Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


Channel Description:

Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

older | 1 | .... | 213 | 214 | (Page 215) | 216 | 217 | .... | 309 | newer

    0 0

    Nouvelle-Guinée allemande et britannique
    Datée de 1906, cette carte de la Nouvelle-Guinée britannique, de la Nouvelle-Guinée allemande (également appelé Terre de l'Empereur-Guillaume) et de l'archipel Bismarck fut réalisée par le service géographique de l'état-major au ministère de la Guerre de Grande-Bretagne. L'Allemagne annexa la région nord de l'île de Nouvelle-Guinée en 1884, ainsi que les îles de Nouvelle-Bretagne et de Nouvelle-Irlande. Les Allemands rebaptisèrent la première Nouvelle-Poméranie et la seconde Nouveau-Mecklembourg. L'île Bougainville, annexée par l'Allemagne en 1889, est également représentée. Lorsque la Première Guerre mondiale éclata en 1914, la Nouvelle-Guinée allemande fut rapidement occupée par les forces impériales britanniques et la totalité de la région fut confiée à l'administration australienne en octobre 1914. À la fin de la Première Guerre mondiale, la Nouvelle-Guinée allemande, devenue territoire de Nouvelle-Guinée, fut placée sous mandat australien dans le cadre de la Société des Nations. La Nouvelle-Guinée britannique, la Nouvelle-Guinée allemande et l'archipel Bismarck forment aujourd'hui la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui devint indépendante en 1975. La carte représente une petite partie de la Nouvelle-Guinée néerlandaise (partie de l'Indonésie actuelle) et la pointe nord du Queensland, en Australie. Le relief est représenté par des lignes de contour et des points cotés. L'échelle de la carte est exprimée en miles. Un cachet appliqué dans la partie inférieure indique que la carte est un document prêté par la Société américaine de géographie pour la conférence de paix de Versailles (1918–1919).

    0 0
  • 04/13/16--06:43: Les îles britanniques
  • Les îles britanniques
    Cette carte des îles britanniques datant de 1842 fut publiée « sous l'autorité » de la Société pour la diffusion des connaissances utiles, organisation créée à Londres en 1826 dans le but d'améliorer le niveau d'éducation des classes moyennes et ouvrières britanniques. La carte fut gravée par J. & C. Walker, société londonienne de graveurs, de dessinateurs et d'éditeurs qui prospéra au milieu du XIXe siècle. Elle fut publiée par Chapman and Hall, librairie et maison d'édition fondée en 1830 par William Hall (1800–1847) et Edward Chapman (1804–1880), reconnus pour avoir publié des ouvrages de Charles Dickens et d'autres auteurs et poètes importants de l'époque victorienne. La carte indique les comtés, les villes et villages, les rivières, les ponts, les forts, ainsi que d'autres caractéristiques naturelles et artificielles. Ce plan comporte des reliefs représentés par des hachures. Les lignes colorées à la main symbolisent les frontières entre les comtés, et différentes couleurs sont utilisées pour distinguer les comtés d'Angleterre et du pays de Galles, d'Écosse et d'Irlande. Les frontières entre l'Angleterre et l'Écosse, ainsi qu'entre l'Angleterre et le pays de Galles sont précisées par un tracé en tirets. Une petite partie de la côte française est visible dans l'angle inférieur droit. La carte ne contient pas d'échelle de distance. Au cours des années 1830 et 1840, la Société pour la diffusion des connaissances utiles fut à l'origine de nombreuses publications, comme la Bibliothèque des connaissances utiles, dont les volumes étaient vendus six pence, ainsi qu'une série de cartes en deux volumes renommées pour leur grande qualité. Plus de 200 cartes, également vendues séparément, furent créées et imprimées à plus de 3 millions d'exemplaires.

    0 0

    Régions polaires d'Amérique du Nord, de la baie de Baffin à la mer de Lincoln
    Publiée en 1903 par le service hydrographique du département de la Marine des États-Unis, cette carte des régions arctiques indique les itinéraires de trois expéditions polaires britanniques et américaines au XIXe siècle : l'expédition de 1871–1872, avec l'U.S.S. Polaris, sous les ordres du capitaine C.F. Hall, l'expédition arctique britannique de 1875–1876, sous les ordres du capitaine G.S. Nares de la marine royale britannique, et l'expédition de la baie Lady Franklin en 1881–1884, sous les ordres du lieutenant A.W. Greely de l'armée américaine. La carte porte des annotations rouges et bleues pour représenter les deux expéditions les plus récentes menées par Robert E. Peary en 1900 et 1902. Le relief est représenté par des lignes de contour, des hachures et des points cotés. Les profondeurs des océans sont indiquées en brasses et les altitudes en pieds. L'illustration insérée en haut de la carte représente la côte nord du Groenland en regardant en direction du sud, les montagnes étant représentées en relief. Peary (1856–1920), officier de la marine américaine, fit au total huit voyages vers l'Arctique, tous au départ de la côte ouest du Groenland. Au cours du voyage réalisé en 1900, il atteignit et nomma le cap Morris Jesup à la pointe nord du Groenland. La carte comporte une illustration de Peary et de l'un de ses compagnons levant le drapeau américain au-dessus d'un cairn au niveau du cap, qui, avec une latitude de 83° 39’ nord fut décrit comme « la terre probablement la plus septentrionale du globe ». Lors de ce même voyage, Peary s'aventura pour la première fois sur la banquise et atteignit une latitude de 84° 17’ nord (la carte indique 83° 50’) avant de prendre le chemin du retour. En 1906, Peary revendiqua une position encore plus septentrionale de 87° 06’. Lors d'une autre expédition, en 1909, Peary revendiqua avoir finalement atteint le pôle Nord, par une latitude de 90° nord, le 7 avril. Il était accompagné de l'explorateur afro-américain Matthew Henson et de quatre Esquimaux groenlandais, qui avaient quitté une expédition plus importante composée de sept Américains, 17 Esquimaux, 19 traîneaux et 133 chiens. Cependant, des analyses ultérieures du journal de bord personnel de Peary, ainsi que d'autres preuves du voyage, ont remis en question ses registres de navigation et ont suscité des doutes sur le fait qu'il ait réellement atteint le pôle avec Henson.

