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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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  • 07/08/15--07:17: Le Bal du comte d'Orgel
  • Le Bal du comte d'Orgel
    « Je flambais, je me hâtais, comme les gens qui doivent mourir jeunes et qui mettent les bouchées doubles » : cette phrase dite par un des personnages de Raymond Radiguet pourrait s’appliquer sans peine à son auteur. En trois ans, Radiguet (1903–1923) publia trois articles, des poèmes et des romans, dont Le Diable au corps, qui fut un best–seller et devint un classique. Le Bal du Comte d’Orgel, présenté ici, fut son second roman. Rédigé dans un style qui rappelle le XVIIIe siècle, il raconte les émois de François et de Mahaut, mariée au comte d’Orgel, qui peu à peu tombent amoureux l’un de l’autre. Franche, Mahaut avoue ses sentiments à son époux, pour qui seul importe le scandale éventuel. Cherchant à éloigner de lui « les angoisses du cœur », il propose un arrangement qui, sans le savoir, éteint toute vie chez sa femme. La dernière phrase du livre : « Et maintenant, Mahaut, dormez ! Je le veux », ordre donné par le comte, est emblématique de cette histoire. Radiguet décrivit son roman, où abondent les références aux grandes œuvres du passé telles que Tristan et Yseult et La Princesse de Clèves, comme un « roman d’amour chaste, aussi scabreux que le roman le moins chaste ». Emporté par la typhoïde le 12 décembre 1923, Radiguet n’en verra toutefois que les épreuves d’imprimerie. Le Bal du comte d'Orgel fut publié l’année suivante par l'éditeur français Grasset.

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    Les poèmes italiens du maître Francesco Petrarcha
    L'érudit et imprimeur vénitien Aldo Manuzio (1449 ou 1450−1515) fut le premier à produire ce que l'on appelait les libri portatiles (livres de poche), éditions de textes sans commentaires savants in–octavo, format jusque–là utilisé uniquement pour les livres de prières. Manuzio publia cette édition des poèmes de Pétrarque (ou Francesco Petrarca, 1304–1374) en juillet 1501, exemple remarquable de ses capacités d'innovation en tant qu'imprimeur. Cette publication de Pétrarque par Manuzio fut le premier livre de poche en italien. Elle fut imprimée en italique, style que Manuzio introduisit et conçut en imitant l'écriture manuscrite de son temps. Le texte proprement dit fut édité par l'érudit Pietro Bembo à l'aide d'un manuscrit de Pétrarque. Si la plupart des œuvres de Pétrarque étaient en latin, il est mieux connu pour ses poèmes lyriques italiens. La célèbre collection Aldine de la Bibliothèque d'État de Berlin renferme trois exemplaires de l'édition de Pétrarque : la copie papier présentée ici, ainsi que deux copies enluminées et illustrées imprimées sur parchemin. Une des deux copies sur parchemin possède un frontispice en armoiries représentant les Priuli, famille noble de Venise, tandis que l'autre arbore un portrait de Pétrarque. Les copies sur parchemin sont également présentées sur le site de la Bibliothèque numérique mondiale.

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    L'Australie en 142 illustrations photographiques après une décennie d'expériences
    William Blandowski (1822−1878) fut pionnier dans de nombreux domaines. Né à Gleiwitz, en Haute–Silésie (aujourd'hui Gliwice, en Pologne), Blandowski partit pour l'Australie en 1849 afin de compiler « une histoire naturelle, une classification botanique et une composition géologique de ce pays ». Il rejoignit l'une des premières ruées vers l'or dans l'État de Victoria, où il inventa une puissante pompe à eau. Blandowski participa à plusieurs expéditions, lors desquelles il collecta de nombreux spécimens et tenta de dresser la première liste de mammifères et d'oiseaux de Victoria. Ses dessins sont remarquables pour leur précision et leur valeur artistique. Son application de la photographie, récemment inventée, à des fins scientifiques est moins connue. Cet album, créé comme copie de l'auteur après son retour d'Australie en Allemagne, contient l'album de tirages photographiques des dessins et gravures (uniquement quelques–uns sont à proprement parler des photographies) de Blandowski, accompagné d'annotations manuscrites et de planches du portfolio de son livre non publié Australia Terra Cognita (désormais conservé à la Bibliothèque de l'État de la Nouvelle–Galles du Sud, dans la collection Mitchell). Seul le carnet avec les annotations de Blandowski, sans les tirages, fut imprimé par Gustav Neumann à Gleiwitz (1862), raison pour laquelle à peine deux exemplaires de l'album existent aujourd'hui : la copie de l'auteur (texte et tirages), conservée à Berlin, et une copie incomplète ne contenant que les tirages, conservée à la Bibliothèque Haddon de l'université de Cambridge. Cette publication sommaire constitue le dernier travail de Blandowski en tant que naturaliste de l'Australie. Lorsque le projet échoua, Blandowski, au bord de la faillite, l'abandonna et s'établit comme photographe dans un studio à Gleiwitz.

