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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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    Histoire et description générale de la Nouvelle-France avec le journal historique d'un voyage en Amérique du Nord, réalisé par ordre du roi
    Histoire et description générale de la Nouvelle-France avec le journal historique d'un voyage en Amérique du Nord, réalisé par ordre du roi est le premier compte-rendu général des établissements français en Amérique du Nord, écrit par le père jésuite Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682−1761) et publié à Paris en 1744. Le compte-rendu de Charlevoix s'appuie en partie sur ses propres connaissances, acquises lors de ses deux précédents séjours en Nouvelle-France : de 1705 à 1709, lorsqu'il enseigna la grammaire au Collège des jésuites de Québec, et de 1720 à 1722, quand il voyagea de la vallée du Saint-Laurent à la Nouvelle-Orléans, en quête d’informations sur la prétendue mer de l’Ouest. Les deux premiers tomes constituent un récit minutieux des événements politiques, militaires et diplomatiques affectant l'Acadie, le Canada et la Louisiane. Le premier volume (livres 1 à 12) couvre la période des premières découvertes et tentatives de colonisation du XVIe siècle aux guerres iroquoises des années 1680. Le deuxième volume (livres 13 à 22) porte sur les années 1680 à 1731. Le troisième volume est un récit de l'expédition de Charlevoix effectuée entre 1720 et 1722. Une carte de l'Amérique du Nord, dressée par Jacques Bellin (1703−1772), montrant l'itinéraire du voyage de Charlevoix est présente avant le début du texte principal, à la suite d'une série de remarques de Bellin, sur 19 pages, au sujet de la géographie de l'Amérique du Nord et d'une table des matières détaillée. Les cartes et atlas maritimes de Bellin, cartographe prolifique rattaché au ministère de la Marine française, reflètent le soin apporté aux relevés topographiques des baies, des mers et des ports, caractéristique de la cartographie marine française du XVIIIe siècle. Cette carte fut également publiée séparément par Bellin.

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    Récit complet et impartial de la Compagnie du Mississippi, également appelée la Compagnie française des Indes orientales. Planifié et établi par Monsieur Law
    John Law, banquier et aventurier écossais, eut une grande influence dans les domaines de la banque et de la circulation monétaire. Il convainquit le régent de France, Philippe d'Orléans, qu'il pouvait éliminer la dette du gouvernement français grâce à un système de crédit basé sur le papier–monnaie. En 1716, il créa la Banque générale, qui avait l'autorité d'émettre les billets. L'année suivante, il fonda la Compagnie d'Occident, dont le capital provenait de la vente d'actions de 500 livres, payables uniquement en billets émis par le gouvernement. Vu le succès initial des premières actions, les « mères », Law lança de nouvelles émissions, appelées les « filles » et les « petites–filles ». À l'aide de campagnes publicitaires et de relations publiques, dans lesquelles il présentait le Mississippi comme un pays de cocagne, Law suscita un engouement extraordinaire pour son système. En échange du monopole commercial en Louisiane, la Compagnie d'Occident était chargée de la défense de la colonie, notamment l'entretien des fortifications et des troupes, ainsi que les présents offerts aux Amérindiens. Elle devait également transporter, au cours des 25 prochaines années, 6 000 colons et 3 000 esclaves africains jusqu'à la colonie. En 1719, la Compagnie d'Occident acquit plusieurs autres sociétés d'outre-mer (dont les Compagnie du Sénégal, des Indes orientales et de la Chine) pour former la Compagnie des Indes. Toutefois, l'émission de quantités excessives de billets de banque affaiblit la confiance dans le système de Law, qui finit par s'effondrer. Law, ruiné, s'enfuit à Bruxelles en décembre 1720. Ce petit volume bilingue, contenant des textes français et anglais sur des pages en regard, fut publié à Londres en 1720, juste avant la chute du système économique de Law. Il souligne la hausse spectaculaire des actions de la Compagnie d'Occident et ses bienfaits sur l'économie tout entière du royaume de France. L'ouvrage comprend une description du pays de Mississippi et un récit des découvertes faites par Louis Jolliet (1645‒1700) et Robert Cavelier de La Salle (1643‒1687).