    0 0
  • 04/13/16--06:43: Lac Titicaca
  • Lac Titicaca
    Cette carte du lac Titicaca fut réalisée par Rafael E. Baluarte, cartographe de la Société géographique de Lima, pour la présentation devant les membres de la société, en décembre 1891, d'une étude monographique du lac par le Dr Ignacio La Puente. La carte s'appuie sur les relevés et les explorations du lac et de ses environs par le diplomate et explorateur britannique Joseph Barclay Pentland (1797–1873), le géographe et naturaliste italo-péruvien Antonio Raimondi (1826–1890) et le naturaliste d'origine suisse Louis Agassiz (1807–1873), parmi d'autres. Ce document indique les ruines anciennes, les mines, les sites de batailles notables, les routes et les chemins de fer. Les profondeurs du lac sont indiquées en mètres. Les reliefs sont représentés par des hachures. Le méridien d'origine est celui de Paris, où la carte fut gravée. Situé partiellement au Pérou et en Bolivie, le lac Titicaca est la plus grande réserve d'eau douce d'Amérique du Sud. Avec une altitude de 3 810 mètres au-dessus du niveau de la mer, il est le grand lac le plus haut du monde. Sa surface est de 8 300 kilomètres carrés et il s'étend sur une distance de 190 kilomètres dans son orientation nord-ouest sud-est. En son point le plus large, les rives du lac sont distantes de 80 kilomètres. Avec une profondeur moyenne comprise entre 140 et 180 mètres, le lac atteint sa profondeur maximale enregistrée de 280 mètres au large de l'île de Soto, dans son angle nord-est. (Cette carte indique une profondeur de 256,49 mètres en un lieu situé juste à l'est de l'île.) Le lac Titicaca est alimenté par plus de 25 rivières. Les vestiges archéologiques et d'autres preuves indiquent que différents peuples ont vécu autour du lac de manière continue depuis 10 000 av. J.–C. (Pukara, Tiwanaku, Colla Lupaka et Inca).

    0 0

    Carte économique de la Géorgie
    Cette carte économique en français de la République démocratique de Géorgie fut réalisée en 1918, année de la déclaration d'indépendance de la Géorgie vis-à-vis de l'Empire russe sous un gouvernement social-démocrate. La carte représente les frontières de la nouvelle république, avec la Circassie (la République montagneuse du Caucase du Nord) au nord, la Turquie et la République d'Arménie au sud, et l'Azerbaïdjan au sud-est. Elle indique également les villes et les villages, les ports, les chemins de fer et les ferries reliant le port de Batoum (aujourd'hui Batoumi), sur la mer Noire, à Odessa (aujourd'hui en Ukraine) et à Novorossiysk (aujourd'hui dans la Fédération de Russie). Les couleurs et les ombrages permettent de représenter les différentes régions agricoles du pays, dont celles des pâturages, les régions forestières de culture de la vigne et des arbres fruitiers, les régions de culture des céréales et les zones de cultures spéciales. Ces dernières (répertoriées dans la table située dans l'angle inférieur gauche et identifiées par région) comportent une grande variété de cultures, par exemple le tabac, le thé, le mûrier (pour la production de soie), les noisettes et les plantes décoratives, entre autres. Les symboles indiquent les mines et les carrières de production de minerais de différents types, notamment le cuivre, le plomb, le zinc, l'antimoine, le fer, l'or, le charbon, le naphte et d'autres produits. Le relief est représenté par des points cotés exprimés en mètres. Deux échelles de distance sont utilisées, les verstes et les kilomètres. En 1921, l'Armée rouge envahit la Géorgie, qui devint une république socialiste soviétique, de nouveau sous la domination russe. La Géorgie devint un État indépendant en 1991, suite à l'effondrement de l'Union soviétique.

