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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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    Les poissons d'eau douce du Canada
    André-Napoléon Montpetit (1840-1898), père de l'économiste et professeur Édouard Montpetit, fut auteur et journaliste. Grand amateur de pêche à la ligne, Montpetit manifesta un talent exceptionnel dans l'observation des poissons, de leur comportement et de leur habitat naturel. Cet ouvrage, spécifique au Québec, illustre la richesse des connaissances empiriques de l'auteur dans ce domaine et son appréhension des œuvres relatives aux poissons des naturalistes européens et nord-américains. Écrit dans un style élégant, l'ouvrage fut encensé à la fois par les pêcheurs et les naturalistes. Il comprend de belles lithographies, dont plusieurs en couleur, ainsi qu'un index. Le livre commence par un chapitre introductif qui traite de sujets tels que la taille et la forme des poissons, leur frai et leur reproduction, les différentes parties de leur corps, leur respiration et leur circulation sanguine, et il aborde même des sujets comme la production ou non de sons et leur niveau intellectuel. Viennent ensuite des chapitres sur différents poissons d'eau douce du Canada, dont la brème, la carpe, l'anguille, la perche, l'esturgeon, le saumon, la truite et beaucoup d'autres. De la première à la dernière page, l'ouvrage fournit des conseils sur la capture des différents types de poissons, notamment sur les appâts, les lignes, les hameçons, les filets et les méthodes à suivre.

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    Aussi inflexible qu'un légionnaire romain
    Cette illustration peinte à l'aquarelle représente un légionnaire romain armé, tenant un étendard aux couleurs de l'Italie et faisant face à un barbare germain au casque ailé. L'image suggère ouvertement un parallèle entre les Italiens combattant les Allemands pendant la Première Guerre mondiale et les légions de la Rome antique qui combattirent les tribus de barbares germains à l'époque de Jules César. L'étendard porte l'inscription « S.P.Q.R. » (Senatus populusque romanus, le Sénat et le peuple romain), devise de la Rome antique inscrite sur les étendards des légions romaines. L'Italie entra en guerre en 1915 aux côtés des Alliés, la France et la Grande-Bretagne, et combattit principalement contre l'Empire austro-hongrois, soutenu par l'autre grande puissance germanique européenne, l'Allemagne impériale.

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    Galimatias désuets (à chanter les jours de pluie, en se pinçant le nez entre deux doigts)
    L'œuvre proposée ici est un dessin satirique représentant un bateau appelé Quistione Italiana (la question italienne), naviguant sur la « mer de la Conférence », sur lequel se tiennent le Premier ministre italien Vittorio Emanuele Orlando, le Premier ministre britannique David Lloyd George, le président des États–Unis Woodrow Wilson, et le Premier ministre français Georges Clemenceau, les Quatre grands de la Conférence de paix de Paris de 1919. Orlando est à la barre et supplie les autres passagers de se réveiller. Le mousse monté sur le mât symbolise les « Slaves idiots » et indique Fiume, port sur l'Adriatique revendiqué à la fois par l'Italie et par le royaume des Serbes, Croates et Slovènes récemment proclamé. Les paroles d'une berceuse sont notées au-dessous de l'image : « Il était une fois un petit navire / Il était une fois un petit navire / Il était une fois un petit navire / Qui ne pouvait, qui ne pouvait plus naviguer. / 1,2,3,4,5,6,7 semaines passèrent… / 8,9,10,11,12,13,14 semaines passèrent… / 15,16,17,18,19,20,21 semaines passèrent… / La mer elle-même commençait… à s'évaporer ». Un commentaire au-dessous de la chanson suggère que les couplets peuvent être répétés à volonté, selon l'endurance de l'interprète, et en continuant à se pincer le nez. L'affiche et les paroles témoignent de la frustration et de l'indignation ressenties par l'Italie au printemps 1919, quand il devint évident que les attentes italiennes d'acquérir des territoires le long de l'Adriatique, suite aux sacrifices de la Première Guerre mondiale, ne seraient pas satisfaites. Qualifiée de « victoire tronquée », cette situation fut exploitée par les mouvements nationalistes émergents en Italie et aboutit finalement à la prise de Fiume le 12 septembre 1919 par une force constituée de francs-tireurs italiens, dirigée par l'écrivain nationaliste Gabriele D'Annunzio (1863–1938).

