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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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    Vocabulaire de la langue utilisée par les Indiens dans les missions
    Ce manuscrit, d'un auteur inconnu écrivant probablement à l'une ou plusieurs de missions catholiques au XVIIIe siècle, fut découvert au Collège de la propagation de la foi à Popayán, en Nouvelle-Grenade (vice-royauté espagnole qui incluait l'intégralité ou une partie de la Colombie, de l'Équateur, du Panama et du Venezuela actuels). Il contient 103 pages dont la plupart comporte un glossaire de mots de la langue autochtone siona avec leur traduction en espagnol. Cette partie de l'ouvrage est organisée en colonnes, avec les mots siona à gauche et leurs équivalents espagnols à droite, séparés par un signe égal. À partir de la page 83, 18 pages incluent le catéchisme en siona, écrit comme moyen d'endoctrinement de la foi, avec des pages de fin comportant du vocabulaire supplémentaire. Le siona est une langue tucanoane occidentale aujourd'hui parlée par seulement 550 personnes en Colombie et en Équateur, donnant à ce document historique d'une langue menacée toute son importance. Conservé à la Bibliothèque nationale de Colombie, ce manuscrit, sans page de titre, est en mauvais état, avec des salissures et de l'encre qui transparaissent du verso des pages. Le fait que l'auteur utilise certains symboles phonétiques qui n'ont pas été interprétés de façon définitive constitue un autre désagrément.

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    Une lumière guidant les Indiens
    Lucerna yndyca (Une lumière guidant les Indiens) est un manuscrit datant d'entre 1715 et 1722. Il contient un dictionnaire castillan–quechua et des passages choisis des Évangiles traduits du latin en quechua, langue andine prédominante à l'époque de la conquête espagnole. L'auteur, Esteban Sancho de Melgar y Santa Cruz, a annoté le texte de commentaires. Melgar, universitaire de la fin du XVIIe siècle, est connu pour son ouvrage Arte de la Lengua General de Inga Llamada Qquechhua (L'art de la langue générale appelée quechua) qui fut publié à Lima en 1691. Le présent manuscrit, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de Colombie, ne fut jamais publié. Ce précieux document met en évidence les moyens linguistiques utilisés pour développer l'évangélisation en quechua. Le manuscrit est dédié à Antonio de Soloaga, archevêque de Lima au début du XVIIIe siècle. L'ouvrage contient une préface décrivant le vocabulaire nécessaire pour prêcher et écouter les pénitents pendant la confession, suivie du dictionnaire, puis d'un index des Évangiles. Il inclut également les règles d'orthographe et de prononciation du quechua (appelé yndyca ou inca). Melgar utilisa le dictionnaire de Diego González Holguín de 1608 comme base pour son ouvrage, le réorganisant et ajoutant ses propres conventions orthographiques.

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    L'art et le vocabulaire de la langue achagua
    Arte y bocabulario de la lengua achagua:Doctrina christiana, confessionario de uno y otro sexo e instrucción de cathecumeno (L'art et le vocabulaire de la langue achagua : doctrine chrétienne, la confession des deux sexes et l'instruction du catéchisme) témoigne de l'effort linguistique fourni par les missionnaires jésuites dans les régions limitrophes de la Colombie et du Venezuela actuels. Comme son long titre l'explique, ce petit volume manuscrit, d'une splendide calligraphie et aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de Colombie, contient plusieurs éléments : une grammaire de la langue achagua, un ample vocabulaire où les équivalents espagnols accompagnent chaque mot achagua, les instructions destinées aux confesseurs (avec la traduction de l'entretien que le prêtre doit donner aux nouveaux paroissiens) et un catéchisme. Le texte met l'accent sur l'importance de l'utilisation de la langue autochtone correcte, car il s'agissait du seul moyen permettant la christianisation des indigènes. L'ouvrage fut commencé par le père Alonso de Neira, qui mourut en 1703. Il est difficile de déterminer s'il fut simplement transcrit ou enrichi par le père Juan Rivero au fur et à mesure qu'il se spécialisait dans cette langue, après son arrivée dans le pays en 1705. L'achagua, langue appartenant au groupe arawakien mahipuran, était traditionnellement parlé par le peuple Achagua du Venezuela et de la région centre-est de la Colombie.

