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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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  • 10/26/15--09:43: Asie occidentale
  • Asie occidentale
    Cette carte de l'Asie occidentale, de Pierre M. Lapie (1779−1850), date de 1809. Elle couvre la région comprise entre Novgorod et Arkhangelsk, en Russie, au nord–ouest, et l'embouchure du fleuve Indus, au sud–est. La côte sud du golfe Arabique (Persique) est représentée quasiment comme une légère courbe lisse, interrompue uniquement par l'embouchure de la grande rivière appelée Aftan (aujourd'hui Wadi al-Sahba, en Arabie saoudite), au niveau de l'île de Bahreïn. La péninsule du Qatar et le nom Qatar ne figurent pas sur la carte. Celle–ci inclut un beau cartouche de titre : un chameau drapé d'une riche étoffe. Lapie, colonel de l'armée française, devint par la suite chef du département topographique du ministère de la Guerre. Il fut assisté par son fils Alexandre Émile Lapie (actif de 1829 à 1850), également cartographe militaire français, avec qui il travailla pendant de nombreuses années. Les échelles de distance sont fournies en cinq unités, notamment en myriamètres (10 000 mètres), en lieues, en lieues nautiques, en verstes russes, et en agachs turcs ou en parasangs persans. Le méridien d'origine est au niveau de Paris. La carte fut gravée par Jean–Baptiste–Marie Chamouin (né en 1768) et dressée par Giraldon–Bovinet.

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  • 10/26/15--09:43: Golfe Arabique ou mer Rouge
  • Golfe Arabique ou mer Rouge
    Cette carte de Jean–Baptiste Bourguignon d'Anville, intitulée « Golfe Arabique ou mer Rouge », fut publiée à Paris en 1765. Il s'agit d'une très grande carte de la mer Rouge, gravée sur plaque de cuivre, montrant les côtes, les îles, les villes et les établissements humains, les routes, les ports et les mouillages, ainsi que les hauts–fonds et les bancs de sable de Suez à l'extrémité sud du Yémen. Quatre cartouches incluent le port de Giddah (aujourd'hui Djeddah, en Arabie saoudite), Suakem (aujourd'hui l'île de Suakin, au Soudan), Matzua et Arkiko (aujourd'hui les villes d'Arkiko et de Massaoua, toutes deux en Érythrée), et al-Babo (littéralement, la bouche), où la mer Rouge se jette dans le golfe d'Aden. Dix échelles indiquent les distances en quatre types de mille, en heures de marche pour les caravanes se rendant à La Mecque, en quatre types de lieue et en giams (unité de mesure maritime arabe). D'Anville fut un éminent cartographe français connu pour sa minutie et son exactitude. Sa méthode consistait à collecter et comparer autant de sources d'informations géographiques que possible, puis à corriger et republier les cartes au fur et à mesure que de nouvelles données étaient disponibles. Nommé premier géographe du roi de France, Louis XV, en 1773, il fut élu la même année à l'Académie des sciences. D'Anville finit par compter dans sa collection personnelle un total de près de 9 000 cartes. L'impression de la carte est de bonne qualité, sur du papier solide double épaisseur, avec des marges complètes. Des taches de moisissure sont visibles sur la bordure de droite de l'image et au niveau de la ligne médiane, ainsi que de légères salissures.

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    « De la méthode thérapeutique, à Glaucon » de Galien
    Kitāb Jālinus ’ilā Ghlūqun (De la méthode thérapeutique, à Glaucon), du célèbre traducteur et érudit Hunayn ibn Ishaq al-'Ibadi (809–873 env.), inclut deux traités du médecin grec Galien (Jalinus en arabe, 131–201 env.). Husayn explique que les médecins grecs de la grande école de médecine à Alexandrie classifièrent les ouvrages de Galien en différentes catégories pour les élèves. La première catégorie compte quatre livres d'introduction à la médecine : un traité sur les sectes médicales, un court ouvrage sur l'art de la médecine, un livre sur le pouls et l'ouvrage présenté ici, Kitāb Jālinus 'ilā Ghlūqun. Le premier traité débute par une classification des maladies en fonction de leurs causes et continue avec un examen des causes des fièvres et de leurs traitements. Il contient ensuite une partie sur les maux de tête, dont l'hémicrânie. Le second traité, plus court, porte sur les gonflements et leur cause sous–jacente, à savoir la surabondance de l'une des quatre humeurs du corps : la bile noire, la bile jaune, le phlegme et le sang. Il présente également différents traitements et remèdes restaurant l'équilibre des humeurs. Galien fut l'un des plus grands auteurs médicaux de l'époque classique et l'un des plus prolifiques. Il naquit à Pergame, en Turquie actuelle, et passa une grande partie de sa vie à Rome, où il promut les idées d'Hippocrate. Il se consacra particulièrement à la dissection (des singes et des cochons), l'observation clinique, et l'examen approfondi du patient et des symptômes. Galien dédia l'ouvrage sur lequel ce manuscrit repose à Glaucon, qui fut également médecin et son élève. Le manuscrit fut rédigé en caractères naskhi à l'encre noire et rouge.

