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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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    Grammaire et vocabulaire du pachto du Waziristan
    Grammaire et vocabulaire du pachto du Waziristan est un manuel destiné aux officiers britanniques connaissant le pachto de Peshawar et souhaitant apprendre le pachto parlé dans le district de Bannu et au Waziristan (aujourd'hui au Pakistan). L'auteur, officier politique de l'armée indienne britannique, souligne la grande différence dans la façon de parler la langue entre les deux endroits, avançant l'hypothèse que la distinction « est très semblable à celle entre le scots vernaculaire et l'anglais cockney, et [que], comme elle, elle s'applique à la grammaire, à l'idiome et au vocabulaire ». Après un résumé succinct de la grammaire waziri, l'ensemble de l'ouvrage est consacré à un vocabulaire répertoriant les mots waziri translittérés dans l'ordre alphabétique, accompagnés de leur équivalent anglais. Le livre vise strictement à apprendre à parler et à comprendre la langue, car l'alphabet pachto n'est pas utilisé et la langue écrite n'est pas du tout abordée. Deux annexes incluent des exemples d'un texte anglais traduit en pachto waziri et d'un texte pachto waziri traduit en anglais. Une troisième annexe, intitulée « Quelques–unes des caractéristiques majeures des Waziri », porte sur ce que l'auteur considère les qualités du peuple du Waziristan, découlant selon lui de la nature accidentée et impraticable du territoire dans lequel ils vivent. Cet essai traite notamment de la pratique religieuse islamique et du rôle des femmes dans la société waziri. Le pachto waziri est aujourd'hui parlé au Waziristan, à Bannu, au Pakistan et dans certaines régions voisines de l'Afghanistan. Le livre fut publié à Calcutta (ou Kolkata), en Inde, par le gouvernement de l'Inde.

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    Les causes de la guerre afghane
    Les causes de la guerre afghane est un recueil de documents rassemblés par le Comité afghan du Parlement britannique afin d'analyser les événements ayant conduit à la seconde guerre anglo–afghane, qui commença au mois de novembre 1878 et dura jusqu'en septembre 1880. Le comité était composé de membres du Parlement, tous partis confondus, qui critiquèrent le secret dans lequel le gouvernement britannique avait initié le conflit et ses motifs. La préface indique : « Nous sommes convaincus que cette guerre est injuste. Une chose est sûre, tôt ou tard, l'injustice entraînera un désastre dans son sillage. Nous pensons que, même si elle était juste, elle est inopportune, que la politique qui l'a provoquée est imprudente et qu'elle mettra en péril notre gouvernement en Inde ». L'objectif énoncé du livre consistait à aider le public britannique en général à comprendre cette guerre en mettant à sa disposition les mêmes documents (« papiers ») présentés par le gouvernement devant le Parlement ou rassemblés par le Comité afghan au cours de sa propre enquête. L'ouvrage est composé de trois parties. La première partie aborde les causes de la guerre anglo–afghane, en débutant par les événements de 1855 et ceux précédant l'éclatement du conflit en 1878. La seconde est consacrée à l'occupation anglo–indienne de Quetta (aujourd'hui au Pakistan) en 1876 et à son intégration à l'Inde britannique. La troisième partie, intitulée « L'Angleterre et la Russie en Asie centrale », traite de l'entente conclue entre les gouvernements britannique et russe en 1876 concernant leurs sphères d'influence respectives en Asie, puis de sa rupture, qui découla directement de la lutte d'influence en Afghanistan. Les textes reproduits ici incluent des dépêches diplomatiques, une correspondance entre des fonctionnaires britanniques et indiens britanniques et leurs homologues afghans et russes, des articles ou des enquêtes de journaux et de périodiques, ainsi que d'autres documents tirés d'une série de « dossiers bleus » parlementaires (ainsi appelés en raison de leur couverture en papier bleu) sur l'Afghanistan et l'Asie centrale. Les textes sont expliqués et commentés dans des passages de narration anonyme connectant le tout.

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    La question russo–afghane et l'invasion de l'Inde
    George Bruce Malleson, historien militaire et officier de l'armée britannique, servit en Inde et écrivit de nombreux livres sur l'histoire de l'Inde et de l'Afghanistan. Un de ses ouvrages majeurs est intitulé Histoire de l'Afghanistan, des temps anciens à l'éclatement de la guerre de 1878, histoire politique et militaire de l'Afghanistan, publié à Londres en 1879, peu après le début de la seconde guerre anglo–afghane (1878–1880). La question russo–afghane et l'invasion de l'Inde, qui parut six ans plus tard, reprend le même thème que le premier livre, à savoir l'intérêt stratégique, pour l'Empire britannique, de l'Afghanistan en tant que tampon contre l'expansionnisme de la Russie et la gravité grandissante de la menace russe pour l'Afghanistan et, par extension, pour l'Inde. L'impulsion immédiate qui poussa Malleson à écrire le deuxième livre fut l'annexion russe de Merv (au Turkménistan actuel) et la formation d'une commission frontalière mixte anglo–russe afin de déterminer la frontière du nord de l'Afghanistan. L'auteur affirme que les territoires récemment saisis par la Russie appartenaient historiquement à l'émir d'Afghanistan et devaient lui être rendus. Selon Malleson, Hérat, « la redoute lointaine de l'Inde », constitue le point stratégique majeur et le prochain objectif de la campagne expansionniste russe. Malleson appelle à une réaction vigoureuse face à la menace de la Russie et, plus spécifiquement, à la concentration de « toutes les troupes disponibles dans la vallée de Pishin, prêtes à avancer rapidement » jusqu'à Hérat. Le neuvième chapitre, « Les armées des deux camps », fournit un compte–rendu détaillé de l'effectif, de la composition et de la puissance des unités militaires russes déployées en Asie centrale, ainsi que des troupes britanniques et indiennes pouvant être détachées pour protéger l'Inde. Le livre présenté ici est la seconde édition de La question russo–afghane et l'invasion de l'Inde, publiée en 1885.