    0 0
  • 04/13/16--06:43: Chili, 1816
  • Chili, 1816
    Cette carte colorée à la main de 1816 montre la majeure partie du Chili, de sa frontière au nord jusqu'au 44e parallèle sud environ. Ce plan comporte des reliefs indiqués par des hachures. Un cartouche représente Isola de Tierra, l'île la plus à l'est de l'archipel Juan Fernández, visible dans l'océan Pacifique, à la bordure ouest de la carte. Cette dernière contient deux échelles de distance, les milles géographiques espagnols et les miles terrestres britanniques. La couleur jaune permet de souligner les frontières de la vice-royauté de La Plata, unité administrative de l'Empire espagnol établie en 1776 à partir de territoires qui appartenaient auparavant à la vice-royauté du Pérou (comprenant tout ou partie des actuels Argentine, Uruguay, Paraguay et Bolivie). La carte fut incluse dans l'Atlas moderne de Pinkerton, publié à Londres de 1808 à 1815 et dans une édition spéciale américaine en 1818. John Pinkerton (1758-1826), érudit écossais et auteur, écrivit des livres sur l'histoire et la poésie écossaises, sur la numismatique et sur d'autres sujets. De 1808 à 1814, il publia l'ouvrage en 17 volumes intitulé Collection générale des voyages et traversées les meilleurs et les plus intéressants du monde. Une édition en six volumes de la compilation de Pinkerton fut publiée à Philadelphie de 1810 à 1812.La carte fut gravée par Samuel John Neele (1758–1824), issu d'une famille importante de graveurs britanniques travaillant dans des bureaux sur le Strand de Londres.

    0 0

    Docteur Hermann Haack : création d'une carte murale d'école
    Justus Perthes, éminente société de publication cartographique allemande, fut créée en 1785 par Johann Georg Justus Perthes (1749–1816) et dirigée par ses descendants jusqu'au XXe siècle. La société, établie à Gotha, publia les ouvrages de célèbres cartographes comme August Heinrich Petermann (1822−1878). Ce tirage représente trois vues du bâtiment du Geographisches Anstalt (Institut géographique) de Justus Perthes appartenant à la société et dirigé quelque temps par Petermann. Les illustrations figurant au bas de l'estampe décrivent le processus de création et d'impression des cartes de Justus Perthes. Le tirage parut également dans un petit volume publié par la société et intitulé Wie eine Schulwandkarte entsteht: eine Führung durch die lithographischen Werkstätten von Justus Perthes' Geographischer Anstalt (Création d'une carte murale d'école : guide des ateliers de lithographie de l'Institut géographique de Justus Perthes). Il contenait aussi un catalogue de cartes destinées aux écoles et vendues par la société. L'auteur du livre, Docteur Hermann Haack (1872–1966), cartographe allemand réputé, fut un ami de la famille Perthes et travailla de nombreuses années à l'Institut géographique. En 1912, il fonda l'Association allemande de géographes pour les écoles.

    0 0

    Bessarabie, carte ethnographique
    Au printemps 1919, John Kaba, capitaine de l'armée américaine, réalisa en deux mois une étude de l'état politique et économique de la Bessarabie (aujourd'hui la Moldavie) pour le compte de l'American Relief Administration, organisation établie par le Congrès américain pour fournir une assistance humanitaire et combattre la famine généralisée en Europe immédiatement après la Première Guerre mondiale. Kaba publia ses conclusions, le 30 juin 1919, dans un rapport intitulé Analyse politico-économique de la Bessarabie, accompagné de cette carte. Cette dernière utilise des cercles de couleur pour représenter la population et la composition ethnique des villes et des villages de la province. Le graphique à barres en couleur inséré sur la gauche de la carte contient les légendes des cercles et précise la répartition par groupes ethniques des 3 millions d'habitants de la Bessarabie. Les principaux groupes répertoriés par population sont les Roumains (appelés Moldaves en Russie), les Juifs, les Ucrainiens [sic], les Russes, « les Roumains devenus Russes ou Ruthènes », les Allemands (colons), les Tziganes, les Bulgares (colons), les Lipovènes (Russes vieux-croyants), les Cosaques, les Bulgaro-Turcs, les Polonais, les Arméniens et différentes autres nationalités. Le tableau de la partie inférieure gauche de la carte contient des statistiques indiquant la production agricole, les institutions religieuses, la population des villages, des villes et des comtés, les professions des habitants de la province, les budgets gouvernementaux, la presse, ainsi que les écoles et les établissements de santé publique, parmi bien d'autres informations. La carte indique les frontières intérieures entre les voloste et les districts, les monastères, les lignes de chemin de fer, les gares et les ponts. L'échelle est exprimée en kilomètres.