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    Amusantes histoires et plaisantes images
    Heinrich Hoffmann, médecin et écrivain de Francfort, publia Lustige Geschichten und drollige Bilder (Amusantes histoires et plaisantes images) en 1845 sous le pseudonyme « Reimerich Kinderlieb ». Par la suite, son livre acquit une renommée internationale sous le titre encore utilisé aujourd'hui : Der Struwwelpeter (Pierre l'ébouriffé). Une seconde édition de 5 000 copies fut imprimée en 1846. Cette édition, qui est présentée ici, contient deux autres contes : « Die gar traurige Geschichte mit dem Feuerzeug » (La très triste histoire avec le briquet) et « Die Geschichte von dem Zappel–Philipp » (L'histoire de Philippe–le–surexcité). La dernière page du livre (page 20) contient la célèbre image de Pierre l'ébouriffé, comme Hoffmann le voulut initialement. D'autres éditions suivirent rapidement et deux contes supplémentaires furent ajoutés, à savoir « Die Geschichte vom Hanns Guck-in-die-Luft » (L'histoire de Jean Tête–en–l'air) et « Die Geschichte vom fliegenden Robert » (L'histoire de Robert–le–volant). À partir de la cinquième édition, le livre parut sous la forme la plus familière pour le lecteur moderne, c'est–à–dire avec toutes les histoires, l'image de Pierre l'ébouriffé sur la couverture et le titre Der Struwwelpeter oder lustige Geschichten und drollige Bilder (Pierre l'ébouriffé, ou amusantes histoires et plaisantes images).

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    Robinson le jeune, amusement utile pour les enfants
    La première traduction allemande de Robinson Crusoé, de Daniel Defoe, fut publiée en 1720, un an à peine après la parution du roman d'origine à Londres. L'ouvrage devint rapidement très populaire. Seulement quelques années plus tard, les « robinsonnades » allemandes, versions imitant le roman de Defoe du naufrage et de la survie, apparurent sur le marché. Le théologien, professeur et écrivain Joachim Heinrich Campe produisit une adaptation, en deux volumes, de l'œuvre d'origine, intitulée Robinson der Jüngere (Robinson le jeune). Le livre, publié en 1779 (premier volume) et 1780 (deuxième volume), était destiné aux enfants de six à dix ans. Le Robinson de Campe reparut ensuite dans de nombreuses impressions et éditions jusqu'au milieu du XXe siècle, comptant aujourd'hui parmi les livres pour enfants les plus populaires jamais écrits en allemand. Campe ajouta une intrigue secondaire à l'histoire principale, dans laquelle un jeune naufragé allemand survit en pleine nature sur une île déserte. Cette intrigue, qui permet d'associer les aventures de Robinson à un lectorat plus jeune, contient de nombreuses observations morales et pédagogiques visant à instruire ces lecteurs. Les premières éditions des deux volumes de Robinson der Jüngere sont présentées ici.