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    Tactiques démesurées : Angleterre et Afghanistan
    Tactiques démesurées : Angleterre et Afghanistan est un essai de 50 pages d'un auteur inconnu sur la politique étrangère britannique, plus particulièrement envers l'Afghanistan, publié pendant la seconde guerre anglo–afghane (1878–1880). La guerre fut initiée sous le gouvernement conservateur de Benjamin Disraeli (lord Beaconsfield), Premier ministre de février 1874 à avril 1880. Avant lui, le libéral William Gladstone était au pouvoir (décembre 1868–février 1874). Écrit du point de vue libéral, l'essai attaque les politiques de Disraeli et défend celles de Gladstone. Il débute par une réflexion sur les relations anglo–russes et la question de l'Est, à savoir le sort de l'Empire ottoman, notant que la « politique conservatrice envers l'Afghanistan a été guidée par les souhaits et les observations des tories vis-à-vis de la Turquie en Europe ». Le reste du pamphlet est consacré à la défense de la politique britannique concernant l'Afghanistan sous Gladstone et aux critiques de celle adoptée sous Disraeli, dont il prétend qu'elle aliéna vainement l'émir d'Afghanistan, Shir Ali (règne : 1863–1866 et 1868–1879), et aboutit à une guerre inutile et coûteuse. Les arguments avancés reflètent ceux de la querelle qui faisait rage dans la presse britannique et au Parlement dans les années 1870, alors que les partis débattaient de la réponse à adopter face à l'expansionnisme russe en Asie centrale et de la menace que constituaient les avancées russes pour l'Inde britannique via l'Afghanistan. L'auteur accuse le gouvernement de Disraeli d'agir contrairement à la constitution anglaise non écrite en engageant « le pays dans un nouvel axe d'action politique sans consulter le Parlement ». En conclusion, l'essai appelle aux réformes du système politique britannique qui sont, selon lui, nécessaires pour s'assurer que les politiques étrangère et intérieure soient menées pour « le bien général de l'ensemble du peuple », plutôt qu'au bénéfice des intérêts privés.

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    Poésie afghane du XVIIe siècle
    Khushal Khan Khattak (également Khoshhal, 1613–1689), grand poète guerrier, est souvent considéré comme le poète national afghan. Né près de Peshawar, il était le fils de Shahbaz Khattak, chef de la tribu khattak. En 1641, l'empereur moghol Shah Jahan le nomma pour succéder à son père à la tête de la tribu khattak, mais il fut par la suite emprisonné par Aurangzeb (règne : 1658–1707), puissant empereur à la main de fer qui monta sur le trône après Shah Jahan. Finalement autorisé à revenir à Peshawar, Khattak incita les Pachtounes à s'unir et à se révolter contre la domination moghole. Poésie afghane du XVIIe siècle est un recueil de poèmes de Khattak, édités et compilés par C.E. Biddulph du Trinity College, à Cambridge. Le livre contient une présentation de l'histoire afghane et du poète Khattak, une introduction grammaticale expliquant les principes fondamentaux de la langue pachto, les traductions anglaises de poèmes choisis de Khattak, ainsi que les textes pachtos d'origine, en écriture persane. Les traductions furent réalisées par Biddulph ou tirées de l'ouvrage de H.G. Raverty intitulé Sélections de la poésie des Afghans du XVIe au XIXe siècle (1862). Dans l'introduction, Biddulph écrit que les poèmes de Khattak « sont caractéristiques de l'identité nationale et des circonstances de sa vie, mêlant de la façon la plus extraordinaire les sentiments belliqueux, pour ne pas dire sanguinaires, à ceux de nature philosophique, religieuse ou affective. Presque dans tous ses poèmes, l'on retrouve à la fois les expressions simples et les plus charmantes de son appréciation des beautés de la nature et des bénéfices du Créateur, les réjouissances les plus sanguinaires de la déconfiture de ses ennemis, même lorsqu'il s'agit de ses compatriotes, et les réflexions d'un genre moralisateur manifestant le plus grand soin qu'il accorda à ces sujets ».

