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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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    Le Kitāb al–Yamīnī, Mémoires historiques de l'émir Subuktigîn et du sultan Mahmoud de Ghazni, premiers conquérants de l'Hindoustan et fondateurs de la dynastie ghaznavide. Traduit à partir de la version persane de la chronique arabe contemporaine d'Al Utbi
    Le Kitāb al–Yamīnī est une histoire de l'ancienne dynastie ghaznavide, composée en arabe peu après l'an 1020 par Muhammad ibn 'Abd al–Jabbar 'Utbi (mort en 1035 ou 1036), secrétaire et courtisan auprès des deux premiers souverains ghaznévides, et témoin direct de bon nombre des événements mentionnés dans le livre. La dynastie des Ghaznévides, d'origine turque, fut fondée par Subuktigîn (ou Soubouktigîn, règne : 977–997), ancien esclave reconnu gouverneur de Ghazni (ou Ghazna, en Afghanistan) par les Samanides en 977. Subuktigîn et son fils Mahmoud (règne : 998–1030) agrandirent le territoire sous leur contrôle, formant un empire qui s'étendait du fleuve Oxus à la vallée de l'Indus et à l'océan Indien. Le fils de Mahmoud, Masûd Ier (règne : 1030–1041), perdit des terres en Perse et en Asie centrale aux mains des Turcs seldjoukides, mais les Ghaznévides continuèrent de gouverner l'est de l'Afghanistan et le nord de l'Inde jusqu'à la chute de la dynastie en 1186. L'histoire d'Utbi est généralement appelée al–Yamīnī (d'après le surnom de Mahmoud, Yamîn al–dawla, « la main droite de l'empire »). Elle fut traduite en persan en 1206–1207 par Abushsharaf Noseh Ibni Zafari Jurfodiqoni, fonctionnaire subalterne en Perse occidentale. Peu à peu, la traduction de Jurfodiqoni vint remplacer l'ouvrage d'origine en arabe en Asie du Sud, en Perse, en Anatolie et en Asie centrale. Il s'agit ici d'une traduction anglaise de la version persane de Jurfodiqoni, publiée à Londres en 1858. Elle fut réalisée par James Reynolds (1805–1866), prêtre anglican, orientaliste britannique et secrétaire du Fonds de traduction orientale de la Société royale asiatique, qui traduisit plusieurs livres d'histoire persans et arabes. Le livre contient une longue introduction écrite par Reynolds et la préface de Jurfodiqoni de sa traduction persane.

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    La Bible en pachto. Évangile de Jean
    Cette traduction versifiée en pachto de l'Évangile de Jean, avec commentaires, parut en 1939 à Lahore, en Inde britannique (aujourd'hui le Pakistan). Les traductions en pachto les plus anciennes de certaines parties de la Bible furent réalisées durant la première décennie du XIXe siècle par John Leyden. Poète et linguiste écossais, ce dernier voyagea à Calcutta en 1803 en tant que chirurgien auxiliaire pour la Compagnie des Indes orientales et devint par la suite professeur au Fort William College. À sa mort en 1811, Leyden avait traduit les Évangiles de Matthieu et de Marc. Les collègues de Leyden qui parlaient le pachto achevèrent la traduction de la totalité du Nouveau Testament en 1818. De grands passages des Écritures hébraïques furent traduits entre 1822 et 1832 par une équipe sous la houlette de William Carey. Plusieurs autres traductions furent commencées et partiellement achevées plus tard au cours du siècle. La version de l'Évangile de Jean présentée ici est une révision des traductions antérieures effectuées dans les années 1930 par le missionnaire protestant dano–américain Jens Christensen (1899–1966), avec l'aide de M.K. Taib. Christensen, né à Chicago de parents danois, décida de devenir missionnaire après avoir servi en tant que soldat au front pendant la Première Guerre mondiale. Formé à la New York Missionary Training School à Nyack, dans l'État de New York, Christensen rejoignit en 1925 la mission danoise à Mardan, dans la province de la Frontière–du–Nord–Ouest, en Inde britannique. Outre son travail pastoral, Christensen fut l'auteur de plusieurs livres sur les Pathans et l'islam, ainsi que de nouvelles traductions des Évangiles de Matthieu et de Jean. Son collaborateur, Taib, converti à l'Islam, venait d'un village de la vallée de Swat. Écrivain, poète et bibliothécaire de la mission de Mardan, Taib versifia la traduction pour l'adapter davantage aux goûts des Pathans. Ce volume, du département de l'Afrique et du Moyen–Orient de la Bibliothèque du Congrès, est très rare.

