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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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  • 07/18/16--07:51: Les races d'Afghanistan
  • Les races d'Afghanistan
    Les races d'Afghanistan, écrit vers la fin et peu après la seconde guerre anglo–afghane (1878–1880), fut publié à Londres en 1880. L'auteur, Henry Walter Bellew, chirurgien et médecin militaire dans l'armée indienne, prit part au fil des années à plusieurs missions politiques en Afghanistan et produisit des ouvrages sur des thèmes indiens et afghans. Pour expliquer l'objectif du livre présenté ici, Bellew écrit que, selon lui, les peuples d'Afghanistan allaient devenir les sujets de l'Empire britannique et que « connaître l'histoire, les intérêts et les aspirations d'un peuple, assurait la moitié de la victoire dans leur conversion en sujets loyaux, satisfaits et pacifiques […] ». L'ouvrage débute par une introduction, un chapitre de synthèse sur les Afghans, ainsi que différents chapitres sur l'histoire des Afghans, les relations britanniques avec l'Afghanistan et Sher Ali (émir d'Afghanistan qui régna de 1863 à 1866 et de 1868 à 1879). Ces chapitres liminaires sont suivis de chapitres portant chacun sur des tribus ou groupes ethniques, à savoir les Pathans (aujourd'hui généralement appelés Pachtounes ou Pashtans), les Yusufzais, les Afridis, les Khattaks, les Dadicae, les Ghilzais (également Khiljis ou Ghaljis), les Tadjiks et les Hazaras (ou Hézâreh). Bellew s'interroge sur les origines préislamiques des différents peuples afghans, abordant la tradition selon laquelle les Afghans sont les descendants des Dix tribus perdues d'Israël et faisant référence aux écrits d'Hérodote, dans lesquels les Dadicae sont mentionnés comme l'une des quatre nations indiennes formant une satrapie sur la frontière à l'extrême est de l'Empire perse sous l'empereur Darius Ier. L'ouvrage de Bellew servit de source à des auteurs ultérieurs, notamment à Percy Molesworth Sykes (1867–1945) pour son Histoire de la Perse (1921). Bellew produisit d'autres livres sur l'Afghanistan et les pays voisins, des grammaires et des dictionnaires de plusieurs langues afghanes, ainsi que des études de groupes ethniques spécifiques.

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    Premier feuillet de la Bible allemande de Zainer
    Les décorations présentées ici, figurant sur le premier feuillet de l'édition d'Augsbourg de la Bible allemande imprimée par Günther Zainer (mort en 1478) en 1477, furent réalisées par un enlumineur inconnu de l'atelier de Johann Bämler (1430–1508 env.). Les illustrations sont composées de la lettrine B gravée sur bois, colorée et dorée, avec à l'intérieur une scène représentant un cardinal et Père de l'Église, probablement saint Jérôme (mort en l'an 419 ou 420), en discussion près d'un codex, vraisemblablement la traduction de saint Jérôme de la Bible en latin, la Vulgate. Le texte est celui de la lettre de saint Jérôme adressée à Paulin, évêque de Nole. Il s'agit de la lettre 53, qu'il écrivit en l'an 394 et qui débute en ces termes : « [Notre] Frère Ambroise, avec vos petits présents, m'a remis une épître des plus charmantes… ». Dans sa lettre, saint Jérôme loue Ambroise pour sa dévotion à l'étude des Écritures et sa crainte de Dieu. La scène est constituée d'une vue en perspective depuis l'intérieur d'une pièce, avec un paysage surplombé d'un ciel bleu, visible à travers la fenêtre. Le cadre de la lettrine B forme une bordure dorée décorée d'étoiles et de rosettes. En haut et à gauche, les marges sont ornées de fleurs et de vignes. Bämler fut scribe, calligraphe, enlumineur, imprimeur et libraire. Zainer, peintre et orfèvre, fut sans doute le premier imprimeur d'Augsbourg. La deuxième image est une vue en gros plan de la lettrine B enluminée.

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    Calendrier annuel de 1486 à 1504
    Ce tirage exceptionnel d'une seule page est un fragment rare du calendrier perpétuel en latin de 1486 à 1504 publié à Venise en 1486 par l'imprimeur de Nuremberg Conrad, ou Konrad, Zeninger. La page imprimée, qui inclut des initiales rouges et noires, répertorie les saints et les jours de leur fête. Dans la partie inférieure, un tableau indique les occurrences prévues des diverses phases de la lune durant les différents mois et années. Deux autres bibliothèques, une en Allemagne et l'autre en Autriche, possèdent des fragments de page de cet ouvrage, mais celui présenté ici, appartenant aux collections de la Bibliothèque nationale de Slovaquie, constitue l'exemplaire le mieux préservé du monde. Ce type de calendrier aurait été créé par Bernardino Giolito de' Ferrari, également appelé Bernardino Stagnino, imprimeur du nord de l'Italie, actif à Venise entre 1483 et 1538, qui collabora souvent avec des imprimeurs et des libraires de la région nord des Alpes.