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    Les auteurs de la catastrophe européenne face à la civilisation
    Publiée à Florence vers 1915, cette affiche représente deux femmes personnifiant la civilisation et l'histoire, maudissant les souverains d'Allemagne, d'Autriche-Hongrie, de Bulgarie et de l'Empire ottoman (Guillaume II, François-Joseph Ier, Ferdinand Ier et Mehmet V, respectivement), et les désignant comme responsables de la Première Guerre mondiale. Les souverains semblent dépités par le regard insistant des femmes. L'arrière-plan représente des soldats morts sur un champ de bataille et une ville en flammes. Sévèrement formulée, la légende sous l'image indique : « Sur les ruines causées par la folie d'un vieux tyran – Depuis l'ossuaire humain appelé de ses vœux par un homme ambitieux et impérieux – Le cri de la damnation éternelle pour les quatre bourreaux de l'humanité s'élève haut et fort – Le cri des mères et des fils – Les larmes des veuves et des orphelins – La victoire invoquée des défenseurs de la liberté est venue – La justice triomphe – L'histoire retient les noms des barbares et les maudit pour la postérité ».

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  • 04/13/16--06:42: Trieste
  • Trieste
    Cette affiche de film est l'œuvre de l'artiste italien Tito Corbella (né à Pontremoli en 1885, mort à Rome en 1966), célèbre dessinateur de cartes postales représentant des femmes séduisantes. Il produisit également des illustrations et des affiches de film, comme celle présentée ici. L'affiche représente une femme portant une robe rouge ornée de lis blancs, agenouillée, avec les bras tendus vers le haut et les poignets enchaînés. Cette femme symbolise la ville de Trieste, qui appartint historiquement à l'Empire austro-hongrois et qui constitua, pendant la Première Guerre mondiale, son principal point d'accès à la mer. Le mouvement irrédentiste italien avait fait campagne pour l'annexion de la ville depuis les deux dernières décennies du XIXe siècle au moins. À la fin de la guerre, en novembre 1918, l'armée royale italienne entra dans Trieste sous les acclamations d'une partie de la population, favorable à la cause italienne. L'armée déclara la prise de la ville et établit un couvre-feu. L'annexion par l'Italie de Trieste, et de la région environnante de la Vénétie julienne, fut politiquement inévitable, mais elle se heurta à l'opposition du royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes récemment créé, qui souhaitait également annexer la ville et son arrière-pays. Le statut de Trieste en tant que ville italienne fut affirmé en 1920 par le traité de Rapallo. L'annexion empoisonna les relations entre les populations italienne et slovène, qui dégénérèrent parfois en affrontement armé.

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  • 04/13/16--06:42: Non ! Pas celle-là !
  • Non ! Pas celle-là !
    Réalisée par l'artiste italien Raffaello Jonni, cette aquarelle satirique fait partie d'une série de 79 dessins originaux de l'auteur, conservés à la bibliothèque Alessandrina de Rome. Elle représente une main qui cherche à saisir un coffre-fort portant l'inscription « Trieste », tenu par François-Joseph Ier (1830–1916), l'empereur âgé d'Autriche-Hongrie. La main représente une Italie puissante cherchant à s'emparer de la ville de Trieste, qui appartint historiquement à l'Empire austro-hongrois, et constitua, pendant la Première Guerre mondiale, son principal point d'accès à la mer. Le mouvement irrédentiste italien avait fait campagne pour l'annexion de la ville depuis les deux dernières décennies du XIXe siècle au moins. L'effondrement de l'Empire austro-hongrois à la fin de la guerre rendit caduque le litige avec l'Italie pour le contrôle de la ville, mais il conduisit à des tensions avec le royaume des Serbes, Croates et Slovènes, récemment proclamé, constitué d'une partie de l'Empire austro-hongrois, et il exacerba ses revendications territoriales. À la fin de la guerre, en novembre 1918, l'armée royale italienne entra dans Trieste sous les acclamations d'une partie de la population, favorable à la cause italienne. Le statut de Trieste en tant que ville italienne fut affirmé en 1920 par le traité de Rapallo. L'annexion empoisonna les relations entre les populations italienne et slovène, qui dégénérèrent parfois en affrontement armé.