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    Afghanistan : conquêtes passées de l'Inde
    Le Comité afghan du Parlement britannique était composé de membres du Parlement, tous partis confondus, qui critiquèrent la seconde guerre anglo–afghane (1878–1880) et les politiques ayant conduit au conflit. Le comité publia des documents et des rapports afin d'aider le public à comprendre la guerre et de s'opposer au secret avec lequel, selon ses membres, le gouvernement britannique avait mis en œuvre sa politique envers l'Afghanistan. Il fit notamment paraître en 1879 Afghanistan : conquêtes passées de l'Inde, pamphlet écrit par le révérend William Arthur (1819–1901), missionnaire méthodiste qui vécut et travailla en Inde de 1839 à 1841. Pour justifier l'invasion anglo–indienne de l'Afghanistan, le gouvernement de Disraeli avança l'argument selon lequel l'Afghanistan était le ventre mou de l'Inde britannique, la rendant vulnérable aux attaques de la Russie. Arthur commence par observer que « l'Inde fut souvent considérée comme une proie idéale pour les conquérants étrangers à toutes les époques ». Il souligne ensuite que la conquête de l'Inde fut en réalité une entreprise extrêmement difficile, accomplie très rarement. Résumant les faits historiques présentés dans le pamphlet, il conclut qu'au cours de « 2 400 ans, de Darius à nos jours, seulement cinq grands conquérants tentèrent d'envahir l'Inde par l'Hindou Kouch. Deux d'entre eux, Darius et Gengis Khan, furent stoppés par le fleuve frontalier. Le troisième, Alexandre, dut abandonner dans le Penjab, à cause du second fleuve […]. Les deux derniers, Tamerlan et Nâdir Châh, atteignirent Delhi. Aucun n'alla plus loin ». Il écarte la notion voulant que l'Inde soit menacée de quelque manière que ce soit par une éventuelle invasion russe en ajoutant « qu'aucun des cinq envahisseurs ne fut confronté à un gouvernement centralisé capable de commander les forces unies du pays ».

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    Sélections des voyages et journaux conservés au secrétariat de Bombay
    Sélections des voyages et journaux conservés au secrétariat de Bombay est un recueil de 14 documents, non encore publiés, portant sur les périples entrepris ou racontés par des fonctionnaires de la Compagnie des Indes orientales. La plupart des voyages décrits eurent pour points de départ ou d'arrivée des villes en Afghanistan, en Perse (actuel Iran) et en Asie centrale, mais quelques–uns furent réalisés par la marine indienne vers des destinations sur les côtes de la péninsule arabique. Les documents, issus des archives de la Compagnie des Indes orientales à Bombay (ou Mumbai), furent compilés par George William Forrest, ancien directeur du Bureau impérial des archives à Calcutta (ou Kolkata). Dans sa longue introduction au volume, Forrest écrit : « Ces contes racontant les exploits des soldats et des marins de la Compagnie des Indes orientales et ces récits simples factuels révèlent, qu'en fouillant les recoins les plus opposés de l'Est, ils surent confronter les dangers et le désarroi qui les assaillirent avec un courage exemplaire et mettre à profit les opportunités de leur appel au progrès du savoir ». Les documents présentés ici incluent notamment le récit d'un voyage de Yazd (Perse) à Hérat (Afghanistan) et d'Hérat à Kaboul, via Kandahar, entrepris en 1826 par un officier français. Ce récit fut traduit en anglais en 1839 par un officier britannique à Kaboul afin d'être transmis à la Compagnie des Indes orientales. Le volume contient également le récit d'un voyage d'Hérat à Simla (aujourd'hui en Inde) effectué par le commandant Elliott D'Arcy Todd en 1838, le rapport du 7 février 1838 par sir Alexander Burnes sur l'état d'Hérat et de sa région environnante, ainsi que la traduction anglaise d'un compte–rendu en persan d'une mission réalisée par un aventurier persan, Mohamed Hoosain, au nom de l'émir de Kaboul, auprès du roi de Perse en 1837‒1838. L'objectif de cette expédition, comme l'explique Mohamed Hoosain, consistait à déterminer la position du souverain persan concernant un accord devant protéger l'Afghanistan contre l'Empire sikh, qui menaçait à l'époque depuis l'est. Le compte–rendu fut traduit au début de l'année 1839 sur l'ordre de Burnes (résident britannique à Kaboul, qui fut par la suite tué pendant la révolte de 1841), puis transmis à Bombay en tant que document historique.

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    Constitution et lois de l'Afghanistan
    Publiée à Londres en 1900, Constitution et lois de l'Afghanistan fut à l'origine une thèse, écrite par Sultan Muhammad Khan, étudiant afghan du Christ College, à Cambridge. Dans son introduction, l'auteur affirme : « Durant mes recherches dans les bibliothèques de l'université de Cambridge et du British Museum, j'ai remarqué que tous les livres de référence sur l'Afghanistan portaient sur l'histoire, les voyages ou la guerre, et je n'en ai trouvé aucun spécifiquement sur le droit ». Un de ses objectifs consistait à comparer « le droit moderne des nations européennes les plus avancées au droit immature d'un pays sortant à peine d'un état de non–loi ». Sultan indique que les lois afghanes reposent sur plusieurs sources, y compris d'anciennes coutumes et le droit islamique, des emprunts à l'époque contemporaine à l'Inde et à d'autres pays voisins, et le travail du souverain d'Afghanistan de l'époque, 'Abdur Rahman Khan (1844–1901 env., règne : 1880–1901). L'auteur voulut également identifier et étudier ces différentes sources du droit. Le livre débute par un bref résumé de l'histoire afghane. Les chapitres suivants abordent les thèmes suivants : la Couronne et les différents aspects de la monarchie, la prérogative royale, le roi durant le darbâr et le Conseil, le roi et son Cabinet, la Couronne, la justice et les tribunaux, les ministères, ainsi que la Couronne et les puissances étrangères. L'ouvrage se conclut par un long chapitre intitulé « Commentaires sur le droit privé ». L'auteur le dédia à l'émir 'Abdur Rahman Khan et à son fils l'héritier présomptif, le prince Habibullah Khan (1872–1919, règne : 1901–1919). Sultan Muhammad Khan, mir munshi (secrétaire d'État) sous 'Abdur Rahman Khan, édita et traduisit l'autobiographie de l'émir, qui parut également en 1900.