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    « Privilegio Rodado », confirmant le changement du domaine de Mejorada en termes d'impôts pour les vignobles de Valladolid, convenu entre le monastère royal de Santa Maria, à Valladolid, et Fernán Rodríguez, chambellan du prince D. Pedro
    Le privilegio rodado est un document de la cour espagnole, datant de la fin de l'époque médiévale, dont le nom provient du grand cercle qui figure sur le document et confirme sa validité. Il s'agit du seul type de document royal portant cette marque à cette fin spécifique. L'utilisation du cercle remonte à la cour papale de Léon IX, au milieu du XIe siècle, puis elle devint répandue à partir du XIIe siècle. Déjà dans Las Siete Partidas (corpus législatif en sept parties, également appelé Las Partidas), le roi de Castille–et–León Alphonse X (ou Alphonse le Sage, 1221–1284) avait défini les caractéristiques du privilegio rodado. Le support utilisé devait être le parchemin, le sceau devait être en plomb et attaché à l'aide de fil de soie rouge, vert, etc. Le cercle visait, entre autres, à éviter les falsifications. Sous le règne d'Alfonso XI (1311–1350), l'Espagne continua à promulguer des lois stipulant comment la chancellerie royale devait être effectuée et les documents envoyés. Le document présenté ici est issu des Cortes de Madrid de 1329, premières d'Alfonso en tant que roi. Les Cortes étaient un conseil convoqué pour assister le monarque, approuver les actions royales ou augmenter les impôts en vue des campagnes militaires. Ce type de document était organisé dans un ordre établi : le chrisme (emblème du Christ, constitué des lettres grecques chi et rhô ; visible en haut à gauche), la souscription ou l'inscription (de l'auteur, dans ce cas Alfonso XI, qui est nommé avec toutes ses terres selon la formule établie), le destinataire (à qui le document s'adresse) et les salutations (absentes de ce document). Après ces formalités, le texte proprement dit suit plusieurs étapes : en premier lieu, un préambule, puis une notification, c'est–à–dire une courte formule introduisant la déclaration d'intention, et la disposition, à savoir l'action juridique ayant donné lieu au document. L'acte se termine par la date et le grand cercle, qui ici contient un cercle interne incluant le blason de Castille–et–León. Les privilegios rodadosétaient très appréciés, particulièrement pour le raffinement de leurs composants, leur conception, leurs cercles et leurs chrismes.

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  • 07/08/15--07:18: Conseil scolaire arabe
  • Conseil scolaire arabe
    Cette tablette en bois, d'un type courant dans les écoles coraniques de nombreuses régions du monde, comporte des deux côtés un texte du Coran. Le recto est encadré d'un arc ornemental et d'écoinçons, avec une décoration incorporant des motifs verts, rouges et bleus. L'ensemble des 19 versets de la sourate al–'A'lá (Le Très–Haut) sont écrits au verso de la tablette. En outre, une ligne distincte au bas est désormais illisible en raison de taches d'eau. Le recto inclut les versets 67 à 75 de la sourate al–Baqarah (La vache), second chapitre et le plus long du Coran. Sous ces versets, deux lignes révèlent que cette al–silkah (mot marocain désignant la mémorisation complète ou partielle du Coran) fut effectuée par al–'abd al–da'īf (le serviteur impuissant), mais le nom de ce pauvre homme n'est pas indiqué, ce qui est inhabituel. Les deux lignes remercient ensuite Allah pour son aide dans cette entreprise et citent des prières pour le prophète Mahomet. Le terme al–silkah est généralement associé à une partie du Coran, où de la nourriture est servie et des camarades de classe récitent la silkah ensemble pour célébrer l'accomplissement de l'élève. Ce terme et l'écriture maghrébine suggèrent que la tablette provient d'une école coranique du Maghreb ou d'Andalousie. La date de son exécution est inconnue. Ce type de tablette est souvent écrit par les élèves eux–mêmes, avant que leur professeur les vérifie pour y apporter des corrections. Le fait qu'il y ait très peu de corrections renforce l'hypothèse que cette silkah fut réalisée correctement. Les traces d'un ancien texte sont visibles entre les lignes du texte au verso, suggérant que la tablette fut utilisée à plusieurs reprises, puis effacée à chaque fois pour commencer une nouvelle silkah. Les sourates au verso et au recto mentionnent toutes deux Moïse.