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    Une étude de la langue saliba
    Ce manuscrit de 1790 contient une grammaire et un glossaire partiel de la langue saliba, compilés par un auteur inconnu à San Miguel del Macuco (aujourd'hui Orocué, en Colombie) et utilisés par les missionnaires jésuites. Une note sur le manuscrit indique : « Sur ordre royal de notre monarque catholique Charles IV, que Dieu le garde, exigeant une érudition et une intelligence supérieures du dictionnaire ». Le manuscrit inclut également une lettre du frère Clément de Saint-Xavier adressée à Charles IV, dans laquelle il stipule qu'il a demandé que le dictionnaire de langue saliba, recommandé par le père Gumilla dans son El Orinoco Ilustrado, soit utilisé par les missionnaires religieux établis dans les plaines. La référence concerne le Jésuite José Gumilla. Ce dernier écrivit en 1731 El Orinoco Ilustrado (L'Orénoque illustré), qui fut par la suite publié à Madrid. Le titre général du présent ouvrage indique clairement qu'il repose sur un dictionnaire antérieur, ici largement révisé et corrigé. Le saliba était parlé par un groupe ethnique vivant le long de la partie centrale du fleuve Orénoque, en Nouvelle-Grenade (vice-royauté espagnole qui incluait l'intégralité ou une partie de la Colombie, de l'Équateur, du Panama et du Venezuela actuels)

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    Recueil de cartes original et non publié de l'épiscopat du Pérou ; Portraits d'archevêques, de vice-rois et d'autres personnages du Pérou, en couleurs et dorés ; Plans de ville ; Tableaux sur les langues autochtones : le codex Trujillo del Perú. Volume I
    Baltasar Jaime Martínez Compañón (1735–1797), prêtre d'origine espagnole, fut envoyé en 1767 dans la vice-royauté du Pérou par le roi Charles III pour y servir, initialement en tant que chef de cœur de la cathédrale de Lima. Il fut nommé évêque de Trujillo en 1778 et resta au Pérou jusqu'en 1791, date à laquelle il fut désigné archevêque de Bogotá. Connu pour avoir fondé des villes, construit des écoles et promu l'éducation des Indiens de Trujillo, Martínez Compañón ordonna également le codex Trujillo del Perú, recueil en neuf volumes de plus de 1 400 illustrations et dessins d'auteurs anonymes. Ces volumes étaient vraisemblablement accompagnés d'un manuscrit qui ne fut jamais retrouvé. Chaque volume aborde différents ensembles de thèmes. Le volume I dépeint les membres des ordres religieux présents au Pérou, et d'autres personnes dont l'identité est inconnue, mais qui sont indubitablement des fonctionnaires de la Couronne. Le volume II illustre les aspects généraux de la vie indienne, particulièrement les pratiques médicales et alternatives, ainsi que la société coloniale et ses différentes strates. Les volumes III, IV et V sont consacrés à la flore du Pérou. Les volumes VI, VII et VIII traitent de la faune, notamment les animaux, les oiseaux et les cétacés. Enfin, le volume IX contient des illustrations de sites archéologiques associés aux Indiens du Pérou. Le livre présenté ici est le volume I. Si les détails de l'arrivée de ce tome dans la collection de la Bibliothèque nationale de Colombie restent peu clairs, l'importance du travail graphique de ce codex comme témoignage sur le Pérou du XVIIIe siècle ne fait nul doute.

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    Livre de la passion de sainte Marguerite la Vierge, avec la vie de sainte Agnès, et des prières à Jésus-Christ et la Vierge Marie
    Ce volume est un recueil de trois manuscrits produits à Bologne à la fin du XIIIe siècle. La Passion de sainte Marguerite d'Antioche, en latin, débute l'ouvrage, suivie de deux textes en italien, l'un décrivant la vie et la dévotion de sainte Agnès et l'autre contenant des prières à la Vierge Marie. Chaque manuscrit est écrit d'une main différente ; il semble que les trois parties furent rassemblées et reliées au début du XIVe siècle. La Passion est le seul volume illustré du livre, avec sur presque chaque feuille des images représentant les événements importants de la vie de sainte Marguerite. Ces illustrations comptent 33 miniatures d'une qualité exceptionnelle et deux lettrines. Les miniatures sont richement décorées avec des références classiques expliquant la légende de la sainte, sa dévotion à l'égard du Christ et de l'ordre dominicain, ses stigmates et les nombreux miracles qui lui sont attribués. Le style de la décoration, les influences byzantines notables dans les caractéristiques des visages des personnages enluminés et l'utilisation audacieuse des couleurs suggèrent que l'artiste fut vraisemblablement le maître de Gérone, actif à Bologne durant les dernières décennies du XIIIe siècle. Selon l'hypothèse des érudits, cet ouvrage fut constitué pour établir un lien entre la vie de la princesse Marguerite (1242–1271), religieuse dominicaine et fille du roi Béla IV de Hongrie, et la Vierge Marie et sainte Agnès. Ce parallèle était important, car, à l'époque, bien que Marguerite de Hongrie fût bien connue pour sa piété, elle n'avait pas encore été officiellement canonisée par le pape. Par association, ce recueil visait à soutenir sa sanctification et à servir de livre de prières vénérant sa vie.

