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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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  • 05/31/16--06:46: Sur la patience
  • Sur la patience
    Baptiste Spagnoli (Giovanni Baptista Spagnoli Mantuanus, 1448–1516) fut moine carmélite, poète, philosophe et théologien. Il produisit un important corpus diversifié, comprenant des écrits religieux, philosophiques et éthiques, ainsi que plusieurs panégyriques. De patientia (Sur la patience) est un traité recommandant patience et acceptation de la douleur comme moyens de purification et d'élévation spirituelle pour se rapprocher de Dieu. Publié en 1497 à Brescia, en Italie, l'ouvrage est composé de trois livres. Il est dédié à Carolus Antonius Fantucius, patricien de Bologne, donateur au monastère et très malade. Pour les lecteurs de la Renaissance, l'ouvrage rappelait un livre homonyme, De patientia, de l'ancien théologien chrétien Tertullien (160–230 env.). Une note de la main de Constantin Karadja (1889–1950), collectionneur de livres et bibliophile roumain, autrefois propriétaire de cet incunable, indique que le livre contient une des plus anciennes références à la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb jamais publiées.

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  • 05/31/16--06:46: Elegantiolae
  • Elegantiolae
    Agostino Dati (1420–1478) fut philosophe, théologien, historien, linguiste et professeur à Sienne. D'après ses correspondances, nous savons qu'il occupa aussi d'importantes fonctions publiques, aussi bien politiques, administratives que judiciaires. Dati ouvrit une école de rhétorique à Sienne où il donna des conférences illustrant les œuvres des poètes classiques. Il était connu pour son talent oratoire en latin et en langue vernaculaire. Elegantiolae est un manuel de rhétorique. Publié dans une première édition à Cologne en 1470, il fut réimprimé à Ferrare en 1471. Dès ses débuts, cet ouvrage fut très apprécié, et il parut dans plus de 100 éditions et rééditions avant la fin du XVe siècle, dont quelques-unes furent annotées de commentaires. L'édition présentée ici est une publication vénitienne datant de 1491. Sur la première page, un cadre xylographique (gravure sur bois) porte les initiales de l'éditeur : B.I., pour Johannes Baptista. L'incunable est doté d'une reliure verte en carton avec la signature « Lloyd, Wallis and Lloyd » (relieurs de Londres actifs au début du XIXe siècle), un ex-libris sous forme de cachet « A. Lampis. Paris » et un ex-libris sous forme d'étiquette « De la bibliothèque de Ch. Fairfax Murray ». Charles Fairfax Murray (1849–1919) fut historien britannique spécialisé dans l'art, collectionneur et marchand.

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  • 05/31/16--06:46: Guide de la vie humaine
  • Guide de la vie humaine
    Composé en Inde par un sage brahmane, connu en Occident sous le nom de Bidpaï, le Panchatantra (Cinq traités) est une anthologie indienne d'histoires et de fables. Prétendument sur les animaux, les fables contenaient en réalité des aphorismes célébrant l'intelligence, la ruse, les règles de vie sociale et la sagesse princière, et elles visaient à instruire les fils des souverains. Initialement rédigés en sanskrit, les contes sont datés dans certaines sources entre le IIIe et le VIe siècle. D'autres chercheurs estiment qu'ils sont beaucoup plus anciens, du IIIe siècle avant J.-C. Les versions sanskrites ne survécurent pas, mais le Panchatantra parut dans diverses langues à mesure qu'il se propageait vers l'Ouest : en moyen-persan (au VIe siècle), en syriaque, en arabe (en 750, dans une traduction par Ibn al-Muqaffa’, auteur persan très instruit et courtisan influent) et en hébreu (au XIIe siècle). La version hébraïque du XIIe siècle du rabbin Joël, intitulée Kalila wa-Dimna (Kalila et Dimna), constitua le fondement sur lequel Giovanni da Capua (actif au XIIIe siècle) choisit, adapta et publia en latin une anthologie d'histoires et de fables intitulée Directorium humanae vitae alias parabola antiquorum sapientum (Guide de la vie humaine ou autres proverbes des sages anciens). En 1489, Johann Prüss imprima à Strasbourg cette édition de l'anthologie, avec ses magnifiques illustrations sur bois.