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    « Astrolabium » de Thurneysser
    Archidoxa (1569), recueil de prédictions et d'idées astrologiques, est l'un des ouvrages les plus célèbres de Leonhard Thurneysser (ou Thurneisser, 1530−1596 env.), érudit d'un grand savoir scientifique, dont la pratique de l'alchimie lui valut d'être dénoncé par certains de ses confrères scientifiques. Outre Archidoxa, Thurneysser publia en 1575 Astrolabium. L'astrolabe était composé de disques rotatifs représentant les constellations et d'autres caractéristiques des cieux, destinés à déterminer le parcours des planètes et leurs influences. En théorie, l'instrument permettait à son utilisateur de prédire son destin ou les catastrophes naturelles. Ce livre fut utilisé pour créer des horoscopes individuels à l'aide des volvelles (disques de papier). La gravure de l'ouvrage fut attribuée à Peter Hille. Chaque feuille comporte un grand diagramme horoscopique, caractéristique centrale, entouré d'une décoration détaillée et sophistiquée représentant les attributs et les équipements chimiques nécessaires aux principales activités de Thurneysser. Dans la partie supérieure, de part et d'autre du schéma, deux boucliers sont ornés de figures associées à la planète en question, à la différence près que toutes les feuilles sont les mêmes. Un texte explicatif dans un cadre figure au–dessus de chaque astrolabe. Tous les plateaux colorés à la main dans l'ouvrage contiennent une constellation différente, ainsi qu'un Des Menschen Cirkel und Lauff (cercle de vie des hommes) avec jusqu'à six disques représentant les étoiles fixes et un Baum des Lebens (arbre de vie).

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    Les poèmes italiens du maître Francesco Petrarcha
    L'érudit et imprimeur vénitien Aldo Manuzio (1449 ou 1450−1515) fut le premier à produire ce que l'on appelait les libri portatiles (livres de poche), éditions de textes sans commentaires savants in–octavo, format jusque–là utilisé uniquement pour les livres de prières. Manuzio publia cette édition des poèmes de Pétrarque (ou Francesco Petrarca, 1304–1374) en juillet 1501, exemple remarquable de ses capacités d'innovation en tant qu'imprimeur. Cette publication de Pétrarque par Manuzio fut le premier livre de poche en italien. Elle fut imprimée en caractères italiques, que Manuzio introduisit et conçut en imitant l'écriture manuscrite de son temps. Le texte proprement dit fut édité par l'érudit Pietro Bembo à l'aide d'un manuscrit de Pétrarque. Si la plupart des œuvres de Pétrarque étaient en latin, il est mieux connu pour ses poèmes lyriques italiens. La célèbre collection Aldine de la Bibliothèque d'État de Berlin renferme trois exemplaires de l'édition de Pétrarque : la copie papier, ainsi que deux copies enluminées et illustrées imprimées sur parchemin. Une des deux copies sur parchemin possède un frontispice en armoiries représentant les Priuli, famille noble de Venise, tandis que l'autre, présentée ici, arbore un portrait de Pétrarque. Les deux autres éditions de Pétrarque de la Bibliothèque d'État de Berlin sont également présentées sur le site de la Bibliothèque numérique mondiale.

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    Règle des cinq ordres de l'architecture : le toscan, le dorique, l'ionique, le corinthien et le composite, empruntés aux antiquités romaines par moi, Giovanni Battista Montano de Milan
    La précieuse collection de dessins conservée à la Bibliothèque nationale d'Espagne est reconnue pour la qualité exceptionnelle de ses dessins italiens datant de la période du XVIe au XIXe siècle. Le dessin architectural présenté ici, qui suit les conventions baroques, est un autoportrait de Giovanni Battista Montano (1534−1621), représenté tenant un compas et une règle. Les allégories de l'Architecture et de la Géométrie sont visibles de chaque côté. Le dessin fut créé pour servir de frontispice au traité non publié de Montano, dans lequel il interpréta les œuvres d'architectes tels que Palladio et Vignola, et utilisa l'autre source majeure du savoir architectural de l'époque, les ruines de l'Antiquité classique. L'érudit contemporain Delfín Rodríguez a démontré que l'album de 45 dessins architecturaux de Montano, également conservé à la Bibliothèque nationale d'Espagne, était clairement influencé par Vignola et Palladio. De son temps, Montano fut considéré comme un sculpteur sur bois talentueux, un essayiste et un dessinateur d'architecture. Ses gravures des vestiges architecturaux romains inspirèrent grandement Borromini et Bernini. Membre de la prestigieuse Accademia di San Luca, association fondée pour répondre aux besoins non seulement éducatifs et professionnels, mais également des peintres et des sculpteurs à Rome, Montano fut en partie responsable de la conception de l'église de l'académie. Ses dessins sont aujourd'hui dispersés entre de nombreuses bibliothèques européennes.