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    Mon Dieu ! Ils m'avaient dit que la demeure n'était pas gardée !
    Réalisée par l'artiste italien Raffaello Jonni, cette aquarelle satirique fait partie d'une série de 79 dessins originaux de l'auteur, conservés à la bibliothèque Alessandrina de Rome. Elle représente François-Joseph Ier (1830–1916), l'empereur âgé d'Autriche-Hongrie, sous les traits d'un voleur mordu par un chien de garde devant le portail d'une demeure baptisée « Villa Italia ». Dans son expression mêlant allemand et italien, l'empereur s'exclame : « Mon Dieu !... Ils m'avaient dit que la demeure n'était pas gardée ! ». Lors de la Première Guerre mondiale, l'Italie était à l'origine neutre. Elle resta à l'écart pendant un certain temps pour observer l'évolution du conflit. Après avoir rompu la Triplice qui l'avait liée à l'Autriche et à l'Allemagne pendant 30 ans, l'Italie conclut les négociations secrètes menées avec la Triple-Entente (France, Royaume-Uni et Empire russe) en signant le traité de Londres le 26 avril 1915. Elle déclara la guerre à l'Empire austro-hongrois le 23 mai 1915, en engageant les hostilités du côté de l'Entente.

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    Il faut évidemment huit pieds pour corriger un Ottoman
    Réalisée par l'artiste italien Raffaello Jonni, cette aquarelle satirique fait partie d'une série de 79 dessins originaux de l'auteur, conservés à la bibliothèque Alessandrina de Rome. Elle représente un Turc doté de huit mains, attaqué par quatre militaires, dont un Russe, un Anglais, un Français et un Italien. Au cours de la Première Guerre mondiale, l'Empire russe, le Royaume-Uni, la République française et le royaume d'Italie furent alliés contre une coalition qui réunissait l'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois, the royaume de Bulgarie et l'Empire ottoman. Les militaires alliés donnent un coup de pied au Turc avec quatre de leurs huit pieds au total. L'illustration est donc un jeu de mots sur le mot italien pour Ottoman, Ottomano, semblable dans cette langue à l'expression otto mani, qui signifie « huit mains ».

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    Il est impossible pour tous de se baigner ici !
    Réalisée par l'artiste italien Raffaello Jonni, cette aquarelle satirique fait partie d'une série de 79 dessins originaux de l'auteur, conservés à la bibliothèque Alessandrina de Rome. Elle représente des militaires de quatre pays ayant des intérêts dans la mer Adriatique, se tenant autour d'une petite cuvette d'eau portant l'inscription « Adriatique », avec pour légende « Il est impossible pour tous de se baigner ici ! » au-dessous. L'image et les mots font allusion aux rivalités entre les pays bordant l'Adriatique, à savoir l'Italie, le royaume des Serbes, Croates et Slovènes récemment proclamé, l'Albanie et la Grèce, pour asseoir leur influence sur les régions bordant la mer. La question de l'Adriatique fut l'une des problématiques les plus épineuses que la Conférence de paix de Paris ait eu à traiter après la Première Guerre mondiale. Elle concernait le sort des territoires situés le long de la côte orientale de la mer Adriatique, qui appartenaient officiellement à l'Empire austro-hongrois. L'Italie chercha à en annexer certains suite à la défaite et à l'effondrement de l'empire à la fin de la guerre.

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    Des femmes américaines arborant leur Sainte Croix rejoignent leurs sœurs italiennes pour renforcer leur action de piété commune sur le champ de bataille
    Ce tirage représente une parade des infirmières de la Croix-Rouge américaine défilant sur une avenue devant des foules en liesse. Des drapeaux de la Croix-Rouge, des États-Unis, du royaume d'Italie, du Royaume-Uni et de la République française sont suspendus sur les bâtiments et les lampadaires, et les spectateurs en agitent d'autres. Au cours de la Première Guerre mondiale, la Croix-Rouge américaine organisa une commission chargée de créer un entrepôt à Rome, pourvu de grandes quantités de fournitures pour les hôpitaux et d'ambulances parfaitement équipées, ainsi que de couvertures et d'articles sanitaires. La commission remit également des fonds pour l'achat de vêtements aux réfugiés. Elle versa 1 million de lires au comité romain de l'organisation civile pour aider les familles de soldats tués au cours de la guerre, ainsi que les réfugiés. Immédiatement après la guerre, une commission permanente de la Croix-Rouge américaine arriva en Italie en novembre 1918. Au cours des mois suivants, elle étendit ses interventions à tout le pays, des Alpes à la Sicile.