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    Récit de différents voyages au Baloutchistan, en Afghanistan, au Penjab et à Kalât
    Charles Masson (pseudonyme de James Lewis), voyageur et explorateur, fut le premier Européen à apprécier l'héritage archéologique de l'Afghanistan. On sait peu de choses sur le début de sa vie. Il naquit à Londres en 1800 et reçut de toute évidence une bonne éducation, qui incluait le latin, le grec et le français. Suite à une querelle avec son père en 1821, Masson s'enrôla comme fantassin dans l'armée de la Compagnie des Indes orientales. Il s'embarqua pour le Bengale au début de l'année 1822. En juillet 1827, il déserta son régiment, changea de nom et voyagea vers l'ouest pour échapper à la juridiction britannique. Après avoir vagabondé au Rajasthan et dans le territoire indépendant sikh, Masson passa la frontière en Afghanistan via le col de Khyber. Au cours de la décennie suivante, il voyagea à travers tout l'Afghanistan. Il séjourna également en Perse (aujourd'hui l'Iran) et au Sind (au Pakistan actuel). Masson commença ses explorations archéologiques en 1832 par une étude des grottes bouddhistes de Bamiyan. En 1833, il découvrit les ruines d'Alexandria ad Caucasum, cité antique fondée par Alexandre le Grand. Il amassa une collection de plus de 80 000 pièces d'argent, d'or et de bronze, et apporta une grande contribution à la science en reconnaissant l'importance des pièces de monnaie bilingues en bronze, dont les inscriptions grecques permettaient de déchiffrer les écritures inconnues figurant sur l'autre face. Les Britanniques découvrirent la véritable identité de Masson, mais ils le gracièrent en reconnaissance de son travail archéologique et des renseignements précieux qu'il fournit sur l'Afghanistan. Masson quitta l'Afghanistan en octobre 1838. Lorsqu'il vivait à Karachi, il écrivit un récit sur ses fouilles archéologiques et acheva son ouvrage en trois volumes Récit de différents voyages au Baloutchistan, en Afghanistan et au Penjab, publié à Londres en 1842. Durant la première guerre anglo–afghane (1839–1842), au début de l'année 1840, il tenta de revenir à Kaboul, mais il se retrouva au milieu du siège et de l'insurrection dans le khanat de Kalât (aujourd'hui au Pakistan) et, accusé d'espionnage, il fut emprisonné un temps. Après sa libération en janvier 1841, Masson écrivit Récit d'un voyage à Kalât, paru à Londres en 1843. En 1844, sa maison d'édition republia Récit de différents voyages en ajoutant Récit d'un voyage à Kalât comme quatrième volume à l'édition d'origine. Ce dernier volume débute par une grande carte dépliante répertoriant les voyages de Masson. Il s'agit ici de l'édition complète de 1844.

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    Un voyage au Khorassan et en Asie centrale
    L'ouvrage Un voyage au Khorassan et en Asie centrale, imprimé à titre privé, est un court récit par l'auteur Robert J. Kennedy d'un voyage qu'il entreprit avec son épouse, Bertha Kennedy, dans le nord–est de la Perse (aujourd'hui l'Iran) et certaines régions de l'Asie centrale russe aux mois de mars et d'avril 1890. À l'époque, Kennedy était le chargé d'affaires à la légation britannique de Téhéran. Le périple est décrit en trois parties : de Téhéran à Mechhed (ou Mashhad, la plus grande ville de la province du Khorassan), de Mechhed à Dushak (au Turkménistan actuel), et de là, sur le Transcaspien, via Merv, Samarcande, Boukhara (aujourd'hui en Ouzbékistan) et Achgabat (Turkménistan) jusqu'au port d'Uzun–Ada, sur la mer Caspienne, puis par navire à vapeur d'Uzun–Ada jusqu'au port persan de Mechhed–i–Sar (aujourd'hui Babolsar), et enfin de retour à Téhéran via la province du Mazandaran. Le contexte de ce livre est l'ouverture d'un consulat russe en 1889 dans la ville jadis fermée de Mechhed, à la suite de laquelle les Britanniques réussirent à obtenir auprès du gouvernement à Téhéran le même droit de représentation. Selon l'ouvrage, imprégné d'inquiétude concernant l'expansionnisme russe, le devoir du consul général britannique à Mechhed, le général de division C.S. MacLean, consistait « à surveiller et à signaler l'avancée russe depuis la mer Caspienne d'un côté et le Turkestan de l'autre, [avancée] qui, ayant commencé il y a un quart de siècle et gagné en vélocité d'année en année, menace d'écraser, ou plutôt d'absorber les royaumes de Perse et d'Afghanistan, tout comme elle a déjà assimilé les khanats d'Asie centrale ». Le livre contient des descriptions intéressantes des lieux visités, dont Mechhed, ville sainte du chiisme.

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    Les frontières du Baloutchistan
    George Passman Tate, surintendant adjoint employé par le service topographique de l'Inde, dirigea les études topographiques entreprises par deux missions qui déterminèrent de grandes parties des frontières de l'Afghanistan, à savoir la Commission frontalière afghane et baloutche, de 1895 à 1896, et la Mission d'arbitrage du Sistân, de 1903 à 1905. La première des deux études visait à définir la ligne dite Durand, frontière entre l'Afghanistan et l'Inde britannique (Pakistan actuel) négociée pendant la mission de 1893 à Kaboul par sir Mortimer Durand, du gouvernement indien, et codifiée dans un accord signé par Durand et le souverain d'Afghanistan, l'émir 'Abdur Rahman Khan. La deuxième étude, menée au Sistân, autrefois Sakastân, région qui s'étend de l'est de l'Iran au sud de l'Afghanistan (et dans des régions du Pakistan), fut initiée après que les gouvernements de Kaboul et Téhéran demandèrent à la Grande–Bretagne de jouer le rôle de médiateur pour la définition de la frontière entre les deux pays dans cette région. Le livre contient une introduction par le colonel sir Henry McMahon, commissaire britannique des deux missions. Il est consacré en grande partie au récit de Tate de la mission au Sistân. Tate décrit le voyage par voie de terre de Quetta (aujourd'hui au Pakistan) jusque dans l'est de l'Iran et la région de l'Hamun–i–Helmand (ou lac Sistan) marécageux, alimenté par les eaux de la rivière Helmand. Il décrit de façon saisissante la rudesse et le spectre du climat, le fameux « vent des 120 jours », ainsi que la population, l'économie et les conditions sociales de la région. Le dernier chapitre porte sur la rivière Helmand. Le livre inclut des illustrations et deux cartes dépliantes, une montrant l'itinéraire des voyages de Tate et l'autre la région du lac Helmand. Tate décrit le travail des équipes topographiques, mais il offre peu d'indication sur la politique autour de la détermination des frontières, thème qu'il « se défendit de toucher », comme sir Henry McMahon le mentionne dans son introduction. Tate produisit plusieurs rapports officiels abordant ces sujets.