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    Commentaire sur La divine comédie de Dante Alighieri
    Le manuscrit présenté ici est un fragment de deux pages d'un commentaire de la Commedia de l'éminent poète florentin Dante Alighieri (1265‒1321). Le texte, écrit en italien par un scribe inconnu, fut produit en Italie durant la deuxième moitié du XIVe siècle, quelques décennies seulement après la mort du poète. Ce fut également à cette époque que le poète Jean Boccace (1313–1375) donna pour la première fois l'épithète « divine » au poème, que Dante lui–même avait simplement intitulé Comedia. Ce fragment fut conservé à la bibliothèque historique des franciscains à Skalica (à l'ouest de la Slovaquie actuelle). Au milieu du XVe siècle, les franciscains s'établirent dans la ville, où ils bâtirent une église et un monastère qui demeurèrent actifs sans interruption jusqu'en 1950. La grande épopée allégorique de Dante est composée de trois parties : Inferno, Purgatorio et Paradiso. Reposant sur la vision géocentrique du monde du temps de l'auteur, elle offre une synthèse de la quasi–totalité du savoir médiéval, au sein d'une structure artistique irréprochable soutenue par les 100 cantos de l'œuvre. Le poème de Dante, qui fit l'objet de nombreux commentaires et ce, quasiment depuis sa création, demeure un ouvrage influent de la grande littérature résonnant chez les lecteurs contemporains.

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    La consolation de la philosophie. Fragment
    De consolatione philosophiae (La consolation de la philosophie) est un ouvrage philosophique écrit en l'an 524 environ par Boèce, qui naquit dans une éminente famille romaine. Il s'agit de l'une des œuvres les plus importantes et les plus influentes d'Occident. Boèce composa le livre durant une longue période d'emprisonnement, alors qu'il attendait d'être jugé pour trahison, sous le roi ostrogoth Théodoric le Grand. Il fut reconnu coupable et exécuté en l'an 524. Écrit sous forme de dialogue entre Boèce et Dame Philosophie, l'ouvrage fut l'une des principales sources de savoir de la philosophie sous l'Antiquité pour les érudits en Europe au Moyen Âge. Aujourd'hui conservé dans les collections de la Bibliothèque nationale de Slovaquie, ce fragment de manuscrit de De consolatione philosophiae, datant du XIVe siècle, provient du milieu académique français, probablement parisien. Le scribe est inconnu. Il fut transféré à la bibliothèque franciscaine de Bratislava dans des circonstances incertaines. Son contenu est le même que celui de l'incunable provenant de Cologne, imprimé en octobre 1493. Le manuscrit compte de nombreuses annotations, notamment dans les marges et entre les lignes.

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    Dialogues de saint Grégoire le Grand. Fragment
    Ce fragment, contenant une partie des Dialogues traditionnellement attribués à saint Grégoire le Grand (540–604 ; pape Grégoire Ier, 590–604), date du XIe siècle. Il s'agit de l'artefact le plus ancien de la collection de fragments de codex médiévaux conservés dans les archives littéraires de la Bibliothèque nationale de Slovaquie. Bien que son origine et son scribe demeurent inconnus, on sait que le fragment provient d'un manuscrit utilisé et conservé initialement dans le milieu des franciscains de Bratislava. Les Dialogues et les homélies de saint Grégoire furent très populaires en Europe au Moyen Âge. Les actes des saints italiens sont relatés dans les trois premiers livres des Dialogues, dont le second est entièrement consacré à saint Benoît (480–547 env.), auteur de la célèbre Règle de Benoît pour les moines, également fondateur de l'abbaye et du monastère du Mont–Cassin, près de Rome.

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    Gravure sur bois de la Bible en latin de Prüss
    Cette gravure sur bois d'une seule page, dévotionnelle et colorée à la main, fut inspirée par l'un des procédés de composition du graveur et peintre allemand Martin Schongauer (1450‒1491 env.). L'artiste qui l'exécuta demeure inconnu. Le thème est la résurrection du Christ. Le détail est une scène vivante incluant divers grands personnages, dominés par la figure du Christ tenant dans la main gauche un étendard triomphant et une double croix. Devant et à gauche du Christ, près de la tombe, des soldats sont représentés avec leurs armes. Derrière lui, à droite, un ange retire le couvercle de la tombe vide. En arrière–plan, des personnages entrent par la porte du cimetière, menés par les Trois Maries mentionnées dans le chapitre 16 de l'Évangile selon Marc, Marie Salomé, Marie Jacobé et Marie Madeleine, s'approchant du tombeau avec des récipients remplis de myrrhe et de baume. Un paysage symbolique et le soleil levant sont visibles au fond. La gravure fut probablement importée séparément de Nuremberg, en Allemagne, puis collée sur la deuxième de couverture de la copie d'une bible latine incunable, imprimée par Johann Prüss (1447‒1510) à Strasbourg en 1489.