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    La consolation de la philosophie
    De Consolatione Philosophiae (La consolation de la philosophie) est un ouvrage philosophique écrit en l'an 524 environ par Boèce, qui naquit dans une éminente famille aristocratique romaine. Il s'agit de l'une des œuvres les plus importantes en Occident. Homme d'État, philosophe, poète et consul, Anicius Manlius Torquatus Severinus Boethius (480‒524 env.) était également conseiller du roi ostrogoth Théodoric, qu'il servit comme magister officiorum (chef de l'administration de la cour et du gouvernement). Après avoir défendu le sénateur Albinus en présence du roi Théodoric durant le procès de Vérone (Albinus fut inculpé de correspondance de trahison avec l'empereur Justinien à Constantinople), Boèce fut aussi accusé de trahison, emprisonné (à Pavie) et exécuté. Boèce écrivit De consolatione philosophiae durant son séjour en prison. Il s'agit de son œuvre la plus connue. Composée de cinq livres, elle prend la forme d'un dialogue entre l'auteur et son visiteur, la philosophie. Cette dernière y est décrite comme une femme respectueuse, avec des yeux pétillants, très perspicace, portant une longue robe sur laquelle les lettres grecques Pi et Thêta (P et T) sont inscrites. Selon Boèce, ces lettres symbolisaient la scission de la philosophie platonicienne entre la pratique et la théorie. L'incunable est rédigé à l'encre noire avec quelques lettres capitales agrandies en rouge. Il comporte une reliure en parchemin, un ex-libris manuscrit indiquant « Ex libris conventus Fratrum minor. de gandino honnestus frater Math. Geschammller anno dni 1530 », un ex-libris faisant office de sceau avec les initiales F.F. et un ex-libris étiquette portant l'inscription « Biblioteca Ion I.C. Brătianu ». Brătianu (1864‒1927) effectua plusieurs mandats de Premier ministre de Roumanie de 1909 à sa mort.

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  • 05/31/16--06:46: Satire
  • Satire
    Arrivé à Rome à un jeune âge, le poète romain Aulus Persius Flaccus (également appelé Perse, 34–62) suivit des cours de grammaire du célèbre professeur Remmius Palaemon, du rhétoricien Verginius Flavus et du philosophe stoïcien Lucius Annaeus Cornutus. Bon élève, il lisait beaucoup et saisit des opportunités du monde littéraire pour se lier d'amitié avec des poètes tels Lucain (Marcus Annaeus Lucanus) et Caesius Bassus. Également auteur de sketchs satiriques, il mourut à 28 ans, avant de pouvoir publier ses œuvres. Seules six satires complètes survécurent et furent publiées par la suite. Dans ces sketchs, Perse critique la superstition, la paresse, l'avarice et certains comportements des gens riches ou lettrés. Il y parle aussi de liberté, des dieux et des qualités des hommes publics. Cette édition de Satyrae (Satire) de Perse, extraite des collections de la Bibliothèque nationale de Roumanie, est marquée comme terminée le 17 janvier 1492, bien qu'elle fut imprimée à Venise en 1493. Elle contient les commentaires de Giovanni Britannico, originaire de Brescia (mort en 1518), et de Bartholomeo della Fonte (1445–1513), poète et humaniste. L'ouvrage présente des annotations du texte latin à l'encre noire, surtout dans la première moitié. Une note de la main de Constantin Karadja, bibliophile et diplomate roumain, inscrite sur la page de garde indique : « Cet incunable est, avec une édition des Héroïdes d'Ovide, le seul ouvrage connu qui soit sorti des presses de Barth. de Ragazonibus. Rare ». On sait peu de choses sur l'imprimeur vénitien Bartholomaeus de Ragazonibus.

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    Matei Millo dans le rôle de Mama Bălaşa
    Károly Szathmári (1812–1887) compte parmi les personnalités artistiques les plus intéressantes et les plus prolifiques de Roumanie au XIXe siècle. Peintre de formation, il excella aussi dans le domaine de la lithographie et devint le plus important photographe roumain de son époque. Il fut le premier Roumain à se voir décerner le titre de « Peintre et photographe de la cour » par le souverain Alexandre Jean Ier Couza, puis par Charles Ier, roi de Roumanie. Szathmári voyagea assidûment en Europe occidentale et dans les vastes territoires de l'Empire ottoman. Il documenta les champs de bataille des armées russe et turque près du Danube au printemps 1854, travail pour lequel il est aujourd'hui reconnu comme le premier photographe de guerre. L'élite de la société roumaine, désireuse d'avoir un portrait photographique à la mode, fréquentait son célèbre studio de Bucarest. Cette photographie de Matei Millo (1814–1896) le montre en costume théâtral pour le rôle de Mama Bălaşa dans la comédie Drumul de fier (La route du fer) de Vasile Alecsandri (1821–1890), homme politique nationaliste, poète et dramaturge. Célèbre acteur, metteur en scène, dramaturge et professeur d'art dramatique, Millo joua un rôle important dans le développement du Théâtre national de Roumanie. Acteur de formation à Paris de 1840 à 1845, il participa activement au mouvement révolutionnaire pour l'unification de la Moldavie et de la Valachie ainsi qu’à la lutte des peuples roumains visant à développer une littérature et une culture nationales dans leur propre langue. Il est l’auteur du livret de la première opérette roumaine, Baba Hârca, dans laquelle il joua un rôle lorsqu'elle fut interprétée pour la première fois au Théâtre national de Jassy le 26 décembre 1848. L'œuvre était le fruit de sa collaboration artistique avec un autre révolutionnaire de 1848, le poète et dramaturge Vasile Alecsandri. Ensemble, ils créèrent des personnages emblématiques qui firent la satire d'une société alors mise à l'épreuve de la modernisation. Károly Szathmári invita Matei Millo à plusieurs reprises pour poser dans les costumes qu'il portait dans ses rôles les plus célèbres.