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    Grammaire de la langue castillane
    L'ouvrage présenté ici est la première grammaire de la langue castillane. Il s'agit également de la première grammaire d'une langue vernaculaire jamais imprimée en Europe. Le livre fut publié en 1492, à une époque où le castillan n'était pas encore considéré comme une « langue de culture ». L'auteur, Antonio de Nebrija (1444−1522 env.), avait précédemment écrit Introductiones latinae (Introduction au latin). Il arriva à la conclusion que les élèves pourraient mieux étudier le latin s'il existait des règles établies pour leur langue natale, le castillan, et si ces règles leur étaient enseignées. L'ouvrage est divisé en cinq livres : « Orthographe », « Prosodie », « Étymologie », « Syntaxe » et « Introductions à la langue castillane pour les étrangers souhaitant l'apprendre ». Le texte est imprimé en caractères gothiques noirs, mais de l'encre rouge et noire fut utilisée pour la première page. Les espaces laissés vides dans tout l'ouvrage devaient accueillir de grandes lettrines, qui ne furent jamais ajoutées.

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    Constitution de la monarchie espagnole, promulguée à Cadix le 19 mars 1812
    Le 19 mars 1812, durant la guerre d'indépendance espagnole (1808−1814), les Cortes de Cadix promulguèrent la constitution de la monarchie espagnole, affectueusement surnommée « La Pepa » pour avoir été édictée le jour de la Saint–Joseph. La constitution, qui comptait dix titres et 384 articles, était empreinte d'un caractère libéral. Il s'agit de la première constitution d'Espagne à établir une souveraineté nationale et la séparation des pouvoirs. Elle déclarait l'intention d'introduire une réorganisation profonde de l'État basée sur les principes libéraux, ce qui constitue la principale caractéristique du document. Le roi Ferdinand VII régna brièvement en 1808, avant d'être renversé par Napoléon. Ferdinand remonta sur le trône en 1813, à la fin de la guerre d'indépendance. À son retour au pouvoir, il abolit la constitution, restaurant la monarchie absolue. Ferdinand demeura au pouvoir jusqu'à la fin de son règne en 1833, à l'exception des trois ans d'interrègne libéral de 1820 à 1823, lorsque la constitution de Cadix fut rétablie comme loi fondamentale de l'État. Cette édition de la constitution de 1812 fut publiée en 1822, pendant le triennat libéral. Le graveur de la cour de Sa Majesté, José María de Santiago, fut chargé de produire une édition de luxe plus petite dédiée au Congrès. Toutes les pages sont décorées et le texte est encadré d'une bordure architecturale. Le début de chaque titre est orné d'une vignette allégorique faisant allusion à son contenu.

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    Dessin d'un détail architectural d'une voûte, attribué à Claudio Coello
    Claudio Coello (1642–1693) fut l'un des plus grands peintres de l'école baroque de Madrid au XVIIe siècle, époque coïncidant avec le règne du roi Charles II d'Espagne. Fils d'un sculpteur portugais, Coello fut l'apprenti de Francisco Rizi, un des artistes qui insufflèrent davantage d'exubérance italienne dans l'art espagnol. Coello peignit de nombreuses fresques dans les années 1670 et développa son sens théâtral somptueux et son penchant pour l'architecture en trompe–l'œil. Il participa à la conception des arcs de triomphe célébrant l'entrée dans Madrid de Marie–Louise d'Orléans lors de son mariage au roi Charles en 1679. Le roi remarqua le travail de Coello et le nomma peintre de la cour. La plupart des fresques de Coello n'ayant pas survécu, il est aujourd'hui surtout connu pour ses portraits et œuvres religieuses. Le dessin présenté ici, attribué à Coello, montre l'influence de la quadratura (peinture ou dessin d'un effet illusionniste semblant prolonger l'architecture réelle en un espace imaginaire), typique de l'école bolonaise. Angelo Michele Colonna et Agostino Mitelli introduisirent ce genre en Espagne en 1658, lorsque Velázquez les chargea de la décoration du palais de l'Alcazar à Madrid. L'application de la quadratura est toujours di sotto in su, technique de perspective signifiant « vue de dessous ». Ce genre est généralement utilisé pour décorer les murs et les plafonds des palais et des églises. Coello apprit cette technique et l'appliqua à Madrid et à Saragosse, où il décora dans les années 1683−1684 la Manteria, église de la confrérie des Augustins de Saint–Thomas de Villeneuve.