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    Légendes en latin de saints tchèques : Guy, Procope et Venceslas
    Les légendes latines médiévales de grandes figures de l'histoire tchèque constituent une partie importante de l'héritage spirituel et culturel européen. Le culte de saint Guy (mort en l'an 305), martyre et saint chrétien, fut répandu en Europe centrale par le prince přemyslide Venceslas (907–935), saint patron des terres tchèques, chrétien fervent et fondateur de la rotonde du château de Prague. Dès le Xe siècle, peu après son assassinat par son frère Boleslav Ier en l'an 935, Venceslas commença à être vénéré comme un saint. Sa dépouille fut transférée dans la cathédrale Saint–Guy, à l'intérieur du château de Prague, qui devint le centre du culte de saint Venceslas. Sa vie et sa mort firent l'objet de nombreuses légendes, notamment la première légende en vieux–slave du Xe siècle, la légende latine Crescente fide, la légende dite de Gumpold et la légende de Christian. Le manuscrit présenté ici, datant de la première moitié du XVe siècle, contient les légendes des trois saints, Guy, Venceslas et Procope. Également appelé Procopius, Procope fut le premier abbé du monastère de Sázava (980‒1053 env.). Le manuscrit, rédigé à l'encre noire et rouge par un scribe inconnu, est d'origine tchèque.

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    Traité sur les questions du mariage. Fragment
    Ce fragment de parchemin datant du XIIIe siècle fait partie d'un traité en latin sur les questions relatives au mariage en vertu du droit canonique. Bien que son origine et son scribe soient inconnus, le fragment provient sans doute d'un milieu universitaire. Il fut préservé dans la reliure d'un ouvrage ou dans un codex appartenant à la bibliothèque historique des franciscains de Skalica (à l'ouest de la Slovaquie actuelle). Deux pages, composées de deux colonnes de texte, ont survécu dans leur intégralité, ainsi que deux autres partiellement. Au milieu du XVe siècle, les franciscains s'établirent à Skalica, où ils bâtirent une église et un monastère qui demeurèrent actifs sans interruption jusqu'en 1950. Ce fragment est aujourd'hui conservé dans les collections de la Bibliothèque nationale de Slovaquie.

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    La légende dorée et un récit de saint Procope
    Ce manuscrit de la fin du XVe siècle contient une version tchèque de la Legenda aurea (La légende dorée) de Jacques de Voragine (1229–1298 env.), ainsi qu'un récit de saint Procope, ou Procopius (980–1053 env.), saint patron de Bohême. Son contenu est le même que celui d'un autre ouvrage conservé au Musée national de Prague (sign. III. D. 44). Au XIXe siècle, ce codex appartint à la Société des musées de Slovaquie. Le scribe qui créa le manuscrit, Simon de Ducky, nota son nom et la date à laquelle il termina l'ouvrage, 1495. Legenda aurea est un recueil des vies légendaires de saints. De Voragine, prêtre, puis archevêque de Gênes, connu pour sa piété et ses prédications à travers la Lombardie, intitula initialement son œuvre Legenda sanctorum. Celle–ci ne tarda pas à être appelée La légende dorée par les lecteurs, pour qui elle valait son pesant d'or. Procope, reclus et prêtre tchèque, vécut dans une grotte dominant la rivière Sázava. Il devint par la suite le premier abbé du monastère de Sázava, qui fut établi par le duc de Bohême en l'an 1032 et qui utilisa la liturgie slavonne. Procope fut canonisé en 1804.