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    Récit original du voyage de Jacques Cartier au Canada en 1534
    Au XVIe siècle, la monarchie française accordait peu d'importance à l'exploration du Nouveau Monde et aux tentatives d'établissement. Elle était davantage préoccupée par les rivalités avec le puissant Empire des Habsbourg sur le continent européen. De plus, la France était affaiblie par les guerres de religion (1562-1598). Le premier voyage d'exploration officiel commandité par la France fut entrepris en 1524 par un navigateur italien expérimenté, Giovanni da Verrazano (1485‒1528). Le roi François Ier (règne : 1515‒1547) le chargea de découvrir une nouvelle route vers Cathay, en Chine. Financé par des banquiers italiens établis en France à Lyon et à Rouen, Verrazano quitta Dieppe sur la caravelle La Dauphine et explora la côte est de l'Amérique, de Cape Fear (Caroline du Nord) à l'île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse). Il fit un repérage minutieux de toutes les ouvertures donnant l'espoir d'un passage vers l'Asie et il nomma le futur site de New York La Nouvelle-Angoulême. Dix ans plus tard, le roi ordonna à Jacques Cartier (1491‒1557), navigateur breton de Saint-Malo, de lancer une nouvelle expédition vers le Nouveau Monde. Il quitta la Bretagne le 10 mai 1534, au commandement de deux navires et de 61 membres d'équipage. Il atteignit la côte de Terre-Neuve en 20 jours, puis il explora la côte du golfe du Saint-Laurent. Il y rencontra les Amérindiens micmacs qui se révélèrent amicaux et enclins à pratiquer des échanges commerciaux. Cartier et ses hommes érigèrent une croix de près de 10 mètres de haut dans la baie de Gaspé, dans la péninsule de Gaspé (aujourd'hui au Québec). Il repartit pour la France en septembre, accompagné de deux jeunes Amérindiens, Taignoagny et Domagaya, qui avait été soit kidnappés soit autorisés à voyager avec lui, à condition que les Français reviennent avec des marchandises européennes (les avis des historiens divergent à ce sujet). C'est le témoignage de ces Amérindiens sur l'existence d'un « Royaume de Saguenay » immensément riche qui convainquit le roi François de financer un deuxième voyage en 1535‒1536, que Cartier dirigea, emmenant avec lui Taignoagny and Domagaya pour lui servir de guides. Il effectua un troisième voyage en 1541-1542. Le récit de sa première expédition, publié dans une édition révisée du XIXe siècle, est présenté ici.

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    Journal d'une expédition contre les Iroquois en 1687
    Louis-Henri de Baugy (mort en 1720), également appelé Chevalier de Baugy, était issu d'une famille noble dans la province française du Berry. Il débarqua au Canada en octobre 1682 et participa comme aide de camp du marquis de Denonville à la campagne de 1687 contre les Sénécas, l'une des nations iroquoises hostiles aux Français. Il laissa un récit détaillé de cette expédition durant laquelle les Français et leurs alliés amérindiens saccagèrent quatre villages ennemis, y compris leurs champs de maïs. L'édition de 1883 présentée ici est le Journal d'une expédition contre les Iroquois en 1687, qu'Ernest Hubert Auguste Serrigny (1840‒1909)‏ édita et dont il rédigea l'introduction. La deuxième partie de ce volume renferme un recueil de documents concernant les activités de Baugy en Amérique du Nord de 1682 à 1689. Elle comprend des lettres adressées à son frère, ainsi que divers documents officiels répertoriés dans une table des matières à la fin de l'ouvrage. À son arrivée en Nouvelle France, Baugy fut engagé comme lieutenant par le Gouverneur-Général Joseph-Antoine Lefebvre de la Barre pour tenter de réduire le pouvoir de Robert Cavelier de La Salle dans la région des Grands Lacs. Il avait aussi pour mission de détourner le commerce des fourrures du pays des Illinois, jusqu'alors contrôlé par La Salle, vers Montréal. En 1689, Baugy retourna vivre dans son château de Villecien en France, où il était seigneur de Villecien, Villevallier, Fay, ainsi que d'autres lieux.

