens. Officier de marine espagnol, Ulloa fut nommé en 1735 membre de l'expédition scientifique du Pérou, organisée par l'Académie française des sciences. Dans le cadre de cette expédition, il passa près d'une décennie en Amérique du Sud. En 1745, alors qu'Ulloa retournait en Espagne, le navire sur lequel il voyageait fut capturé par les Britanniques. Fait prisonnier, il fut envoyé en Angleterre, où il resta plusieurs années. Il gagna le respect et l'amitié de nombreux grands scientifiques anglais, et fut nommé membre de la Royal Society de Londres. Il fut finalement autorisé à retourner en Espagne et, en 1784, il publia Relación histórica del viaje á la América Meridional, un récit détaillé du peuple, de la géographie et de l'histoire naturelle d'Amérique du Sud, basée sur ses recherches sur le continent. Cette carte fut peut-être l'original de celle qui apparaît dans la Relación d'Ulloa. Le célèbre cartographe espagnol Tomás López (1730–1802) utilisa également la carte d'Ulloa pour réaliser ultérieurement sa carte de la baie et de la ville de Carthagène.

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  • 10/16/12--13:17: Antiphonaire
  • Antiphonaire
    Cet antiphonaire (livre contenant les parties de chœur du Saint-Office) fut transféré de son emplacement d'origine, le monastère augustin Saint-Sauveur de Lecceto près de Sienne, à la bibliothèque municipale des Intronati de Sienne en 1811. En vertu de sa fonction liturgique spécifique, l'antiphonaire, conçu pour être utilisé par la communauté monastique, contient les services diurnes et nocturnes. Il fut enluminé en 1442 dans le cadre d'un vaste programme artistique au sein du monastère encouragé par les prieurs Bartolomeo Tolomei et Girolamo Buonsignori. En 1446, une bulle du pape Eugène IV accorda à Lecceto son indépendance vis-à-vis du vicaire général augustin, mettant cette ville à la tête d'un ample réseau de monastères. Les particularités de l'iconographie du manuscrit, étroitement liées au contenu liturgique, dénotent un programme visuel spécifique, entrepris spécialement pour la communauté de Lecceto. Le peintre siennois Giovanni di Paolo fut définitivement reconnu pour avoir réalisé la plupart des enluminures de l'ouvrage. Ces dernières sont principalement des initiales historiées (décorées de personnages, d'animaux ou de scènes), mais elles incluent également une représentation du « Triomphe de la mort », au début de l'office des défunts (feuillet 162r). Dans ce manuscrit, l'artiste fait preuve de son extraordinaire capacité à représenter des scènes narratives avec une originalité saisissante. Les autres illustrations (cinq initiales, dont quatre historiées avec un sujet marial et une décorée) furent réalisées par une autre main. Se distinguant à la fois dans la technique et le style, elles sont l'œuvre d'un maître anonyme extrêmement accompli. Ce maître fut tour à tour considéré comme appartenant à l'école siennoise (les noms de Priamo della Quercia et de Domenico di Bartolo furent suggérés), à l'école d'Ombrie ou à l'école de la plaine du Pô.

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  • 10/16/12--13:17: La défaite de Montaperti
  • La défaite de Montaperti
    Ce manuscrit contient un récit illustré des événements de la célèbre bataille de Montaperti du 4 septembre 1260, mentionnée par Dante dans La Divine Comédie. La bataille s'acheva avec la victoire de la faction armée des gibelins, soutenant l'empereur du Saint Empire romain et menée par Sienne, sur les guelfes, appuyant le pape et menée par Florence. Le manuscrit fut entièrement réalisé et illustré par Niccolò di Giovanni di Francesco di Ventura de Sienne, qui le signa et mentionna qu'il termina le texte le 1er décembre 1442 et les illustrations l'année suivante. On sait peu de choses de Niccolò, excepté son nom qui apparaît pour la première fois en septembre 1402. Il figure dans la liste des membres de la guilde des peintres en 1428 et il mourut le 1er avril 1464. Il est généralement convenu que le texte est le résultat d'une élaboration du mythe de Montaperti, datant d'au moins un siècle auparavant, et qu'il fut copié à partir d'un ou de plusieurs récits précédents, probablement avec des inclusions de faits et d'informations supplémentaires recueillis auprès de sources secondaires. Présentant encore les caractéristiques stylistiques du XIVe siècle, les illustrations furent également reproduites, selon toute vraisemblance, à partir d'anciens modèles. En l'absence de documents contemporains sur la bataille, ce récit très populaire constitue une source historique précieuse grâce à son exactitude apparente et la richesse de ses illustrations. Le manuscrit appartint à Giovanni Battista Caffardi, prieur général des Carmes. Il fut transféré de son emplacement d'origine, le couvent de Saint-Nicolas de Sienne, à la bibliothèque municipale des Intronati de Sienne au XVIIIe siècle sur ordre de Pierre Léopold, grand-duc de Toscane.