    0 0

    Étude de la province d'Ulster par sir William Petty
    Publiée à Londres en 1689, cette carte de l'Ulster (aujourd'hui en Irlande du Nord) est basée sur la Down Survey (étude rédigée) de l'Irlande réalisée de 1656 à 1658. Comme indiqué dans le sous-titre, la carte représente les comtés et les baronnies de la province, les archevêchés, les villes, les routes et les ponts, ainsi que la répartition des sièges au Parlement. ‎Le relief est représenté par des dessins. Les échelles de distance sont indiquées en lieues irlandaises et en miles anglais. La Down Survey fut le premier recensement cadastral détaillé au monde réalisé à l'échelle nationale. Il s'agissait d'arpenter les territoires qui, suite à la désastreuse Première Révolution anglaise qui se déroula essentiellement sur le sol irlandais, devaient être retirés aux propriétaires terriens irlandais catholiques et remis aux Anglais protestants, pour la plupart militaires, ayant combattu sous les ordres d'Oliver Cromwell (1599–1658). L'étude fut dirigée par sir William Petty (1623–1687), chirurgien général de l'armée anglaise. Fils d'un tisserand pauvre du Hampshire, Petty travailla comme mousse, colporteur, marin et drapier, avant de gravir les échelons pour devenir médecin, professeur d'anatomie à Oxford, professeur de musique à Londres, inventeur, propriétaire terrien et membre du Parlement. Il fut l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Traité sur les impôts et les contributions (1662) ,Enquête politique ou anatomie de l'Irlande (1672) et Cinq essais sur l'arithmétique politique (1687), dans lesquels, en s'appuyant en partie sur les travaux du recensement cadastral, il parvint à des conclusions extrêmement originales à propos du travail, de l'emploi, des salaires, des loyers, du prix des terres et de la monnaie. C'est pour ces idées qu'il fut considéré, par Karl Marx notamment, comme le « père de l'économie politique ». En rassemblant des statistiques détaillées sur les prix, la production et d'autres variables économiques, Petty fut également un pionnier de l'empirisme en économie. L'ensemble des résultats obtenus ayant été « couchés sur le papier » sous la forme de cartes, Petty nomma ce travail Down Survey (étude rédigée).

    0 0

    Royaume d'Irlande, divisé en autant de régions principales que l'Ulster, le Connacht, le Leinster et le Munster
    Cette carte de l'Irlande colorée à la main fut publiée en 1715 par la société du graveur et éditeur de Nuremberg, Johann Baptist Homann (1663–1724). Elle se base sur des ouvrages antérieurs réalisés par Nicolaes Visscher (1649–1702), issu de la seconde des trois générations de Visscher, marchands d'art et éditeurs de cartes à Amsterdam, ainsi que sur des travaux de sir William Petty (1623–1687), économiste politique anglais pionnier qui dirigea le recensement cadastral national d'Irlande effectué sous l'égide d'Oliver Cromwell de 1656 à 1658. La carte est rédigée en latin, mais les noms de lieux y figurent en anglais, de même que les traductions celtiques originales. Elle contient un cartouche de titre décoré, ainsi qu'un cartouche d'échelle. Quatre échelles de distance sont fournies en miles allemands, français, anglais et irlandais. Différentes couleurs permettent de distinguer les quatre provinces historiques d'Irlande : le Connaught, le Leinster, le Munster et l'Ulster. La carte indique les comtés et les baronnies situés dans les provinces, les archevêchés, les villes et villages, les routes principales, ainsi que d'autres caractéristiques géographiques. Dans l'angle inférieur droit, le cartouche décoré contenant les échelles de distance représente des hommes qui se consacrent à deux formes d'activité économique, la pêche et l'agriculture. Le cartouche est couronné des armoiries royales britanniques, composées d'un blason soutenu par un lion et par une licorne, et entouré d'une jarretière portant la maxime anglo-normande honi soit qui mal y pense.

    0 0

    Vue comparative de l'étendue et de la population des possessions coloniales de Grande-Bretagne et d'autres puissances
    La carte présentée ici montre l'étendue de l'Empire britannique et ceux d'autres puissances européennes à l'époque de sa publication en 1829. Des couleurs différentes indiquent les possessions coloniales de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Espagne, du Portugal, des Pays-Bas, du Danemark et de la Suède. Le tableau situé au bas de la carte énumère la totalité des possessions des sept puissances, leur taille en miles carrés, leur population, ainsi que les exportations et les importations effectuées avec leur mère patrie (en livres sterling). Le commerce global de la Grande-Bretagne avec ses colonies, à peu près équilibré, résultait d'un grand déficit avec les Indes occidentales (principalement représentées par l'importation de sucre), ce déficit étant compensé par d'importants excédents avec les autres colonies. Le tableau situé dans l'angle inférieur droit indique la population des colonies britanniques et des principales puissances étrangères. Il fournit également les exportations britanniques réalisées avec celles-ci et le niveau de consommation par habitant. La population des États-Unis s'élève à 12 millions d'habitants et celle de Russie, le plus grand pays d'Europe, atteint 56,5 millions. La carte à elle seule reflète l'étendue de l'expansion impériale européenne en 1829. La ruée vers l'Afrique n'avait pas encore commencé, et les colonies européennes déjà établies n'étaient guère plus que des avant-postes côtiers, excepté le cap de Bonne-Espérance (aujourd'hui en Afrique du Sud). Le territoire de la baie d'Hudson (qui occupait une grande partie du Canada actuel) s'étend jusqu'à plusieurs États du Nord-Ouest Pacifique américain. Cela traduit les revendications britanniques envers ce territoire, qui ne furent abandonnées qu'en 1846, lorsque la frontière entre les États-Unis et le Canada fut définie par traité au niveau du 49e parallèle nord. La carte fut créée par James Wyld (1790–1836), géographe du roi et fondateur d'une société de publication de cartes reprise par son fils, James Wyld le Jeune (1812–1887).