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    Le grand voyage au pays des Hurons, situé en Amérique, près de la mer douce jusqu'aux confins de la Nouvelle-France, dite Canada
    Le frère récollet Gabriel Sagard (1590‒1640 env.) vécut parmi les Hurons en 1623‒1624, principaux alliés amérindiens des Français à l'époque. Sagard quitta son monastère parisien en mars 1623 en compagnie du frère Nicolas Viel et arriva au Québec trois mois plus tard environ. En août, Sagard, Viel et un autre missionnaire récollet, frère Joseph Le Caron, partirent pour le pays des Hurons. Ils firent le voyage avec ceux qui revenaient de l'échange annuel de fourrures avec les Français. Sagard vécut parmi les Hurons jusqu'en mai 1624, puis fut rappelé à Paris par son supérieur. Durant cette période, les trois récollets vécurent dans une hutte de style amérindien construite de leurs mains, et Sagard partagea son temps entre la prière, l'étude des langues et les visites aux familles amérindiennes. En 1632, Sagard publia le récit de son séjour parmi les Hurons, Le grand voyage au pays des Hurons, situé en Amérique près de la mer douce, jusqu'aux confins de la Nouvelle-France, dite Canada. Bien que le lac Huron soit plus reculé dans l'intérieur des terres que le lac Ontario ou bien l'est du lac Érié, il fut le premier des grands lacs que les Français découvrirent. N'ayant pas connaissance des autres lacs, ils nommèrent Huron « La mer douce », terme repris par Sagard. Les six premiers chapitres de l'ouvrage Le grand voyage au pays des Hurons relatent la traversée de l'océan, le voyage de Québec au lac Huron ainsi que le retour de l'auteur en France. Les chapitres 7 à 22 comprennent les coutumes et le mode de vie des Hurons et livrent un témoignage ethnographique d'une grande richesse. La suite de l'ouvrage décrit la flore et la faune du pays. Sagard rédigea deux autres ouvrages importants concernant la Nouvelle France, L’histoire du Canada (1636), un compte-rendu des missions en quatre parties qui lui valut le titre de premier historien religieux du Canada, et Dictionnaire de la langue huronne, un recueil d'expressions françaises traduites en langue huronne.

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    Relation de ce qui s'est passé en Nouvelle-France en l'année 1634
    Relation de ce qui s'est passé en Nouvelle-France en l'année 1634 est sans doute le plus riche des récits jésuites publiés à Paris entre 1632 et 1673. Écrit par le missionnaire français Paul Le Jeune (1592−1664), l'ouvrage est célèbre par sa qualité littéraire ainsi que pour ses observations sur les Amérindiens montagnais. Né près de Châlons-sur-Marne, en Champagne, Le Jeune fut novice jésuite pendant deux ans, entre 1613 et 1615. Il étudia ensuite la philosophie au Collège Henri IV de La Flèche où il rencontra le père Énemond Massé (1575−1646)‎, de retour de l'Acadie. Massé suscita chez Le Jeune un vif intérêt dans les missions lointaines. Ordonné prêtre en 1624 et nommé supérieur de la mission jésuite au Canada en 1631, Le Jeune arriva au Québec l'année suivante et éveilla un grand esprit missionnaire dans la colonie. Désireux d'apprendre les langues amérindiennes, il décida, au cours de l'hiver 1633−1634, de suivre un groupe de Montagnais lors d'une expédition à travers leurs territoires de chasse. Pendant près de six mois, il subit le froid, la faim et l'épuisement au cours des longues marches en raquettes. Pendant le voyage, il subit les railleries, voire parfois une franche hostilité, de la part du principal chaman des Montagnais, Carigonan. Mais certains historiens affirment que c'est Le Jeune qui le provoquait. Le voyage convainquit Le Jeune que la colonisation permanente des Amérindiens était indispensable à leur conversion. À l'issue du voyage, Le Jeune écrivit la brillante Relation de 1634. Outre la mise en exergue de son talent d'écrivain, Le Jeune relata le fonctionnement de la société montagnaise au XVIIe siècle, d'un intérêt ethnographique exceptionnel. Auteur de nombreuses autres Relations, Le Jeune demeura supérieur de la mission jésuite au de 1632 à 1639. Il revint en France en 1649 pour occuper le poste de procureur de la mission pour la Nouvelle-France, et ce jusqu'en 1662.

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    Histoire naturelle des Indes occidentales
    Louis Nicolas (actif de 1667 à 1775), jésuite français, fut envoyé au Canada en 1664 comme missionnaire, où il demeura jusqu'en 1675. Il voyagea beaucoup et développa un vif intérêt pour les peuples, les langues, la flore et la faune en Nouvelle-France. Il écrivit trois œuvres majeures, dont aucune ne fut publiée de son vivant, mais qui survécurent sous forme manuscrite: Histoire naturelle ou la fidèle recherche de tout ce qu'il y a de rare dans les Indes occidentales, également connue sous le titre Histoire naturelle des Indes occidentales, le manuscrit pictural appelé Codex canadensis et Grammaire algonquine ou des sauvages de l'Amérique du Nord. L'histoire naturelle, présentée ici, représente selon son auteur plus de « 20 ans de travail assidu ». Les 12 livres qu'elle contient décrivent, avec autant de qualité que de profondeur, la faune et la flore « d'une terre presque infinie » qui s'étend de la terre des Esquimaux à celle des Sioux. Selon les remarques liminaires sur sa grammaire algonquine, Nicolas conçut l'histoire naturelle dans le cadre des grand travaux sur la Nouvelle-France, portant sur la langue, la topographie du Nouveau Monde, y compris une histoire naturelle de la vie végétale et animale, la politique, les coutumes et la religion des autochtones. Nicolas retourna en France en 1675 et quitta l'ordre des jésuites en décembre 1678, tout en demeurant prêtre. On ne sait rien de la vie qu'il mena par la suite, ni la date, ni le lieu de sa mort.