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  • 03/19/13--08:51: Psautier de Frédéric II
  • Psautier de Frédéric II
    Ce remarquable psautier enluminé, décoré dans le style byzantin, fut commandé par l'empereur du Saint Empire romain Frédéric II de Sicile (1194–1250) pour sa troisième épouse, Isabelle d'Angleterre (1214–1241), qu'il épousa en 1235. La conception et l'exécution des enluminures du manuscrit combinent la palette de couleurs de l'art byzantin avec la représentation stylistique de la plasticité du corps humain courante dans l'école italienne à cette période. Probablement réalisé dans le scriptorium d'Acri, ville située dans les collines de la Calabre, le manuscrit est décoré d'une lettrine de la taille d'une page évoquant des scènes de la Nativité, enluminure la plus somptueuse de l'ouvrage, ainsi que de huit grandes enluminures illustrant la vie du Christ. Il est embelli de grandes lettrines ornées rouges, bleues, vertes et dans les nuances de brun, et de lettrines historiées, de lettrines ornementales et de nombreuses petites enluminures exposant des passages du Nouveau et de l'Ancien Testament. Le texte est écrit à l'encre rouge et noire, et l'ouvrage contient des lettrines rubriquées et bleues. La production du livre reflète la période complexe au cours de laquelle il fut créé. L'origine de l'iconographie de nombreuses images est allemande, la calligraphie est réalisée dans le style « rotondo » italien et les enluminures présentent des influences byzantines, notamment dans l'architecture, la draperie des vêtements et les personnages aux visages sombres et aux yeux enfoncés. Ce manuscrit splendide, réalisé pour la reine du Saint Empire romain, fut composé de façon à reproduire les émaux dorés et brillants de l'art de la mosaïque et montre le goût artistique italien atténué par des éléments du classicisme byzantin. De descendance allemande, Frédéric II fut l'un des monarques les plus importants du Moyen Âge. Mécène des arts et des sciences, Frédéric parlait six langues (latin, sicilien, allemand, français, grec et arabe) et régna sur la majeure partie des actuelles Italie, Allemagne ainsi que sur certaines régions de la France.

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    Sur la sphère et le cylindre, Sur la mesure du cercle, Sur les conoïdes et les sphéroïdes, Sur les spirales, Sur l'équilibre des plans, Sur la quadrature de la parabole, L'arénaire
    Au milieu du XVe siècle, plusieurs manuscrits d'Archimède, mathématicien grec du IIIe siècle av. J.-C., commencèrent à circuler dans les centres humanistes des cours d'Italie. Piero della Francesca (1416–1492 env.), artiste de la Renaissance mieux connu pour les fresques qu'il peignit pour le Vatican et les chapelles d'Arezzo, transcrivit la copie d'une traduction en latin de la géométrie d'Archimède (recueil de sept traités encore existants) et l'illustra avec plus de 200 dessins représentant les théorèmes mathématiques dans les textes. Ce manuscrit, qui compte depuis longtemps parmi les collections de la bibliothèque Riccardi à Florence, ne fut attribué que récemment à Piero par James Banker, érudit américain travaillant sur la diffusion de la géométrie d'Archimède depuis l'âge classique. Le manuscrit, probablement créé par Piero à la fin des années 1450, est composé de 82 feuillets qui font la lumière sur l'œuvre de Piero, non seulement en tant qu'artiste, mais également comme étudiant en mathématiques et en géométrie. Bon nombre des illustrations dans les marges saisissent le talent de l'artiste pour représenter des figures géométriques en formes discernables. Les lignes, simples et méthodiques, des formes géométriques du manuscrit constituent un élément essentiel du travail de l'artiste, et offrent un aperçu de son utilisation ingénieuse de l'espace et de la perspective pour reproduire des objets tridimensionnels sur toile et sur papier.

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  • 03/19/13--08:51: Manuscrit du « Vortex »
  • Manuscrit du « Vortex »
    Publié pour la première fois à Bogotá en 1924, le roman épique La vorágine (Le vortex) fut écrit par le poète et juriste José Eustasio Rivera. L'histoire se déroule dans la jungle colombienne pendant l'essor du caoutchouc qui eut lieu entre 1880 environ et la Première Guerre mondiale. Rivera officia en tant que secrétaire juridique d'une commission créée pour déterminer la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Une partie du manuscrit du roman est présentée ici. Il s'agit d'un carnet de notes dans lequel Rivera écrivait durant ses voyages dans les terres pour la commission. « Ce carnet », expliqua-t-il plus tard, « remonta avec moi les fleuves Orénoque, Atabapo, Guaviare, Inírida, Guania, Casiquiare, Negro, Amazone et Magdalena, lorsque j'étais juriste pour la Commission colombienne de la frontière avec le Venezuela, et je remplissais ses pages sur les plages, dans les forêts, […] à l'arrière des pirogues, sur les pierres me servant d'oreillers, sur les boîtes et les rouleaux de câbles, parmi les insectes et dans la chaleur. Je finis le roman à Neiva, le 21 avril 1924 ». Aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de Colombie, le manuscrit fait la lumière sur les origines du roman et ses principaux personnages, Arturo Cova et son amante Alicia. Considéré comme un ouvrage précurseur du modernisme latino-américain et un modèle du « roman de jungle » comparable à l'œuvre de Joseph Conrad Au cœur des ténèbres, La vorágine est l'un des romans les plus importants de la littérature colombienne.