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  • 10/26/15--09:43: Le Canon de la médecine
  • Le Canon de la médecine
    Abu ʻAli al-Husayn Ibn Sina naquit à Boukhara (aujourd'hui en Ouzbékistan) en l'an 980 et mourut à Hamadan (en actuel Iran) en 1037. Sommité intellectuelle du monde médiéval, ce polymathe persan, connu sous le nom d'Avicenne en Occident latin, fut souvent appelé par les auteurs musulmans al-Shaykh al-Raʼīs (l'éminent érudit), soulignant son statut de savant comptant parmi les plus remarquables du monde islamique. Auteur prolifique, Ibn Sina écrivit sur des sujets variés, tels que la métaphysique, la théologie, la médecine, la psychologie, les sciences de la Terre, la physique, l'astronomie, l'astrologie et la chimie. Il doit sa renommée en Europe principalement à son ouvrage al-Qānūn fī al-ṭibb (Canon de la médecine), qui fut traduit en latin par Gérard de Crémone au XIIe siècle et qui fit partie du programme classique des étudiants en médecine jusqu'à la fin du XVIIe. La réputation dont il jouit après cet ouvrage et deux autres traduits en latin, al-Adwiya al-qalbīya (Remède pour les maladies cardiaques) et al-Urjūza fī al-ṭibb (manuel versifié sur la médecine), valut parfois à Ibn Sina le surnom en Occident latin de princeps medicorum (prince des médecins). Le Canon de la médecine est organisé en cinq livres. Le premier livre, intitulé al-Umūr al-kulliya fī ’ilm al-ṭibb (Principes généraux de la médecine), aborde les principes de base de la médecine, tandis que le second, al-Adwiya al-mufrada (Pharmacopée), répertorie approximativement 800 remèdes d'origine végétale et minérale. Le troisième livre, intitulé al-Amrāḍ al-juz’iya (Pathologie spéciale), traite des maladies de chaque organe. Le quatrième, al-Amrāḍ allatī lā takhtaṣṣ bi ’udw bi ’aynihi (Maladies impliquant plusieurs membres), est consacré aux conditions médicales qui affectent l'ensemble du corps, telles que les fièvres et les poisons. Le cinquième livre, al-Adwiya al-murakkaba wa al-aqrābādhīn (Formulaire), énumère environ 650 composés médicinaux, accompagnés de leurs utilisations et de leurs effets. Le manuscrit présenté ici contient les trois premiers livres. L'ouvrage se termine par la phrase : « Ainsi s'achève le Livre 3 […] et nous devons désormais commencer le Livre 4 », qui n'est toutefois pas inclus. Le manuscrit fut considérablement endommagé, puis réparé. Il semble que le début du texte figure sur une feuille ajoutée ultérieurement. Cette réparation ne fut pas effectuée correctement. En effet, une partie est manquante et le texte sur la page opposée débute de façon abrupte au milieu de la table des matières. La page en face du début du texte présente une bordure enluminée, indiquant que la feuille contenant l'ouverture d'origine avait une bordure similaire et vraisemblablement un panneau également décoré, avec le bismillah, ou basmala (au nom de Dieu), et/ou le titre de l'ouvrage. Le manuscrit est rédigé en caractères naskhi noirs. Les en–têtes et les séparateurs sont mis en évidence en rouge.

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    Commentaire sur l'épitomé d'Ibn Nafis
    Sharḥ Mūjiz ibn al-Nafīs (Commentaire sur l'épitomé d'Ibn Nafis), également appelé al-Mughnī (Ce qui suffit), de Sadid al-Din ibn Mas'ud Kazaruni (mort en 1357), est un texte médical célèbre du XIVe siècle. L'ouvrage témoigne parfaitement de la tradition des commentaires dans le monde islamique : Sharḥ Mūjiz ibn al-Nafīs contient un commentaire de Sadid al-Din sur al-Mūjiz d'Ibn Nafis (1210–1288 env.). Al-Mūjiz lui-même, était l'épitomé ou le résumé écrit par Ibn Nafis sur son propre commentaire d'al-Qānūn fī al-ṭibb (Le Canon de la médecine) d'Ibn Sina (980–1037, ou Avicenne en Occident). L'ouvrage d'Ibn Nafis est composé de quatre parties appelées fann (art). Le premier fann aborde les principes de la théorie et de la pratique de la médecine. Le second est une étude de la pharmacopée et des aliments, suivie d'un traité sur les remèdes composés. Le troisième est consacré aux maladies propres à chaque organe, ainsi qu'à leurs causes, leurs symptômes et leurs traitements. Le dernier fann porte sur les symptômes qui ne sont pas spécifiques à des organes, tels que les fièvres et les gonflements. Le manuscrit présenté ici ne contient que le commentaire de Sadid al-Din sur les fann 3 et 4 de l'ouvrage d'Ibn Nafis. À la fin du livre, Sadid al-Din répertorie certains des auteurs dont il consulta les ouvrages pour référence, notamment Hippocrate, Galien, Hunayn ibn Ishaq al-'Ibadi, Muhammad ibn Zakariya Razi (Rasis, ou Rhazès, en Occident) et Ibn Sina. L'auteur distingue également le commentaire de Qutb al-Shirazi sur al-Qānūn, appelé al-Tuḥfa al-Sa'dīya (L'offrande de Sa'dīya), comme source majeure pour son commentaire. Le nom de Shirazi apparaît dans ce manuscrit sous la forme « al-Razi al-Shirazi », ce qui est clairement une erreur. En effet, certains biographes utilisent Kazaruni pour désigner Shirazi (vraisemblablement en référence au lieu de naissance de son père), ce qui est souvent la même appellation que Sadid al-Din. Le manuscrit, achevé le 21e jour du mois de Rabi'a ath-thani en l'an 1065 après l'Hégire (28 février 1655), fut rédigé en beaux caractères nashki à l'encre noire et rouge.