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    Matei Millo dans le rôle du vieux boyard
    Károly Szathmári (1812–1887) compte parmi les personnalités artistiques les plus intéressantes et les plus prolifiques de Roumanie au XIXe siècle. Peintre de formation, il excella aussi dans le domaine de la lithographie et devint le plus important photographe roumain de son époque. Il fut le premier Roumain à se voir décerner le titre de « Peintre et photographe de la cour » par le souverain Alexandre Jean Ier Couza, puis par Charles Ier, roi de Roumanie. Szathmári voyagea assidûment en Europe occidentale et dans les vastes territoires de l'Empire ottoman. Il documenta les champs de bataille des armées russe et turque près du Danube au printemps 1854, travail pour lequel il est aujourd'hui reconnu comme le premier photographe de guerre. L'élite de la société roumaine, désireuse d'avoir un portrait photographique à la mode, fréquentait son célèbre studio de Bucarest. Cette photographie de Matei Millo (1814–1896) le montre en costume théâtral pour le rôle d'Un Batran Boier (un vieux boyard) dans la pièce Prăpăstiile Bucureştiului (Les gorges de Bucarest), qu'il a lui-même écrite. Célèbre acteur, metteur en scène, dramaturge et professeur d'art dramatique, Millo joua un rôle important dans le développement du Théâtre national de Roumanie. Acteur de formation à Paris de 1840 à 1845, il participa activement au mouvement révolutionnaire pour l'unification de la Moldavie et de la Valachie ainsi qu’à la lutte des peuples roumains visant à développer une littérature et une culture nationales dans leur propre langue. Il est l’auteur du livret de la première opérette roumaine, Baba Hârca, dans laquelle il joua un rôle lorsqu'elle fut interprétée pour la première fois au Théâtre national de Jassy le 26 décembre 1848. L'œuvre était le fruit de sa collaboration artistique avec un autre révolutionnaire de 1848, le poète et dramaturge Vasile Alecsandri. Ensemble, ils créèrent des personnages emblématiques qui firent la satire d'une société alors mise à l'épreuve de la modernisation. Károly Szathmári invita Matei Millo à plusieurs reprises pour poser dans les costumes qu'il portait dans ses rôles les plus célèbres. Célèbre acteur, metteur en scène, dramaturge et professeur d'art dramatique, Millo joua un rôle important dans le développement du Théâtre national de Roumanie. Acteur de formation à Paris de 1840 à 1845, il participa activement au mouvement révolutionnaire pour l'unification de la Moldavie et de la Valachie ainsi qu’à la lutte des peuples roumains visant à développer une littérature et une culture nationales dans leur propre langue. Il est l’auteur du livret de la première opérette roumaine, Baba Hârca, dans laquelle il joua un rôle lorsqu'elle fut interprétée pour la première fois au Théâtre national de Jassy le 26 décembre 1848. L'œuvre était le fruit de sa collaboration artistique avec un autre révolutionnaire de 1848, le poète et dramaturge Vasile Alecsandri. Ensemble, ils créèrent des personnages emblématiques qui firent la satire d'une société alors mise à l'épreuve de la modernisation. Károly Szathmári invita Matei Millo à plusieurs reprises pour poser dans les costumes qu'il portait dans ses rôles les plus célèbres.