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  • 07/27/16--11:33: Le panislamisme
  • Le panislamisme
    George Wyman Bury (1874–1920), explorateur et naturaliste britannique, passa 25 ans dans différentes régions du monde arabe, notamment au Maroc, à Aden, en Somalie et en Égypte. Il écrivit plusieurs livres, y compris Le pays d'Uts près de la péninsule arabique, qu'il publia en 1911 sous le pseudonyme Abdullah Mansur, et Arabia infelix, ou les Turcs au Yémen, paru en 1915. Pendant la Première Guerre mondiale, Bury travailla pour les services secrets britanniques en Égypte, où il fut chargé de lutter contre la propagande panislamiste turque et allemande (et les infiltrés) dont les objectifs consistaient à susciter l'opposition aux Britanniques dans l'opinion populaire et à provoquer la désertion des troupes musulmanes sous commandement britannique. Le panislamisme, écrit lorsque Bury se mourait d'une maladie pulmonaire, repose en partie sur ses expériences durant le conflit. Selon lui, le panislamisme « est un mouvement unissant les musulmans du monde entier quelle que soit leur nationalité » et il s'agit de « la protestation pragmatique des musulmans contre l'exploitation de leurs ressources spirituelles et matérielles par les étrangers ». Tout en reconnaissant ces causes autochtones, Bury affirme que la croissance du panislamisme sous forme de mouvement politique avant et pendant la Première Guerre mondiale était essentiellement le fruit de l'aide politique, financière et logistique allemande, soutenue par la Turquie ottomane après son entrée en guerre aux côtés de l'Allemagne. L'auteur déclare que la tentative allemande visant à utiliser le panislamisme comme une arme politique fut dans une large mesure un échec, en raison de l'animosité qui existait entre les Turcs et les Arabes, et du manque de « perceptions psychologiques » de la part des Allemands. Bury conclut par un « Plaidoyer en faveur de la tolérance », dans lequel il appelle à une meilleure compréhension en Europe et aux États–Unis du monde islamique. Le livre inclut une carte dépliante des régions musulmanes.

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    Progrès de la ligne de chemin de fer russe en Asie centrale : notes d'un voyage de Saint–Pétersbourg à Samarcande
    George Dobson (1850–1938), correspondant en Russie pour le Times de Londres pendant plus de 25 ans, devint le premier Anglais, au printemps 1888, à se rendre à Samarcande via la nouvelle ligne de chemin de fer d'Asie centrale. Il raconta son périple dans une série de longues lettres publiées dans le Times durant l'automne de la même année. Progrès de la ligne de chemin de fer russe en Asie centrale : notes d'un voyage de Saint–Pétersbourg à Samarcande contient les textes de ces lettres, dans une version développée et révisée, avec du nouveau contenu. Dobson mêle le récit de son voyage aux descriptions détaillées des villes et cités situées le long de la ligne, et à un exposé du terrain et du climat, de l'histoire et des peuples de la région, ainsi que des objectifs et des politiques russes. Le chapitre de conclusion fournit des détails très intéressants sur la ligne de chemin de fer, prouesse d'ingénierie impliquant le transport massif de matériaux de construction à travers la mer Caspienne par bateau à vapeur, leur transport terrestre par chameau, et les obstacles à franchir, notamment les barrières linguistiques et les difficultés de communication avec les travailleurs recrutés localement, le climat chaud, les maladies affectant la main d'œuvre, les travailleurs mourant d'insolation et de soif, les vents violents et les amoncellements de sable, et la menace des attaques de maraudeurs sur les équipes de construction. Ce chapitre inclut également de nombreuses informations sur les coûts de construction de la ligne et leur financement. Le livre contient trois cartes, dans le premier quart de l'ouvrage, des photographies et une annexe indiquant les différents itinéraires ferroviaires vers Samarcande depuis Saint–Pétersbourg et d'autres villes russes et européennes, telles que Paris, Cologne et Berlin. Le trajet le plus rapide de Paris à Samarcande consistait à prendre le train jusqu'à Odessa, via Vienne, le bateau à vapeur à travers la mer Noire, d'Odessa à Batoumi, puis à nouveau le train de Batoumi à Bakou et enfin jusqu'à Samarcande. Il s'agissait d'un voyage de 10 jours, 10 heures et 9 minutes, mais d'autres itinéraires prenaient jusqu'à 13 jours pour arriver à destination.