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    Présentation des réalités expliquant « Trésor des complexités »
    Cet ouvrage en six volumes d'al-shari'ah (droit islamique) est un commentaire par 'Uthman ibn 'Ali al–Zayla'i (mort en 1342 ou 1343) sur un recueil de jugements d'Abd Allah ibn Ahmad Al–Nasafi (mort en 1310), auteur presque contemporain. Les textes juridiques islamiques sont souvent accompagnés de commentaires marginaux et Tabayīn al-ḥaqā'iq (Présentation des réalités) ne fait pas exception. Les marges du texte principal d'al–Zayla'i contiennent un commentaire par Shihab al–Din Ahmad al–Shilbi (mort en 1611 ou 1612). Le manuscrit renferme donc le commentaire Tabayīn al-ḥaqā'iq par al-Zayla'i sur l'ouvrage d'al–Nasafi Kanz al-daqā'iq (Trésor des complexités), ainsi qu'une glose marginale, sans titre, d'al–Shilbi sur le commentaire d'al-Zayla'i. Tabayīn al-ḥaqā'iq est une présentation complète des réglementations juridiques hanafites, dont celles relatives à la prière et aux rituels, aux transactions commerciales, au mariage et au divorce, à l'adoption des enfants, à la procédure juridique, etc. Les disciples de la jurisprudence hanafite tiennent en haute estime al–Nasafi et le commentaire d'al–Zayla'i est également très apprécié. On sait peu de choses sur la vie d'al–Zayla'i, si ce n'est qu'il était probablement originaire de la ville portuaire de Zeilah (également appelé Zeila ou Zaila, aujourd'hui en Somalie) et qu'il enseigna au Caire. La littérature biographique ne révèle guère plus sur al–Shilbi. À l'instar des autres écoles du droit sunnite, la tradition hanafite émergea bien après la mort du prophète Mahomet en 632. Abou Ḥanīfah (mort en 767 ou 768) acquit d'abord une certaine renommée en tant que professeur à Bagdad et à Koufa, en Irak abbasside. Ses enseignements furent mémorisés, copiés et transmis par ses élèves et leurs successeurs, dont les ouvrages sont considérés comme faisant autorité. La jurisprudence hanafite est la tradition prédominante d'Asie centrale et du Sud, de la Turquie et de nombreuses autres régions. L'œuvre présentée ici fut publiée au Caire à la presse de Boulaq, imprimerie du gouvernement, grâce au financement du marchand de livres 'Umar al–Khashshab, qui « soutint son impression pour satisfaire la demande des élèves, et combler le besoin des experts et la soif du public pour ses bénéfices ».

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    La petite encyclopédie des hadiths du Messager sacré
    Ce manuscrit de la fin du XVIIe siècle est un recueil de hadiths, paroles attribuées au prophète Mahomet, du polymathe égyptien Jalal al–Din al–Suyuti (1445−1505). L'ouvrage est écrit en caractères naskhi. Le titre apparaît dans un bandeau décoratif au style peu raffiné, mais néanmoins à la fois coloré et retenu. Contrairement à son œuvre complète Jami' al–jawami' (Le recueil des recueils), al–Suyuti promet dans cet ouvrage « l'essence résumée et brève des hadiths et des premiers récits, ignorant la coque et considérant uniquement le fruit ». Il accomplit cet objectif en reprenant seulement de courtes citations, extraites de chacun des hadiths, et en utilisant des abréviations pour ses sources. Il écrivit expressément pour les élèves, plutôt que pour les experts avisés. Il organisa l'ouvrage dans l'ordre alphabétique du premier mot de la citation, mais à la fin du volume, répertoriant les manahi (restrictions et interdictions) supposées de Mahomet sous la lettre nūn pour le verbe naha (interdire). Al–Suyuti est célèbre pour sa mémoire prodigieuse, qui l'aida dans son ouvrage spécialisé sur des centaines de milliers de hadiths, dont 11 000 sont ici inclus. Brillant, combatif, controversé et sûr de lui, Al–Suyuti suscita l'hostilité de ses rivaux intellectuels, le poussant finalement à se retirer de la vie publique. Il vécut les dernières décennies de sa vie dans l'isolement, à Rawda, île sur le Nil au Caire, où il continua à travailler sur ses livres et mena une correspondance influente. Bien qu'il fût mieux connu pour ses ouvrages abordant les hadiths et d'autres thèmes islamiques, il écrivit également sur les sciences naturelles, la médecine et la langue arabe.