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    Carnet d'esquisses siennois de Sangallo
    Cet ouvrage, appelé le carnet d'esquisses siennois, du célèbre architecte et ingénieur Giuliano da Sangallo était à l'origine conservé à la bibliothèque de l'érudit de Sienne Giovanni Antonio Pecci. Il fut acquis en 1784 par le bibliothécaire Giuseppe Ciaccheri, collectionneur dévoué et passionné, qui enrichit la bibliothèque municipale des Intronati de Sienne d'œuvres d'art de qualité exceptionnelle. Avec le codex Barberiniano de la Bibliothèque apostolique vaticane, ce carnet d'esquisses témoigne de la production prolifique de dessins de l'architecte et constitue une source précieuse de connaissances sur son œuvre. Le petit format et le style des dessins indiquent que le livre était une étude personnelle et un outil de travail. Extrêmement varié, il inclut des esquisses, à caractère architectural pour la plupart et souvent accompagnées de mesures et de notes techniques, des idées de projets (tels que le dôme de la Basilique de Sainte-Marie à Lorette, en Italie), des dessins de machine et de pièces d'artillerie, ainsi que des copies de sculptures classiques. Il comporte également les études des monuments que Giuliano a observés lors de ses voyages en Italie et en France (notamment des arcs de triomphe et le Colisée), des copies de reliefs, des dessins de décoration (panoplies, sujets grotesques, cadres) et même des esquisses de lettres majuscules provenant d'inscriptions publiques. Giuliano semble avoir eu un intérêt particulier pour l'architecture médiévale, comme l'atteste par exemple les esquisses de différents édifices de Pise et de la tour Asinelli à Bologne. Le dessin de l'élévation de la chapelle de Piccolomini dans la cathédrale de Sienne date de l'un de ses séjours à Sienne. Ce carnet d'esquisses contient également les plans d'un bâtiment de la Sapienza de Sienne. Une inscription permet d'associer ces plans à la décision du cardinal Francesco Piccolomini, en 1492 ou 1493, concernant la construction d'une nouvelle structure en plus de l'existante Sapienza (située depuis 1415 dans l'emplacement précédemment occupé par l'hôpital Misericordia et site actuel de la bibliothèque communale). La nature de ces esquisses reste à découvrir : certains érudits pensent qu'il s'agit de dessins pour la rénovation du bâtiment existant, tandis que pour d'autres, les plans sont ceux d'un nouvel édifice. Le dessin d'une section transversale du bâtiment de la Sapienza de la main de Pecci, basé sur les plans d'origine de Giuliano, est inséré dans le ‏‏‏‏codex. Non seulement ce carnet d'esquisses offre un regard sur la culture artistique profonde et multidimensionnelle de Giuliano, mais il témoigne également de son étude intense des modèles classiques comme partie intégrante de son œuvre. Les dessins datent probablement des dernières années de la vie de l'architecte, entre 1490 et 1516. Les feuillets 1v et 2r contiennent des recettes de fabrication de colle, d'une écriture datant du XVIe siècle et non attribuable à Giuliano.