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    Histoire de l'Inde britannique
    James Mill (1773–1836), philosophe politique et écrivain né en Écosse, était le père du philosophe et économiste John Stuart Mill (1806–1873). Il étudia à l'université d'Édimbourg, fut un pasteur presbytérien habilité et travailla un temps en tant que prédicateur itinérant. En 1802, Mill s'installa à Londres, où il commença une carrière d'auteur, écrivant des pamphlets, des articles, puis des livres. En 1806, il commença son œuvre monumentale Histoire de l'Inde britannique, qu'il publia en 1817. Mill n'avait jamais voyagé en Inde et ne parlait aucune des langues indiennes. Il se donna comme objectif de recueillir, de lire et d'évaluer la grande quantité de documents écrits sur l'Inde existant dans des langues européennes afin de produire une « histoire critique » complète qui permettrait de juger à la fois les événements abordés et les faits sur lesquels le savoir de ces événements reposent. L'ouvrage, en trois volumes, est organisé en six livres. Le premier livre traite des premières interactions britanniques avec l'Inde, du voyage en Inde du marchand Robert Thorne en 1527 à la situation de la Compagnie des Indes orientales au début du XVIIIe siècle. Le second livre est consacré à l'histoire, à la religion, à la littérature, à la culture de l'Inde antique et, en particulier, à la civilisation hindoue. Le troisième livre aborde la conquête et le régime islamiques, des incursions au IXe siècle à l'Empire moghol. Ce livre se conclut par un chapitre intitulé « Comparaison entre l'état de la civilisation chez les conquérants musulmans de l'Inde et l'état de la civilisation chez les hindous ». Les quatrième, cinquième et sixième livres portent sur l'expansion et la consolidation de la puissance britannique en Inde et la domination de la Compagnie des Indes orientales. L'ouvrage inclut des glossaires de termes, une grande carte dépliante intitulée « Carte de la région orientale de la Perse, avec l'Afghanistan, la Bactriane, la Transoxiane, &c. », au début du premier volume, et une autre carte dépliante, « Carte de l'Hindoustan », au début du deuxième volume. Cette dernière fut compilée et gravée par le cartographe londonien John Arrowsmith. « L'histoire critique » de Mill est connue pour ses jugements sévères de la culture et de la civilisation hindoues, qu'il qualifia « de grossières » et « d'arriérées ». Malgré ses nombreuses limites, l'Histoire de l'Inde britannique de Mill servit d'ouvrage standard de référence sur l'histoire indienne pendant la majeure partie du XIXe siècle.

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  • 07/27/16--11:33: Récit d'un voyage à Kalât
  • Récit d'un voyage à Kalât
    Charles Masson (pseudonyme de James Lewis), voyageur et explorateur, fut le premier Européen à apprécier l'héritage archéologique de l'Afghanistan. On sait peu de choses sur le début de sa vie. Il naquit à Londres en 1800 et reçut de toute évidence une bonne éducation, qui incluait latin, grec et français. Suite à une querelle avec son père en 1821, Masson s'enrôla comme fantassin dans l'armée de la Compagnie des Indes orientales. Il s'embarqua pour le Bengale au début de l'année 1822. En juillet 1827, il déserta son régiment, changea de nom et voyagea vers l'ouest pour échapper à la juridiction britannique. Après avoir vagabondé au Rajasthan et dans le territoire indépendant sikh, Masson se rendit en Afghanistan via le col de Khyber. Au cours de la décennie suivante, il voyagea à travers tout l'Afghanistan. Il séjourna également en Perse (aujourd'hui l'Iran) et au Sind (au Pakistan actuel). Masson quitta l'Afghanistan en octobre 1838. Lorsqu'il vivait à Karachi, il écrivit un récit sur ses fouilles archéologiques et acheva son ouvrage en trois volumes Récit de différents voyages au Baloutchistan, en Afghanistan et au Penjab, publié à Londres en 1842. Durant la première guerre anglo–afghane (1839–1842), au début de l'année 1840, il tenta de revenir à Kaboul, mais il se retrouva en pleins siège et insurrection dans le khanat de Kalât (aujourd'hui au Pakistan) et, accusé d'espionnage, il fut emprisonné un temps. Après sa libération en janvier 1841, Masson écrivit Récit d'un voyage à Kalât, paru en 1843. Bien qu'il s'agisse d'un ouvrage à part entière, il le considéra comme le quatrième volume de son livre précédent. Détracteur de la politique ayant conduit à la première guerre anglo–afghane (1839–1842), il décrit dans sa préface la révolte à Kalât comme « l'événement précurseur de la catastrophe qui se déroula ensuite » à Kaboul. La première partie du livre est un récit détaillé de l'insurrection, de sa répression et du calvaire subi par Masson lui–même. La deuxième partie, intitulée « Mémoires sur le Baloutchistan oriental, ou territoires du khan brahoui de Kalât », contient des chapitres portant sur la géographie, les tribus, le gouvernement et l'histoire, les antiquités et les dialectes, l'économie, les mœurs et les coutumes, ainsi que l'histoire naturelle et la minéralogie de la région. L'ouvrage comporte une carte dépliante détaillée.

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  • 07/27/16--11:33: Asie centrale russe
  • Asie centrale russe
    Henry Lansdell (1841–1919), pasteur de l'Église d'Angleterre, entrepris en 1879 et en 1882 deux longs voyages éprouvants à travers ce que l'on appelait à l'époque la Russie d'Asie, l'un en Sibérie et l'autre en Asie centrale russe. Ces périples eurent pour objectif de distribuer des tracts religieux et des bibles dans les lieux visités, particulièrement dans les prisons, et de recueillir des informations susceptibles d'intéresser les spécialistes et le grand public. Asie centrale russe raconte le second voyage de Lansdell, qui dura 179 jours, de juin à décembre 1882. Selon lui, il parcourut 19 545 kilomètres (12 145 miles) au total, voyageant en train, en bateau, à dos de cheval ou de chameau, ou empruntant des moyens de transport à roues. Il visita notamment Semipalatinsk (aujourd'hui au Kazakhstan), Yining (Chine), Tachkent, Kokand, Samarcande, Karchi, Boukhara et Khiva (en actuel Ouzbékistan), et Merv (aujourd'hui au Turkménistan). Les observations de Landsell sont accompagnées de recherches détaillées et de consultations auprès d'experts. La Bible comptait également parmi les intérêts de Landsell, et le livre contient de nombreuses références aux parallèles existant, selon lui, entre les coutumes et les traditions dont il fut le témoin en Asie centrale et celles décrites dans la Bible, spécifiquement dans l'Ancien Testament. Si certains critiques saluèrent son récit en deux volumes pour ses descriptions et analyses détaillées des lieux méconnus à cette époque dans le monde anglophone, de nombreux autres dénoncèrent sa vision teintée d'optimisme des prisons en Asie centrale russe et sa justification de la politique étrangère expansionniste de la Russie, plus précisément de la récente annexion de Merv. Le livre contient une carte dépliante et des illustrations. La fin du deuxième volume est composée de trois longues annexes : des listes d'espèces de la faune et de la flore d'Asie centrale russe, ainsi qu'une bibliographie de 702 ouvrages sur la région faisant autorité, en anglais, en français, en allemand et en russe.