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    Fragment glagolitique de saint Antoine
    Le Fragment glagolitique de saint Antoine est le nom d'un parchemin de deux feuillets, probablement d'origine croate, c'est–à–dire du territoire des Slaves du Sud, où les étudiants de saint Méthode (815‒885) trouvèrent refuge après la chute de la Grande–Moravie. Produit par un scribe inconnu au XVe siècle, le fragment comporte un texte écrit en deux colonnes à l'encre noire et rouge en caractères glagolitiques angulaires. Il fit sans doute partie d'un livre liturgique, peut–être un bréviaire glagolitique. Au XVIIe siècle, ce parchemin de chèvre servit de reliure. C'est sous cette forme que le Dr Vševlad Jozef Gajdoš, historien de la culture du livre et bibliographe, le découvrit au milieu du XXe siècle dans le monastère franciscain de Saint–Anton (aujourd'hui Báč, dans le sud–ouest de la Slovaquie). La Grande–Moravie fut un royaume slave établi au IXe siècle dans les territoires correspondant aujourd'hui à la Slovaquie, à la République tchèque, à une partie du sud de la Pologne et à la région occidentale de la Hongrie. Rostislav (également Rastislav), qui régna de l'an 846 à 870, invita les missionnaires byzantins Cyrille et Méthode au royaume afin d'y propager le christianisme. Les frères introduisirent la liturgie slavonne, basée sur leurs propres traductions du grec, ainsi que les caractères glagolitiques pour l'écriture des langues slaves. La Grande–Moravie, affaiblie et désunie à la fin du siècle, après la mort du successeur de Rostislav, son neveu Svatopluk (qui régna de 870 à 894), fut finalement détruite par une attaque des Magyars en l'an 906 environ.

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    Akbar et les jésuites, histoire des missions jésuites à la cour d'Akbar
    Akbar et les jésuites, histoire des missions jésuites à la cour d'Akbar est une traduction partielle d'une œuvre écrite et compilée par le père Pierre Du Jarric, prêtre jésuite, et publiée en France entre 1608 et 1614. L'œuvre majeure de Du Jarric est intitulée Histoire des choses plus memorables advenves tant ez Index Orientales, que autres païs de la descouverte des Portugais, en l'establissement et progrez de la foy Chrestienne at Catholique: et principalement de ce que les Religieux de la Compagnie de Iésus y ont faict, & endure pour la mesme fin;depuis qu'ils y sont entrez iusqu'à l'an 1600. Du Jarric lui-même n'était ni voyageur, ni missionnaire. Son œuvre est compilée à partir d'autres sources, notamment des livres, des lettres et des rapports en portugais, en espagnol, en latin et en français. L'Histoire de Du Jarric comprend trois parties (volumes), chacune constituée de deux livres. Elle porte sur les missions jésuites en Inde et en Asie du Sud-Est, en Afrique, au Brésil et dans l'Empire moghol. La traduction présentée ici est extraite des originaux du quatrième livre de la deuxième partie et du cinquième livre de la troisième partie, qui concernent l'Empire moghol, et plus spécifiquement les événements survenus du vivant de l'empereur Akbar, dont les trois missions jésuites auprès de sa cour, qui eurent lieu avant 1600. Jalaluddin Muhammad Akbar (1542–1605), aussi connu sous le nom d'Akbar le Grand, fut un empereur moghol qui régna sur l'Inde de 1556 à 1605. Né et élevé selon une doctrine musulmane sunnite orthodoxe, Akbar pratiqua néanmoins la tolérance religieuse, contrôla la puissance du clergé musulman sur les sujets politiques et juridiques, et pratiqua le dialogue religieux avec différents musulmans, en particulier les érudits chiites et les derviches soufis, et finalement avec les hindous, les jaïns, les parsis et les chrétiens. Du Jarric relate différentes conversations entre Akbar et les pères jésuites, et leurs espoirs, finalement déçus, de le voir devenir chrétien. L'ouvrage contient des notes détaillées relatives aux chapitres et est illustré de peintures en noir et blanc, provenant du British Museum et du Victoria and Albert Museum à Londres. Le livre formait une partie de l'ouvrage The Broadway Travellers, ensemble de récits classiques de voyage, publié par George Routledge & Sons, à Londres, entre 1926 et 1937. Cette édition américaine fut publiée à New York par Harper & Brothers.

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    Histoire de la guerre en Afghanistan
    En 1851, sir John William Kaye (1814–1876) publia Histoire de la guerre en Afghanistan en deux volumes. Le livre présenté ici est l'édition « révisée et corrigée » de cet ouvrage, publiée en trois volumes en 1857‒1858. Comme l'explique l'auteur dans la préface, la deuxième édition s'inspire largement de la première, mais elle est corrigée et mieux organisée, suite à de nouvelles recherches et à des informations données par les lecteurs de la version initiale. Kaye souligne également que la présentation du même document en trois volumes au lieu de deux constitue, de son point de vue, une amélioration majeure : « Je doute qu'il existe dans l'histoire un enchaînement d'événements se succédant plus naturellement [que la première guerre anglo-afghane] en trois phases distinctes, conférant à l'ouvrage la forme d'une unité épique rythmée par un début, un milieu et une fin ». Officier dans l'armée de la Compagnie anglaise des Indes orientales, Kaye démissionna en 1841 pour se consacrer entièrement à l'écriture d'ouvrages d'histoire militaire. Ses autres œuvres comportent un roman, qui se déroule en temps de guerre, Longues missions : récit sur la rébellion afghane (1846), et plusieurs autres ouvrages historiques majeurs, notamment Vie et correspondance du major-général de division sir John Malcolm (1856), ainsi que son œuvre maîtresse en trois volumes, Histoire de la révolte des Cipayes en Inde de 1857–1858 (1864–1876).