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    Le gouvernement britannique aux Indes : histoire des vice–rois et des résidences gouvernementales
    George Nathaniel Curzon (1859–1925), auteur, voyageur et politicien britannique, fut vice–roi des Indes de 1899 à 1905 et ministre des Affaires étrangères de 1919 à 1924. L'ouvrage au titre assez vague Le gouvernement britannique aux Indes : histoire des vice–rois et des résidences gouvernementales fut l'un des derniers livres de Curzon, achevé après qu'il quitta le ministère des Affaires étrangères en janvier 1924 et publié à titre posthume. Il s'agit d'une étude en deux volumes sur Calcutta (ou Kolkata), capitale de l'Inde Britannique de 1772 à 1911, et siège des gouverneurs et vice–rois qui représentaient la Compagnie anglaise des Indes orientales, puis le gouvernement britannique du début du XVIIIe siècle au début du XXe. Comme Curzon l'indique dans la préface, ce projet d'écriture remonte à l'époque où il séjournait en Inde, lorsqu'il « se résolut à écrire l'histoire de la résidence gouvernementale, bâtiment majestueux, de loin la plus belle de l'empire, construite à partir de ma propre demeure à Kedleston, dans le comté du Derbyshire, et qui avait accueilli les souverains de l'Inde pendant exactement cent ans […] ». Outre l'étude de la résidence, le livre contient des notes et des observations sur les vice–rois et gouverneurs, notamment Robert Clive, Warren Hastings et lord William Bentinck. Le dernier chapitre du premier volume, intitulé « Conventions, cérémonies et divertissements », offre un aperçu particulièrement intéressant de la vie cérémoniale à la résidence vice–royale, reflet du mélange des traditions britanniques et indiennes. D'autres chapitres traitent du fameux Trou noir de Calcutta ou abordent des événements historiques importants, tels que la révolte indienne et les guerres anglo–afghanes.

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    Journal de la guerre afghane en 1842
    Edward William Bray, jeune lieutenant, servit dans le 31e régiment d'infanterie de l'armée britannique pendant la première guerre anglo–afghane (1839–1842). Au début de 1842, le régiment reçut l'ordre de quitter ses quartiers à Agra, en Inde britannique et de marcher vers l'Afghanistan. Il avait pour mission de rejoindre l'armée du général de division (par la suite maréchal) George Pollock, qui avait été envoyée à Jalalabad pour secourir une force britannique encerclée et assiégée par les troupes afghanes. Dans Journal de la guerre afghane en 1842, Bray offre son témoignage direct, publié plus de deux décennies plus tard, des événements qui se déroulèrent entre le début de l'année 1842 et le mois de janvier de l'année suivante. Le 31e régiment voyagea en plusieurs étapes jusqu'à Jalalabad et atteignit la ville le 13 mai, près d'un mois après que Pollock eut relevé la garnison. Il marcha ensuite vers Gandomak et finalement Kaboul, où il participa aux actions punitives des Britanniques contre la ville. Le journal de Bray se conclut par la marche retour à Agra, via Peshawar. Son récit regorge de détails intéressants. Il raconte notamment qu'au tope de Manikyala, considéré par les autochtones comme la tombe de Bucéphale, cheval d'Alexandre le Grand, les villageois voulurent lui vendre d'anciennes pièces de monnaie grecques. Il décrit de façon saisissante l'avancée à travers les cols, de Gandomak à Kaboul, où les cadavres des soldats britanniques et indiens de la force qui avait été anéantie par les tribus afghanes en janvier 1842 jonchaient le chemin. Bray écrit : « De nombreux soldats anglais, choqués par cette vision, jurèrent vengeance, sentiment accompli au mieux de nos capacités, car nous ne fîmes aucun quartier durant les combats après cela ». Son journal relate, d'une manière qui reflète l'horreur et la brutalité de la guerre, comment les soldats et les civils des deux camps succombèrent aux affrontements ou à la maladie. Par la suite, Bray servit avec distinction durant la campagne d'Abyssinie (aujourd'hui en Éthiopie) en 1868 et la guerre anglo–zouloue de 1879. Il prit sa retraite en 1882 avec le grade de général de division.

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    Voyage jusqu'au nord de l'Inde, par voie terrestre depuis l'Angleterre, via la Russie, la Perse et l'Afghanistan
    Le capitaine Arthur Conolly (1807–1842 env.), agent du renseignement de la Compagnie anglaise des Indes orientales, étudia brièvement à la Rugby School et au séminaire militaire d'Addiscombe, en Angleterre, puis il partit pour l'Inde en 1823 et s'enrôla en tant qu'élève officier du 6e régiment d'infanterie légère du Bengale. En 1829, après un congé maladie en Angleterre, Conolly fut autorisé à revenir en Inde par voie de terre, en passant par la Russie et l'Asie centrale. Dans Voyage jusqu'au nord de l'Inde, par voie terrestre depuis l'Angleterre, via la Russie, la Perse et l'Afghanistan, présenté ici, Conolly raconte ce périple. Il quitta l'Angleterre en bateau et navigua jusqu'à Saint–Pétersbourg. Il voyagea ensuite par voie de terre à travers la Russie et le Caucase. Il atteignit Hérat, en Afghanistan, au mois de septembre 1830, puis l'Inde en janvier 1831. Conolly décrit des incidents tels que sa tentative infructueuse de voyager déguisé dans le khanat de Khiva. Il fournit également ses impressions sur les populations musulmanes sunnites et chiites de la région. Le voyage de Conolly était une mission de reconnaissance, menée dans le cadre de la rivalité géopolitique croissante entre la Grande–Bretagne et la Russie pour le contrôle de l'Asie centrale. Conolly est en fait mieux connu pour avoir été le premier à utiliser l'expression de « grand jeu » pour décrire cette lutte d'influence. Il tenta par la suite d'allier les khanats de Boukhara, de Khiva et de Kokand, en guerre, afin de s'opposer à l'intrusion russe en Inde britannique. En 1841, il partit secourir le colonel Charles Stoddart, officier britannique retenu prisonnier par l'émir de Boukhara. Conolly fut lui aussi jeté en prison et, un an plus tard, les deux hommes furent décapités sur une place publique devant la forteresse de l'Arche de Boukhara.