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    Le visage de la Mandchourie, de la Corée et du Turkestan russe
    Ce livre fut inspiré par un voyage entrepris durant la première partie de l'année 1910 par Emily Georgiana Kemp (1860–1939) et une amie sur la ligne du Transsibérien jusqu'à Harbin, en Chine, à travers la Mandchourie et la Corée, puis jusqu'au Turkestan russe et au Caucase, toujours via le Transsibérien. Il comporte des descriptions vivantes notamment de Moukden, Pyongyang, Séoul, Tachkent, Samarcande et Boukhara, et inclut des illustrations en couleurs de l'auteur. Écrit quelques années après la fin de la guerre russo–japonaise de 1904–1905 et la même année que l'annexion de la Corée par le Japon, l'ouvrage met en garde contre une future agression japonaise en Mandchourie. Kemp, issue d'une riche famille baptiste anglaise, fut l'une des premières étudiantes au Somerville College (un des premiers collèges de l'université d'Oxford à accueillir des femmes). Elle étudia par la suite à la Slade School of Fine Art, située à Londres. Kemp effectua de nombreux voyages et produisit sept livres, principalement sur la Chine. Observatrice attentive des lieux visités, elle s'intéressait particulièrement aux activités des missionnaires chrétiens, au statut et au bien–être des femmes, ainsi qu'à la religion. Dans l'ouvrage présenté ici, elle traite en détail du rôle de l'islam en Asie centrale. Selon l'auteur, « [Boukhara, qui] a toujours été le centre de l'influence religieuse depuis sa conquête par les musulmans en l'an 709 environ après Jésus–Christ (invasion arabe), adhère aujourd'hui au Coran d'une façon rigoureuse inégalée dans les autres villes ». Elle déplore toutefois la condition des femmes au sein du khanat. Le livre, illustré d'aquarelles et de croquis à la plume et à l'encre de la main de Kemp, se conclut par une carte dépliante en couleurs indiquant l'itinéraire du voyage.

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    Dix–huit ans au col du Khyber, 1879–1898
    Sir Robert Warburton (1842–1899), officier de l'armée britannique, occupa pendant 18 ans un poste de fonctionnaire, chargé de la supervision du col de Khyber, passage de montagne le plus important reliant l'Afghanistan à l'actuel Pakistan. Né en Afghanistan d'un père officier britannique et d'une mère issue de la noblesse afghane et nièce de l'émir Dost Mohammad Khan, Warburton fut formé en Angleterre, breveté officier, et servit différentes fonctions en Inde britannique et en Abyssinie (actuelle Éthiopie), puis il reçut en 1879 son affectation au col de Khyber. Terre du peuple afridi pachtoune, qui était farouchement indépendant et qui résistait à tout contrôle extérieur, le col était régulièrement bloqué par les Afridis ou en raison de combats entre les tribus habitant les collines. Warburton est reconnu pour avoir préservé la paix à la frontière et gardé le col ouvert, privilégiant la diplomatie à la force. Grâce à ses racines afghanes et sa maîtrise du persan et du pachto, il gagna peu à peu la confiance des membres de tribus qui, par tradition, se méfiaient profondément des étrangers. En août 1897, un mois après que Warburton prit sa retraite, des troubles éclatèrent parmi les Afridis, qui s'emparèrent du col et le contrôlèrent pendant plusieurs mois. Warburton fut rappelé et participa à l'expédition de Tirah de 1897 à 1898, lors de laquelle les forces anglo–indiennes rouvrirent le passage montagneux. Warburton fut particulièrement fier du rôle du régiment d'infanterie de Khyber durant la campagne. Cette force paramilitaire, qu'il avait formée et commandée, fut recrutée parmi les membres de la tribu afridi. Dans Dix–huit ans au col du Khyber, 1879–1898, Warburton raconte son apprentissage et sa carrière. L'ouvrage aborde quasiment tous les événements et individus ayant trait aux relations entre l'Afghanistan et l'Inde britannique au cours du dernier quart du XIXe siècle. Warburton, depuis longtemps en mauvaise santé, rentra en Angleterre et mourut avant que le livre fût terminé. Publié à titre posthume, l'ouvrage est illustré de plusieurs photographies impressionnantes et inclut une carte dépliante détaillée du col de Khyber.