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  • 07/27/16--11:32: Histoire des Afghans
  • Histoire des Afghans
    Militaire français, Joseph Philippe Ferrier (1811‒1886) fut instructeur dans l'armée de Perse (l'Iran actuel) de 1839 à 1842, puis de nouveau de 1846 à 1850. Il fut envoyé en mission diplomatique en Europe par le souverain kadjar Muhammad Shah (1808-1848, règne : 1834‒1848), mais tomba en disgrâce et fut obligé de quitter la Perse. Il fut de nouveau affecté en Perse en 1846, après avoir entrepris un dangereux périple terrestre au travers de l'Afghanistan et de la Perse de 1844 à 1846. Tout en travaillant pour l'armée persane, Ferrier rendait compte au gouvernement français et cherchait à promouvoir les intérêts français dans la rivalité avec la Grande-Bretagne et la Russie pour influer sur le pays. Ferrier écrivit deux ouvrages majeurs fondés sur des recherches historiques et sur ses propres observations. L'ouvrage Caravan Journeys and Wanderings in Persia, Afghanistan, Turkistan and Beloochistan fut publié à Londres en 1857. Il fallut attendre 1870 pour que paraisse l'édition française, Voyages et aventures en Perse, dans l'Afghanistan, le Béloutchistan et le Turkestan. Publié à Londres en 1858, le livre présenté ici, Histoire des Afghans, est une traduction anglaise des manuscrits de Ferrier, effectuée par le capitaine William Jesse, officier britannique. Aucune édition française de l'ouvrage n'a été publiée. Le livre porte sur une histoire des Afghans depuis l'Antiquité jusqu'à 1850. Ferrier décrit en détail l'avènement de la puissance britannique en Asie du Sud, ce qu'il regrette en tant que Français. Dans la partie finale de l'ouvrage, il note que la possession de Peshawar au nord et de Shikarpur au sud a assuré aux Britanniques le contrôle du fleuve Indus, et conclut ainsi : « Ces villes constituent des têtes de pont qui commandent le passage du fleuve et confèrent au gouvernement anglo-indien la capacité d'exercer une influence maximale sur la politique des dirigeants de Kandahar et de Kaboul — puisse l'Europe ne jamais regretter d'avoir permis ces conquêtes qui vont donner à la Grande-Bretagne et à la Russie un pouvoir absolu sur cette planète. » Le livre contient une carte dépliante détaillée.

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    Projets russes contre l'Inde, du tsar Pierre au général Skobelev
    Auteur et journaliste britannique, Henry Sutherland Edwards (1828–1906) travailla tout au long de sa longue carrière sur des genres très variés, en créant des œuvres dramatiques et des fictions, mais en pratiquant aussi le pur journalisme. En 1856, il partit en Russie comme correspondant de l'Illustrated Times pour couvrir le couronnement du tsar Alexandre II. Il resta à Moscou pour étudier la langue et se maria avec la fille d'un ingénieur écossais qui s'était établi en Russie. Sutherland développa tout au long de sa vie un intérêt pour tout ce qui concernait la Russie, et écrivit de nombreux essais, articles et ouvrages sur des thèmes associés à ce pays. L'ouvrage Projets russes contre l'Inde, du tsar Pierre au général Skobelev porte sur l'histoire de l'intérêt des Russes pour l'Asie centrale et leur expansion dans cette région, entre l'époque de Pierre le Grand (1672–1725) et la fin du XIXe siècle. En résonance avec une opinion largement partagée en Grande-Bretagne à cette époque, Sutherland exprime ainsi son point de vue dans la préface : « Les expéditions russes en Asie centrale (soutenues à certains moments cruciaux par des conspirateurs en Perse et en Afghanistan) ont toujours été entreprises, non pour renforcer les frontières – la frontière russe bordant l'Asie centrale n'ayant jamais été menacée – , ni pour des raisons commerciales – les activités d'exportation et d'importation entre la Russie et les khanats étant de valeur négligeable, et sans proportion avec le coût de l'occupation et de l'administration des possessions russes en Asie centrale, –  mais tout simplement pour placer la Russie dans une position lui permettant de menacer l'Inde, et, au moment propice, de l'attaquer ». Parmi les expéditions russes couvertes en détail par Sutherland figurent l'expédition du général Vassili Alexeïevitch Perovski en 1839 à Khiva, la mission du colonel Nikolaï Pavlovitch Ignatiev en 1858 à Khiva et à Boukhara, et l'expédition du général Constantin Petrovitch von Kaufmann à Khiva en 1872‒1873. Le chapitre final, « Projets d'invasion de l'Inde », contient plusieurs plans différents, privilégiés par les auteurs militaires russes au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, concernant la progression des Russes vers l'Inde à travers l'Afghanistan. L'ouvrage contient une carte dépliante en couleur de la frontière russo-afghane.