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    Matei Millo dans le rôle de Barbu Lăutaru
    Károly Szathmári (1812–1887) compte parmi les personnalités artistiques les plus intéressantes et les plus prolifiques de Roumanie au XIXe siècle. Peintre de formation, il excella aussi dans le domaine de la lithographie et devint le plus important photographe roumain de son époque. Il fut le premier Roumain à se voir décerner le titre de « Peintre et photographe de la cour » par le souverain Alexandre Jean Ier Couza, puis par Charles Ier, roi de Roumanie. Szathmári voyagea assidûment en Europe occidentale et dans les vastes territoires de l'Empire ottoman. Il documenta les champs de bataille des armées russe et turque près du Danube au printemps 1854, travail pour lequel il est aujourd'hui reconnu comme le premier photographe de guerre. L'élite de la société roumaine, désireuse d'avoir un portrait photographique à la mode, fréquentait son célèbre studio de Bucarest. Cette photographie de Matei Millo (1814–1896) le montre en costume théâtral pour le rôle de Barbu Lăutaru dans la pièce éponyme de Vasile Alecsandri (1821–1890), homme politique nationaliste, poète et dramaturge. Célèbre acteur, metteur en scène, dramaturge et professeur d'art dramatique, Millo joua un rôle important dans le développement du Théâtre national de Roumanie. Acteur de formation à Paris de 1840 à 1845, il participa activement au mouvement révolutionnaire pour l'unification de la Moldavie et de la Valachie ainsi qu’à la lutte des peuples roumains visant à développer une littérature et une culture nationales dans leur propre langue. Il est l’auteur du livret de la première opérette roumaine, Baba Hârca, dans laquelle il joua un rôle lorsqu'elle fut interprétée pour la première fois au Théâtre national de Jassy le 26 décembre 1848. L'œuvre était le fruit de sa collaboration artistique avec un autre révolutionnaire de 1848, le poète et dramaturge Vasile Alecsandri. Ensemble, ils créèrent des personnages emblématiques qui firent la satire d'une société alors mise à l'épreuve de la modernisation. Károly Szathmári invita Matei Millo à plusieurs reprises pour poser dans les costumes qu'il portait dans ses rôles les plus célèbres.

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    Matei Millo dans le rôle de Chir Gaitanis Loghiotatos
    Károly Szathmári (1812–1887) compte parmi les personnalités artistiques les plus intéressantes et les plus prolifiques de Roumanie au XIXe siècle. Peintre de formation, il excella aussi dans le domaine de la lithographie et devint le plus important photographe roumain de son époque. Il fut le premier Roumain à se voir décerner le titre de « Peintre et photographe de la cour » par le souverain Alexandre Jean Ier Couza, puis par Charles Ier, roi de Roumanie. Szathmári voyagea assidûment en Europe occidentale et dans les vastes territoires de l'Empire ottoman. Il documenta les champs de bataille des armées russe et turque près du Danube au printemps 1854, travail pour lequel il est aujourd'hui reconnu comme le premier photographe de guerre. L'élite de la société roumaine, désireuse d'avoir un portrait photographique à la mode, fréquentait son célèbre studio de Bucarest. Cette photographie de Matei Millo (1814–1896) le montre en costume théâtral pour le rôle de Chir Gaitanis Loghiotatos dans la pièce Nunta ţărănească (Le mariage du paysan) par Vasile Alecsandri (1821–1890), homme politique nationaliste, poète et dramaturge. Célèbre acteur, metteur en scène, dramaturge et professeur d'art dramatique, Millo joua un rôle important dans le développement du Théâtre national de Roumanie. Acteur de formation à Paris de 1840 à 1845, il participa activement au mouvement révolutionnaire pour l'unification de la Moldavie et de la Valachie ainsi qu’à la lutte des peuples roumains visant à développer une littérature et une culture nationales dans leur propre langue. Il est l’auteur du livret de la première opérette roumaine, Baba Hârca, dans laquelle il joua un rôle lorsqu'elle fut interprétée pour la première fois au Théâtre national de Jassy le 26 décembre 1848. L'œuvre était le fruit de sa collaboration artistique avec un autre révolutionnaire de 1848, le poète et dramaturge Vasile Alecsandri. Ensemble, ils créèrent des personnages emblématiques qui firent la satire d'une société alors mise à l'épreuve de la modernisation. Károly Szathmári invita Matei Millo à plusieurs reprises pour poser dans les costumes qu'il portait dans ses rôles les plus célèbres.