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    Afghanistan : terre antique aux coutumes modernes
    Afghanistan : terre antique aux coutumes modernes fut publié par le ministère de la Planification du gouvernement royal d'Afghanistan en 1961 afin de fournir, comme mentionné dans l'avant–propos, un « panorama de la " scène afghane ", passée et présente ». Le livre décrit l'Afghanistan comme un pays dynamique, en constante modernisation, dont le peuple et le gouvernement étaient « déterminés à rattraper le temps perdu » après une longue période « de mauvais jours », qui aurait commencé au début du XIXe siècle et durant laquelle « les espoirs et les aspirations du peuple ne s'exprimèrent que dans les guerres successives, sanglantes et coûteuses, pour l'indépendance ». En anglais et en pachto, le livre contient des chapitres courts richement illustrés sur la géographie, la culture, l'histoire, le peuple, le développement social, l'économie, le gouvernement et les affaires internationales du pays. L'accent est mis avant tout sur le développement, notamment la construction de routes, d'aéroports, d'universités, de ponts et d'autres infrastructures, ainsi que sur l'éducation et l'apprentissage de la main–d'œuvre. Les femmes sont qualifiées d'actives dans la société et l'économie, à la fois en termes de travail et de consommation. La partie sur les affaires internationales souligne le statut de l'Afghanistan comme membre d'un groupe de nations non alignées, avec des photographies du roi Mohammad Zaher Shah, du Premier ministre Mohammad Daoud Khan et du ministre des Affaires étrangères Sardar Muhammad Naim Khan rencontrant les dirigeants de pays tels que la Chine, l'Égypte, la Turquie, l'Union soviétique et les États–Unis. Le livre se conclut en indiquant : « Les tensions et le stress des événements historiques forgèrent le peuple afghan en une masse unie ayant pour seul objectif d'éliminer les carences du présent, héritées du passé. C'est avec un optimisme prudent que l'Afghanistan se tourne, confiant, vers son avenir ».

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    Commentaire du père Monserrate, de la Compagnie de Jésus, sur sa visite à la cour d'Akbar
    Antonio Monserrate (1536–1600), prêtre portugais, accompagna deux autres prêtres, les pères Rodolfo Acquaviva et Francisco Enriquez, durant la première mission jésuite à la cour de l'empereur Akbar (1542–1605 ; règne : 1556–1605), également appelé Akbar le Grand. Monserrate quitta Goa le 17 novembre 1579 et arriva dans la capitale moghole de Fatehpur–Sikri le 4 mars 1580. Les missionnaires, qui avaient été invités par Akbar, reçurent un accueil chaleureux à la cour. Le père Monserrate fut rapidement nommé tuteur de Murad, deuxième fils de l'empereur. Il accompagna également Akbar pendant son expédition militaire à Kaboul en 1581, continuant jusqu'à Peshawar aux côtés de l'empereur et jusqu'à Jalalabad avec l'arrière–garde de l'armée moghole. Monserrate demeura à la cour d'Akbar jusqu'en avril 1582, date à laquelle il rentra à Goa. L'ouvrage présenté ici est une traduction anglaise du livre de Monserrate Commentarius, récit de son séjour à la cour moghole qu'il commença à écrire peu après son retour à Goa et qu'il acheva finalement en décembre 1590, alors qu'il était retenu prisonnier en Arabie par les Turcs. Le texte du récit, jamais envoyé en Europe, parvint curieusement jusqu'à Calcutta, où il fut découvert au début du XXe siècle. Le texte latin fut initialement publié en 1914 par la Société asiatique du Bengale. Le récit de Monserrate est une source essentielle pour l'étude d'Akbar, de sa cour et de son empire. Son compte–rendu détaillé sur la composition et l'organisation de l'armée moghole est particulièrement précieux. Selon Monserrate, Akbar était un homme imposant, « dont la contenance bien adaptée à sa dignité royale laissait facilement voir, même au premier regard, qu'il était le roi ». Il le décrit également comme un régent accessible par ses sujets et un grand mécène de l'apprentissage. Monserrate affirme qu'Akbar acquit son savoir en se faisant lire des manuscrits et que l'empereur lui–même ne savait ni lire ni écrire. Il ajouta à la fin de son manuscrit 23 pages d'informations sur les ancêtres d'Akbar, remontant à Gengis Khan et Tamerlan. Les éditeurs, qui jugèrent ces passages peu fiables et sans rapport avec le séjour de Monserrate à la cour, les reléguèrent en annexe.