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    Mémoires historiques sur la Louisiane : contenant ce qui y est arrivé de plus mémorable depuis l'année 1687 jusqu'à présent
    Mémoires historiques sur la Louisiane : contenant ce qui y est arrivé de plus mémorable depuis l'année 1687 jusqu'à présent repose sur un manuscrit du soldat Jean-François-Benjamin Dumont de Montigny (né en 1696) achevé en France en 1747. L'ouvrage fut compilé et édité par l'abbé Jean-Baptiste Le Mascrier, puis publié à Paris en 1753. Le manuscrit original de Dumont est conservé à la bibliothèque Newberry de Chicago. Il raconte les événements marquants de la vie de Dumont entre 1715 et 1747, notamment ses expériences en Louisiane de 1719 à 1737. Dumont prit part à l'attaque française sur Pensacola, contribua à la construction des forts à New Biloxi et Yazoo, explora la rivière Arkansas et décrivit en détail la ville des Natchez, telle qu'elle fut avant le massacre de 1729. Il comprend les récits des expéditions contre les Natchez et les Chicachas, et il explique les raisons des malheurs de la Compagnie des Indes et de la rétrocession de la colonie au roi en 1731. La deuxième partie du mémoire, dont le texte imprimé est présenté ici, décrit la Louisiane, les établissements humains, ainsi que les pratiques et coutumes amérindiennes. Le Mascrier supprima en grande partie le piquant et la crudité du récit d'origine, mais son ouvrage reste une source riche en informations ethnographiques au sujet des Amérindiens de la Louisiane, en particulier les Natchez.

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    Relation du voyage à Port-Royal en Acadie, ou Nouvelle-France
    Diéreville, poète et chirurgien français né en 1699‒1700, fit un voyage vers la Nouvelle-France, qu'il narra dans Relation du voyage du Port-Royal de l'Acadie, ou de la Nouvelle-France, publié à Rouen en 1708. Personne ne connaît son nom complet, ni même les renseignements concernant sa vie, au-delà des quelques détails autobiographiques disponibles dans son récit. Il aurait étudié la chirurgie à Paris et publié plusieurs poèmes dans un magazine littéraire français. Il quitta La Rochelle, en France, le 20 août 1699, et débarqua en Acadie, à Port-Royal (aujourd'hui Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse), le 13 octobre. Il passa une année dans le pays et y recueillit des informations sur la région, sur la population amérindienne locale et sur les plantes, dont il rapporta des spécimens en France. Publié à trois reprises en 1708, son récit fut très apprécié en Europe. Une édition française non autorisée fut publiée à Amsterdam en 1710, puis une traduction anglaise parut en 1714, suivie d'une version allemande abrégée en 1751. Diéreville portait un intérêt non seulement à la faune, mais aussi aux coutumes des Amérindiens, à leurs relations avec les Acadiens, plus particulièrement aux méthodes de cuisson et à la nourriture dans la colonie. Il décrit des pratiques amérindiennes frappantes pour un chirurgien comme lui. Il révèle, par exemple, la façon dont ils pouvaient ranimer des noyés grâce à des lavements de fumée de tabac. Il explique également la pratique répandue des mariages et des unions libres entre Français et Amérindiennes. L'ouvrage est en partie rédigé en vers. L'édition originale de 1708 est présentée ici.

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    Relation de ce qui s'est passé de plus remarquable au cours des missions des pères de la Compagnie de Jésus, en Nouvelle-France, dans les années 1671 et 1672
    Le prêtre jésuite Claude Dablon (1619‒1697 env.) arriva au Canada à la fin de l'été 1655, et y demeura jusqu'à sa mort. Outre ses obligations de missionnaire, Dablon se passionna pour la géographie intérieure de l'Amérique du Nord, encore largement méconnue par les Européens à cette époque. En 1669, en compagnie du frère Claude Allouez (1622‒1689), il entreprit un voyage autour du lac Supérieur, et contribua ainsi à l'élaboration de la première cartographie européenne du lac. En 1671, Dablon fut nommé supérieur des missions jésuites en Nouvelle-France, et en cette qualité, rédigea Relation de ce qui s'est passé de plus remarquable au cours des missions des pères de la Compagnie de Jésus, en Nouvelle-France, dans les années 1671 et 1672. Ce fut la dernière des Relationsà être publiée au XVIIe siècle. Elle relate le voyage d'un missionnaire au pays des Hurons en 1671-1672, résume les activités des sept missions jésuites chez les Iroquois, et décrit la découverte d'une voie de terre vers la baie d'Hudson. Elle fut réalisée sur ordre de Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, par l'un de ses officiers, Paul Denis de Saint-Simon, et par le jésuite Charles Albanel. L'édition originale présentée ici parut à Paris en 1673. Comme toutes les Relations parues à partir de 1633, elle fut publiée par l'imprimerie de Sébastien Cramoisy (1585‒1669), imprimeur du roi, et son fils, Sébastien Mabre-Cramoisy, qui en reprit plus tard l'exploitation.