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  • 05/31/16--06:46: Matei Millo
  • Matei Millo
    Károly Szathmári (1812–1887) compte parmi les personnalités artistiques les plus intéressantes et les plus prolifiques de Roumanie au XIXe siècle. Peintre de formation, il excella aussi dans le domaine de la lithographie et devint le plus important photographe roumain de son époque. Il fut le premier Roumain à se voir décerner le titre de « Peintre et photographe de la cour » par le souverain Alexandre Jean Ier Couza, puis par Charles Ier, roi de Roumanie. Szathmári voyagea assidûment en Europe occidentale et dans les vastes territoires de l'Empire ottoman. Il documenta les champs de bataille des armées russe et turque près du Danube au printemps 1854, travail pour lequel il est aujourd'hui reconnu comme le premier photographe de guerre. L'élite de la société roumaine, désireuse d'avoir un portrait photographique à la mode, fréquentait son célèbre studio de Bucarest. La photographie de Matei Millo (1814–1896) présentée ici fut prise en 1864. Célèbre acteur, metteur en scène, dramaturge et professeur d'art dramatique, Millo joua un rôle important dans le développement du Théâtre national de Roumanie. Acteur de formation à Paris de 1840 à 1845, il participa activement au mouvement révolutionnaire pour l'unification de la Moldavie et de la Valachie ainsi qu’à la lutte des peuples roumains visant à développer une littérature et une culture nationales dans leur propre langue. Il est l’auteur du livret de la première opérette roumaine, Baba Hârca, dans laquelle il joua un rôle lorsqu'elle fut interprétée pour la première fois au Théâtre national de Jassy le 26 décembre 1848. L'œuvre était le fruit de sa collaboration artistique avec un autre révolutionnaire de 1848, le poète et dramaturge Vasile Alecsandri. Ensemble, ils créèrent des personnages emblématiques qui firent la satire d'une société alors mise à l'épreuve de la modernisation. Károly Szathmári invita Matei Millo à plusieurs reprises pour poser dans les costumes qu'il portait dans ses rôles les plus célèbres.

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    Le code de lois de Basile le Loup
    Carte românească de învăţătură de la pravilele împărăteşti şi de la alte giudeaţe (Livre roumain d'instructions tirées des lois impériales et autres décisions judiciaires), également appelé Pravila lui Vasile Lupu (Le code de lois de Basile le Loup), est la première codification officielle du droit civil en Moldavie (Roumanie actuelle). C'est également le plus ancien code juridique du pays imprimé en langue roumaine. Il établit les aspects du droit agricole et pénal tout en reconnaissant le droit coutumier local. Basile le Loup (1593‒1661) fut le voïvode (commandant militaire et gouverneur) de la Moldavie de 1634 à 1653. La première partie du code contient une série de lois portant sur la vie rurale. Sa langue et sa traduction s'appuient largement sur un recueil de lois byzantines établies au VIIIe siècle par les empereurs Léon III et Constantin V, avec des éléments tirés du code justinien du VIe siècle. La deuxième partie est liée à la littérature juridique italienne de la fin du Moyen Âge et comprend des chapitres sur les infractions criminelles. Le traducteur du livre est le logothète Eustrate (mort en 1646 ou 1647), historien et érudit en science politique, polyglotte et expert en droit byzantin. Les sources utilisées ne sont pas expressément nommées, mais des chercheurs en ont identifié certaines, notamment Leges colonariae (Lois coloniales) de l'empereur byzantin Justinien II (669‒711), des extraits de l'ouvrage de Johannes Leunclavius, Jus Graeco-Romanum (Droit gréco-romain) publié à Francfort en 1596, et Praxis et theoricae criminalis (Sur la pratique et la théorie pénale), de Prospero Farinacci, publié à Venise et à Francfort entre 1595 et 1610. Pravila lui Vasile Lupuétait inclus dans la « Correction de la loi » de Matthieu Basarab, voïvode de Valachie (Roumanie actuelle) de 1632 à 1654, imprimée à Targoviste en 1652. Depuis le milieu du XVIIe siècle, les terres roumaines n'ont ainsi connu qu'un seul fondement législatif.