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    Dictionnaire fondamental des mots inhabituels des hadiths et d'antan
    Al–Nihāyah fī gharīb al–ḥadīth wa–al–athar (Dictionnaire fondamental des mots inhabituels des hadiths et d'antan) est un dictionnaire, en quatre volumes, des mots des hadiths, ou paroles du prophète Mahomet, par l'érudit du Moyen Âge Majd al-Din Ibn al–Athir (1149−1210). Il s'agit d'une concordance spécialisée des mots inhabituels ou moins courants des hadiths, avec des termes du Coran et datant du début de l'histoire islamique. À l'époque de sa parution, l'ouvrage fut considéré comme une contribution majeure à la lexicographie et il fut incorporé à l'œuvre magistrale Lisān al–'Arab (La langue arabe) d'Ibn Manzur (mort en 1311 ou 1312). Une note répertorie les errata du Lisān, basé sur le dictionnaire d'Ibn al–Athir. Les membres de la famille Ibn al–Athir, père et fils, sont généralement associés à Mossoul, ville du nord de l'Irak, où ils enseignèrent, écrivirent et fournirent des œuvres littéraires à la cour locale. Ils furent souvent envoyés en missions diplomatiques. Majd al-Din Ibn al–Athir est parfois confondu dans la littérature secondaire avec l'un ou l'autre de ses frères, Diya' al–Din (mort en 1239), historien, et 'Izz al–Din (mort en 1233), également érudit et fonctionnaire de la cour, mais plus axé sur la littérature. Un commentaire par le célèbre érudit égyptien Jalal al-Din al-Suyuti (1445−1505) accompagne le texte principal dans la marge. Après avoir enseigné au Caire, al–Suyuti vécut la majeure partie de sa vie dans l'isolement. Reconnu pour ses commentaires sur l'œuvre d'anciens érudits, il est également l'auteur de Jami' al–jawami' (Le recueil des recueils), livre standard sur les hadiths. L'ouvrage présenté ici fut imprimé aux frais d'Uthman 'Abd al–Raziq, propriétaire de la presse 'Uthmaniyah au Caire, en Égypte.

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    Épîtres de Paul avec commentaire
    Ce manuscrit du XIIe siècle, écrit en minuscules carolines par une seule main, contient les Épîtres de saint Paul, accompagnées d'une glose interlinéaire et de gloses marginales. Le début de chaque Épître est précédé d'une lettrine dorée décorée de vrilles et dotée de contours rouges sur un fond vert et bleu. Au–dessus du prologue de la première Épître, lettre aux Romains, l'image de la page de titre représente saint Paul assis sur un trône, avec deux longs rouleaux dans les mains et un livre ouvert sur les genoux. Il est flanqué de six portraits demi–longueur d'hommes encadrés d'arcades. Les hommes sur la droite, coiffés de calottes, représentent probablement les juifs, et les hommes tête nue sur la gauche, les Grecs. Paul était Grec et juif, deux groupes mentionnés dans les vers écrits dans les marges de droite et de gauche de la miniature. L'enluminure, vraisemblablement réalisée dans l'ouest de l'Allemagne, est liée à des modèles antérieurs de la région de Coblence. Le manuscrit appartint au monastère bénédictin de Benediktbeuern, en Bavière, au plus tard vers la fin du XVe siècle. Il fut transféré à Munich en 1802.

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    « Vie de sainte Marguerite » et vies d'autres saints
    Seuls quelques manuscrits du XIe siècle renferment les légendes enluminées de saints. Ce volume en est l'un des rares exemples. Il s'agit d'un manuscrit du monastère de Benediktbeuern, en Bavière, qui arriva à la bibliothèque de la cour de Munich en 1803. Le manuscrit composite contient une liste de martyres et de nombreuses vies de saints. Des enluminures décorent uniquement la vie de sainte Marguerite d'Antioche, du recto du feuillet 63 au verso du feuillet 98. Le martyre de Marguerite, sainte patronne des femmes enceintes, fut un texte très populaire au Moyen Âge. Selon la légende, le préfet romain Olybrius tomba amoureux de Marguerite pendant sa campagne sur Antioche. Marguerite, chrétienne, rejeta toutefois ses avances et ne renonça pas à sa foi même sous la torture. Elle rencontra le diable sous la forme d'un dragon, qui l'avala, puis la recracha lorsque la croix de la sainte irrita ses entrailles. Marguerite fut ensuite décapitée. Dans le manuscrit de Munich, très semblable au type d'origine du cycle d'enluminure allemand du sud, dix dessins à la plume, sans cadre, accompagnent le texte de la légende. Cependant, l'illustration du volume ne fut jamais terminée, probablement en raison d'omissions et d'erreurs durant l'écriture, qui entraînèrent une certaine confusion dans la corrélation correcte avec la séquence des images.