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    Histoire notable de la Floride, située dans les Indes occidentales, comprenant les trois voyages réalisés par certains capitaines et pilotes français
    Avant d'établir des colonies au Canada au début du XVIe siècle, la France tenta plusieurs fois de s'implanter, sans succès, au Canada, au Brésil et en Floride. C'est le deuxième voyage de Jacques Cartier (1491-1557) en 1535-1536 qui fit germer l'idée d'un établissement colonial de l'autre côté de l'Atlantique. En 1541, le roi François Ier nomma Jean-François de la Roque de Roberval (1501‒1560 env.), de Saintonge, dans le sud-ouest de la France, lieutenant-général du Canada. Guidé par Cartier, Roberval établit un petit fort au bord du Saint-Laurent, mais le scorbut et les rigueurs de l'hiver causèrent la mort de cinquante colons. Ce fut donc à la fin du printemps 1543 qu'il décida de rapatrier sa petite colonie en France. De 1555 à 1565, la France tenta d'établir des colonies dans deux régions plus au sud du Nouveau Monde, au Brésil et dans une partie de ce qui est aujourd'hui l'État de la Floride. En 1555, Nicolas Durand de Villegagnon (1510‒1571), vice-amiral de Bretagne, ordonna la construction d'un fort sur un îlot de la baie de Guanabara (Rio de Janeiro), qui devait servir de base pour une future colonie appelée France antarctique. La petite colonie, affaiblie par les conflits entre catholiques et protestants, fut vaincue par une flottille portugaise en 1560. En 1564, René Goulaine de Laudonnière fut mis aux commandes d'une deuxième expédition qui quitta Le Havre avec trois navires transportant 300 soldats et négociants. Les Français s'établirent sur la rivière de Mai (fleuve Saint Johns, Floride), où ils construisirent Fort Caroline. La colonie, perturbée par des querelles, la famine et les tensions grandissantes avec les Amérindiens timucuas, se trouvait dans le quasi-abandon lorsqu'une troisième expédition arriva en août 1565. Cette dernière expédition, dirigée par Jean Ribault, comptait sept navires et 600 colons, en grande partie des huguenots (Français protestants). L'afflux de personnes et de ravitaillement en provenance de France ne suffit pas à sauver la Floride française. En septembre 1565, Pedro Menéndez de Avilés (1519–1574), à la tête d'une armada de dix navires et sur ordre du roi Philippe II d'Espagne, massacra la plupart des huguenots, les considérant comme des hérétiques. Histoire notable de la Floride, publié pour la première fois en 1586, est le récit que fit Laudonnière sur les expéditions françaises menées à cette époque dans le Nouveau Monde. L'édition présentée ici fut publiée à Paris en 1853.

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    Traite pour l’acquisition de l’Alaska
    En 1866, le gouvernement russe proposa de vendre le territoire de l’Alaska aux États-Unis. Le secrétaire d’État William H. Seward, enthousiaste à l’idée d'étendre les terres américaines, négocia l’accord pour le compte du gouvernement des États-Unis. Les négociations pour les Russes furent menées par Édouard de Stoeckl, ministre russe aux États-Unis. Le 30 mars 1867, les deux parties convinrent que les États-Unis verseraient la somme de 7,2 millions de dollars à la Russie pour l’acquisition du territoire. Pour moins de deux cents américains par acre, les États-Unis acquirent un nouveau territoire d’une superficie de près de 1,55 millions de kilomètres carrés. À l’époque, les détracteurs de l’acquisition la surnommèrent « la folie de Seward » ou « la glacière de Seward ». Le paiement pour l’Alaska, qui exigeait constitutionnellement une affectation des fonds par le Congrès américain, fut retardé en raison de l’opposition politique américaine intérieure et des querelles politiques qui entouraient la procédure de destitution à l'encontre du président Andrew Johnson. Le gouvernement américain émit finalement un mandat sur le Trésor pour l’acquisition de l’Alaska le 1er août 1868, soit seize mois après la signature du traité par Seward et de Stoeckl. Cette note accuse la réception de la somme de 7,2 millions de dollars par le ministre russe suite à l'exécution de l’acquisition de l’Alaska, dont il encaissa la contrepartie en pièces d’or de la Riggs Bank à Washington (district de Columbia).