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    Recueil général des traversées et des voyages les plus grands et les plus intéressants dans toutes les régions du monde, volume 7
    Recueil général des traversées et des voyages les plus grands et les plus intéressants dans toutes les régions du monde, volume 7, compilation en 17 volumes de récits de voyage, fut produit par le poète et historien écossais John Pinkerton (1758–1826) et initialement publié en Grande–Bretagne de 1808 à 1814. Contemporain et connaissance de l'historien Edward Gibbon et du romancier sir Walter Scott, Pinkerton écrivit des livres notamment sur l'histoire et la poésie écossaises et la numismatique, ainsi que des pièces de théâtre et des poèmes. Une grande partie des récits furent récemment traduits en anglais du français, de l'allemand, du néerlandais, du latin, de l'italien, de l'espagnol et d'autres langues européennes. Chaque volume est illustré de planches. Une édition américaine en six volumes du recueil de Pinkerton parut à Philadelphie de 1810 à 1812. Il s'agit ici du septième volume de l'édition londonienne d'origine, qui raconte principalement les voyages effectués par des Européens dans de nombreux pays d'Asie, dont la Chine, le Japon, la Corée, la Perse (Iran) et le Turkestan. Le volume inclut des récits de voyages « de deux musulmans à travers la Chine et l'Inde au IXe siècle », ainsi que ceux de Marco Polo, d'ambassadeurs et de missionnaires des actuelles Italie, Allemagne, France, Espagne et Russie.

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    Souvenirs de quarante–trois ans en Inde
    George Saint Patrick Lawrence (1804–1884), officier de l'armée indienne britannique, servit durant la première guerre anglo–afghane (1839–1842), la seconde guerre anglo–sikhe (1848–1849) et la révolte indienne (également appelée révolte des Cipayes) de 1857–1858. Lors de la phase initiale de la première guerre anglo–afghane, Lawrence fut conseiller politique, puis secrétaire militaire de l'envoyé britannique en Afghanistan, sir William Macnaghten. Après la capitulation de Dost Mohammed Khan devant Macnaghten en novembre 1840, Lawrence devint responsable de l'émir afghan jusqu'à son exil en Inde. En outre, Lawrence et deux autres officiers accompagnèrent Macnaghten lors de sa rencontre tragique avec le général afghan Akbar Khan. À la suite de l'assassinat de Macnaghten en décembre 1841, Lawrence fut pris en otage et passa huit mois et demi en captivité. Il dut rentrer en Angleterre en 1843 pour des raisons de santé. Toutefois, il revint en Inde trois ans plus tard, où il fut nommé agent politique assistant au Penjab, chargé de l'important district de Peshawar. Au cours de la seconde guerre anglo–sikhe, les troupes de Lawrence, principalement composées de soldats sikhs, changèrent de camp et il devint prisonnier du général sikh Chattar Singh. Lawrence fut détenu pendant cinq mois et demi. Dans Souvenirs de quarante–trois ans en Inde, Lawrence raconte ces événements dans un récit compilé à partir de ses lettres et journaux par William Edwards, juge dans la fonction publique du Bengale. Le livre compte 21 chapitres, dont les 16 premiers sont consacrés à la première guerre anglo–afghane. Les chapitres 17 à 19 portent sur les événements de la seconde guerre anglo–sikhe. Les deux derniers chapitres abordent la révolte des Cipayes et se terminent par la reprise, en mars 1858, de la ville de Kotah (aujourd'hui Kota, en Inde) alors aux mains des insurgés. Le livre fut publié à Londres en 1874.

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    Journal d'une marche de Delhi à Peshawar et de là jusqu'à Kaboul
    Journal d'une marche de Delhi à Peshawar et de là jusqu'à Kaboul est le récit personnel de l'officier britannique lieutenant William Barr, racontant une opération menée par le lieutenant–colonel Claude Martine Wade pendant la première année de la première guerre anglo–afghane (1839–1842). Le conflit débuta lorsque l'armée de l'Indus, principale force anglo–indienne, avança sur Kaboul en passant par la passe de Bolan et le sud de l'Afghanistan, dans le but de renverser le souverain afghan, l'émir Dost Mohammad Khan. Wade fut chargé de lancer une attaque convergente par le Penjab et le col de Khyber pour forcer Dost Mohammed Khan à diviser son armée. Barr faisait partie d'une force de près de 10 000 soldats, dont 5 000 musulmans punjabis, 4 000 troupes afghanes levées par Shuja Shah, rival soutenu par les Britanniques de Dost Mohammed, et 380 troupes régulières britanniques. Le récit de Barr, publié à Londres en 1844, est composé d'entrées de journal écrites entre le 21 janvier et le 25 juillet 1839, et de narrations raccordant le tout composées ultérieurement. La partie la plus dramatique du livre est le récit de l'attaque du 22 juillet sur Ali Masjid, fort dominant l'entrée du col de Khyber. Après quatre jours de combats intenses, les envahisseurs vainquirent les défenseurs locaux afridis, puis continuèrent leur marche vers Kaboul. Outre les affrontements militaires, Barr dépeint les territoires traversés par l'armée de Wade, y compris une description particulièrement détaillée de Lahore (aujourd'hui au Pakistan). Le livre se conclut par la marche retour de Kaboul à Firozpur, en Inde britannique, qui s'acheva le 31 décembre 1839. Il contient six illustrations colorées à la main représentant des scènes d'Afghanistan.