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  • 10/26/15--09:43: Le Canon de la médecine
  • Le Canon de la médecine
    Abu ʻAli al-Husayn Ibn Sina naquit à Boukhara (aujourd'hui en Ouzbékistan) en l'an 980 et mourut à Hamadan (en actuel Iran) en 1037. Sommité intellectuelle du monde médiéval, ce polymathe persan, connu sous le nom d'Avicenne en Occident latin, fut souvent appelé par les auteurs musulmans al-Shaykh al-Raʼīs (l'éminent érudit), soulignant son statut de savant comptant parmi les plus remarquables du monde islamique. Auteur prolifique, Ibn Sina écrivit sur des sujets variés, tels que la métaphysique, la théologie, la médecine, la psychologie, les sciences de la Terre, la physique, l'astronomie, l'astrologie et la chimie. Il doit sa renommée en Europe principalement à son ouvrage al-Qānūn fī al-ṭibb (Canon de la médecine), qui fut traduit en latin par Gérard de Crémone au XIIe siècle et qui fit partie du programme classique des étudiants en médecine jusqu'à la fin du XVIIe. La réputation dont il jouit après cet ouvrage et deux autres traduits en latin, al-Adwiya al-qalbīya (Remède pour les maladies cardiaques) et al-Urjūza fī al-ṭibb (manuel versifié sur la médecine), valut parfois à Ibn Sina le surnom en Occident latin de princeps medicorum (prince des médecins). Le Canon de la médecine est organisé en cinq livres. Le premier livre, intitulé al-Umūr al-kulliya fī ’ilm al-ṭibb (Principes généraux de la médecine), aborde les principes de base de la médecine, tandis que le second, al-Adwiya al-mufrada (Pharmacopée), répertorie approximativement 800 remèdes d'origine végétale et minérale. Le troisième livre, intitulé al-Amrāḍ al-juz’iya (Pathologie spéciale), traite des maladies de chaque organe. Le quatrième, al-Amrāḍ allatī lā takhtaṣṣ bi ’udw bi ’aynihi (Maladies impliquant plusieurs membres), est consacré aux conditions médicales qui affectent l'ensemble du corps, telles que les fièvres et les poisons. Le cinquième livre, al-Adwiya al-murakkaba wa al-aqrābādhīn (Formulaire), énumère environ 650 composés médicinaux, accompagnés de leurs utilisations et de leurs effets. Le manuscrit présenté ici contient le Livre 4. Il compte de nombreuses annotations, où la majorité des notes de marge sont des corrections du texte d'origine. Certaines de ces notes mettent également en évidence les en–têtes de chapitre, qui apparaissent dans le corps du texte, en les répétant dans la marge. Le manuscrit n'est pas daté. Le colophon, qui demande des bénédictions sur le prophète Mahomet et sa famille, souligne l'achèvement du quatrième des cinq livres du Canon de la médecine. Les réclames sont écrites sous le bloc du texte. L'ouvrage comporte une note manuscrite en caractères naskhi. Le texte principal fut rédigé en caractères nasta'liq noirs, avec des en–têtes et des séparateurs rouges.

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  • 10/26/15--09:43: Le Canon de la médecine
  • Le Canon de la médecine
    Abu ʻAli al-Husayn Ibn Sina naquit à Boukhara (aujourd'hui en Ouzbékistan) en l'an 980 et mourut à Hamadan (en actuel Iran) en 1037. Sommité intellectuelle du monde médiéval, ce polymathe persan, connu sous le nom d'Avicenne en Occident latin, fut souvent appelé par les auteurs musulmans al-Shaykh al-Raʼīs (l'éminent érudit), soulignant son statut de savant comptant parmi les plus remarquables du monde islamique. Auteur prolifique, Ibn Sina écrivit sur des sujets variés, tels que la métaphysique, la théologie, la médecine, la psychologie, les sciences de la Terre, la physique, l'astronomie, l'astrologie et la chimie. Il doit sa renommée en Europe principalement à son ouvrage al-Qānūn fī al-ṭibb (Canon de la médecine), qui fut traduit en latin par Gérard de Crémone au XIIe siècle et qui fit partie du programme classique des étudiants en médecine jusqu'à la fin du XVIIe. La réputation dont il jouit après cet ouvrage et deux autres traduits en latin, al-Adwiya al-qalbīya (Remède pour les maladies cardiaques) et al-Urjūza fī al-ṭibb (manuel versifié sur la médecine), valut parfois à Ibn Sina le surnom en Occident latin de princeps medicorum (prince des médecins). Le Canon de la médecine est organisé en cinq livres. Le premier livre, intitulé al-Umūr al-kulliya fī ’ilm al-ṭibb (Principes généraux de la médecine), aborde les principes de base de la médecine, tandis que le second, al-Adwiya al-mufrada (Pharmacopée), répertorie approximativement 800 remèdes d'origine végétale et minérale. Le troisième livre, intitulé al-Amrāḍ al-juz’iya (Pathologie spéciale), traite des maladies de chaque organe. Le quatrième, al-Amrāḍ allatī lā takhtaṣṣ bi ’udw bi ’aynihi (Maladies impliquant plusieurs membres), est consacré aux conditions médicales qui affectent l'ensemble du corps, telles que les fièvres et les poisons. Le cinquième livre, al-Adwiya al-murakkaba wa al-aqrābādhīn (Formulaire), énumère environ 650 composés médicinaux, accompagnés de leurs utilisations et de leurs effets. Le manuscrit présenté ici contient le Livre 1. Le texte est abondamment annoté en arabe dans les marges. Le texte principal est également accompagné de nombreuses gloses, fournissant la traduction persane d'une multitude de termes arabes. Le scribe signa le livre de son nom, Khuda Bakhsh, et indiqua la date d'achèvement du manuscrit, à savoir en l'an 1157 après l'Hégire (1744–1745). Des réclames apparaissent en arabe jusqu'au feuillet 153, sous le bloc du texte. Le manuscrit est rédigé à l'encre noire en caractères naskhi et ta'liq. Les en–têtes et les séparateurs sont mis en évidence en rouge.