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  • 11/20/15--06:45: Certificat d’échange
  • Certificat d’échange
    Le 20 juin 1867, à Washington, le secrétaire d’État américain William H. Seward et le ministre russe aux États-Unis, Édouard de Stoeckl, échangèrent les instruments officiels de la ratification du traité sur la cession de l’Alaska. Alors que le gouvernement russe avait entériné l’autorisation du traité par le tsar, côté américain, et en vertu de la Constitution des États-Unis, le Sénat devait encore donner son consentement au traité. Le dernier échange des traités ratifiés eut lieu environ trois mois après la signature de l’accord, survenue fin mars. Ce certificat d’échange mentionne que les deux textes de ratification ont été confrontés, puis comparés au texte original du traité. Les gouvernements russe et américain s’étaient entendus sur quelques écarts de formulation dans les versions anglaise et française du traité. Outre leurs signatures, Seward et de Stoeckl apposèrent leurs sceaux officiels respectifs sur le certificat. Cet échange marqua la fin du processus de négociation du traité et l’Alaska devint un territoire des États-Unis le 18 octobre 1867, même si la Chambre des représentants américaine n’avait pas encore affecté les fonds nécessaires à l'acquisition. Le débat politique américain interne qui faisait rage vis-à-vis de la procédure de destitution à l'encontre du président Andrew Johnson retarda l’octroi de l’autorisation de financement de plus d’un an, provoquant l'agacement à Saint-Pétersbourg et suscitant des réclamations du gouvernement russe. Le budget fut finalement affecté et le paiement final pour l’acquisition de l’Alaska émis par le département du Trésor des États-Unis le 1er août 1868.

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    Document original du traité de cession de l’Alaska par la Russie
    Le traité original de cession de l’Alaska aux États-Unis, rédigé en deux colonnes parallèles, l’une en français et l’autre en anglais, est présenté ici avec les signatures du secrétaire d’État américain William H. Seward et du ministre russe aux États-Unis, Édouard de Stoeckl. La langue diplomatique de la cour impériale de Russie étant le français, il n’y eut aucune version officielle du traité en russe. Suite au consentement du Sénat américain, le président Andrew Johnson apposa sa signature à la fin de cette copie du traité le 20 juin 1867. Le tsar russe, Alexandre II, signa une ratification équivalente. Le certificat d’échange consécutif mentionna des modifications mineures dans le texte des versions anglaise et française du traité. La Chambre des représentants des États-Unis n’affecta les fonds nécessaires à l’acquisition de l’Alaska qu’un an plus tard, en raison de l’opposition politique américaine intérieure et de la procédure de destitution à l'encontre du président Andrew Johnson. L'Alaska devint un territoire des États-Unis le 18 octobre 1867. Le gouvernement américain émit finalement un mandat sur le Trésor au profit de la Russie pour le paiement de l’Alaska le 1er août 1868.

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    Ratification par le Sénat du traité de cession du territoire de l’Alaska
    En vertu des dispositions de la Constitution des États-Unis en matière de traités, le Sénat américain est appelé à donner son avis et son consentement, à la majorité des deux tiers, à la ratification de tout traité, avant qu'il ne devienne loi. Le 9 avril 1867, le Sénat donna son avis et son consentement au traité d'acquisition de l’Alaska en réunissant le nombre de voix nécessaire. L'avis de vote du Sénat, par John W. Forney, greffier en chef, est présenté ici. Le secrétaire d’État William H. Seward comptait sur un certain nombre de partisans au sein du Sénat pour soutenir la dynamique politique de cette acquisition. Le plus éminent de ceux-ci fut le sénateur Charles Sumner du Massachusetts, qui prononça un discours passionné dans l’enceinte du Sénat en faveur de l’appropriation. En dépit de sa remarquable rhétorique, Sumner était largement motivé par un calcul politique. Les Russes avaient fixé, pendant des années, une frontière qui limitait l’accès aux eaux de l’Alaska pour les navires étrangers de pêche et de chasse à la baleine. Les baleiniers du nord des États-Unis cherchaient un accès sans entrave aux nouveaux terrains de chasse à la baleine au large de l’Alaska, aussi bien dans l'océan Pacifique que dans l'océan Arctique, notamment depuis que les stocks de baleines avaient été dévastés ailleurs par des décennies de chasse intensive. Le centre mondial de la chasse commerciale à la baleine au XIXe siècle se situait au sud du Massachusetts, en particulier à Nantucket et à New Bedford. L’électorat des baleiniers était redoutable au sein du Capitole de l’État, au quartier Beacon Hill de Boston, et il exerça une pression sur Sumner et d’autres politiciens locaux pour soutenir l’achat de l’Alaska. Les pêcheurs de la côte ouest étaient aussi impatients de pouvoir accéder aux immenses espaces océaniques près de l’Alaska, ce qui permit d’obtenir les voix de certains sénateurs de l’Ouest. La corruption joua également un rôle lors du processus de vote, l’ambassadeur de Russie à Washington ayant versé des commissions secrètes à certains membres du Congrès en vue de s’assurer de leurs votes favorables. Bien que peiné par le recours à cette corruption, Seward reconnut plus tard son rôle auprès du président Andrew Johnson.