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  • 10/16/12--13:17: Atlas de Joan Martines
  • Atlas de Joan Martines
    Cet atlas manuscrit, daté de 1587 et réalisé par Joan Martines, cosmographe du roi Philippe II d'Espagne, constitue un mélange des deux écoles cartographiques existantes lors de sa création. La plus ancienne, l'école traditionnelle de Majorque, était spécialisée dans les cartes-portulans décoratives qui, à cette époque, transmettaient des informations géographiques obsolètes. La plus récente, l'école cartographique des Pays-Bas bourguignons, appliquait les principes de la Renaissance et utilisait différentes formes de représentation cartographique basées sur de nouveaux concepts d'astronomie, de mathématiques et de géographie afin de produire des cartes contenant davantage d'informations que les portulans traditionnels. Cet atlas comporte 19 cartes, chacune sur deux pages, avec des dessins occupant presque toute la longueur des pages et encadrés de bordures de différentes couleurs. Les noms de lieux sont écrits en lettres gothiques, à l'encre rouge et noire, et avec de petites majuscules en caractères romains. Il contient des cartes nautiques, 11 cartes régionales et deux mappemondes, chacune d'entre elles est somptueusement enluminée de dessins au lavis de couleurs, avec des panneaux dorés et argentés. La plupart des cartes sont accompagnées d'une rose des vents indiquant 16 ou 32 directions, et des bateaux naviguant sur les mers sont dessinés sur certaines.

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    Poème sur le départ des mages
    Ce manuscrit du XVe siècle, écrit en caractères de la Renaissance, contient une composition poétique (De profectione Magorum adorare Christum et de innocentibus interfectis ab Herode) d'un auteur nommé « Gabriel Volaterranus ». Il s'agit, selon toute probabilité, de Gabriello Zacchi da Volterra, archiprêtre (agissant en qualité de doyen et de vicaire de l'évêque) de la cathédrale, qui provenait d'un milieu culturellement sophistiqué et qui mourut en 1467, à l'âge de 33 ans. L'auteur dédia l'ouvrage à Tommaso del Testa Piccolomini, assistant secret du pape Pie II (feuillet 132r), à qui Pie avait accordé le privilège de parenté avec la famille Piccolomini. En 1460, Frédéric III de Montefeltro octroya le titre de conseiller impérial à Tommaso, lui donnant l'honneur d'ajouter l'aigle impérial à ses armoiries. Il devint par la suite évêque de Sovana, puis de Pienza. La présence de l'aigle impérial sur les armoiries de Testa Piccolomini dans la décoration du codex (feuillet 132r) permet d'établir que le manuscrit peut être daté de façon plausible dès 1460. José Ruysschaert a attribué la décoration, des enluminures dotées de motifs de branches de vignes blanches, à Gioacchino de Gigantibus, qui fut actif au début des années 1460 dans le cercle culturel du pape Pie II. Le manuscrit est relié dans un codex composite regroupant cinq manuscrits de différentes provenances et périodes (datant de la fin du XIIIe siècle à 1521 environ), dont la disposition, le style graphique et le format varient également.

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    Traité sur la création du monde
    Ce manuscrit, contenant un Tractatus de creatione mundi (Traité sur la création du monde) du Livre de la Genèse, suivi d'une narration de la Passion du Christ (feuillets 99r à 128v), constitue l'un des exemples les plus significatifs de l'enluminure siennoise de la fin du XIIIe siècle. Les images, des dessins à l'aquarelle et des enluminures proprement dites, furent réalisées par un artiste siennois extrêmement sophistiqué, qui fut considérablement influencé par les miniaturistes transalpins et actif entre 1290 environ et la décennie suivante. Dessinées d'une main rapide et précise, les illustrations se distinguent par leur style remarquablement fluide, chose inhabituelle dans les productions siennoises de l'époque, et par une qualité seulement égalée par la spontanéité de la narration et une main exceptionnellement gracieuse. L'illusion spatiale, utilisée de façon saisissante dans les détails des paysages, prouve que l'artiste connaissait les innovations du peintre siennois Duccio di Buoninsegna (1255–1319 env.). Les érudits ont avancé différentes théories sur l'identité de l'artiste, appelé le maître du Tractatus de creatione mundi, qui réalisa la série d'enluminures illustrant les épisodes de la Création et de la vie d'Adam et Ève. L'historien de l'art Luciano Bellosi suggéra qu'il s'agissait de Guido di Graziano, créateur de la tablette de Biccherna de 1280, aujourd'hui dans les archives d'État de Sienne. Bellosi attribue à Guido un grand nombre d'œuvres, y compris le retable de Saint-Pierre conservé à la pinacothèque nationale de Sienne, dont le style concorde avec celui des illustrations de ce manuscrit. Toutefois, selon Ada Labriola, le miniaturiste anonyme était plus jeune que Guido et fut probablement formé dans son atelier. Sa conclusion repose sur le style narratif moderne et le fait que l'artiste connaissait clairement les innovations de Duccio et du peintre florentin Cimabue (1240–1302 env.). Labriola pense également que la main de ce miniaturiste est différente, bien que très similaire, de celle du créateur d'une Crucifixion avec la Vierge et saint Jean et d'une initiale enluminée (feuillets 99r et 99v) décorant le Passio Iesu Christi composita ex quattuor evangelistis (Maestro du duecento de l'hagiographie dominicaine). Le manuscrit est relié dans un codex composite regroupant cinq manuscrits de différentes provenances et périodes (datant de la fin du XIIIe siècle à 1521 environ), dont la disposition, le style graphique et le format varient également.