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    Journal de la résidence de trois ans en Perse d'un diplomate
    Edward Backhouse Eastwick (1814–1883), diplomate et orientaliste britannique, est mieux connu pour ses traductions de classiques de la littérature persane. Après des études à Balliol College et Merton College, à Oxford, Eastwick partit pour l'Inde, où il rejoignit l'infanterie de Bombay en tant qu'élève officier. Il intégra rapidement la Compagnie des Indes orientales, puis la fonction publique britannique, principalement du fait de ses compétences linguistiques. Outre les postes administratifs variés qu'il occupa en Inde, Eastwick fut diplomate britannique en Perse (Iran) et au Venezuela. Dans Journal de la résidence de trois ans en Perse d'un diplomate, il raconte ses activités dans le pays entre 1860 et 1863, période critique quelques années après la guerre anglo–persane de 1856–1857. Eastwick quitta Londres le 1er juillet 1860 et, voyageant par Paris, Marseille, Athènes, Istanbul, Sinop, Tbilissi et Tabriz, il atteignit Téhéran le 20 octobre pour prendre ses fonctions de secrétaire de la légation britannique auprès de la cour de Perse. Nommé par la suite à la tête de la mission britannique au Khorassan, Eastwick arriva à Mechhed en août 1862 afin de participer à la médiation entre les gouvernements persans et afghans. Il rentra à Téhéran en décembre 1862, où il devint chargé d'affaires de la mission britannique, mais il fut rappelé à Londres au mois de février de l'année suivante. Journal de la résidence de trois ans en Perse d'un diplomate est constitué de deux volumes. Le premier volume raconte en détail le voyage d'Eastwick à Téhéran et décrit le fonctionnement de la mission britannique et de ses relations avec les missions françaises et russes. Il aborde également ses visites dans plusieurs provinces. Le deuxième volume, basé sur le séjour d'Eastwick à Mechhed, est principalement un récit des activités de l'émir afghan Dost Mohammad Khan (règne : 1826–1839 et 1842–1863) et de son attaque en 1855 sur Hérat, à l'époque contrôlée par les Persans et administrée par le gouverneur du Khorassan. Le livre contient plusieurs annexes, dont une table répertoriant les étapes sur la route de Trébizonde (aujourd'hui Trabzon, en Turquie) à Tabriz, avec la distance entre chaque étape en heures et en miles (temps total et distance : 173 heures ; 490 miles), ainsi qu'un tableau d'ascendance dépliant du shah régnant de Perse.

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    Supplément à l'histoire générale des Huns, des Turcs et des Mongols
    Muhammad Yusuf ibn Khawajah Baqa fut historien et munshi (secrétaire de la cour), actif du milieu du XVIIe siècle au début du XVIIIe auprès de la cour de Muqim Khan, khan de Balkh (règne : 1702–1707 env.), dans le nord de l'actuel Afghanistan. Munshi Muhammad Yusuf est connu pour son Tazkirah–'i muqīm'khānī (Histoire de Muqim Khan), récit chroniquant l'histoire politique, culturelle et sociale de la Transoxiane durant les règnes des Chaybanides (1500–1599 env.) et de leurs successeurs, les Astrakhanides (1599–1747 env.), deux dynasties turco–mongoles. Appelée Transoxiane (au–delà de l'Oxus) par les Grecs et les Romains, et Ma wara' al–nahr (au–delà du fleuve) par les Arabes, cette région correspond approximativement aux actuels Tadjikistan, Ouzbékistan, sud–ouest du Kazakhstan et sud du Kirghizistan. Supplément à l'histoire générale des Huns, des Turcs et des Mongols comprend deux commentaires basés sur le Tazkirah de Munshi Muhammad Yusuf. Le premier commentaire, en français, porte sur Tazkirah et contient une introduction et trois parties. Le deuxième, Tuḥfat azhār al–tadhkirat al–muqīmiyah li ṭullāb 'ilm al–lughati al–fārisiyah (Offrande d'un bouquet de l'histoire de Muqim Khan pour les étudiants de la discipline de la langue persane), en persan (avec toutefois un titre en arabe), résume les sources historiques utilisées dans le premier commentaire. L'auteur des deux commentaires est l'orientaliste polono–russe Józef Julian Sękowski (1800–1858), mieux connu sous le nom d'Ossip Senkovski. Professeur à l'université impériale de Saint–Pétersbourg, Senkovski acquit une certaine renommée pour ses parodies de confrères orientalistes et les contes fantastiques qu'il écrivit et publia sous le pseudonyme de baron Brambeus. L'introduction du premier commentaire abordeTaz̲kirah et la méthode de Senkovski, tandis que les trois parties sont consacrées respectivement aux Chaybanides, aux Astrakhanides et au souverain de Boukhara 'Ubaydullah Khan (règne : 1702–1711). Le deuxième commentaire est un résumé des biographies de différents souverains, compilé par Senkovski. On ne sait pas avec certitude si les « étudiants » mentionnés dans le titre de Senkovski étaient les siens, faisant du commentaire un manuel, si tel fut le cas. Supplément fut publié par l'Académie impériale des sciences à Saint–Pétersbourg en 1824.