    0 0

    Province de Tierra Firme, royaume de Nouvelle-Grenade et Popayán
    Réalisée en 1631 par Willem Janszoon Blaeu (1571–1638), cette carte représente l'Amérique centrale et la partie nord-ouest de l'Amérique du Sud, dont tout ou partie de la Colombie, de l'Équateur et du Venezuela. Un texte en néerlandais au verso de la carte décrit la géographie des régions représentées, qui englobaient la vice-royauté espagnole de la Nouvelle-Grenade et de la province de Popayán, d'après le nom de la ville coloniale située au pied du volcan Puracé, dans la Cordillère centrale des Andes. La carte montre les fleuves et d'autres caractéristiques géographiques, ainsi que les villes et les missions. ‎Le relief est représenté par des dessins. Les échelles de distance sont indiquées en lieues espagnoles et en miles allemands. Blaeu a inséré une rose des vents colorée à la main à l'emplacement de la mer des Caraïbes (baptisée océan Septentrional, nom de l'océan Atlantique en usage à l'époque), et une autre, légèrement plus grande dans l'océan Pacifique (baptisé océan Austral). Les titres, les échelles, la signature de Blaeu et les autres informations figurant sur la carte sont en latin, mais les noms de lieux sont en espagnol. Blaeu fut un cartographe et éditeur de cartes néerlandais majeur, également fondateur d'une famille de cartographes remarquables, dont ses fils Joan et Cornelis. Né aux Pays-Bas en 1571, Blaeu étudia au Danemark entre 1594 et 1596 auprès de l'astronome Tycho Brahe, où il apprit à fabriquer des globes et des instruments. De retour à Amsterdam, il fonda l'entreprise de cartes familiale. En 1608, il fut nommé hydrographe en chef de la Vereenigde Oost-Indische Compagnie (la Compagnie néerlandaise des Indes orientales), poste qu'il conserva jusqu'à sa mort. L'usage de la rose des vents et l'indication précise des caps, des îles et des hauts-fonds côtiers reflète la spécialisation de Blaeu dans la cartographie marine.

    0 0
  • 04/13/16--06:43: Ma contribution à l'Irlande
  • Ma contribution à l'Irlande
    Margaret Skinnider (1893‒1971 env.) naquit en Écosse de parents irlandais. Elle suivit une formation de professeur et enseigna les mathématiques à Glasgow, en Écosse, puis elle démissionna pour se rendre à Dublin et prendre part à l'insurrection de Pâques d'avril 1916. Ma contribution à l'Irlande, son ouvrage publié aux États-Unis en 1917, décrit ses activités révolutionnaires en 1915 et en 1916. Le récit commence par son premier voyage à Dublin en 1915, lorsqu'elle fit passer en Irlande des détonateurs de bombes destinés aux nationalistes. La suite est une description plus détaillée de son rôle dans l'insurrection de Pâques. Skinnider fut porteuse de munitions, estafette et tireuse embusquée. Après sept semaines de convalescence à l'hôpital pour des blessures par balles subies lors de l'insurrection, elle parvint à échapper à l'arrestation et à retourner vers Glasgow. Au cours d'un bref séjour en Irlande en août 1916, elle fut suivie par un détective et prit la fuite pour les États-Unis, où elle milita pour la cause de l'indépendance irlandaise en 1917-1918. Le livre est illustré et contient, en plus du récit de Skinnider, des fac–similés de documents importants liés aux événements d'avril 1916, notamment la proclamation d'une république irlandaise par le gouvernement provisoire, des timbres émis par la république durant sa courte existence, la dernière proclamation de Padraic Pearse, président de la république, ainsi que le document de la reddition de ce dernier le 29 avril 1916. Le livre se termine par les paroles des chansons entonnées par les volontaires irlandais avant et après l'insurrection de Pâques. Quand Skinnider quitta les États-Unis, elle repartit pour l'Irlande et s'impliqua dans la Cummann na mBan, section féminine de l'armée républicaine irlandaise.

    0 0

    Histoire du mouvement Sinn Fein et de la rébellion irlandaise de 1916
    Le mouvement Sinn Fein (« nous-mêmes » en gaélique) fut créé afin de promouvoir le renouveau culturel et l'indépendance politique de l'Irlande. History of the Sinn Fein Movement and the Irish Rebellion of 1916 (Histoire du mouvement Sinn Fein et de la rébellion irlandaise de 1916) est un récit détaillé du mouvement écrit par Francis P. Jones, ancien membre du mouvement qui avait quitté l'Irlande et émigré aux États-Unis. Le livre porte sur la période allant de la création du Sinn Fein à Dublin en 1905 à l'insurrection de Pâques en avril 1916. Il traite des aspects économiques, culturels, religieux et politiques de l'indépendance irlandaise, ainsi que des méandres de la politique britannique et des débats au Parlement concernant le Home Rule (autonomie interne). Plus de la moitié du livre raconte en détail l'insurrection de Pâques. Le récit repose sur des sources documentaires et sur les comptes-rendus personnels des hommes ayant participé aux combats et fui aux États-Unis. Les derniers chapitres sont consacrés au lendemain de l'insurrection, notamment le jugement et l'exécution de ses responsables. L'épouse de l'auteur, à qui le livre est dédié, rédigea un chapitre sur les « femmes de la nation ». L'introduction est de John W. Goff (1848‒1924), immigrant irlandais devenu avocat et juge renommé à New York. L'annexe, intitulée « Tableau d'honneur de l'Irlande », contient une liste complète des hommes tués au cours des combats d'avril 1916 et de ceux condamnés à la réclusion criminelle, aux travaux forcés ou à la prison. Elle se termine par des précisions concernant le nombre d'hommes déportés et emprisonnés sans procès.