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    Législation de Son Altesse, le véritable souverain et le plus pieux de tous les Hongrovalaques, seigneur, seigneur Jean Georges Caradja, voïvode
    Nomothesia tou hypsēlotatou kai eusevestatou authentou kai hēgemonos pasēs Oungrovlachias, kyriou kyriou Iōannou Geōrgiou Karatza voevoda (Législation de Son Altesse, le véritable souverain et le plus pieux de tous les Hongrovalaques, seigneur, seigneur Jean Georges Caradja, voïvode) est un code juridique appliqué au XIXe siècle en Roumanie. Sa rédaction fut commanditée par le Phanariote Jean Georges Caradja (également orthographié Karatzas ou Caragea), prince de Valachie de 1812 à 1816. Les Phanariotes furent des Grecs vivant à Constantinople et exerçant des fonctions importantes dans l'Empire ottoman. Legiuirea Caragea fut écrit par les logothètes (gestionnaires supérieurs) Athanasie Hristopol et Nestor Predescu Craiovescu, associés aux nobles Constantin Balaceanu et Radu Balaceanu. Commencé en 1816, ce code juridique fut publié en 1818, en roumain et en grec. L'édition grecque fut imprimée à Vienne, dans l'imprimerie de Joannes Bartolomeu Tzweck. Son objectif était de créer, par sa promulgation, un code juridique moderne sur les terres roumaines. Il est composé de six parties : les règles de droit civil et commercial (quatre premières parties), le droit pénal (cinquième partie) et le droit procédural (sixième partie), organisées selon les dispositions concernant les personnes, les biens, les liens, les testaments et les procédures. Pour la première fois dans la législation roumaine, l'abus judiciaire était qualifié de crime. Les peines pour les diverses infractions étaient équivalentes à celles des anciennes lois. Les châtiments les plus sévères étaient notamment la mutilation de la main ou du nez, les coups ou la flagellation, l'exposition sur le marché public, la prison et l'exil. La Legiuirea Caragea est restée en vigueur jusqu'au 1er décembre 1865, lorsqu'elle fut remplacée par le code civil.

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    Tondeurs de moutons devant la maison Cremat de Anyós
    Cette photographie du début du XXe siècle montre des tondeurs de moutons andorrans au travail devant une maison du village d'Anyós dans la paroisse de La Massana dans la principauté d'Andorre. L'élevage de moutons pour la laine de haute qualité fut pendant des siècles le pilier de l'économie andorrane, où seuls deux pour cent des terres sont adaptés aux productions agricoles. Les Andorrans élevaient également du bovin et des mulets. Anyós est un des principaux villages de La Massana, l'une des sept paroisses de la principauté, située à l'ouest du territoire, jouxtant les frontières de la France et de l'Espagne. La région est en grande partie rurale et comprend la plus haute montagne d'Andorre, Coma Pedrosa, un pic qui culmine à 2 943 mètres d'altitude. Andorre est une destination de prédilection pour la transhumance estivale de grands troupeaux de moutons et de chèvres d'Espagne et de France.

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    La question d'Andorre : déclarations adressées par le Plus Illustre Conseil général des vallées d'Andorre à son Excellence l'évêque d'Urgel et Très Saint-Père
    Sous le pariatge, ou traité de pariage de 1278, la principauté d'Andorre fut placée sous la suzeraineté conjointe de l'évêque espagnol d'Urgel et du comte français de Foix (dont les droits furent par la suite transférés à l'État français, puis au gouvernement français et enfin au président de la France). La cuestión de Andorra(La question d'Andorre) dans le titre de cet ouvrage fait référence à la lutte pour la souveraineté de la fin du XIXe siècle entre le Consell general (Conseil général des vallées, assemblée élue d'Andorre) et les deux coprinces d'Andorre, à savoir l'évêque Salvador Casañas i Pagés et le gouvernement français. La révolution populaire de 1881, menée entre décembre 1880 et juin 1881, déclencha des affrontements violents entre les deux coprinces et opposa leurs partisans. D'une part, le gouvernement français se montrait plus intéressé par ses droits sur Andorre et acceptait de travailler à l'amélioration de la communication si Andorre appartenait administrativement à la France, d'autre part, l'évêché d'Urgel souhaitait conserver ses droits sur la coprincipauté. La majorité des Andorrans refusaient de devenir sujets de l'un des coprinces, perdant ainsi leur indépendance en tant que nation, et désiraient participer à la vie politique du pays. Ce livre est une transcription des lettres envoyées le 18 octobre 1894, par le Consell General à l'évêque d'Urgel Salvador Casañas i Pagés et au pape Léon XIII. En publiant les lettres, le Consell General cherchait à exposer clairement à l'opinion publique sa position officielle quant à sa confrontation avec l'évêque Salvador Casañas i Pagés.