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    Traité sur la conception architecturale
    Ce carnet de travail datant du XVIe siècle, un des rares qui nous soient parvenus aujourd'hui, appartint à l'architecte et sculpteur italien Bartolomeo Ammannati (1511–1592). Il contient les dessins et les textes descriptifs de fortifications, de systèmes de mesure, ainsi que des croquis préparatoires de bustes et d'autres sculptures, et un long texte sur les éléments de l'expression architecturale. Ammannati fut formé auprès de Baccio Bandinelli à Florence et, outre le travail qu'il effectua pour le grand-duc de Toscane Cosme Ier de Médicis (1519–1574) dans sa ville natale de Florence, il produisit des œuvres pour Venise, Padoue, Urbin, Naples et Rome. Les 114 feuilles du cahier sont couvertes d'esquisses, de dessins d'ornements, de compositions de sculptures, et de représentations architecturales de façades, de portes et de décorations de fenêtre inachevés. Le carnet contient des éléments remarquables, notamment des dessins de la cheminée pour la grande salle de Léon X, dans le Palazzo Vecchio, et un dessin du buste de Cosme Ier. Les textes, en italien, sont d'une écriture claire.

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    Traité sur les fortifications de campagne
    Giovan Battista Belluzzi (1506–1554), natif de Saint-Marin, officia comme ingénieur militaire en chef auprès de Cosme Ier de Médicis (1519–1574), duc de Florence. Ce manuscrit, dont on pense qu'il fut écrit par Belluzzi lui-même, fut créé pour Stefano IV Colonna, général florentin servant également la famille Médicis. Il contient les instructions relatives à la construction de fortifications militaires dans les régions éloignées, utilisant uniquement les ressources locales, telles que la terre et le bois comme éléments structurels. Le texte inclut un traité sur l'évaluation de la condition de la terre, son traitement pour la transformer en liant ou plâtre, et sur son application sur les supports en bois pour réaliser un mur de défense. Il contient également des mesures permettant de déterminer la hauteur et la longueur d'un mur à ériger, ainsi qu'une description de l'endroit où placer la section de la structure d'un mur. Une série de dessins illustrent les méthodes décrites dans le texte, notamment une image représentant le modèle selon lequel les poteaux de bois doivent être plantés dans le sol pour créer une section de mur. Une autre image montre une plate-forme qui devait être assemblée pour permettre la construction des parties élevées de la fortification. Belluzzi fournit également des illustrations d'outils, des méthodes pour assembler des lattes de bois en clayonnage et former les parties des murs, et d'autres façons d'utiliser les éléments locaux pour construire des structures fortifiées. Il conclut l'œuvre avec une description des murs de la ville de Pistoia, qu'il bâtit en 1544. Belluzzi mourut alors qu'il était encore au service des Médicis, lors du siège de Sienne.

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  • 03/19/13--08:52: La divine comédie
  • La divine comédie
    Copié par Giovanni Boccaccio (1313–1375), ce célèbre manuscrit de la Commedia de Dante Alighieri (1265–1321) contient le texte intégral de l'Inferno, du Purgatorio et du Paradisio. Il constitue l'un des manuscrits plus remarquables de la collection de la bibliothèque Riccardiana. Boccaccio illustra le manuscrit de cinq dessins à la plume dans la marge inférieure de plusieurs feuilles de l'Inferno. Ces images furent authentifiées en 1992 par l'éminente érudite florentine Maria Grazia Ciardi Duprè dal Poggetto. Le dessin le plus complet représente Dante et Virgile conversant, entourés d'arbres et de montagnes, avec un lion, un léopard et un loup, suggérant le thème du « royaume paisible ». Selon Ciardi Duprè, le style des images correspond à d'autres dessins qui sont reconnus comme étant de la main de Boccaccio. Chacune des trois parties du poème commence par une brève introduction. Au XVe siècle, le manuscrit appartint à Bartolomeo di Benedetto Fortini (1402–1470), citoyen prospère de Florence, comme l'indique une inscription concernant son appartenance écrite par Bartolomeo sur la dernière feuille de l'ouvrage. Plus connu pour son chef-d'œuvre Il Decameron (Le Décaméron), Boccaccio fut l'un des premiers interprètes importants de Dante. En 1373, il donna plusieurs conférences sur le poète, inspirant le commentaire majeur intitulé Esposizioni sopra la Commedia di Dante. Ce fut Boccaccio qui associa pour la première fois l'épithète « divine » au poème de Dante, que ce dernier lui-même appelait simplement Commedia.