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  • 10/26/15--09:43: Le Canon de la médecine
  • Le Canon de la médecine
    Abu ʻAli al-Husayn Ibn Sina naquit à Boukhara (aujourd'hui en Ouzbékistan) en l'an 980 et mourut à Hamadan (en actuel Iran) en 1037. Sommité intellectuelle du monde médiéval, ce polymathe persan, connu sous le nom d'Avicenne en Occident latin, fut souvent appelé par les auteurs musulmans al-Shaykh al-Raʼīs (l'éminent érudit), soulignant son statut de savant comptant parmi les plus remarquables du monde islamique. Auteur prolifique, Ibn Sina écrivit sur des sujets variés, tels que la métaphysique, la théologie, la médecine, la psychologie, les sciences de la Terre, la physique, l'astronomie, l'astrologie et la chimie. Il doit sa renommée en Europe principalement à son ouvrage al-Qānūn fī al-ṭibb (Canon de la médecine), qui fut traduit en latin par Gérard de Crémone au XIIe siècle et qui fit partie du programme classique des étudiants en médecine jusqu'à la fin du XVIIe. La réputation dont il jouit après cet ouvrage et deux autres traduits en latin, al-Adwiya al-qalbīya (Remède pour les maladies cardiaques) et al-Urjūza fī al-ṭibb (manuel versifié sur la médecine), valut parfois à Ibn Sina le surnom en Occident latin de princeps medicorum (prince des médecins). Le Canon de la médecine est organisé en cinq livres. Le premier livre, intitulé al-Umūr al-kulliya fī ’ilm al-ṭibb (Principes généraux de la médecine), aborde les principes de base de la médecine, tandis que le second, al-Adwiya al-mufrada (Pharmacopée), répertorie approximativement 800 remèdes d'origine végétale et minérale. Le troisième livre, intitulé al-Amrāḍ al-juz’iya (Pathologie spéciale), traite des maladies de chaque organe. Le quatrième, al-Amrāḍ allatī lā takhtaṣṣ bi ’udw bi ’aynihi (Maladies impliquant plusieurs membres), est consacré aux conditions médicales qui affectent l'ensemble du corps, telles que les fièvres et les poisons. Le cinquième livre, al-Adwiya al-murakkaba wa al-aqrābādhīn (Formulaire), énumère environ 650 composés médicinaux, accompagnés de leurs utilisations et de leurs effets. Le manuscrit présenté ici inclut le Livre 1. Les titres rubriqués sont pour la plupart manquants. Toutefois, la première page est enluminée et comporte un panneau somptueux contenant le basmala, ou bismillah (au nom de Dieu), et des invocations à l'achèvement fructueux de l'ouvrage. Le manuscrit n'est pas daté ; le colophon indique seulement que le livre fut terminé bi awn allāh (avec l'aide de Dieu). Le texte est rédigé à l'encre noire en caractères naskhi et ta'liq. Les en–têtes et les séparateurs sont mis en évidence en rouge.

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  • 10/26/15--09:43: Une épître sur la colite
  • Une épître sur la colite
    Abu 'Ali al-Husayn Ibn Sina naquit à Boukhara (aujourd'hui en Ouzbékistan) en l'an 980 et mourut à Hamadan (en actuel Iran) en 1037. Une des sommités intellectuelles du monde médiéval, ce polymathe persan, connu sous le nom d'Avicenne en Occident latin, fut souvent appelé par les auteurs musulmans al-Shaykh al-Ra'īs (l'éminent érudit), soulignant son statut de savant comptant parmi les plus remarquables du monde islamique. Auteur prolifique, Ibn Sina écrivit sur des sujets variés, tels que la métaphysique, la théologie, la médecine, la psychologie, les sciences de la Terre, la physique, l'astronomie, l'astrologie et la chimie. Il doit sa renommée en Europe principalement à son ouvrage al-Qānūn fī al-ṭibb (Canon de la médecine), qui fut traduit en latin par Gérard de Crémone au XIIe siècle et qui fit partie du programme classique des étudiants en médecine jusqu'à la fin du XVIIe. La réputation dont il jouit après cet ouvrage et deux autres qui furent traduits en latin, al-Adwiya al-qalbīya (Remède pour les maladies cardiaques) et al-Urjūza fī al-ṭibb (manuel versifié sur la médecine), valut parfois à Ibn Sina le surnom en Occident latin de princeps medicorum (prince des médecins). Il écrivit peut–être Risālah fī al-Qūlanj (Une épître sur la colite) autour de la période où il fut emprisonné au château de Farda-Jan, près d'Hamadan, en 1023 environ. L'ouvrage est divisé en trois maqalat (essais). Le premier porte sur l'anatomie des viscères, le second sur les différents types de colite et le troisième sur les traitements de ces maladies. L'ouvrage est dédié à un fonctionnaire, probablement un dignitaire de la dynastie des Bouyides (milieu du Xe siècle–milieu du XIe siècle), identifié dans l'introduction comme étant l'émir Nusrat al-daula Izz al-mulk. Ce manuscrit, rédigé en caractères nasta'liq à l'encre noire, fut achevé au mois de joumada al-akhira de l'an 1063 après l'Hégire (avril–mai 1653).