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    Concession pour la production d'énergie hydroélectrique et la construction de routes dans les vallées d'Andorre
    Ce document, publié en 1930 à Tàrrega, en Catalogne, est l'édition imprimée du contrat signé en 1929 entre le Consell General (Conseil général des vallées), assemblée élue de la principauté d'Andorre, et la société Forces Hidroelèctriques d'Andorra, Societat Anònima (F.H.A.S.A., compagnie d'énergie hydroélectrique d'Andorre). Au début du XXe siècle, de nombreuses entreprises ont manifesté leur intérêt pour l'exploitation des centrales hydroélectriques en Andorre. L'électricité était utilisée dans le pays depuis le XIXe siècle, mais cette ressource restait encore très faible. En 1929, le Consell general accorda une concession pour le développement et l'exploitation du potentiel hydroélectrique de la principauté à Andreu Boussac et Llorenç Gómez, agissant au titre de représentants d'un groupe franco-espagnol constituant le F.H.A.S.A. Malgré la vente de la majorité de l'énergie produite aux pays voisins que sont l'Espagne et la France, Andorre réalisa par la même occasion de nombreuses améliorations pour son propre territoire. La disponibilité accrue de l'électricité et les revenus engendrés entraînèrent la modernisation du pays, caractérisée par des développements tels la construction de routes, une meilleure offre d'énergie à faible coût dans les foyers et les entreprises, l'augmentation de l'embauche de main-d'œuvre (essentiellement des indépendants) et le financement d'un corps policier andorran.

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  • 06/30/16--06:51: La coutume d'Andorre
  • La coutume d'Andorre
    Jean-Auguste Brutails (1859‒1926) fut membre de la Haute Cour d'Andorre à Perpignan (France). À ce titre, il était tenu par le gouvernement français de se consacrer à l'étude approfondie des lois et coutumes d'Andorre. Il s'appuya sur les recherches qu'il a menées et sur son travail de juriste pour rédiger La coutume d'Andorre, compilation de traditions et de droit coutumier, publiée à Paris en 1904. L'ouvrage est composé de deux parties. La première partie est une compilation de documents publics et privés que Brutails recueillit dans le cadre de ses recherches. Ces documents sont essentiellement en français et en catalan. Ils remontent aux XVIIIe et XIXe siècles, mais ils comprennent également le décret de 1305 en latin, établi par le comte de Foix, qui accordait certains privilèges aux Andorrans. L'analyse et la lecture de cette documentation permirent à Brutails de composer la deuxième partie du livre dans laquelle il aborde la géographie, l'économie, la démographie et les aspects sociologiques, historiques et administratifs d'Andorre, ainsi que ses coutumes, ses institutions civiles, y compris son organisation et ses procédures judiciaires.

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    La principauté d'Andorre et sa constitution politique
    Francisco Pallerola y Gabriel fut juriste de La Seu d'Urgell (ou Seo de Urgel), ville des Pyrénées espagnoles où siège l'évêque d'Urgel, un des coprinces d'Andorre. Pallerola y Gabriel occupa le poste de magistrat épiscopal en Andorre pendant plus de 30 ans. Pendant ce temps, il recueillit une grande quantité de renseignements sur la principauté, soulignant l'importance du droit public andorran. El Principado de Andorra y su constitución política (La principauté d'Andorre et sa constitution politique) est une œuvre de Pallerola y Gabriel qui distille ses connaissances sur la principauté. L'ouvrage est composé de trois parties. La première résume l'histoire d'Andorre, dans le but de la contextualiser et de clarifier les parties ultérieures du document pour le lecteur. La deuxième partie aborde les institutions andorranes, en s'appuyant sur des œuvres importantes telles que Manual Digest d'Antoni Fiter i Rossell, publiée en 1748, et Politar Andorrà, d'Antoni Puig, publiée en 1764. La troisième et dernière partie est un résumé de l'histoire du droit privé andorran. Le livre comporte un index et des illustrations de lieux et de personnages importants d'Andorre, ainsi qu'une carte de la principauté.

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    La justice en Andorre. Lecture sur la place publique d'un arrêt de condamnation aux travaux forcés à perpétuité
    Au XIXe siècle, avant la généralisation des photographies dans les journaux et les magazines, la presse française utilisait des gravures sur bois pour illustrer ses publications. Cette technique, dite d'impression au bloc de bois, s'effectue en sculptant une image sur un morceau de bois, généralement du buis, et en appliquant l'encre contre le motif en relief de la pièce pour graver l'image sur une surface. Cette gravure fut publiée à l'origine le 16 mai 1896, dans le magazine parisien L'Illustration. Selon la légende, elle montre une peine d'emprisonnement à vie avec travaux forcés déclarée sur une place de la ville d'Andorre. La gravure s'inspire d'une photographie originale représentant une condamnation à mort annoncée à Manuel Bacó le 28 février 1886. La condamnation fut commuée par la suite aux travaux forcés à vie. La scène se déroule sur la Plaça Guillemó (place Guillemo) à Andorre-la-Vieille, capitale et ville principale de la principauté d'Andorre. Les points forts de l'illustration sont la vivacité des visages des personnes présentes dans l'image, ainsi que la précision du dessin de la façade de la Casa Guillemó. L'auteur de l'illustration est l'écrivain et illustrateur napolitain Gennaro d'Amato (1857‒1947). Ses autres publications furent destinées entre autres à des magazines illustrés respectés tels que L'Illustration et la publication britannique intitulée Illustrated London News.