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    La Perse et la question persane
    George Nathaniel Curzon (1859–1925), auteur, voyageur et politicien britannique, fut vice–roi de l'Inde de 1899 à 1905 et ministre des Affaires étrangères de 1919 à 1924. Jeune, il voyagea beaucoup et écrivit plusieurs livres inspirés de ses périples, dont La Russie en Asie centrale (1889), La Perse et la question persane (1892) et Problèmes de l'Extrême–Orient (1894). La Perse et la question persane est présenté ici. Il s'agit d'un ouvrage en deux volumes, basé sur un séjour de six mois en Iran que Curzon commença à la fin de l'année 1899 lorsqu'il était correspondant pour le Times, quotidien londonien. L'auteur se donna pour mission, comme il l'indique dans la préface, de produire « l'ouvrage de référence en langue anglaise » sur le sujet. Après deux chapitres d'introduction, les chapitres 3 à 12 décrivent les visites de Curzon dans différentes régions du pays, avec ses observations. Le voyage d'Achgabat (ou Achkhabad, au Turkménistan) jusqu'en Iran et notamment les séjours à Ghouchan, à Mechhed, au Khorassan, au Sistân et à Téhéran sont abordés. Le premier volume se conclut par des chapitres chacun consacré au shah et à la famille royale, au gouvernement, aux institutions et aux réformes, au Nord–Ouest et à ses provinces, à l'armée et aux lignes de chemin de fer. Le deuxième volume débute par sept autres chapitres (19–25) racontant les voyages de l'auteur dans diverses régions du pays, entre autres à Ispahan, Shiraz et Bouchir (aujourd'hui Bouchehr), ainsi que dans les provinces de l'est, du sud–est et du sud–ouest. Les chapitres restants (26–30) traitent de la marine, du golfe Persique, des revenus, des ressources et des productions, du commerce et des échanges, et des politiques britanniques et russes en Perse. Pour Curzon, l'essence de la « question persane » réside dans la lutte d'influence en Perse entre l'Empire russe et l'Empire britannique, point qu'il examine en détail dans le dernier chapitre. Ce chapitre est également consacré aux « deux voisins asiatiques » de la Perse, l'Afghanistan et l'Empire ottoman, qui « détenaient [tous deux] de vastes étendues de territoire autrefois sous l'autorité persane ». Curzon conclut sur une note d'espoir concernant le futur développement du pays, mais il préconise d'être patient, avertissant que « les efforts colossaux pour régénérer rapidement la Perse […] n'aboutiront qu'au désastre ». Il met également en garde contre tout rôle dominant par les concessions étrangères : « Le capital persan doit s'orienter vers l'exploitation des ressources du pays, car un monopole financier par les étrangers suscite non seulement de la jalousie, mais également un sentiment d'usurpation ». Le livre contient des illustrations et des cartes.

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    Turkestan : notes d'un voyage au Turkestan russe, à Kokand, à Boukhara et à Yining
    Eugene Schuyler (1840–1890), érudit, auteur, explorateur et diplomate américain, fut un des premiers étrangers invités par le gouvernement russe à visiter les territoires récemment conquis par la Russie en Asie centrale. En 1873, alors qu'il était secrétaire de la légation américaine à Saint–Pétersbourg, Schuyler effectua un voyage de huit mois dans des contrées à l'époque peu connues par les non–autochtones. Il recueillit de nombreuses informations géographiques et il écrivit des récits de ses voyages pour la National Geographic Society, ainsi qu'un long rapport confidentiel pour le département d'État américain. S'il fustigea le traitement des Tatars par les Russes, il considérait la présence russe en Asie centrale inoffensive. Turkestan : notes d'un voyage au Turkestan russe, à Kokand, à Boukhara et à Yining est le récit en deux volumes des pérégrinations de Schuyler. Le premier volume commence en abordant la steppe russe et la Volga, puis il traite de l'Asie centrale même, avec des chapitres sur le Syr–Daria, Tachkent, la vie musulmane à Tachkent, les bazars et le commerce, Samarcande, la vallée du Zeravchan, ainsi que Khodjent (ou Khujand, au Tadjikistan) et la chaîne du Kourama (aujourd'hui au Tadjikistan et en Ouzbékistan). Le deuxième volume vient compléter l'étude géographique de la région avec des chapitres sur Kokand, Boukhara, 'Issyk–Koul (en actuel Kirghizistan), Semiretch (aujourd'hui Semirech'e, au Kazakhstan) et Yining (aujourd'hui en Chine). Il se conclut par des chapitres sur l'administration russe, la politique étrangère russe en Asie et la campagne de Khiva de 1873, lors de laquelle la Russie conquit le khanat de Khiva. Les deux volumes contiennent des annexes incluant des documents supplémentaires et des traductions de documents primaires, par exemple, à la fin du premier volume, un résumé des premiers explorateurs chinois et européens de l'Asie centrale à l'époque médiévale et le récit de leurs voyages. Publié en 1876 aux États–Unis et en Grande–Bretagne, le livre comporte des illustrations, trois cartes et un index détaillé.

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    Voyages dans les provinces himalayennes de l'Hindoustan et du Penjab, au Ladakh et au Cachemire, à Peshawar, Kaboul, Kondôz et Boukhara
    William Moorcroft (1767–1825), chirurgien vétérinaire, dirigea un temps un cabinet vétérinaire à Londres, puis il fut engagé en 1807 par la Compagnie des Indes orientales pour gérer l'élevage des chevaux. Arrivé en Inde en 1808, il prit la tête des opérations de la section des étalons de la Compagnie à Pusa, au Bengale. En 1811 et 1812, il effectua des voyages vers le nord–ouest en quête d'étalons plus grands et de meilleure qualité que ce qu'il avait pu trouver en Inde. En juillet 1812, il traversa la chaîne de l'Himalaya et devint un des premiers Européens à entrer au Tibet par cette route. À cette époque, outre son activité d'achat de chevaux, il s'intéressa à l'ouverture de relations commerciales entre l'Asie centrale et la Grande–Bretagne et à l'expansion de l'influence britannique au nord–ouest de l'Inde britannique afin de contrer, selon lui, la présence croissante de la Russie dans la région. En mai 1819, Moorcroft obtint la permission de la Compagnie des Indes orientales d'entreprendre un voyage à Boukhara (en actuel Ouzbékistan). Il atteignit la ville en février 1825, après un périple de plus de cinq ans qui l'emmena au Ladakh, au Cachemire, à Rawalpindi, à Peshawar, en Afghanistan via le col de Khyber, ainsi qu'à Kaboul et Kondôz jusqu'à sa destination finale. Il commença son voyage retour vers l'Inde en juillet 1825, mais il mourut suite à une fièvre à Balkh, en Afghanistan, le 27 août. Voyages dans les provinces himalayennes de l'Hindoustan et du Penjab est le récit par Moorcroft de son périple de 1819 à 1825. L'ouvrage fut édité à titre posthume et publié par Horace Wilson, professeur de sanskrit à l'université d'Oxford et membre de la Société royale asiatique, en utilisant les nombreux carnets de notes et la correspondance de Moorcroft. Le premier volume est entièrement consacré au voyage de Moorcroft au Ladakh et à son séjour dans la région. Le deuxième volume vient compléter le récit du séjour de Moorcroft au Ladakh et raconte son voyage au Cachemire, à Kaboul et à Boukhara. Le livre contient une carte détaillée de l'Asie centrale compilée et dressée par le cartographe londonien John Arrowsmith, basée principalement sur les notes d'observation de George Trebeck, jeune Anglais qui accompagna Moorcroft pendant le voyage et qui recueillit des données géographiques mesurées en pas, avec des relèvements au compas.