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  • 10/26/15--09:43: Tableaux de remèdes
  • Tableaux de remèdes
    Le nom complet de l'auteur de Taqwīm al-adwiyah (Tableaux de remèdes) est indiqué dans un ouvrage d'Isma'il Basha al-Babani (mort en 1920), intitulé Īḍāḥ al-maknūn (Clarification des choses cachées), comme étant Fakhr al-Din Muhammad ibn 'Ali ibn Abu al-Nasr al-Nisaburi, « puis » comme étant al-Asfara'ini. On sait peu de choses sur la vie de Fakhr al-Din, si ce n'est qu'il aurait été actif au XIVe siècle. Les désignations de provenance de Nichapour et d'Esfarayen indiquent qu'il vécut et travailla dans le Khorasan, dans l'est de la Perse. Fakhr al-Din écrivit plusieurs textes sur la médecine, y compris un commentaire sur al-Najāt (Le livre du salut) d'Ibn Sina (980–1037, ou Avicenne en Occident). Taqwīm al-adwiyah est organisé en deux parties, la première consacrée aux remèdes simples et la deuxième aux remèdes composés. L'auteur aborde les bénéfices et les risques associés à chaque médicament, tout en considérant les aspects pratiques, tels que le dosage. Fakhr al-Din cite parmi ses sources al-Qānūn fī al-ṭibb (Le Canon de la médecine) d'Avicenne, Kitāb al-jāmi' li-mufradāt al-adwiyah wa-al-aghdhiyah (Recueil sur les aliments et les médicaments simples) d'Ibn al-Baytar (mort en 1248) et al-Minhāj fī al-adwiyah al-murakkabah (Méthodologie des remèdes composés) d'Ibn Jazla (mort en l'an 1100). Taqwīm al-adwiyah est suivi d'un court traité médical non identifié (feuillets 92a à 113b). L'ouvrage présenté ici commence par une explication des différents types de viande et se termine par un compte–rendu sur les serpents et les guêpes. Le manuscrit remonte au XVIIe siècle, comme l'indique la date du 14 chawwal 1063 après l'Hégire (6 septembre 1653), qui apparaît au début de l'ouvrage pour marquer le moment où le scribe commença à copier le manuscrit. Le texte fut rédigé en caractères naskhi à l'encre noire, avec les en–têtes en rouge.

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    Vert émeraude et rouge rubis
    'Abd al-'Aziz ibn Ahmad Qurashi fut un auteur indien prolifique du début du XIXe siècle. Il produisit des écrits sur l'exégèse coranique, les hadiths et la médecine. Zumurrud akhḍar wa yāqūt aḥmar (Vert émeraude et rouge rubis) est l'un des ouvrages médicaux d'Abd al-'Aziz. L'auteur commence par les affections du cerveau et les thérapies associées. Il poursuit avec les maladies des yeux, des oreilles et des organes du corps, avant de conclure par un examen des différentes fièvres et de leurs remèdes. Dans son introduction, 'Abd al-'Aziz loue Hippocrate et Galien, les qualifiant de serviteurs de la science de la médecine. Il cite parmi ses sources plusieurs textes médicaux, dont Tuḥfat al-Mu'minīn (Offrandes aux pieux) d'Hakim Mu'min Tunkabuni (actif au XVIIe siècle) et al-Ṭibb al-akbar (Le grand [texte] sur la médecine) de Muhammad Arzani (actif à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe). Selon 'Abd al-'Aziz, son texte est une version abrégée d'un autre de ses ouvrages médicaux, « L'élixir », qui ne fut jamais terminé, car l'auteur dut partir pour Multan (aujourd'hui au Pakistan) après avoir rencontré des problèmes dont on ne sait rien. Il précise qu'il acheva son ouvrage durant le mois de dhou al qi'da en l'an 1228 après l'Hégire (mars–avril 1866) à Multan. Le colophon, en persan, de cette copie manuscrite indique qu'elle fut terminée le matin du 13 mouharram de l'an 1301 après l'Hégire (13 novembre 1883). Le manuscrit présenté ici contient de nombreuses notes de marge en persan. Il est écrit en caractères naskhi clairs, avec des rubrications, et comporte des réclames en arabe.

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  • 10/26/15--09:44: Le Canon de la médecine
  • Le Canon de la médecine
    Abu ʻAli al-Husayn Ibn Sina naquit à Boukhara (aujourd'hui en Ouzbékistan) en l'an 980 et mourut à Hamadan (en actuel Iran) en 1037. Sommité intellectuelle du monde médiéval, ce polymathe persan, connu sous le nom d'Avicenne en Occident latin, fut souvent appelé par les auteurs musulmans al-Shaykh al-Raʼīs (l'éminent érudit), soulignant son statut de savant comptant parmi les plus remarquables du monde islamique. Auteur prolifique, Ibn Sina écrivit sur des sujets variés, tels que la métaphysique, la théologie, la médecine, la psychologie, les sciences de la Terre, la physique, l'astronomie, l'astrologie et la chimie. Il doit sa renommée en Europe principalement à son ouvrage al-Qānūn fī al-ṭibb (Canon de la médecine), qui fut traduit en latin par Gérard de Crémone au XIIe siècle et qui fit partie du programme classique des étudiants en médecine jusqu'à la fin du XVIIe. La réputation dont il jouit après cet ouvrage et deux autres traduits en latin, al-Adwiya al-qalbīya (Remède pour les maladies cardiaques) et al-Urjūza fī al-ṭibb (manuel versifié sur la médecine), valut parfois à Ibn Sina le surnom en Occident latin de princeps medicorum (prince des médecins). Le Canon de la médecine est organisé en cinq livres. Le premier livre, intitulé al-Umūr al-kulliya fī ’ilm al-ṭibb (Principes généraux de la médecine), aborde les principes de base de la médecine, tandis que le second, al-Adwiya al-mufrada (Pharmacopée), répertorie approximativement 800 remèdes d'origine végétale et minérale. Le troisième livre, intitulé al-Amrāḍ al-juz’iya (Pathologie spéciale), traite des maladies de chaque organe. Le quatrième, al-Amrāḍ allatī lā takhtaṣṣ bi ’udw bi ’aynihi (Maladies impliquant plusieurs membres), est consacré aux conditions médicales qui affectent l'ensemble du corps, telles que les fièvres et les poisons. Le cinquième livre, al-Adwiya al-murakkaba wa al-aqrābādhīn (Formulaire), énumère environ 650 composés médicinaux, accompagnés de leurs utilisations et de leurs effets. Le manuscrit présenté ici contient le Livre 1, ainsi que des fragments du Livre 2, qui semble avoir subi de considérables dommages causés par l'eau. Le somptueux panneau de titre enluminé marquant le début du second livre, à la page 298, compte parmi les détails préservés dans cette partie de l'ouvrage. Cette dernière inclut également quelques ajouts dans les marges, des corrections et des gloses. Le manuscrit, rédigé en caractères naskhi noirs, avec des en–têtes rouges, fut achevé en l'an 729 après l'Hégire (1329).