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    Les Bucoliques, les Géorgiques et l'Énéide
    Ce manuscrit du XVe siècle est connu sous le nom de Virgile Riccardien. Il inclut les textes des trois ouvrages encore existants aujourd'hui de l'illustre poète romain Virgile, à savoir les Bucoliques, les Géorgiques et l'Énéide, et contient 88 peintures miniatures dans la marge inférieure de nombreuses feuilles de vélin. Les miniatures, 86 dans l'Énéide et une à la fois dans les Bucoliques et les Géorgiques, sont attribuées à l'artiste florentin Apollonio di Giovanni et son atelier. Celles illustrant l'histoire d'Énée reflètent l'influence de Benozzo Gozzoli, qui exécuta en 1459 une série de fresques dans la Chapelle des Mages du Palais Médicis-Riccardi à Florence. L'influence des événements contemporains, particulièrement le concile de Florence en 1439 (au cours duquel une grande délégation grecque collabora avec les prélats occidentaux pour tenter de résoudre les différences doctrinales et de mettre fin au schisme entre l'orthodoxie orientale et Rome) et la chute de l'Empire byzantin en 1453, est visible dans les peintures miniatures, notamment dans les costumes orientaux de nombreux personnages représentés dans l'Énéide. Ces vêtements richement représentés et mis en évidence en doré, violet et rouge, avec pour toile de fond l'architecture de la ville de Florence, constituent quelques-unes des plus belles enluminures de l'époque. Dans les Bucoliques et les Géorgiques, chaque texte comporte une peinture miniature, et l'ensemble du volume contient de nombreuses lettrines décorées de taille variée et réalisées dans des motifs de pampres. Le manuscrit contient également des dessins inachevés et non colorés. Parmi les 88 miniatures, 19 ne sont qu'en partie colorées ou constituent des dessins destinés à l'enluminure. Ces illustrations qui ne furent jamais terminées offrent un aperçu des méthodes de l'artiste et une meilleure compréhension du processus de création des enluminures.

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  • 03/19/13--08:53: Le livre des chevaux
  • Le livre des chevaux
    Cet ouvrage est un exemplaire manuscrit non daté du Faras-nāma (Le livre des chevaux) d'Abd Allāh Khān Bahādur Fīrūz. Vraisemblablement écrit pendant le règne de Shah Jahan (règne : 1628–1658), il est en partie basé sur le Shalihotra, une source versifiée en sanscrit de 16 000 shloka (couplets) datant d'entre 2500 et 1500 av. J.-C. La robe d'un cheval et ce qu'elle signifie (chapitre 2), la crinière du cheval (chapitre 3), les signes indiquant l'agilité d'un cheval sur le champ de bataille (chapitre 4) et ceux révélant qu'un cheval ne présage rien de bon (chapitre 6), comptent parmi les thèmes abordés. Par exemple, le chapitre 2 stipule qu'un « cheval blanc avec des tons jaunes [...] et une crinière rouge [...] est de bon augure ». Le texte est entièrement illustré. Outre le Shalihotra, l'auteur affirme avoir incorporé des documents d'un Faras-nāma datant du sultanat de Mahmud de Ghazni (règne : 998–1030). Il semble que le plus ancien ouvrage complet, encore existant aujourd'hui, de la littérature perse abordant spécifiquement les chevaux et leurs soins soit un Faras-nāma du XIIe siècle, qui fut écrit par un certain Moḥammad ibn Moḥammad ibn Zangī et dont un seul exemplaire manuscrit est conservé dans la Genel Kütüphanesi à Bursa, en Turquie. Le genre du Faras-nāma est composé de plusieurs catégories : les livres attribués à Aristote, les livres traduits de l'arabe, les livres à l'origine écrits en perse et les livres de source hindoue. L'ouvrage d'Abd Allāh Khān appartient à la dernière catégorie. Pour ce livre, l'auteur plagia vraisemblablement une partie d'un ouvrage antérieur qui, selon certains, était basé sur une source hindoue : Faras-nāma-ye Hāshemīécrit par Zayn al-Ābidīn Husaynī en 1520.