    0 0
  • 04/13/16--06:43: L'insurrection de Dublin
  • L'insurrection de Dublin
    Avec l'insurrection de Pâques en avril 1916, les nationalistes irlandais tentèrent de provoquer une rébellion nationale pour assurer l'indépendance de l'Irlande et se dégager de la férule britannique. Dans les combats qui furent principalement limités à Dublin, 60 insurgés et 130 militaires et policiers trouvèrent la mort, de même que 300 civils pris entre deux feux. Au lendemain de l'insurrection, les Britanniques exécutèrent 15 autres conspirateurs, dont sir Roger Casement, protestant devenu fervent nationaliste irlandais ayant cherché à obtenir des armes pour les insurgés auprès de l'Allemagne, ennemi de la Grande-Bretagne durant la Première Guerre mondiale en cours à l'époque. The Insurrection in Dublin (L'insurrection de Dublin), récit de l'insurrection de Pâques, fut écrit par le poète et romancier James Stephens (1882‒1950), figure dominante du renouveau littéraire irlandais du XXe siècle et partisan de l'indépendance de l'Irlande. Stephens constata personnellement les événements décrits dans le livre, et nombre des victimes étaient ses amis et ses collègues. Le début du livre, récit strictement chronologique, compte sept chapitres successifs dédiés aux événements du lundi 24 avril au dimanche 30 avril. Les cinq chapitres restants traitent de la fin de l'insurrection, des volontaires qui y participèrent, des responsables, du rôle des ouvriers durant l'insurrection et des « questions irlandaises ». Dans ce dernier chapitre, Stephens soutient qu'il existe deux questions irlandaises, à savoir une question internationale concernant l'indépendance du pays et une question nationale liée aux relations entre catholiques et protestants sur l'île. L'insurrection de Pâques devint un point de ralliement pour les nationalistes irlandais et fut à l'origine du traité anglo-irlandais de décembre 1921, bientôt suivi par l'établissement de l'État libre d'Irlande et de la partition de l'île. L'édition de L'insurrection de Dublin présentée ici fut publiée à New York en 1916.

    0 0

    Les résidences et migrations des tribus arabes
    Orientaliste allemand, Heinrich Ferdinand Wüstenfeld (1808–1899) était spécialisé en histoire et en littérature arabes. Il étudia aux universités de Göttingen et de Berlin, puis il enseigna à Göttingen de 1842 à 1890. Die Wohnsitze und Wanderungen der arabischen Stämme (Les résidences et migrations des tribus arabes) est une traduction allemande de Wüstenfeld du préambule de Muʻjam mā istaʻjama min asmā’ al-bilād wa-al-mawāḍiʻ (Le dictionnaire des noms déformés de régions et de lieux), dictionnaire géographique rédigé par le géographe, historien et botaniste andalou musulman Abu Ubayd al-Bakri (1040‒1094). Le préambule identifie les toponymes dans la péninsule arabique. L'emplacement de chaque zone y est décrit de manière approximative et chaque région est associée à ses habitants tribaux traditionnels. Le reste du dictionnaire d'al-Bakri, qui comprend 784 entrées sur des lieux situés en Arabie et dans les régions environnantes, ne figure pas dans cette édition. Le préambule contient une mine d'informations littéraires, historiques, géographiques et généalogiques que Wüstenfeld a également reprises dans son livre Genealogische Tabellen der arabischen Stämme und Familien (Tableaux généalogiques des tribus et des familles arabes). Contrairement à d'autres dictionnaires géographiques, tels que celui d'Yaqut al-Hamawi, Muʻjam al-Buldān (Le dictionnaire des pays), les entrées de l'ouvrage d'al-Bakri sont peu détaillées. Cela est dû au fait que ce dictionnaire a uniquement pour vocation d'authentifier des toponymes en justifiant leur orthographe et leur prononciation. Cela est dû au fait que ce dictionnaire a uniquement pour vocation d'authentifier des toponymes en justifiant leur orthographe et leur prononciation. Al-Bakri est peut-être mieux connu pour son Kitāb al-Masālik wa-al-Mamālik (Le livre des routes et des royaumes), l'une des sources les plus importantes de l'histoire de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara, qui comprend notamment des renseignements cruciaux sur l'empire du Ghana (300‒1200 env.). Le cratère lunaire Al-Bakri doit son nom à ce grand érudit du XIe siècle.