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    Discours de lord Curzon de Kedleston
    George Nathaniel Curzon (1859–1925) fut vice–roi et gouverneur général de l'Inde de 1899 à 1905. Chef de l'administration britannique en Inde, il entreprit des réformes de grande envergure au sein de la bureaucratie coloniale, organisa le secours aux victimes de la famine de 1899–1900 et institua des réformes agricoles visant à accroître la production alimentaire. En outre, il modernisa la police, les chemins de fer, le système éducatif et les universités. Il établit la province de la Frontière–du–Nord–Ouest (aujourd'hui au Pakistan) près de la frontière avec l'Afghanistan, créa un département général d'archéologie et lança un vaste programme de restauration des monuments culturels et historiques importants de l'Inde, notamment le Tāj Mahal. Si ses réformes grandement bénéfiques pour le peuple indien lui valurent de nombreux éloges, Curzon fut critiqué par les historiens pour son attitude fondamentalement paternaliste envers le pays et son incapacité à reconnaître l'émergence de la nouvelle élite nationaliste associée au Congrès national indien. L'ouvrage présenté ici est un recueil, en quatre volumes, des discours donnés par Curzon pendant sa fonction en Inde, publié par le gouvernement indien à Calcutta. Il contient les deux déclarations de séances formelles du Conseil législatif du vice–roi, ainsi que les discours prononcés lors de conférences, de réunions et de cérémonies. Ces allocutions abordent une multitude de sujets, dont l'économie, le budget et les finances, l'administration civile et militaire, la culture, l'art et les monuments anciens. Le grand darbâr qui se déroula à Delhi en janvier 1903 pour célébrer l'accession du roi Édouard VII constitue un point culminant de la carrière de Curzon en Inde. Les discours que Curzon donna à cette occasion sont inclus dans le troisième volume. La dernière allocution du quatrième volume est également particulièrement notable. Il s'agit du discours de fin de mandat de Curzon, prononcé le 16 novembre 1905 au Byculla Club, à Bombay, dans lequel il proclama qu'il avait toujours œuvré pour le bien–être de l'Inde, concluant par ses mots : « Je n'ai travaillé pour nul autre but. Que l'Inde soit mon juge ». Curzon servit par la suite dans la Chambre des lords et en tant que ministre britannique des Affaires étrangères de 1919 à 1924.

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    Voyage à la source de l'Oxus
    John Wood (1811–1871), officier de marine de la Compagnie des Indes orientales, fut désigné en 1836 pour participer à une mission en Afghanistan dirigée par Alexander Burnes. Les instructions qu'il devait suivre consistaient « à remonter l'Indus, de son embouchure à Attock, pour procurer des connaissances plus complètes sur le fleuve, ainsi qu'à des fins de commerce et de guerre […] ». Il poursuivit en amont jusqu'à la région de Kondôz, en Afghanistan, puis il découvrit en février 1838 ce qu'il pensait être la source du fleuve Oxus (Amou–Daria), située dans les montagnes du Pamir à une latitude estimée de 37° 27' nord et 73° 40' est (vraisemblablement au Tadjikistan actuel). Wood démissionna ensuite de la marine indienne, en raison d'un désaccord sur la politique britannique envers l'Afghanistan et la rupture, selon lui, des garanties qu'il avait données en toute bonne foi aux Afghans concernant les intentions britanniques. Dans Voyage à la source de l'Oxus, publié pour la première fois en 1841, Wood fait le récit de son expédition et ses découvertes. Il s'agit ici de la seconde édition, qui parut à Londres en 1872. Wood fut l'un des premiers Européens à visiter bon nombre de régions lointaines des actuels Pakistan et Afghanistan. Le livre inclut des observations sur la topographie, l'hydrologie, le climat, les activités économiques, la religion, la politique, l'histoire et les différents groupes ethniques rencontrés, entre autres les Ouzbeks, les Tadjiks, les Hazaras, les Kirghizes, les Kafirs et les Kazakhs. L'auteur raconte de nombreuses anecdotes intéressantes, par exemple lorsqu'il rencontra des chefs autochtones affirmant être des descendants d'Alexandre le Grand. Wood, qui estima que son équipe était montée jusqu'à 4 389 mètres (14 400 pieds) au–dessus du niveau de la mer durant la mission, spécule sur les effets encore mal compris à l'époque de l'altitude sur le corps humain. Le livre contient une carte dépliante du cours supérieur de l'Oxus et une autre indiquant l'itinéraire de Wood sur l'Indus.

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