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    Encyclopédie du XIVe siècle après l'Hégire, ou XXe siècle après Jésus–Christ : une référence pour la langue arabe et les sciences universelles
    Cette encyclopédie en dix volumes s'efforce de réconcilier la croyance islamique avec les courants scientifiques et intellectuels de l'Occident au début du XXe siècle. Produit par un seul homme, Muhammad Farid Wajdi, ou Wadjdi (1875−1954)‏, l'ouvrage est organisé à la manière des ouvrages de référence européens, c'est–à–dire par ordre alphabétique, avec de longs essais sur des thèmes importants. Dans chacun des essais, l'auteur soutient que le Coran et les traditions prophétiques de l'islam sont révélatrices ou compatibles avec la science moderne et les philosophies rationnelles (mais pas matérialistes). La diffusion de l'encyclopédie, qui devait servir aux élèves de référence complète sur l'ensemble des connaissances humaines, fut approuvée dans toutes les écoles égyptiennes. Apologiste prolifique et prolixe de l'islam, également rédacteur en chef du journal d'al–Azhar, Wajdi compta parmi les éminents penseurs réformistes musulmans de son temps. Ces réformistes remirent en cause non seulement les méthodologies analytiques traditionnelles, mais également les approches orientalistes européennes. Sur le plan politique, ils étaient nationalistes, opposés à la fois au colonialisme européen et à la suzeraineté ottomane. Il existait des différends entre eux. Par exemple, sur les questions relatives aux femmes, Wajdi prit une position plus traditionaliste que celle de Qasim Amin (1863−1908), qui était davantage libéral. Wajdi reçut le titre de « cheikh », bien qu'il n'obtînt pas de diplôme académique ou qu'il n'eût pas été formé dans les académies islamiques. Le fait qu'un homme laïque accédât à la direction du journal influent d'al–Azhar marqua un changement important dans l'administration religieuse en Égypte. Cette transformation se manifesta également dans son amitié avec le clergé érudit d'al–Azhar, dont un de ses membres, 'Abd al-Halim Mahmud, devint recteur d'al–Azhar, la plus haute autorité religieuse du pays. Muhammad Farid Wajdi ne doit pas être confondu avec le chef nationaliste Muhammad Farid (1868−1919) d'une génération précédente.

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    Réalités historiques des principautés maritimes
    Haqā'iq al-akhbār 'an duwal al-biḥār (Réalités historiques des principautés maritimes) est un manuel complet en trois volumes sur l'histoire des puissances maritimes européennes et moyen–orientales de l'Antiquité à la fin du XIXe siècle. Surtout destiné aux élèves de l'Académie militaire égyptienne, il fut écrit par l'amiral Isma'il Sarhank (ou Sarhang) de 1896 à 1898. Les deux premiers volumes contiennent d'importantes informations sur les forces militaires ottomanes et égyptiennes, données utiles pour retracer l'essor et le déclin du pouvoir militaire ottoman, et le développement des forces armées de l'Égypte au XIXe siècle. Malgré l'absence de bibliographie ou de toute mention des sources, le texte et les notes de bas de page indiquent clairement que Sarhank eut accès aux documents du palais égyptien, ainsi qu'à une riche bibliothèque d'histoire politique et militaire ottomane et européenne. L'amiral (parfois appelé général) Sarhank fut nazir (directeur) de l'Académie militaire égyptienne. Son père quitta la Crète pour immigrer en Égypte. On ne sait rien de l'éducation que l'auteur reçut au Caire, si ce n'est qu'il maîtrisait une demi–douzaine de langues européennes. Les trois volumes furent imprimés à la presse de Boulaq, imprimerie du gouvernement au Caire. Les derniers chapitres du troisième volume semblent n'être jamais parus.

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