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    « L'essai scientifique sur le besoin des remèdes composés » tiré du « Canon de la médecine »
    Abū Alī al-Ḥusayn Ibn Sīnā (980–1037) fut l'un des intellectuels emblématiques de l'époque médiévale. Connu en Occident latin sous le nom d'Avicenne, ce polymathe persan est souvent appelé par les auteurs musulmans al-Shaykh al-Ra'īs, soulignant son rôle de savant comptant parmi les plus remarquables du monde islamique. Auteur prolifique, Ibn Sīnā écrivit sur des sujets variés, tels que la métaphysique, la théologie, la médecine, la psychologie, les sciences de la Terre, la physique, l'astronomie, l'astrologie et la chimie. Il doit sa renommée en Europe principalement à son Canon de la médecine, qui fut traduit en latin et qui fit partie du programme standard des étudiants en médecine pendant des siècles. La réputation dont il jouit après cet ouvrage et deux autres qui furent traduits en latin, al-Adwīya al-qalbīya (Remède pour les maladies cardiaques) et al-Urjūza fī al-tibb (manuel versifié sur la médecine), valut parfois à Ibn Sīnā le surnom en Occident latin de princeps medicorum (prince des médecins). Le manuscrit présenté ici est une copie du cinquième livre du Canon d'Avicenne. Le titre al-Maqālah al-ʻilmīyah fī al-ḥājah ilā al-adwīyah al-murakkabah (L'essai scientifique sur le besoin des remèdes composés) est utilisé comme en-tête d'une section du Canon par l'auteur lui-même. Ce livre est organisé en sections abordant les principaux organes ou conditions médicales. Chacune d'entre elles est subdivisée selon des thèmes distincts, tels que les symptômes, les traitements, les ordonnances concernant la nutrition et les recettes de composés médicinaux. Par exemple, la section sur les reins inclut des sous-sections sur leur anatomie et les différents indicateurs de leur état, ainsi qu'une liste des affections, comme la « chaleur », le « froid » ou la « faiblesse » des reins, et leurs remèdes. Il semble que le manuscrit présenté ici ait fait partie d'un livre plus grand, duquel les premières 300 pages environ ont été enlevées. La première page de texte contient un champ vide, probablement destiné à recevoir un frontispice qui ne fut jamais réalisé. Les pages comportent 35 lignes et le texte est écrit à l'encre noire, avec des titres à l'encre rouge (souvent répétés dans les marges).

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    La recension des Éléments d'Euclide
    Cet ouvrage est une édition imprimée de Kitāb taḥrīr uṣūl li-Uqlīdus (La recension des Éléments d'Euclide) de l'un des intellectuels emblématiques du monde islamique, le polymathe persan Naṣīr al-Dīn Muḥammad ibn Muḥammad al-Ṭūsī (1201–1274). Après sa mort, al-Ṭūsī fut considéré comme al-mu'allim al-thālith (troisième maître, Aristote et Fārābī étant les premier et second, respectivement). Auteur extrêmement prolifique, al-Ṭūsī contribua de façon remarquable à la plupart des domaines intellectuels de son époque, écrivant sur la théologie, le mysticisme, la logique, l'astrologie, l'astronomie, la géomancie, les mathématiques, la physique, la minéralogie, la médecine et la jurisprudence. La structure de sa recension des Éléments est la même que celle du livre sur lequel elle est basée. L'ouvrage est composé de 13 chapitres : les six premiers abordent la géométrie plane, les quatre suivants l'arithmétique et la théorie des nombres, et les trois derniers la géométrie dans l'espace. Il fut réalisé vers la fin 1248, plusieurs années après un autre de ses ouvrages de mathématiques très influents, sa révision critique de l'Almageste de Ptolémée. Les œuvres sur les mathématiques d'Al-Ṭūsī's incluent également des recensions et des commentaires, ou des élaborations d'ouvrages de mathématiques d'Autolycos, d'Aristarque, d'Apollonios, d'Archimède, d'Hypsiclès, de Théodose et de Ménélaüs. Bien souvent, la popularité des recensions d'al-Ṭūsī éclipsait celle des textes d'origine qu'il cherchait à éditer, à savoir les traductions arabes de ces auteurs. La présente version de cet ouvrage fut imprimée par l'Imprimerie orientale des Médicis à Rome, en 1594, devenant ainsi l'un des premiers livres imprimés en arabe. Elle inclut de nombreux schémas gravés sur bois incorporés dans le texte. La dernière page du livre contient le texte d'un décret royal en turc ottoman émis par le sultan Mourad III (règne : 1574–1595) en octobre 1588. Ce décret concerne les envois « d'un certain nombre de livres qui firent autorité en arabe, en persan et en turc » vers les domaines ottomans par Anton et Horatio Bandini, et il est stipulé que, dorénavant, ces marchands doivent être autorisés à apporter leurs marchandises dans les domaines ottomans sans être gênés de quelque façon que ce soit. Le décret indique la Turquie ottomane comme la destination nominale de ce volume de l'ouvrage d'al-Ṭūsī.