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    Pourquoi n'utilisez-vous pas vos deux mains pour vous défendre ? C'est impossible ! La main gauche, c'est pour mon peuple !
    Réalisée par l'artiste italien Raffaello Jonni, cette aquarelle satirique fait partie d'une série de 79 dessins originaux de l'auteur, conservés à la bibliothèque Alessandrina de Rome. L'image représente les monarques des deux principaux ennemis de l'Italie lors de la Première Guerre mondiale, à savoir l'empereur Guillaume II d'Allemagne et l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche-Hongrie. François-Joseph porte une épée dans une main et une corde liée à un gibet dans l'autre. En arrière-plan, un soldat d'un régiment d'infanterie italien arborant le drapeau national se lance à l'assaut des deux empereurs. Le portrait du souverain autrichien traduit et cherche à renforcer son image, selon la propagande italienne, d'un monarque faible et oppresseur de son propre peuple. Dans ce type de propagande, François-Joseph était souvent appelé l’Impiccatore (le bourreau).

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  • 04/13/16--06:43: Afrique, 1914
  • Afrique, 1914
    Cette carte de l'Afrique fut publiée en Allemagne en 1914, peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Elle indique les voies maritimes des paquebots entre l'Allemagne et l'Afrique, ainsi que les voies de navigation côtières et à l'intérieur des terres. Le relief est représenté par des hachures et des points cotés. Dans l'angle inférieur gauche se trouvent l'illustration d'un navire à vapeur en haute mer et une liste des principales compagnies de navigation allemandes offrant leurs services à destination de l'Afrique, Woermann-Linie A.G., Deutsche Ost-Afrika Linie, Hamburg-Amerika Linie et Hamburg-Bremer Afrika-Linie A.G. Dans l'angle supérieur droit figure un cartouche représentant la région côtière de la colonie allemande du Cameroun. Ce cartouche en contient un second indiquant le cours terrestre du fleuve Cameroun. Un autre cartouche situé en dessous de ces cartes montre la partie orientale de l'Afrique de l'Est allemande. La légende, dans l'angle inférieur droit, énumère les nombreuses informations contenues dans la carte. Deux échelles de distance sont fournies, les kilomètres et les milles nautiques. Différentes couleurs permettent de distinguer les possessions coloniales des pays suivants : Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, France, Italie, Portugal, Espagne et Turquie. Les symboles révèlent les villes et villages selon la taille de leur population, les forts et les postes militaires, les ruines, les chemins de fer (opérationnels et en projet), les pistes de caravanes, les cols, les puits et les sources, les marais et d'autres caractéristiques géographiques. La carte contient également une liste d'abréviations de termes géographiques traduits en langues locales et associés à leurs équivalents en allemand. Les chiffres romains permettent d'identifier les districts et d'autres divisions administratives du Congo belge et de l'Afrique de l'Est allemande. La carte fut établie par Wagner & Debes, société allemande spécialisée dans les cartes inclues dans les célèbres guides de voyage publiés par Karl Baedeker au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Un cachet appliqué dans la partie inférieure indique que la carte est un document prêté par la Société américaine de géographie de New York pour la conférence de paix de Versailles (1918‒1919).