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    Vues d'Afghanistan, etc., basées sur des esquisses réalisées pendant la campagne de l'armée de l'Indus
    Sir Keith Alexander Jackson fut capitaine de la 4e unité des Dragons légers de l'armée britannique, partie de la force anglo–indienne qui quitta l'Inde britannique en décembre 1838 pour faire route vers l'Afghanistan, précipitant la première guerre anglo–afghane (1839–1842). L'objectif des Britanniques consistait à chasser l'émir afghan Dost Mohammed Khan du trône et à le remplacer par Shuja Shah, considéré comme plus favorable à la Grande–Bretagne et moins sensible à l'influence russe que l'émir. L'armée de l'Indus, comme on appelait cette force, atteignit Quetta à la fin du mois de mars 1839 et continua par la passe de Bolan (aujourd'hui au Pakistan) jusqu'en Afghanistan. Les Britanniques prirent Kandahar le 25 avril 1839 et la grande forteresse de Ghazni le 23 juillet de la même année. Vues d'Afghanistan est un recueil de 25 planches lithographiques colorées à la main, reposant sur les esquisses réalisées par Jackson durant cette campagne militaire. Chaque illustration est accompagnée d'un texte, écrit par Jackson, identifiant les sujets et fournissant des informations historiques et topographiques. Le livre contient des vues de nombreuses villes et villages en Afghanistan et aujourd'hui au Pakistan, dont Quetta, Kaboul et Kandahar. La passe de Bolan, des forts et des forteresses, des paysages, des ruines, des autochtones et des officiers britanniques sont également représentés. Le frontispice est un portrait coloré à la main d'un homme afghan, identifié comme un fac–similé d'un dessin en couleur trouvé dans l'une des pièces de la forteresse de Ghazni après avoir pris d'assaut la citadelle. Une carte indique l'itinéraire de l'armée de l'Indus, de son point de départ à Thatta (aujourd'hui au Pakistan), puis le long de l'Indus et enfin jusqu'à Kandahar et Kaboul. Le livre est dédié « au président et aux administrateurs de l'honorable Compagnie des Indes orientales » par Joseph Fowell Walton, vraisemblablement un des lithographes. Jackson mourut à Kaboul en 1843.

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    Chroniques d'un voyageur : histoire des guerres afghanes contre la Perse
    Le père Tadeusz Judas Krusiński (ou Tadeusz Jan Krusiński, 1675–1756), prêtre jésuite polonais, passa près de 20 ans en Perse (Iran) auprès de la cour d'Ispahan, capitale safavide. En 1722, il fut le témoin direct du siège et de la conquête d'Ispahan par les forces d'invasion afghanes. Krusiński écrivit en latin le récit de la guerre et de ses conséquences immédiates, dont l'extirpation de la famille royale persane par le commandant afghan Mahmoud Ghilji. Il quitta la Perse en 1725. Lorsqu'il passa par Constantinople (aujourd'hui Istanbul) lors de son voyage retour en Europe, il remit une traduction turque, qu'il aurait lui–même effectuée, de son récit au vizir du sultan Ahmet III, Ibrahim Padshah. Celui–ci fit publier l'ouvrage en 1729 à l'imprimerie ottomane récemment établie. John Christian Clodius, professeur d'arabe à l'université de Leipzig, retraduisit cet ouvrage du turc en latin et le publia en Allemagne en 1731. Le livre présenté ici est une traduction en anglais de l'ouvrage latin de Clodius réalisée par le traducteur anglais George Newnham Mitford, dont on sait peu de choses. Une autre version du récit, une traduction française du texte latin d'origine de Krusiński, fut réalisée par un autre jésuite, le père Du Cerceau, et publiée à La Haye en 1725. En traduisant l'ouvrage de Clodius, Mitford voulut mettre en avant les grandes différences entre certains passages dans ce texte et ceux décrivant les mêmes événements dans la version de Du Cerceau. Dans son introduction, Mitford soutient que Du Cerceau introduisit des inexactitudes importantes, qui furent ensuite reprises par d'anciens auteurs britanniques sur la Perse, notamment par le marchand Jonas Hanway. La traduction de Mitford parut à Londres en 1840, époque d'un intérêt accru du public pour l'Afghanistan, en raison de la première guerre anglo–afghane (1839–1842).

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  • 08/31/16--07:49: Kandahar en 1879
  • Kandahar en 1879
    Kandahar en 1879 est le journal du major de brigade Augustus Le Messurier (1837–1916). Ingénieur du réseau ferroviaire indien britannique, Le Messurier rejoignit initialement le Corps des ingénieurs de Bombay en 1856, puis devint ingénieur en chef et secrétaire du gouvernement du Penjab en 1889. En novembre 1878, peu de temps avant le début de la seconde guerre anglo–afghane, il fut affecté aux forces de Quetta, qui étaient alors rassemblées à Moultan (ou Multan, au Pakistan). Sous le commandement du lieutenant général Donald Stewart, cette armée fut l'une des trois colonnes qui envahirent simultanément l'Afghanistan durant la première phase de la guerre. Ayant reçu la mission de dégager la passe de Bolan et les vallées jusqu'à Kandahar, les forces de Quetta connurent moins d'affrontements que les deux autres colonnes. Elles furent toutefois confrontées à de grandes pénuries d'approvisionnement, ainsi qu'à un terrain et un climat difficiles avant de pouvoir atteindre et occuper la ville. Le journal, présenté ici sous forme de livre, sans introduction ni conclusion, raconte les événements liés à la marche vers Kandahar et le service de Le Messurier en Afghanistan avant son retour en Inde en octobre 1879. Les entrées sont réparties en 14 chapitres. Les trois premiers chapitres abordent l'avancée vers Kandahar et les obstacles rencontrés par les forces. Les chapitres 4 à 12 sont consacrés à la vie militaire dans le cantonnement britannique à Kandahar, décrivant les fortifications de la ville, ses caractéristiques naturelles, ses quartiers, ses activités commerciales, ses antiquités et ses divertissements. Les deux derniers chapitres évoquent les préparatifs initiaux de la retraite britannique vers l'Inde après la fin de la première phase de la guerre, ainsi que le rappel des troupes à la suite de la révolte afghane à Kaboul et de l'assassinat de sir Louis Cavagnari, envoyé britannique dans la capitale, incidents entamant la deuxième phase du conflit. Le Messurier ne resta pas en Afghanistan. Il fut renvoyé en Inde, où il servit comme ingénieur en chef et directeur de la Société des chemins de fer de l'État de Mysore. Le journal fut publié à Londres en 1880.