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    Encyclopédie des médicaments
    Ce livre est une édition imprimée du Pandectarum Medicinae (Encyclopédie des médicaments) de Matthaeus Sylvaticus (mort en 1342 env.), comportant une liste des médicaments (principalement d'origine végétale) par ordre alphabétique. Sylvaticus s'inspira de l'ouvrage de Simon de Gênes (actif à la fin du XIIIe siècle) qui inclut un lexique de termes médicaux latins, grecs et arabes dans son dictionnaire, le Clavis Sanationis. Sylvaticus se servit également des ouvrages d'autorités gréco-romaines telles que Galien, Dioscoride et Paul d'Égine (VIIe siècle). Parmi ses autres sources, l'on retrouve les écrits d'éminents scientifiques du monde islamique, notamment les médecins persans Ibn Sīnā (également connu en Occident latin comme Avicenne, 980–1037) et al-Rāzī (ou Rhazès, 865–925 env.), ainsi que le scientifique andalou Ibn Rushd (ou Averroès, 1126–1198). Pour chacune des 702 entrées de son ouvrage, Sylvaticus fournit le nom arabe et grec d'une plante ou autre, et des informations sur ses propriétés médicinales. Comme dans le Clavis Sanationis, chaque lettre de l'alphabet latin est accompagnée d'une brève introduction avec des notes sur la translittération du grec et de l'arabe en latin. L'édition présentée ici, commandée par Ottaviano Scotto de Modène, fut imprimée à Venise par Boneto Locatello en 1498. Ce dernier semble avoir imprimé pour Scotto plus de 100 ouvrages, dont la plupart étaient des versions de textes prémodernes importants. Le Pandectarum Medicinae ne comporte pas d'illustrations, mais l'édition de Locatello-Scotto de la Cyrurgia d'Abū al-Qāsim Khalaf ibn 'Abbās al-Zahrāwī (ou Alboucassis, 936–1013 env.) inclut ce qui semble être les premiers exemples d'illustrations gravées sur bois incorporées dans un texte.

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  • 03/19/13--08:54: Idylles
  • Idylles
    Connu comme le « cahier d'ébauches des Idylles », ce manuscrit autographe de l'éminent poète italien Giacomo Leopardi (1798–1837) est conservé à la Bibliothèque nationale de Naples. Il est composé d'un carnet avec des pages lignées, où l'écriture de l'auteur apparaît clairement et nettement. Ce carnet constitue la version préliminaire de l'ouvrage Idilli (Idylles) de Leopardi, composée entre 1819 et 1821. Il inclut La ricordanza (Le souvenir), œuvre qui fut ensuite intitulée Alla luna (À la lune), L'Infinito (L'infini), Lo spavento notturno (L'épouvante nocturne), Sera del giorno festivo (Le soir du jour de fête), Il sogno (Le songe) et La vita solitaria (La vie solitaire). Avec ces poèmes, appelés « idylles » par Leopardi lui-même, l'auteur souhaitait exprimer « les situations, les affections et les aventures historiques » de son âme. Le lecteur découvre ce qu'est la solitude, considérée à la fois comme la source de régénération et un refuge permettant d'échapper aux désillusions que les êtres humains doivent endurer (La vita solitaria). Il dialogue avec la Lune, présence silencieuse et continue avec laquelle le poète interagit, et l'associe au symbole de la féminité et au regard fixe d'une altérité distante (Alla luna). L'auteur exprime également la douleur d'un amour non partagé pour une femme, celle-ci ignorant qu'elle est la cause des sentiments du poète. Puis, il médite sur le temps et l'histoire. Le poète alors bouleversé, isolé et seul, à la limite entre la vie et la mort, et la réalité et le néant, est amené à contempler la gloire des âges passés, suscitant la nostalgie de son enfance (Sera del giorno festivo). L'Infinito, poème le plus emblématique des Idylles, fut écrit en 1819, année lors de laquelle le poète connut un état profond de mélancolie, le menant presque au suicide, mais qui, en même temps, lui fit réaliser que l'écriture serait son salut. Summum de la poésie de Leopardi, L'Infinito capta l'attention des érudits et des critiques, ainsi que des poètes du monde entier.