    0 0

    Le sultanat d’Oman : la question de Mascate
    Le Sultanat d’Oman : la question de Mascate est une analyse des traités et autres accords conclus entre la France, la Grande-Bretagne et Oman concernant le commerce dans l'océan Indien du milieu du XIXe siècle jusqu'à la rédaction de l'ouvrage à l'aube de la Première Guerre mondiale. L'étude diplomatique est précédée d'une histoire politique du sultanat et d'un examen relatif à l'influence européenne en Oman à partir du XVIe siècle. L'auteur, le prince Firuz Kajari (1889‒1937), est mieux connu dans l'histoire iranienne sous le nom de Firouz Nosrat-ed-Dowleh III, également décliné dans des variantes de noms et d'orthographes. L'ouvrage est la thèse de doctorat que l'auteur présenta à l'université de Paris. Pour cette étude, Kajari s'appuie sur les écrits d'érudits européens et fait référence à des travaux arabes uniquement lorsqu'une traduction est disponible. Il s'intéresse en particulier à la croissance et au déclin de l'influence française dans l'océan Indien le long de la côte orientale de l'Afrique. Le cœur de sa thèse est une analyse des négociations et des accords successifs, à commencer par le Traité franco-mascatais de 1844, qui établirent un modèle pour la future réglementation de l'esclavage et du commerce, ainsi que le pavillon de la flotte commerciale d'Oman. Les manœuvres diplomatiques françaises se sont déroulées dans le contexte d'une politique britannique visant à maximiser l'influence et les avantages commerciaux de la Grande-Bretagne dans l'océan Indien. En dépit des efforts britanniques, ces années furent marquées par la francisation progressive des boutres d'Oman. Outre sa contribution à l'histoire diplomatique, la thèse de Kajari donne un aperçu du contexte éducatif et la formation intellectuelle d'un futur ministre iranien des Affaires étrangères et homme politique qui occupa ses fonctions à une époque instable dans l'histoire de son pays. Bien qu'il appartenait à la dynastie Qajar déchue (1794‒1925), il devint néanmoins un conseiller de confiance dans le régime successeur de Reza Khan (Reza Chah, 1878‒1944), qui s'empara du pouvoir lors du coup d'État de 1921. Kajari occupa des postes clés sous Reza Chah, mais attira finalement les soupçons du souverain et fut emprisonné, puis assassiné.

    0 0

    Les châteaux d'Arabie du Sud selon l'Iklil d'Hamdānī
    L'orientaliste autrichien David Heinrich Müller (1846-1912) naquit à Buczacz (Buchach, dans l'Ukraine actuelle), qui faisait alors partie de l'Empire autrichien, et étudia à Vienne, à Leipzig et à Strasbourg. Après s'être initialement concentré sur ​​les études bibliques et hébraïques, il se tourna vers la philologie arabe et consacra sa thèse de doctorat au Kitāb al-Farq (Le livre des animaux rares) du philologue, anthologiste et zoologue Abd al-Malik ibn Quraib al-Asmai (740-828 env.). En 1881, Müller devint professeur de philologie sémitique à l'université de Vienne. Il est particulièrement connu pour ses œuvres archéologiques, géographiques, épigraphiques et linguistiques sur l'Arabie du Sud et pour avoir dirigé l'expédition de la Kaiserliche Akademie der Wissenschaften (Académie impériale des sciences) dans la région en 1898‒1899. À travers ses propres travaux et ceux de ses étudiants (parmi lesquels Eduard Glaser, Maximilian Bittner, Rudolf Geyer et Nikolaus Rhodokanakis), Müller a profondément marqué de son empreinte les études sur l'Arabie du Sud. L'ouvrage présenté ici est le texte original en arabe, enrichi de la traduction allemande et des commentaires éditoriaux de Müller, concernant la partie Huit d'al-Iklīl (La couronne), histoire en 10 parties du Yémen préislamique par l'encyclopédiste et géographe yéménite Abu Muhammad al-Hasan ibn Ahmad al-Hamdani (893‒945 env.). Cette partie d'al-Iklīl porte sur les palais, châteaux, tombes et autres monuments anciens d'Arabie du Sud, en particulier ceux datant des Royaumes sabéen et himyarite. Les Sabéens, peuple d'Arabie du Sud durant la période préislamique, fondèrent le royaume de Saba, ou de Shéba comme évoqué dans la Bible. Le Royaume himyarite prospéra de l'an 110 avant J.–C. à l'an 525 après J.–C. Il fut d'abord païen, puis juif pendant plus d'un siècle, avant d'être renversé par l'Éthiopie chrétienne. Connu sous le pseudonyme de Lisān al-yaman (La langue du Yémen) et également d'Ibn al-Ha’ik selon certaines sources arabes, al-Hamdani fut l'auteur de nombreux autres ouvrages, y compris son ifat jazīrat al-ʻArab (Géographie de la péninsule arabique), dont Müller traduisit et publia également une édition. Seules les parties Huit et Dix d'al-Iklīl existent aujourd'hui. Les huit autres parties sont considérées perdues.