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    Recueil de discours et d'épîtres en latin d'humanistes de la Renaissance
    Ce manuscrit, datant de la fin du XVe siècle, appartint au siennois Alessandro Tegliacci, comme indiqué dans une note écrite sur la première page par un propriétaire ultérieur inconnu : « Dedit mihi Alex(ande)r Tegliaccius die(?) 8 decembris 1581 atque sua humanitate donavit » (Alessandro Tegliacci m'a gentiment offert ce cadeau le 8 décembre 1581). Cette feuille est également décorée des armoiries de la famille Tegliacci. Alessandro fut peut-être l'érudit que Cosme II appela pour être le professeur de sciences humaines du studio (université) de Sienne en 1609. Le manuscrit comporte un recueil de discours et d'épîtres en latin de plusieurs humanistes de la Renaissance : Oratio ad pontificem Nicolaum V de Giannozzo Manetti (feuillets 49 à 58r), d'autres discours adressés au même destinataire de Poggio Bracciolini (feuillets 58v à 66v) et de Francesco Micheli del Padovano (feuillets 66v à 71v), Oratiuncula ad Martinum V de Leonardo Bruni, ainsi que Florentinorum epistula ad imperatorem Federicum III et Florentinorum epistula ad Concilium Basiliense (feuillets 74r à 79v). Le manuscrit est relié dans un codex composite regroupant cinq manuscrits de différentes provenances et périodes (datant de la fin du XIIIe siècle à 1521 environ), dont la disposition, le style graphique et le format varient également.

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    Ouvrages mineurs de Dante Alighieri
    Ce petit manuscrit, datant de la fin du XVe siècle et écrit en caractères de la Renaissance, contient des poèmes extraits de Rime (Rimes) du grand poète italien Dante Alighieri (1265–1321). Il s'agit d'ouvrages mineurs se distinguant de Vita nuova (La nouvelle vie) de Dante, son livre de sonnets racontant le début de sa romance avec Béatrice, et de La divina commedia (La divine comédie), son chef-d'œuvre allégorique universel. Sur la couverture, une note du XVe siècle, désormais presque totalement effacée, indique : « Di Cosimo de' Medici e degli Amici » (Propriété de Cosme de Médicis et ses amis). Le manuscrit est relié dans un codex composite regroupant cinq manuscrits de différentes provenances et périodes (datant de la fin du XIIIe siècle à 1521 environ), dont la disposition, le style graphique et le format varient également.