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    Carte du Liban d'après les reconnaissances de la brigade topographique du corps expéditionnaire de Syrie en 1860‒1861
    Cette carte du Liban représentant une partie de la Syrie, dont la ville de Damas, fut établie par des cartographes militaires français en 1862. Elle repose sur des données recueillies par l'unité topographique du corps expéditionnaire envoyé par la France au Liban en 1860‒1861. Le Liban appartenait à l'époque à l'Empire ottoman, et la région centrale connue sous le nom de Mont-Liban était principalement occupée par des chrétiens et des Druzes. En 1858, une révolte de paysans maronites provoqua un conflit entre les deux groupes, donnant lieu en 1860 au massacre perpétré par les Druzes d'environ 10 000 catholiques maronites, catholiques grecs et orthodoxes grecs. La France, exerçant son rôle traditionnel de protecteur des chrétiens du Moyen–Orient, envoya au Liban une force de 6 000 soldats qui débarquèrent à Beyrouth le 16 août 1860. Les troupes y demeurèrent jusqu'en juin 1861 et parvinrent à rétablir l'ordre. La carte représente des frontières de districts, des villes et des villages, des chemins de fer, des mosquées, des couvents chrétiens ou des monastères, des rivières et d'autres caractéristiques géographiques. Ce plan comporte des reliefs représentés par des hachures. Les élévations sont indiquées en mètres. La carte comporte deux échelles de distance : les kilomètres et les lieues marines. Le tableau situé dans l'angle inférieur droit énumère tous les districts du Liban, incluant leur population répartie selon les sept religions représentées dans la région : les maronites, les « Grecs schismatiques » (à savoir les orthodoxes ayant reconnu l'autorité du patriarche grec de Constantinople), les catholiques grecs, les Druzes, les Métoualis (ancien terme désignant les chiites libanais), les musulmans (sunnites) et les Juifs. Les maronites, le groupe le plus important, représentaient 208 180 personnes sur une population totale de 487 600.

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    Carte de l'Amérique centrale, 1856
    Cette carte de l'Amérique centrale de 1856 fut créée par l'agence gouvernementale américaine U.S. Coast and Geodetic Survey. Basée sur des informations fournies par la commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis, elle fut éditée et imprimée par le cartographe et éditeur New-Yorkais Adolphus Ranney (1824‒1874). Elle représente la région la plus au sud du Mexique, ainsi que les six pays d'Amérique centrale : Guatemala, Honduras, San Salvador (El Salvador), Nicaragua, Costa Rica et la Côte des Mosquitos (plus tard le Honduras britannique, aujourd'hui le Belize). Le Panama appartient encore à la Colombie, appelé Nouvelle-Grenade à l'époque. Le relief est représenté par des hachures, des contours et des points cotés en pieds. La profondeur des eaux est restituée par des sondages en pieds. Dans l'angle inférieur gauche, trois cartouches représentent la baie de Fonseca, le port de San Juan de Nicaragua et la partie sud du Nicaragua, de San Juan jusqu'à la baie de Fonseca, c'est-à-dire de la côte atlantique à la côte pacifique. Le tracé principal du canal proposé, à travers le lac Nicaragua, est dessiné sur cette dernière carte. Dans les années 1850, le Nicaragua fut considéré comme un site possible de construction d'un canal isthmique, l'idée du Panama n'étant pas encore sérieusement étudiée. Les notes inscrites sur la carte principale donnent des informations sur les distances et sur les caractéristiques géographiques, sur les informations trouvées sur d'autres cartes, sur les revendications territoriales concurrentes et sur le statut de diverses frontières dans la région. Dans le traité Clayton–Bulwer signé en avril 1850, les gouvernements de la Grande–Bretagne et des États–Unis s'engagèrent à partager la responsabilité du canal isthmique proposé ou des territoires de chaque côté d'un tel canal, et garantirent qu'ils n'établiraient aucune position fortifiée dans la région du canal, ni aucune colonie en Amérique centrale. La Côte des Mosquitos, où les Britanniques possédaient déjà des colonies, fut une exception. L'échelle de la carte est exprimée en miles terrestres.