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    Nouveau récit des Indes orientales et de la Perse, en huit lettres. Neuf ans de voyage, de 1672 à 1681
    John Fryer (1650–1733 env.), auteur et voyageur britannique, étudia la médecine à l'université de Cambridge, puis partit pour l'Inde, où il fut d'abord chirurgien au sein de la Compagnie des Indes orientales, avec laquelle sa famille avait vraisemblablement un lien. Fryer quitta l'Angleterre en décembre 1672 pour n'y revenir qu'en août 1682. Dans Nouveau récit des Indes orientales et de la Perse, en huit lettres. Neuf ans de voyage, de 1672 à 1681, Fryer raconte les années qu'il passa en Orient. Le livre est organisé en huit lettres, dont la plupart sont divisées en chapitres. La première lettre aborde le passage en Inde. Les seconde, troisième et quatrième lettres sont consacrées au séjour de Fryer en Inde. La cinquième lettre, de loin la plus longue de l'ouvrage, relate sa résidence en Perse, avec des descriptions détaillées d'Ispahan, capitale safavide, de Shiraz et des ruines de la cité antique de Persépolis. La sixième lettre porte sur le retour de Fryer en Inde et sur son séjour dans les villes de Bharuch, de Baharampur et de Surate, aujourd'hui en Inde occidentale. La septième lettre comprend « des remarques et des faits généraux », tandis que la huitième raconte le voyage retour en Angleterre par le cap de Bonne–Espérance, l'île de l'Ascension, Sainte-Hélène et les Açores. Le livre, riche en détails sur l'histoire naturelle, est particulièrement précieux, car il fait état de la pratique de la médecine en Perse et en Inde, tout en reflétant l'apprentissage médical de Fryer. Les écrits de Fryer sont connus pour témoigner de sa curiosité vivace et pour ses observations, notamment dans les domaines scientifiques de la géologie et de la météorologie. Fryer non seulement décrit la vie et les coutumes des peuples minoritaires de Perse, dont les Guèbres (zoroastriens), les Arméniens, les Géorgiens et les juifs, mais il offre également un aperçu des activités des puissances européennes rivales, les Portugais, les Néerlandais et les Français, dans les pays qu'il visita.

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    Voyage au Turkménistan et à Khiva en 1819 et 1820
    Nikolaï Nikolaïevitch Mouraviov (1794–1866), homme d'État et officier militaire russe, dirigea en 1819 et 1820 une mission impériale sur la côte est de la mer Caspienne et au khanat de Khiva. À cette époque capitaine à l'état–major de l'armée impériale russe, il fut accompagné par le major Ponomarev, commandant de Ganja (ou Gandja, en Azerbaïdjan). La mission visait à garantir l'utilisation des routes commerciales de la région par la Russie. Le général Alexis Petrovitch Iermolov, puissant commandant du Caucase qui ordonna la mission, voulait établir un port commercial russe sur la côte est de la mer Caspienne. La mission quitta Tiflis (Tbilissi, en Géorgie) le 17 juin 1819 et voyagea par voie de terre jusqu'à Bakou, sur la côte ouest de la mer Caspienne, où une corvette, un navire marchand et d'autres troupes l'attendaient. Les vaisseaux arrivèrent dans la baie de Balkan (aujourd'hui la baie de Kara–Bogaz–Gol, au Turkménistan) au mois de septembre de la même année. De là, Mouraviov se rendit à Khiva (en Ouzbékistan actuel) par route terrestre pour rencontrer le khan, Мohammed Rahim. Toutefois, il n'obtint pas la permission de pénétrer dans la ville et fut détenu pendant 48 jours. Relâché, il retourna ensuite sur son bateau. Accompagné de deux envoyés de Khiva, Mouraviov reprit la mer avec ses hommes et arriva à Bakou en décembre. Ils furent reçus par le général Iermolov le 17 janvier 1820. Dans Voyage au Turkménistan et à Khiva, Mouraviov raconte sa mission. Le livre est divisé en deux parties. Dans la première partie, Mouraviov narre l'ensemble de son périple, à savoir le voyage jusqu'à la baie de Balkan, puis à Khiva par route terrestre et son retour à Tiflis. Cette partie inclut des copies de lettres du général Iermolov et du major Ponomarev adressées au khan de Khiva. La deuxième partie du livre décrit de façon générale le territoire de Khiva, son économie et ses forces militaires. Elle raconte également la guerre civile dans le khanat. En outre, le livre contient un catalogue en latin des animaux d'Asie centrale, des notes descriptives sur les habitants de la région et une carte de l'itinéraire de Tiflis à Khiva, dressée par Mouraviov. Il fut traduit du russe par G. Lecointe de Laveau et publié à Paris en 1823.

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