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    Journal des désastres survenus en Afghanistan, 1841–1842
    Lady Florentia Wynch Sale (1790–1853) fut l'épouse de sir Robert Henry Sale (1782–1845), officier de l'armée britannique qui servit en Inde et en Birmanie, et participa à l'invasion funeste de l'Afghanistan, qui déclencha la première guerre anglo-afghane (1839–1842). L'objectif de l'invasion était de renverser l'émir d'Afghanistan, Dost Muhammad Khan, et de le remplacer par Shah Shujaʻ, ancien souverain, jugé plus favorable aux Britanniques. Les forces anglo-indiennes entrées dans le pays dominèrent rapidement la résistance et occupèrent Kaboul et d'autres cités importantes. Persuadé à tort que les Afghans avaient été pacifiés, Sale, comme d'autres officiers et administrateurs civils britanniques, demanda à son épouse de le rejoindre, d'abord à Jalalabad, puis à Kaboul. Suite à un violent soulèvement survenu le 2 novembre 1841, les gouvernements britannique et afghan signèrent un traité en vertu duquel les forces anglo-indiennes d'occupation acceptaient d'évacuer le pays et bénéficiaient d'une garantie de non-agression lors de leur retour en Inde britannique. Le nouvel émir, Akbar Khan (1816–1845, règne : 1842–1845), fils de Dost Muhammad, ne respecta pas les conditions du traité, et prit en otage, en janvier 1842, Lady Sale et sa fille, Alexandrina, ainsi que des officiers et des soldats britanniques, et d'autres femmes et enfants. 63 otages furent détenus au total, dont plusieurs moururent en captivité. Les prisonniers furent finalement libérés suite à neuf mois de détention, après avoir proposé de verser une rançon importante à leurs geôliers afghans. Blessée d'une balle au poignet lors du combat initial, Lady Sale s'efforça de tenir son journal intime, commencé à Kaboul en septembre 1841, en y notant fréquemment ses témoignages jusqu'à sa libération en septembre de l'année suivante. Avec l'ouvrage Les opérations militaires à Kaboul, qui conduisirent à la retraite et à la destruction de l'armée britannique, janvier 1842 du lieutenant Vincent Eyre, le Journal des désastres survenus en Afghanistan, 1841–1842 de Lady Sale est l'un des deux témoignages directs du calvaire vécu par les otages britanniques. L'ouvrage fut publié à Calcutta en 1843. L'auteure relate les épreuves subies par les prisonniers, les rencontres avec des Afghans à la fois amicaux et hostiles, les combats dont elle a été le témoin et les négociations relatives à la libération des prisonniers. L'ouvrage contient un glossaire de « mots en persan, en hindi et dans d'autres langues orientales », utilisés dans le texte, ainsi qu'un plan dépliant des cantonnements installés autour de Kaboul. L'annexe contient le texte du traité entre les autorités britanniques et afghanes, conclu le 11 décembre 1841, relatif à l'évacuation et aux garanties de non-agression. Suite à la publication de son journal, Lady Sale fut largement célébrée comme une héroïne en Grande–Bretagne.