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    Cartes statistiques « graphiques » d'Irlande
    Cet ensemble de six cartes statistiques fournit un aperçu économique et démographique de l'Irlande de la première moitié des années 1880. Des couleurs permettent de distinguer la densité de la population, l'éducation, la religion, la production agricole, les richesses (mesurées selon la valeur de la taxe foncière), ainsi que la pauvreté pour chacun des 32 comtés. De petits tableaux situés dans l'angle inférieur droit des cartes présentent les mêmes données sous forme numérique pour les quatre provinces dans lesquelles sont regroupés les comtés d'Irlande. Parmi les faits mis en lumière par la carte se dégage la prédominance écrasante du catholicisme romain dans tout le pays, à l'exception de l'Ulster (et plus particulièrement Antrim et Down, seuls comtés dont la population catholique est inférieure à 25-30 pour cent). Tout aussi manifeste est le niveau élevé de « paupérisme » (mesuré selon la part de la population recevant de l'aide) dans certains comtés du sud, notamment Limerick et Kildare. La carte révèle enfin le taux national d'illettrisme d'environ 25 pour cent, avec une concentration particulière de 37,9 pour cent dans la province de Connaught (supérieur à 40 pour cent chez les femmes). Les cartes parurent initialement dans un supplément du journal britannique The Graphic, hebdomadaire illustré et populaire publié à Londres.

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    Sommet de la boucle du Niger, région des mares, observé durant la mission Gironcourt
    Cette carte représente une partie de la grande boucle du fleuve Niger, située à l'est de Tombouctou (aujourd'hui au Mali), où le fleuve se dirige vers le nord-est en direction du désert du Sahara avant de revenir vers le sud, à proximité de la ville de Bourem et reprend son cours vers l'océan Atlantique. La carte fut réalisée par la mission Gironcourt de 1908‒1909, expédition menée dans la région, commanditée par le gouvernement français et conduite par Georges de Gironcourt (1878‒1960), ingénieur et agronome français. À cette époque, le Mali faisait partie de la Sénégambie-Niger, administrée par les Français sous l'égide du gouvernement général d'Afrique occidentale française. Gironcourt publia un récit de sa mission dans l'ouvrage Missions de Gironcourt en Afrique occidentale (1920). La carte comporte des descriptions du terrain, de la flore et de la géologie de la région. Elle représente le lit majeur dans la partie du fleuve Niger située entre Tombouctou et Doulsou (aujourd'hui au Niger). Les reliefs sont représentés par des lignes. La carte indique les affluents du Niger, ainsi que les lacs et les mares qui parsèment cette région désertique, dont la plupart ne contiennent de l'eau qu'une partie de l'année. La région est principalement habitée par les Touaregs, peuple nomade. Les noms des différents territoires et confédérations touaregs sont indiqués en rouge. Au sud, sont indiquées les zones habitées par les Songhays (ou Songhaï), peuple sédentaire. Un cachet appliqué dans la partie inférieure indique que la carte est un document prêté par la Société américaine de géographie pour la conférence de paix de Versailles (1918–1919).

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    Carte générale de la République du Salvador, 1858
    Maximilian von Sonnenstern, ingénieur civil allemand, travailla de nombreuses années pour le gouvernement du Nicaragua et effectua des relevés détaillés du pays. Sonnenstern créa également des cartes reproduisant d'autres pays d'Amérique centrale. Sa Mapa general de la republica de Salvador (Carte générale de la République du Salvador), créée en 1858 et publiée en 1859, fut commandée par Rafael Campo (1813‒1890), président du Salvador de 1856 à 1858. La carte contient neuf sections transversales montrant la hauteur des montagnes et des volcans. Un cartouche représente Nueva San Salvador, généralement appelée Santa Tecla aujourd'hui. La ville fut fondée en 1854 et devint la capitale nationale quand le Salvador (situé à 11 kilomètres au nord-est) fut dévasté par un tremblement de terre. La carte indique les frontières internationales avec le Guatemala et le Honduras, ainsi que les frontières départementales, les villes et les villages, les rivières, les routes, les lignes de chemin de fer en projet, les mines, les moulins et l'océan Pacifique. Ce plan comporte des reliefs représentés par des hachures. Deux échelles de distance sont fournies : les lieues castillanes et les miles anglais (une lieue castillane équivaut à 4,18 kilomètres et un mile équivaut à 1,61 kilomètre).