    0 0

    Pilote du golfe Persique, comprenant le golfe Persique, le golfe d'Oman et la côte du Makran
    Pilote du golfe Persique, comprenant le golfe Persique, le golfe d'Oman et la côte du Makran est un guide consacré à la navigation dans le golfe Persique et les eaux adjacentes. Il contient des descriptions détaillées et extrêmement précises des caractéristiques du littoral et des eaux côtières de la péninsule d'Arabie, de l'Iran, de l'Irak, du Makran (aujourd'hui au Pakistan et en Iran) et du golfe d'Oman. Ce document fut publié par le Service hydrographique de la marine des États-Unis en 1920 dans le cadre de son programme de création de guides de navigation dans toutes les régions du monde. Il s'inspire en grande partie des informations contenues de la version britannique du Pilote du golfe Persique qui, contrairement à la version américaine, continue d'être actualisée et publiée à ce jour. Destinés aux navigateurs, les pilotes hydrographiques contiennent des instructions décrivant les caractéristiques des voies navigables et des ports. Ils s'accompagnent souvent de tableaux mis à jour, de listes répertoriant les phares, d'informations sur les conditions météorologiques dominantes, de réglementations portuaires, et d'autres renseignements pertinents pour la navigation maritime. Les utilisateurs sont avisés « qu'à l'exception des ports très fréquentés et leurs abords, aucun relevé à ce jour n'est encore suffisamment complet pour affirmer que tous les dangers ont été identifiés ». En effet, seuls neuf ports ou mouillages sont cités comme ports principaux dans la région abordée dans ce volume. L'ouvrage inclut un glossaire de mots persans, arabes et turcs, une carte délimitant l'étendue de la zone couverte, ainsi qu'un index détaillé des noms géographiques. Les notes générales de navigation présentées dans le premier chapitre sont ponctuées de brefs commentaires culturels concernant, par exemple, les Bédouins, qualifiés de dangereux, la piraterie (décrite comme étant dûment contrôlée), et la coutume d'offrir des présents aux chefs locaux, que l'auteur recommande de respecter. En dehors de ces quelques notes, le guide donne peu d'indications sur les conditions à terre.

    0 0

    Le Hedjaz dans la Guerre mondiale
    Le Hedjaz dans la Guerre mondiale est un récit par le général français Édouard Brémond sur le rôle de l'armée française dans la défaite des forces ottomanes face aux alliés britanniques, français et arabes. Brémond y décrit son rôle en tant que chef de la mission politique et militaire française au Hedjaz, dont l'objectif était de vaincre les Ottomans et de placer le chérif de La Mecque, Hussein ibn Ali (1853‒1931 env.), sur le trône du nouveau royaume du Hedjaz. Brémond fut affecté en Arabie en 1916, où il prit la tête d'une force composée de troupes africaines à majorité musulmane. Durant sa mission, il coordonna des opérations militaires avec l'armée et les forces aériennes britanniques, engagea des négociations avec les tribus et mena des opérations de maintien de la paix aux alentours des villes saintes de La Mecque et de Médine. Son récit est écrit à la troisième personne. Son témoignage s'accompagne de chronologies des événements militaires et diplomatiques dans le théâtre d'opérations en Arabie occidentale en 1916 et 1917, ainsi que de transcriptions de correspondances importantes avec ses homologues arabes et britanniques, et avec le ministère français de la Guerre à Paris. Brémond ne fait guère d'efforts pour dissimuler ses relations épineuses avec le ministère ou avec l'armée britannique, qu'il qualifie d'obstructionnistes à maintes reprises lors de la campagne. Selon lui, le commandement français à Paris n'accordait qu'une importance secondaire au théâtre d'opérations en Arabie par rapport à l'évolution de la guerre en Europe. Dans sa description des Britanniques, il oppose son propre traitement des troupes arabes et africaines à l'arrogance anglo-saxonne. Il se réfère en particulier à T.E. Lawrence (Lawrence d'Arabie, 1888-1935), affirmant que le capitaine Lawrence parlait des officiers et soldats musulmans en « termes peu flatteurs ». Il souligne que les soldats africains et musulmans engagés dans la force française avaient même accès au mess des officiers. Brémond tirait une grande fierté de déléguer la planification et l'exécution des opérations civiles et militaires aux officiers africains, dont certains avaient été formés par lui-même au cours de périodes de service antérieures, notamment au Maroc. Le livre apporte une multitude de détails sur les opérations militaires, de sécurité et de développement économique post-conflit, qui incluaient notamment la sécurisation du hadjdj (pèlerinage) en 1917, l'établissement d'une banque centrale, et l'application des restrictions concernant le brassage de la bière et les activités de prostitution à La Mecque. L'ouvrage relate des événements en Arabie et au Levant jusqu'en 1920, même si à cette date Édouard Brémond avait déjà quitté la région. Il contient cinq croquis cartographiques des théâtres d'opérations en Arabie occidentale, indiquant les frontières politiques, les voies de transport et les limites approximatives des territoires tribaux.

older | 1 | .... | 213 | 214 | (Page 215) | 216 | 217 | .... | 309 | newer