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    Plan des deux forts des Natchez, assiégés au mois de février 1730 par les Français, les Chactas, les Tunicas, les Colapissas et les Houmas
    Ce plan montre le site des deux forts que les Français assiégèrent en février 1730, en réponse à un massacre perpétué par les Natchez à la fin de l'année précédente. Le conflit entre les Français et les Natchez avait pour origine des querelles territoriales. La Compagnie d'Occident (ultérieurement la Compagnie des Indes) avait établi plusieurs plantations de tabac dans les environs du Fort Rosalie (à proximité de l'actuelle Natchez, dans l'État du Mississippi), près de villages amérindiens. Le 28 novembre 1729, les Natchez se soulevèrent après qu'un commandant français tenta de déplacer un village amérindien afin d'y installer une nouvelle plantation. Les Amérindiens s'emparèrent du Fort Rosalie. Ils tuèrent plus de 200 soldats et colons français, capturant 50 femmes et enfants, ainsi qu'au moins 150 esclaves africains, dont bon nombre voulurent gagner leur liberté en se ralliant aux Amérindiens. Craignant une rébellion générale des Amérindiens, les Français répondirent en attaquant systématiquement les Natchez et en détruisant leurs villages. Au début de la campagne, les Français assiégèrent les deux forts natchez près du Fort Rosalie, aidés par leurs alliés amérindiens, à savoir les Tunicas, les Houmas et les Chactas. Au bout de 12 jours, les Natchez libérèrent tous les prisonniers qu'ils avaient faits en novembre et s'échappèrent à la faveur de la nuit. Le plan montre les deux forts, le fleuve Mississippi et la ligne d'attaque des Français et de leurs alliés. Le créateur du plan est inconnu, mais une note indique qu'il fut dessiné à la main à la Nouvelle–Orléans le 6 avril 1730. L'échelle est fournie en toises, ancienne unité de mesure française, où une toise correspond à 1,95 mètre environ.

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    Plan du fort des sauvages natchez, bloqué par les Français le 20 janvier 1731 et détruit le 25 du dit mois
    Ce plan d'un auteur inconnu montre le site du siège des Natchez, en janvier 1731, ayant pour origine les querelles territoriales entre les Natchez et les colons français. La Compagnie d'Occident avait établi plusieurs plantations de tabac dans les environs du Fort Rosalie (à proximité de l'actuelle Natchez, dans l'État du Mississippi), près de villages amérindiens. Le 28 novembre 1729, les Natchez se soulevèrent après qu'un commandant français tenta de déplacer un village amérindien afin d'y installer une nouvelle plantation. Les Amérindiens tuèrent plus de 200 soldats et colons français, capturant 50 femmes et enfants, ainsi qu'au moins 150 esclaves africains, dont bon nombre voulurent gagner leur liberté en se ralliant aux Amérindiens. Craignant une rébellion générale des Amérindiens, les Français répondirent en attaquant systématiquement les Natchez et en détruisant leurs villages. Cette campagne culmina sur le site représenté sur ce plan. Les forces du gouverneur Étienne Périer bloquèrent le bastion des Natchez le 20 janvier 1731 et le détruisirent cinq jours plus tard. Près de 450 femmes et enfants, ainsi qu'une quarantaine de guerriers furent capturés. Périer envoya les captifs à la Nouvelle–Orléans, où un grand nombre périt. Le reste fut vendu en tant qu'esclaves à Saint–Domingue (aujourd'hui Haïti). Seuls 200 Natchez environ parvinrent à s'enfuir, trouvant refuge auprès des Chicachas. À la suite de ce conflit, les Natchez, dispersés, cessèrent presque d'exister en tant que nation. Les membres de la tribu ayant survécu rejoignirent les Creeks, les Chicachas et finalement les Cherokees. Le plan montre les routes empruntées par les forces de Périer, le fort et le village natchez, l'organisation du blocus et la route prise par les Amérindiens qui réussirent à s'échapper pendant la nuit. L'échelle est fournie en toises, ancienne unité de mesure française, où une toise correspond à 1,95 mètre environ. Le site du siège est situé sur un terrain marécageux, à environ six kilomètres au nord de l'actuel village de Sicily Island, dans la paroisse de Catahoula, en Louisiane.