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    Carte générale de la République du Nicaragua, 1858
    Maximilian von Sonnenstern, ingénieur civil allemand, travailla de nombreuses années pour le gouvernement du Nicaragua et effectua des relevés détaillés du pays. La Mapa general de la republica Nicaragua (Carte générale de la République du Nicaragua) est la première carte officielle du Nicaragua, créée à la demande du gouvernement nicaraguayen. Cette carte comprend quatre sections transversales montrant la hauteur des montagnes et des volcans. Trois cartouches indiquent les villes de León, de Granada et de León Viejo (vieille ville de León abandonnée par ses habitants après le tremblement de terre de 1610 et transférée sur le site de la ville actuelle de León). La carte présente les frontières internationales avec le Honduras et le Costa Rica, ainsi que les frontières départementales, les routes, les lignes de chemin de fer en projet, les rivières, les mines, les ruines, et les océans Atlantique et Pacifique. Ce plan comporte des reliefs représentés par des hachures. Deux échelles de distance sont fournies : les lieues castillanes et les miles anglais (une lieue castillane équivaut à 4,18 kilomètres et un mile équivaut à 1,61 kilomètre). Le Nicaragua fut longtemps considéré comme un site possible de construction d'un canal isthmique. En 1874, Sonnenstern publia Rapport sur la route du Nicaragua pour la construction d'un canal interocéanique, qui fut commandé par le ministre nicaraguayen des Travaux publics et publié par l'agence gouvernementale américaine U.S. Coast and Geodetic Survey.

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  • 04/13/16--06:43: Carte détaillée de Chōsen
  • Carte détaillée de Chōsen
    Publiée à Tokyo en 1873, cette carte japonaise de la Corée est l'une des plus anciennes cartes complètes de la péninsule réalisées au Japon durant la période Meiji (1868‒1912). Inspirée de cartes antérieures, elle fut publiée par Nobufusa Somezaki (1818‒1886), également connu sous le nom de plume Shunsui Tamenaga, Junior, gesakusha (auteur de romans de divertissement) et journaliste. La carte semble avoir été insérée dans Chōsen jijō (Affaires coréennes), ouvrage en deux volumes de Tamenaga, publié en 1874, coécrit par Neisai Ishizuka. Chōsen et Chosŏn sont, respectivement, les noms japonais et coréen de la Corée. L'ouvrage donne davantage de détails que ceux mentionnés sur la carte, par exemple le nombre de maisons et la population, mais aussi des informations sur des sujets tels que l'histoire de la Corée, le système de gouvernement, les lois, les types d'armes produites en Corée et la vie quotidienne des gens. Il indique les références de ces informations. Sur la carte, les petites inscriptions situées à proximité des phrases du texte indiquent comment lire facilement les caractères chinois. L'échelle de la carte est indiquée en ri, unité de mesure variable selon les époques et utilisée en Chine, au Japon et en Corée. Le losange rouge indique Keijō, nom japonais de la ville aujourd'hui devenue Séoul, et le cercle rouge correspond à Pyongyang. Le grand fleuve représenté au nord de la péninsule est le Yalou (également appelé Amnok).

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    Carte du pôle Sud montrant les découvertes et le parcours des navires H.M.S. Erebus et Terror au cours des années 1840, 1841, 1842 et 1843
    Cette carte du pôle Sud et des mers polaires fut réalisée en 1847 par sir James Clark Ross (1800–1862), explorateur polaire et officier de marine britannique, qui fut également l'une des principales autorités britanniques en matière de magnétisme terrestre. Après plusieurs voyages dans l'Arctique, de 1839 à 1843, Ross commanda l'expédition de la marine royale britannique vers l'Antarctique. Il fit d'importantes observations géographiques et magnétiques, et découvrit la terre Victoria, le détroit de McMurdo, le mont Erebus, la barrière de Ross et d'autres caractéristiques géographiques du continent. La carte représente le parcours des deux navires de Ross, le H.M.S. Erebus et le H.M.S. Terror. Elle consigne les mesures et les observations réalisées par l'expédition. Les reliefs sont représentés par des hachures. Situé à plus de 2 800 kilomètres du pôle Sud géographique, le pôle Sud magnétique est le point de la surface de la Terre où la direction du champ magnétique terrestre est orientée verticalement vers le haut. L'inclinaison magnétique, c'est-à-dire l'angle entre le plan horizontal et les lignes du champ magnétique terrestre, est de 90° aux pôles magnétiques Sud et Nord. Les mesures d'inclinaison reportées sur la carte indiquent les tentatives de Ross de localiser le pôle magnétique, dont il s'approcha, mais qu'il n'atteignit jamais.

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