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    Traduction en français de la ratification par le tsar du traité de cession de l’Alaska
    Le tsar russe, Alexandre II, apposa sa signature à la fin de cette copie du traité de cession de l’Alaska, précédée d’un bref commentaire sur sa ratification en langue russe. Cette copie comprend, sur la première page, une longue liste des titres historiques du tsar inscrite en russe. Cette liste ne figure pas sur la version américaine. Ces deux parties du texte ratifié, rédigées en russe sur la copie du tsar, furent traduites par la suite en français. La langue diplomatique de la cour impériale de Russie étant le français, cela constituait une pratique courante. Après le consentement du Sénat des États–Unis, le président Andrew Johnson signa une ratification équivalente le 20 juin 1867. Le certificat d’échange consécutif mentionna des modifications mineures dans le texte des versions anglaise et française du traité. La Chambre des représentants des États-Unis n’affecta les fonds nécessaires à l’acquisition de l’Alaska qu’un an plus tard, en raison de l’opposition politique américaine intérieure et de la procédure de destitution à l'encontre du président Andrew Johnson. L'Alaska devint un territoire des États-Unis le 18 octobre 1867. Le gouvernement américain émit finalement un mandat sur le Trésor au profit de la Russie pour le paiement de l’Alaska le 1er août 1868.

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    Ratification par le tsar du traité de cession de l’Alaska
    Le traité original sur la cession de l’Alaska aux États-Unis par l’Empire russe, rédigé en deux colonnes parallèles, l’une en français et l’autre en anglais, est présenté ici avec les signatures du secrétaire d’État américain William H. Seward et du ministre russe aux États-Unis, Édouard de Stoeckl. La langue diplomatique de la cour impériale de Russie étant le français, il n’y eut aucune version officielle du traité en russe. Le tsar russe, Alexandre II, apposa sa signature à la fin de cette copie du traité, précédée d’un bref commentaire sur sa ratification en langue russe. Cette version comprend,  sur la première page, une longue liste des titres historiques du tsar inscrite en russe. Cette liste ne figure pas sur la copie américaine. Après le consentement du Sénat des États–Unis, le président Andrew Johnson signa une ratification équivalente le 20 juin 1867. Le certificat d’échange consécutif mentionna des modifications mineures dans le texte des versions anglaise et française du traité. La Chambre des représentants des États-Unis n’affecta les fonds nécessaires à l’acquisition de l’Alaska qu’un an plus tard, en raison de l’opposition politique américaine intérieure et de la procédure de destitution à l'encontre du président Andrew Johnson. L'Alaska devint un territoire des États-Unis le 18 octobre 1867. Le gouvernement américain émit finalement un mandat sur le Trésor au profit de la Russie pour le paiement de l’Alaska le 1er août 1868.