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    Plan du village des sauvages outaouais, au détroit Erié, 1732
    Détroit fut fondée en 1701 par un marchand français, Antoine Laumet de Lamothe Cadillac, qui fit construire un fort sur la rivière Détroit et le nomma Fort Pontchartrain du Détroit en l'honneur de Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain, ministre de la Marine française. Les Britanniques adoptèrent la version plus courte du nom et appelèrent la ville Detroit. Le Fort Pontchartrain était situé près de trois villages amérindiens, notamment le village outaouais représenté ici. Le plan montre le quadrillage formé par les maisons communales, appelées wigwams. Dans la partie supérieure de la carte, deux maisons sont dessinées de profil et une note indique : « Trois et quatre feux dans chaque cabane, et deux et trois familles à chaque feu ». L'échelle est fournie en toises, ancienne unité de mesure française, où une toise correspond à 1,95 mètre environ. À l'origine, lorsque les Européens arrivèrent en Amérique du Nord, les Outaouais (du mot natif signifiant « faire commerce », également Odawa) vivaient le long de la rivière des Outaouais, dans l'est de l'Ontario et l'ouest du Québec. Selon Samuel de Champlain, il les rencontra dès 1615. Ils s'installèrent par la suite dans des régions des actuels États d'Ohio et du Michigan. Les Outaouais jouèrent un rôle important dans le commerce des fourrures avec les Français. Ils étaient généralement alliés des Hurons et ennemis des Iroquois. Pour désigner le peuple d'Amérique du Nord, Champlain utilisa le mot « sauvages », qui ici voulait dire « habitants de la forêt » (du latin silva).

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    Plan de la ville de la Nouvelle–Orléans telle qu'elle était le 30 mai 1725
    La Nouvelle–Orléans fut fondée en 1718 par Jean–Baptiste Le Moyne de Bienville et baptisée ainsi en l'honneur du régent de France Philippe d'Orléans (1674–1723), qui venait de céder le monopole d'exploitation de la colonie adjacente à John Law et à la Compagnie d'Occident. Située sur le Mississippi, près du golfe du Mexique, où le fleuve se jette, la ville devint la capitale de la Louisiane en 1722. Ce plan, d'un cartographe inconnu, montre la Nouvelle–Orléans telle qu'elle était en 1725. De forme rectangulaire et régulièrement quadrillée, la ville était protégée par un étroit mur d'enceinte et dotée d'une place d'armes ouverte sur le fleuve. Outre les nombreux édifices destinés à l'administration coloniale (gouvernement, intendance, prison, casernes militaires, etc.) et à l'exercice des fonctions religieuses (église, presbytère et hôpital), elle comptait également plusieurs magasins, comme la légende l'indique. La demeure et la propriété appartenant au Sieur de Bienville, gouverneur de Louisiane à plusieurs reprises, sont visibles dans l'angle inférieur gauche, juste en–dehors des murs de la ville. L'échelle est fournie en toises ; une toise correspondant à 1,95 mètre environ. La carte inclut une rose des vents, ainsi que des dessins de bateaux et de navires dans le port. Elle est extraite de la collection du géographe Jean–Baptiste Bourguignon d'Anville (1697–1782). Elle fut offerte au roi Louis XVI en 1782, puis déposée à la Bibliothèque nationale de France en 1924.

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    Port de Louisbourg sur l'île Royale
    La forteresse de Louisbourg, bastion majeur français en Amérique du Nord, fut fondée en 1713 par les colons français de Placentia, sur l'île de Terre–Neuve, et nommée ainsi en l'honneur du roi Louis XIV. Située sur la côte orientale de l'île Royale (actuelle île du Cap–Breton, en Nouvelle–Écosse), elle commandait l'entrée dans le golfe du Saint–Laurent et donc l'accès au fleuve du même nom. En 1745, durant la troisième guerre intercoloniale américaine (1744–1748), l'épisode nord–américain de la guerre de Succession d'Autriche (1740–1748), les Britanniques s'emparèrent de la forteresse. Elle fut rendue à la France en 1748 en vertu du traité d'Aix–la–Chapelle et demeura sous son contrôle jusqu'en 1758, lorsqu'elle retomba aux mains des Britanniques pendant la guerre de Sept Ans (appelée en Amérique du Nord la guerre de la Conquête). Avec la chute de la forteresse, la France finit par perdre le Québec, puis l'ensemble du Canada. La milice coloniale de la Nouvelle–Angleterre, assistant l'armée britannique, joua un rôle essentiel en 1745 et en 1758 dans les deux sièges de Louisbourg. Le parc Louisbourg Square, à Boston, tire son nom de la bataille de 1745. Cette carte, représentant le port, le fort et la ville de Louisbourg, ainsi que la campagne environnante, fut dressée par Jacques–Nicolas Bellin (1703−1772), cartographe prolifique rattaché au ministère de la Marine française. Les cartes et les atlas maritimes de Bellin reflètent le soin apporté aux relevés topographiques des baies, des mers et des ports, caractéristique de la cartographie marine française du XVIIIe siècle. Cette carte est extraite de la collection du géographe Jean–Baptiste Bourguignon d'Anville (1697–1782). Elle fut offerte au roi Louis XVI en 1782, puis déposée à la Bibliothèque nationale de France en 1924. L'échelle est fournie en toises, ancienne unité de mesure française, où une toise correspond à 1,95 mètre environ.