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    À propos des substances médicales
    Ce précieux codex, appelé le Dioscurides Neapolitanus, contient l'ouvrage de Pedanius Dioscoride, médecin grec né à Anazarbe près de Tarse, en Cilicie (Turquie actuelle), qui vécut au premier siècle après J.-C. pendant le règne de l'empereur Néron. Dioscoride écrivit le traité Perì üles iatrichès, plus connu en latin sous le nom De materia medica (À propos des substances médicales), en cinq livres. Considéré comme le manuel médical et la pharmacopée les plus importants de l'Antiquité grecque et romaine, ce traité fut très apprécié au Moyen Âge, à la fois en occident et dans le monde arabe. L'ouvrage aborde l'efficacité thérapeutique des substances naturelles originaires du monde animal, végétal et minéral. Le codex, conservé à la Bibliothèque nationale de Naples, n'inclut que le traité sur les plantes, qui couvre dans ses 170 pages illustrées toutes les plantes médicinales connues, accompagnées d'un commentaire décrivant chaque plante, son habitat et ses usages thérapeutiques. Il existe un lien étroit entre le Dioscurides Neapolitanus et le Dioscurides Costantinopolitanus de Vienne, qui fut réalisé à Constantinople en 512 pour la princesse Anicia Juliana, fille de l'empereur romain d'Occident Olybrius, car ces deux ouvrages dérivent vraisemblablement d'un archétype commun. Toutefois, le codex napolitain ne contient pas les mêmes figures zoomorphes ou anthropomorphes qui apparaissent dans le codex viennois et dans d'autres codex de Dioscoride, tels que ceux conservés à Paris et au palais Chigi à Rome. La vivacité des illustrations, particulièrement précieuses du fait de leurs commentaires détaillés, contribue à la valeur d'antiquité de ce manuscrit extrêmement rare. L'ouvrage est également une source fondamentale pour l'étude de la culture médicale gréco-romaine et sa réception dans le monde byzantin italien vers la fin du VIe siècle et le début du VIIe. Il témoigne des tendances intellectuelles et culturelles de l'époque, notamment une certaine prédilection pour un type de texte didactique ressemblant davantage à un manuel qu'à un traité scientifique. Selon l'hypothèse émise dès la fin du XVIIe siècle par Bernard de Montfaucon, lorsqu'il vit le Dioscurides Neapolitanusà Naples et en apprécia la beauté, le manuscrit est indubitablement d'origine italienne, bien que le lieu exact de sa réalisation en Italie reste incertain. Pour certains érudits, il fut produit dans l'exarchat de Ravenne, tandis que d'autres affirment qu'il provient du sud, d'un milieu influencé par l'écrivain et homme d'État romain Cassiodore (487–580 env.).

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    Éléments de chronologie et d'astronomie de Muḥammad al-Farghānī
    Cet ouvrage est une traduction en latin de Kitāb jawāmi' 'ilm al-nujūm wa uṣūl al-ḥarakāt al-samāwīya (Livre des généralités de l'astronomie et des bases des mouvements des corps célestes), célèbre œuvre influente d'al-Farghānī. Astronome, Aḥmad ibn Moḥammad ibn Kathīr al-Farghānī servit à la cour des premiers califes abbassides, probablement celle d'al-Ma’mun. S'il s'agit de la même personne à qui al-Mutawakkil aurait confié la construction du nilomètre au Caire, il aurait été actif à partir des premières décennies du IXe siècle jusqu'à sa mort en 861 (couvrant les règnes d'al-Ma’mun, d'al-Muʿtaṣim, d'al-Wāthiq et d'al-Mutawakkil). Al-Farghānī, nom sous lequel l'astronome aurait été connu à la cour abbasside et dont la version latinisée est Alfraganus, indique qu'il naquit dans la vallée de Ferghana (en actuel Ouzbékistan), dans le milieu culturel persan ou perso-turc d'Asie centrale. Le même ouvrage d'al-Farghānī possède plusieurs titres en arabe, notamment Kitāb fī uṣūl ‘ilm al-nujūm (Livre des généralités de l'astronomie et des bases des mouvements des corps célestes) et Kitāb al-hay’a fī fuṣūl al-thalāthīn (Livre sur la configuration [des sphères célestes] en trente chapitres). Il fut à l'origine traduit en latin par Johannes Hispalensis (Jean de Séville, actif au milieu du XIIe siècle) et Gérard de Crémone (1114–1187 env.). Il fut également traduit en hébreu par Jacob Anatoli (1194–1256). L'édition latine présentée ici est la traduction réalisée par Jacob Christmann (1554–1613) de la traduction en hébreu d'Anatoli, publiée à Francfort en 1590. Christmann inclut un long commentaire sur les calendriers égyptiens, romains et persans, vraisemblablement inspiré par Anatoli. Christmann ajouta également un index à l'œuvre d'al-Farghānī, à la fin duquel il mentionne les difficultés de son travail d'édition d'al-Farghānī dues au manque de copies arabes convenables de cet ouvrage, tout en déplorant les ambiguïtés dans sa traduction. Invoquant l'aide nécessaire des imprimeurs en Italie et en Espagne, il imagine une époque où une copie fiable de l'œuvre d'al-Farghānī deviendrait disponible. Cette plainte d'un humaniste de la Renaissance en 1590, sur la difficulté d'imprimer un ouvrage scientifique antérieur à son époque de plus de sept siècles, constitue un détail révélateur mettant en évidence l'influence des textes scientifiques produits dans le monde islamique sur l'Europe durant la Renaissance. Christmann dédia sa traduction au prince allemand Jean Casimir, comte du palatinat du Rhin (1543–1592).

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