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    Récit personnel des campagnes d'Afghanistan, du Sind, du Baloutchistan, etc., détaillé dans une série de lettres du défunt colonel William H. Dennie
    Officier de l'armée britannique, William Henry Dennie (1789–1842) prit part à la première guerre anglo-afghane de 1839 à 1842. Durant l'occupation anglo-indienne de Kaboul en 1840, il fut envoyé, avec de modestes forces militaires, contre l'armée de Dost Muhammad Khan (1793–1863), ancien émir afghan renversé par les Britanniques, et le vainquit lors d'un engagement à Bâmiyân, le 18 septembre. Dennie prit plus tard le commandement en remplacement de sir Robert Sale (1782‒1845), blessé lors d'une action contre des insurgés afghans en octobre 1841. Dennie fut lui-même blessé lors d'un engagement le 7 avril 1842 et mourut peu après. L'ouvrage Récit personnel des campagnes d'Afghanistan, du Sind, du Baloutchistan, etc., détaillé dans une série de lettres du défunt colonel William H. Dennie contient des lettres écrites par Dennie entre le 11 novembre 1838 et le 5 décembre 1841, et publiées après sa mort. Dennie était un combattant, célèbre pour son courage et ses compétences militaires. Ses lettres ont pour intérêt principal de témoigner directement des batailles où il commanda des troupes britanniques et indiennes. Les annexes contiennent les textes des dépêches officielles de Dennie et de sa correspondance avec le gouvernement de l'Inde, notamment concernant la victoire sur Dost Muhammad. Publié par William Steele, parent de Dennie, l'ouvrage comporte une préface et une introduction qui retrace l'histoire des Afghans depuis l'époque biblique jusqu'au début du XIXe siècle. Il contient une carte dépliante indiquant les itinéraires de progression des unités commandées par Dennie, colorés à la main.

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    Les opérations militaires à Kaboul
    L'ouvrage Les opérations militaires à Kaboul contient principalement le journal tenu par le lieutenant Vincent Eyre (1811–1881), avant et pendant la période où il fut détenu lors de la première guerre anglo-afghane (1839–1842). Nommé intendant du matériel de la Force de campagne de Kaboul qui entra en Afghanistan à l'automne 1839, Eyre arriva en avril 1840 à Kaboul, muni de grandes quantités de fournitures militaires. Eyre commença à rédiger son journal le 2 novembre 1841, premier jour du soulèvement des Afghans contre la force anglo-indienne au cours duquel sir Alexander Burnes fut tué. Les occupants furent assiégés dans leur cantonnement, et le 13 novembre, Eyre fut gravement blessé. En vertu d'un traité conclu avec le gouvernement afghan, au début de l'année 1842, la force anglo-indienne bénéficia d'une garantie de non-agression lors de l'évacuation du pays. Accompagné de son épouse et de son enfant, Eyre se joignit à la colonne en marche vers l'est. Toutefois, il fut pris en otage, avec d'autres soldats et civils britanniques, par l'émir Akbar Khan (1816–1845, règne : 1842–1845). Les otages britanniques passèrent près de neuf mois en captivité, soumis à de nombreuses privations, au froid rigoureux et aux effets d'un tremblement de terre et de ses répliques. En août 1842, les prisonniers se mirent en marche vers le nord en direction de Bâmiyân, dans l'Hindou Kouch, sous la menace d'être vendus comme esclaves aux Ouzbeks. Ils furent finalement libérés le 20 septembre, lorsque l'un des prisonniers, le commandant Pottinger, réussit à soudoyer le chef afghan de leur escorte. Avant sa libération, Eyre avait réussi à adresser clandestinement le manuscrit de son journal en plusieurs parties à l'un de ses amis en Inde. Celui-ci l'envoya ensuite en Angleterre, où il fut publié, l'année suivante, avec l'aide de parents d'Eyre. L'ouvrage contient un chapitre d'introduction, une carte dépliante du cantonnement de Kaboul et de la région environnante, dessinée par Eyre, un glossaire de termes afghans, une liste des personnes détenues et libérées en septembre 1842, et une liste des officiers militaires et des administrateurs civils tués lors du soulèvement de novembre 1841. Artiste talentueux, Eyre réalisa également la plupart des dessins contenus dans l'ouvrage Croquis de prison, recueil de portraits de certains des hommes et des femmes avec lesquels il avait été emprisonné, également publié à Londres, en 1843.