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    Vue de la mission du Sault–Saint–Louis
    Ce dessin représente la mission française auprès des Iroquois au Sault–Saint–Louis (aujourd'hui Caughnawaga, ou Kahnawake, près de Montréal, au Canada), fondée en 1680 sur les rives du Saint–Laurent. Le jésuite Joseph–François Lafitau y séjournera cinq ans parmi les Iroquois entre 1712 et 1717. Lafitau, formé en rhétorique et en philosophie, était féru de théologie et de culture classique. À l'âge de 31 ans, il partit pour le Canada en tant que missionnaire, où il s'initia, avec la collaboration du père Julien Garnier, à la langue et à la culture iroquoises. Il fut nommé en 1722 procureur des missions de la Nouvelle–France et écrivit son ouvrage majeur Mœurs des sauvages américains en 1724. L'approche de Lafitau consistait à se servir des connaissances sur les peuples anciens, tels que les Hébreux et les Grecs, pour mieux comprendre les mœurs autochtones. Il s'efforça de prouver l'origine commune des Indiens et des Occidentaux, tentant d'étayer le dogme chrétien de l'unité de la création. Lafitau employa systématiquement une méthode d'anthropologie scientifique comparée, déjà utilisée par André Thevet et Marc Lescarbot, tout en faisant preuve dans ses descriptions d'une minutie rarement égalée à l'époque. Il comprit le système de parenté classificatoire des Iroquois et reconnut l'importance des femmes dans la société iroquoise, qu'il qualifia de « gynécocratie ». Il découvrit également que le ginseng était originaire d'Amérique du Nord et que les Iroquois l'utilisaient comme remède contre la fièvre. Lafitau devint supérieur de la mission de Sault–Saint–Louis en 1727, puis rentra définitivement en France en 1729. Il assuma la fonction de procureur des missions jésuites en Nouvelle–France de 1723 à 1741. Le dessin montre l'église de la mission, les quartiers des missionnaires et le village des Iroquois. Le fleuve Saint–Laurent est visible au premier plan. L'auteur du dessin est inconnu.

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    Une représentation fidèle de la Nouvelle–France, 1657
    Cette carte de 1657, intitulée Novae Franciae Accurata Delineatio (Une représentation fidèle de la Nouvelle–France), est attribuée au jésuite Francesco Bressani (1612−1672), qui fut envoyé comme missionnaire auprès des Hurons en 1642. En 1653, Bressani publia, dans son Italie natale, le récit de son séjour en Nouvelle–France. Dans cet ouvrage, il annonça la parution à venir d'une carte reposant également sur son voyage en Amérique du Nord. Il s'agissait de la carte présentée ici, dont la Bibliothèque nationale de France conserve l'un des deux seuls exemplaires connus. Cette carte représente la région des Grands Lacs avec une précision remarquable. Elle inclut un cartouche, en haut au centre, montrant le territoire huron, ainsi que des illustrations ayant trait à la mission de Bressani et visant à l'édification des fidèles. L'image dans l'angle inférieur droit est une scène du martyre en 1649 des prêtres Jean de Brébeuf et Gabriel Lalemant, et celle dans l'angle supérieur gauche montre une famille amérindienne en prière. Les autres illustrations représentent notamment des villages amérindiens, une pirogue, des animaux et une scène de chasse. Les colonies néerlandaise et anglaise de la Nouvelle–Amsterdam et de la Nouvelle–Angleterre sont indiquées par leur nom latin, Novum Belgium et Nova Anglia. L'échelle est fournie en lieues françaises et en milles italiens. Cette carte est extraite de la collection du géographe Jean–Baptiste Bourguignon d'Anville (1697–1782). Elle fut offerte au roi Louis XVI en 1782, puis déposée à la Bibliothèque nationale de France en 1924.

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    Carte de l'océan occidental et partie de l'Amérique septentrionale dressée pour l'intelligence du journal du voyage que le R.P. de Charlevoix de la Compagnie de Jesus a fait en 1720 au Canada, à la Louisiane & à St Domingue
    Pierre–François–Xavier de Charlevoix, prêtre jésuite français, voyagea en Amérique de 1720 à 1722. Il avait déjà enseigné au Québec de 1705 à 1709, mais il fut rappelé en France. Il quitta Rochefort pour la Nouvelle–France le 2 juillet 1720 et arriva à Québec le 23 septembre de la même année. De là, il gagna Montréal, l'Ontario, les chutes du Niagara, et voyagea jusqu'au lac Michigan. Il descendit ensuite le fleuve Mississippi jusqu'à la Nouvelle-Orléans, où il arriva le 10 janvier 1722. Son navire, l'Adour, fit naufrage en avril 1722, l'empêchant d'atteindre sa destination prévue, Saint–Domingue (aujourd'hui Haïti). Il longea les côtes de la Floride espagnole jusqu'à Biloxi, puis retourna à la Nouvelle–Orléans le 3 juin, avant de se rendre à Cuba et à Saint–Domingue, d'où il rallia la France. Il arriva au Havre le 26 décembre 1722. Il décrivit son voyage dans le troisième volume de son ouvrage intitulé Histoire et description générale de la Nouvelle–France, publié en 1744. Cette carte montrant l'itinéraire du voyage de Charlevoix fut dressée par Jacques Bellin (1703-1772), cartographe prolifique rattaché au ministère de la Marine française. Les cartes et les atlas maritimes de Bellin reflètent le soin apporté aux relevés topographiques des baies, des mers et des ports, caractéristique de la cartographie marine française du XVIIIe siècle. Cette carte est extraite de la collection du géographe Jean–Baptiste Bourguignon d'Anville (1697–1782). Elle fut offerte au roi Louis XVI en 1782, puis déposée à la Bibliothèque nationale de France en 1924.

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