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  • 10/16/12--13:18: Dialogues des dieux
  • Dialogues des dieux
    Ce manuscrit contient dix des dialogues de Lucien, rhétoricien et satiriste du IIe siècle qui écrivit en grec, dans la version latine de Livio Guidolotto (également appelé Guidalotto ou Guidalotti). Livio, érudit classique d'Urbino et assistant apostolique du pape Léon X, dédia sa traduction au pape dans une épître introductive de 1518 (« Romae, Idibus maii MDXVIII », feuillet 150v). La datation la plus tardive possible du manuscrit peut ainsi être établie en 1521, année du décès de Léon. La décoration du codex fait apparaître l'emblème de Jean de Médicis, un joug accompagné de la lettre « N » et de la devise « Suave », tel qu'il était avant même qu'il devienne pape. Les armoiries des Médicis, couronnées par l'insigne papal, et le symbole des Médicis, un anneau orné d'un diamant avec des plumes blanches, vertes et rouges, avec la devise « Semper », sont également présents. On retrouve les mêmes emblèmes dans un groupe de codex de la bibliothèque laurentienne des Médicis, à Florence, qui furent probablement commandés par Léon X. Le bibliothécaire Luigi De Angelis fut chargé de la publication du texte du manuscrit à Sienne en 1823. De Angelis appréciait l'élégance des enluminures et plus particulièrement le portrait dans l'initiale de la dédicace, vraisemblablement une effigie de Lucien et dont certains ont suggéré qu'il pouvait être attribué à Raphaël. Un critique de l'édition de De Angelis avança l'hypothèse selon laquelle la dédicace de Livio Guidolotto des dialogues caustiques au pape ne fut pas acceptée. Par conséquent, l'ouvrage ne fut pas publié pendant de nombreuses années. Le manuscrit fit partie de la collection de l'érudit siennois Uberto Benvoglienti au début du XVIIIe siècle. Il fut légué par la suite à la bibliothèque municipale des Intronati de Sienne. Le manuscrit est relié dans un codex composite regroupant cinq manuscrits de différentes provenances et périodes (datant de la fin du XIIIe siècle à 1521 environ), dont la disposition, le style graphique et le format varient également.

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  • 10/18/12--09:46: Le petit miroir de Genji
  • Le petit miroir de Genji
    Genji Monogatari (Le Dit du Genji) est unanimement reconnu comme étant l'apogée de la littérature japonaise classique. Il raconte l'histoire d'Hikaru Genji, fils de l'empereur japonais qui, pour des raisons politiques, est relégué au rang de roturier et doit débuter une carrière de fonctionnaire impérial. Le texte retrace toute sa vie et se focalise particulièrement sur sa vie privée de courtisan, notamment sur ses nombreuses liaisons. Le Dit fut écrit aux alentours de l'an 1000 à la cour impériale d'Heian-kyō (Kyoto) par une dame d'honneur de la cour dont le vrai nom est inconnu, mais qui se faisait appeler Murasaki Shikibu. L'intégralité de l'œuvre est longue et complexe, s'étendant sur des centaines de pages et décrivant non seulement la vie d'Hikaru Genji mais aussi celle d'environ 400 autres personnages. Au cours de la période Edo (1603-1867), il devint donc courant de lire des versions abrégées du Dit. Cet abrégé illustré en cinq volumes fut créé au XVIIe siècle et enluminé d'illustrations aux couleurs vives.

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    Carte-portulan (Ancien Monde)
    Parmi les manuscrits géographiques de la Bibliothèque d'État de Bavière, il existe une série des cartes-portulans les plus importantes ayant survécu jusqu'à aujourd'hui. Ces cartes sont composées d'une seule pièce de peau de mouton, y compris une partie du cou, et indiquent le contour des continents et les noms des peuplements côtiers. Elles incluent plusieurs roses des vents, et indiquent des monuments et les distances pouvant être déterminées à l'aide d'un compas à pointes sèches. Pour les marins, les cartes représentaient une aide à la navigation importante. Les trous dans le parchemin révèlent les points par lesquels la carte fut attachée, sur un mât ou un bureau. Datant de 1505 environ, cette précieuse carte-portulan de l'Ancien Monde fut réalisée en Italie, pays d'origine des deux écoles fondamentales de géographes de Gênes et de Venise au XVI e  siècle. La carte fut transférée du monastère cistercien d'Aldersbach à la Bibliothèque d'État de Bavière. Elle est extraordinaire, car elle révèle des connaissances précises et détaillées sur la chaîne de montagnes qui s'étend de l'Espagne à l'Oural et qu'elle représente les régions de l'Afrique et de l'Asie, dont les maîtres exotiques sont illustrés avec leur nom. Les textes accompagnant la carte commencent par des lettres majuscules et soulignent l'importance des villes de pèlerinage de Jérusalem et de La Mecque.

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