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    Mandat sur le Trésor d'un montant de 7,2 millions de dollars pour l’acquisition de l’Alaska
    Dans la nuit du 29 au 30 mars 1867, le secrétaire d’État américain William H. Seward mena les négociations finales et signa, avec le ministre russe, Édouard de Stoeckl, le traité sur la cession de l’Alaska par l’Empire russe. Après avoir prôné pendant des années l’expansion des États-Unis à travers l’acquisition de diverses terres, Seward était finalement parvenu à acquérir un nouveau territoire majeur en réalisant ce qu’il croyait être la « destinée manifeste » de la nation. Le Sénat américain vota dans la foulée son consentement au traité, mais l’affectation de la somme de 7,2 millions de dollars nécessaire pour finaliser l’acquisition fut retardée au niveau de la Chambre des représentants. Le mandat sur le Trésor pour l’acquisition, présenté ici, ne fut émis qu’en date du 1er août 1868, soit seize mois après la signature du traité par Seward et le ministre russe. L’autocratie tsariste n’avait besoin d’aucune procédure de ratification de fond ni d’un accord politique interne. Ainsi, les Russes furent exaspérés par le long processus d’approbation du côté américain. Après l’acquisition de ce nouveau territoire, les États-Unis le laissèrent plus ou moins de côté durant 30 ans. Ce n'est qu'au moment de la ruée vers l’or du Klondike de 1898 que l’énorme potentiel économique de l’Alaska devint soudainement évident.

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    Oblast de Syr-Daria. Citadelle de Chimkent
    Cette photographie est extraite de la partie historique de l'Album du Turkestan, étude visuelle complète de l'Asie centrale entreprise après que l'Empire russe prit le contrôle de la région dans les années 1860. Commandé par le général Konstantin Petrovich von Kaufman (1818–1882), premier gouverneur général du Turkestan russe, l'album est composé de six volumes en quatre parties : la partie archéologique (deux volumes), la partie ethnologique (deux volumes), la partie sur les métiers (un volume) et la partie historique (un volume). Les trois premiers ouvrages furent compilés par l'orientaliste russe Aleksandr L. Kun, assisté par Nikolai V. Bogaevskii. La production de l'album fut achevée en 1871-1872. Le quatrième ouvrage fut compilé par Mikhail Afrikanovich Terentʹev (né en 1837), officier militaire russe, orientaliste, linguiste et auteur qui participa à l'expédition russe vers Samarcande en 1867−1868. La partie historique porte sur les activités militaires russes entre 1853 et 1871, avec des clichés et des cartes à l'aquarelle des batailles et des sièges les plus importants. Les sujets des photographies sont des portraits individuels et de groupe de hauts responsables et de militaires. La plupart des hommes représentés furent décorés de la Croix de Saint-Georges, décernée aux soldats et aux marins pour leur bravoure au combat. Au début de l'album, certaines photographies montrent des officiers décorés de l'ordre de Saint-Georges, honneur attribué aux officiers supérieurs russes ayant mené des opérations militaires exemplaires. Des vues de citadelles, de fortifications, de villes et de villages, de ruines, et de monuments aux soldats tombés sur le champ de bataille y sont également reproduites. L'album compte 211 images sur 79 planches.

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    Plan de la bataille d'Uzynagash les 19, 20 et 21 octobre 1860
    Cette carte topographique du plan de bataille des troupes russes, combattant les Kokandiens à Uzynagash (aujourd'hui Uzun-Agach, au Kazakhstan) du 19 au 21 octobre 1860, provient de la partie historique de l'Album du Turkestan, étude visuelle complète de l'Asie centrale entreprise après que l'Empire russe prit le contrôle de la région dans les années 1860. Commandé par le général Konstantin Petrovich von Kaufman (1818–1882), premier gouverneur général du Turkestan russe, l'album est composé de six volumes en quatre parties : la partie archéologique (deux volumes), la partie ethnologique (deux volumes), la partie sur les métiers (un volume) et la partie historique (un volume). Les trois premiers ouvrages furent compilés par l'orientaliste russe Aleksandr L. Kun, assisté par Nikolai V. Bogaevskii. La production de l'album fut achevée en 1871–1872. Le quatrième ouvrage fut compilé par Mikhail Afrikanovich Terentʹev (né en 1837), officier militaire russe, orientaliste, linguiste et auteur qui participa à l'expédition russe vers Samarcande en 1867−1868. Il comporte près de 1 200 photographies et inclut également des plans architecturaux, des dessins à l'aquarelle et des cartes. La partie historique porte sur les activités militaires russes entre 1853 et 1871, avec des clichés et des cartes à l'aquarelle des batailles et des sièges les plus importants. Les sujets des photographies sont des portraits individuels et de groupe de hauts responsables et de militaires. La plupart des hommes représentés furent décorés de la Croix de Saint-Georges, décernée aux soldats et aux marins pour leur bravoure au combat. Au début de l'album, certaines photographies montrent des officiers décorés de l'ordre de Saint-Georges, honneur attribué aux officiers supérieurs russes ayant mené des opérations militaires exemplaires. Des vues de citadelles, de fortifications, de villes et de villages, de ruines, et de monuments aux soldats tombés sur le champ de bataille y sont également reproduites. L'album compte 211 images sur 79 planches.

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