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  • 06/30/16--06:51: Premier pariage d'Andorre
  • Premier pariage d'Andorre
    Le document présenté ici est appelé Primer pariatge de Andorra (premier pariage d'Andorre) signé par Pere de Urtx, évêque de La Seu d'Urgell (ou Seo de Urgel) et Roger Bernat III, comte de Foix et vicomte de Castellbò, le 8 septembre 1278. Rédigé en latin, le document fut élaboré par Arnau de Valle-Llebrera, notaire de la ville de Lérida, en Catalogne (Espagne). L'accord établit les droits respectifs des deux souverains sur les vallées d'Andorre et résout également d'autres différends. Le premier pariage fut arrêté dans la période de paix qui suivit un accord antérieur conclu à Agramunt, en Catalogne. Le roi Pedro III d'Aragon (ou Pere) joua un rôle décisif en tant que médiateur pour mettre fin à la querelle de longue date entre le comte de Foix et l'évêque d'Urgel. Le plus important de leurs différends concernait notamment l'État féodal d'Andorre. Le document, divisé en 11 articles, dont quatre portent exclusivement sur Andorre, commence par faire allusion aux discussions diverses et variées qui précédèrent l'accord. Parmi les nombreux pariages convenus entre le comte de Foix et les seigneurs ecclésiastiques ou laïques des deux côtés des Pyrénées, le pariage andorran, approuvé par la Couronne et par le pape Nicolas III, est le plus complexe et le seul à avoir survécu jusqu'à nos jours, moyennant quelques modifications apportées à ses clauses originales. La longévité du document résultait, entre autres facteurs, de la situation géographique d'Andorre, c'est-à-dire son emplacement entre les futurs États distincts de France et d'Espagne, et de leur soutien à l'accord au fil du temps. L'acceptation par les Andorrans du système de pariage prévu par les conventions de 1278 et 1288, et leur désir de le conserver, furent aussi primordiaux, constamment manifestés durant le Moyen-Âge et encore évidents de nos jours. Même s'il n'était pas directement impliqué dans la négociation du pariage, le peuple andorran salua néanmoins la conclusion de ce qui était en réalité un traité de paix qui mettait fin à une longue période de lutte armée et de violence, et qui leur donnait la possibilité de devenir un pays neutre et indépendant avec ses propres institutions.

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  • 06/30/16--06:51: Manual Digest
  • Manual Digest
    Manual Digest de las Valls neutras de Andorra (Manual digest des vallées neutres d'Andorre), ou plus simplement appelé Manual Digest, est un recueil manuscrit de l'histoire, du gouvernement, et des coutumes et traditions d'Andorre. L'ouvrage couvre l'histoire d'Andorre depuis le Moyen Âge, notamment le gouvernement, la religion, les privilèges, les coutumes des vallées, les exemptions et les prérogatives. Le travail fut compilé par Antoni Fiter i Rossell (né en 1706), premier magistrat épiscopal d'Andorre, à la demande et pour utilisation par le Consejo General (Conseil général des vallées), assemblée élue de la principauté d'Andorre. Malgré l'importance des écrits de Fiter i Rossell et des documents qu'il rassembla, ainsi que la reconnaissance qui lui est toujours accordée dans les affaires judiciaires et législatives, ce livre ne fut jamais publié dans son intégralité. Cette compilation contient la transcription des documents historiques d'Andorre, en commençant par les documents émis par Charlemagne (742‒814) et son fils Louis le Pieux (778‒840). Elle comprend également l'ensemble des règles morales, regroupées sous le nom de « Principes ». Ces règles sont une extension du droit coutumier catalan, selon un droit canonique et romain inclus dans les Usatges (ou Usages) de Barcelone, code juridique promulgué par Ramon Berenguer Ier (1023‒1076 env.), comte de Barcelone de 1064 à 1068. Les documents sont en catalan et en latin.

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