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    Croquis de prison, comprenant des portraits des prisonniers de Kaboul et d'autres sujets
    L'ouvrage Croquis de prison, comprenant des portraits des prisonniers de Kaboul et d'autres sujets contient un ensemble de lithographies tirées de dessins, principalement réalisés par le lieutenant Vincent Eyre (1811–1881), dans la période où il fut détenu lors de la première guerre anglo-afghane (1839–1842). Nommé intendant du matériel de la Force de campagne de Kaboul qui entra en Afghanistan à l'automne 1839, Eyre arriva en avril 1840 à Kaboul, muni de grandes quantités de fournitures militaires. Un soulèvement des Afghans contre la force anglo-indienne éclata le 2 novembre 1841. Les occupants furent assiégés dans leur cantonnement, et le 13 novembre, Eyre fut gravement blessé. En vertu d'un traité conclu avec le gouvernement afghan, au début de l'année 1842, la force anglo-indienne bénéficia d'une garantie de non-agression lors de l'évacuation du pays. Accompagné de son épouse et de son enfant, Eyre se joignit à la colonne en marche vers l'est. Toutefois, il fut pris en otage, avec d'autres soldats et civils britanniques, par l'émir Akbar Khan (1816–1845, règne : 1842–1845). Les otages britanniques passèrent près de neuf mois en captivité, soumis à de nombreuses privations, au froid rigoureux et aux effets d'un tremblement de terre et de ses répliques. En août 1842, les prisonniers se mirent en marche vers le nord en direction de Bâmiyân, dans l'Hindou Kouch, sous la menace d'être vendus comme esclaves aux Ouzbeks. Ils furent finalement libérés le 20 septembre, lorsque l'un des prisonniers, le commandant Pottinger, réussit à soudoyer le chef afghan de leur escorte. Avant sa libération, Eyre avait réussi à adresser clandestinement le manuscrit de son journal en plusieurs parties à l'un de ses amis en Inde. Celui-ci l'envoya ensuite en Angleterre, où il fut publié, l'année suivante, avec l'aide de parents d'Eyre, sous le titre Les opérations militaires à Kaboul, qui conduisirent à la retraite et à la destruction de l'armée britannique, janvier 1842. Les croquis de ses codétenus et de différentes scènes de sa captivité réalisés par Eyre furent aussi secrètement expédiés hors d'Afghanistan et envoyés en Angleterre. Suite au succès de l'ouvrage Les opérations militaires à Kaboul, Lowes Dickinson, papetier et éditeur de lithographies installé sur Bond Street réalisa des lithographies à partir des croquis pour les publier séparément. Dickinson compléta les dessins d'Eyre par ceux d'autres artistes, avec pour intention d'obtenir un ensemble complet de croquis, « dont l'intérêt ne peut pas échapper à ceux qui ont eu connaissance des désastres de Kaboul ». Les lithographies devaient être jointes à l'ouvrage Les opérations militaires à Kaboul d'Eyre, ou à un autre livre d'une codétenue, Journal des désastres survenus en Afghanistan, 1841–1842 (1843), œuvre de Lady Florentia Wynch Sale. Cette collection reliée de la Bibliothèque du Congrès contient 30 des 32 lithographies produites par Dickinson.

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  • 07/27/16--11:32: La conservation de Kandahar
  • La conservation de Kandahar
    Publiée à Londres en 1881, le pamphlet La conservation de Kandahar est caractéristique de ceux publiés en Grande-Bretagne au moment où le Parlement britannique et le public débattaient de la politique vis-à-vis de l'Afghanistan, en raison de la seconde guerre anglo-afghane (1878–1880). La guerre éclata en novembre 1878 suite à l'envoi par les Britanniques d'une force anglo-indienne en Afghanistan avec pour objectif de remplacer l'émir afghan, Shir Ali Khan, considéré comme prorusse, par un souverain plus favorable aux Britanniques. Après une succession de batailles remportées aussi bien par les forces britanniques qu'afghanes, la guerre se termina finalement en septembre 1880 par une victoire décisive des Britanniques lors de la bataille de Kandahar. William Ewart Gladstone, qui devint Premier ministre pour la deuxième fois en avril 1880, prit ses fonctions en s'engageant résolument dans une politique de retrait complet d'Afghanistan. Cette politique suscita l'opposition de nombreux hauts fonctionnaires, actifs ou non, en Grande-Bretagne et en Inde britannique, avec pour argument que les troupes indiennes britanniques devaient occuper de manière permanente Kandahar pour contrôler toute expansion russe éventuelle vers l'Inde. Écrite par un major-général retraité, qui servit comme surintendant politique et commandant à la frontière avec le Sind et au Baloutchistan, cette diatribe soutient le maintien. Le pamphlet présente les arguments militaires, politiques et financiers justifiant le maintien de la présence militaire britannique en Afghanistan et conteste les « arguments d'abandon du gouvernement ». Exagérant considérablement la menace exercée par la Russie en Afghanistan, le texte se conclut par un avertissement indiquant que « l'Afghanistan doit à terme être soumis à l'influence de la Russie ou de l'Angleterre. Nous avons à décider maintenant de ce que sera ce choix ». Cet argument ne fut pas convaincant, et au final, les gouvernements britannique et indien tinrent la promesse de Gladstone d'effectuer un retrait complet. Les dernières troupes indiennes britanniques quittèrent l'Afghanistan au printemps 1881. Le nouveau souverain afghan, Abdur Rahman Khân, concéda la supervision de ses relations avec l'étranger aux Britanniques. En retour, les Britanniques lui promirent une aide financière et leur soutien pour résister à une agression injustifiée d'une puissance extérieure. L'Afghanistan put ainsi préserver son indépendance et éviter toute occupation étrangère.

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