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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale
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    Scène de tranchée à Bataglan, « Four de Paris »
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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  • 04/14/17--05:53: Avion américain accidenté
  • Avion américain accidenté
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Bâtiments endommagés dans la rue de Chauny, à Ham, en France
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Soldat allemand avec une mitrailleuse
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Cimetière américain du Bois Belleau, en France
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Batterie allemande camouflée près d'Ostende, en Belgique
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Ruines de l'église d'Ablain–Saint–Nazaire, en France
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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  • 04/14/17--05:53: Épave d'un avion américain
  • Épave d'un avion américain
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Projecteur français scrutant le ciel pour repérer les avions
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Char d'assaut Schneider CA français à l'avant d'une offensive le long de la Marne, en France
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Paniers contenant des obus de mortier, dont certains échoués dans une mare d'eau
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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  • 04/14/17--05:53: Intérieur d'une tranchée
  • Intérieur d'une tranchée
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Le capitaine Georges Guynemer dans un biplan SPAD S.VII, dit « Vieux Charles », en plein vol
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    Rue endommagée par les mines allemandes, à Noyon, en France
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    Deux hommes à l'œuvre sur une cuisine de campagne
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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  • 04/14/17--05:53: Intérieur d'une tranchée
  • Intérieur d'une tranchée
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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  • 04/14/17--05:53: Véhicule blindé
  • Véhicule blindé
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Des hommes sur des échelles élevant des filets de camouflage sur une route près de Livry–sur–Vesle (Marne), en France
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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  • 04/14/17--05:53: Tranchée inondée
  • Tranchée inondée
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    Blessés français en attente d'évacuation, au fort de Tavanne
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    Poste d'observation de l'artillerie française
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    Artillerie côtière américaine en action à Lenoncourt (Meuse), en France
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    Canon de 75 mm dans un bunker
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Georges Clemenceau en visite d'un camp d'aviation français, près du front
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    Le maréchal Ferdinand Foch et le général John Pershing devant le quartier général américain à Chaumont, en France
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Troupes françaises en chemin vers la ligne de front par une tranchée de communication
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Mortier de tranchée de 220 mm français en action
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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    Chars Renault FT français en rang
    John A. McGill, soldat américain, servit dans l'American Expeditionary Force pendant la Première Guerre mondiale comme membre du 23e Bataillon du génie. Après avoir été formé dans le Maryland, à Glen Burnie et à Camp Meade, McGill fut déployé en France à la fin du printemps ou au début de l'été 1918. Durant son séjour en France, McGill compila un album de 226 photographies, montrant notamment des scènes de bataille, des barbelés enchevêtrés, l'intérieur de tranchées, des nids de mitrailleuses, des emplacements de canon, des stocks de munitions, des avions allemands et américains abattus, ainsi que des églises endommagées et d'autres ravages causés par la guerre dans les villes et villages français. Certains des clichés furent pris par des photographes de presse de l'époque et devinrent des cartes postales, que McGill acheta, puis colla dans son album. Les photographies présentent un témoignage vivant du conflit à travers les expériences des soldats sur le front de l'Ouest. Cet album est conservé dans les collections du Projet d'histoire des vétérans de l'American Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, qui a pour mission de recueillir, de conserver et de rendre accessibles les récits personnels des anciens combattants américains.

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  • 04/14/17--05:53: Partie 13 des Nobles Quarts
  • Partie 13 des Nobles Quarts
    Ce manuscrit renferme le 13e juz' (partie) du Coran, qui débute à l'ayah (verset) 53 de la sourate Yusuf (Joseph, chapitre 12). La partie contient également l'intégralité de la sourate al–Ra'd (Le tonnerre, chapitre 13) et se termine par le verset 52 de la sourate Ibrahim (Abraham, chapitre 14). L'histoire de Joseph est la plus longue du Coran. Bien qu'elle partage les grandes lignes de celle de la Bible, notamment les mêmes personnages, de nombreux détails diffèrent. Le 13e chapitre aborde l'unicité de Dieu et la vertu du message du prophète Mahomet. Il met également en garde contre les conséquences de l'infidélité. Le 14e chapitre raconte l'arrivée d'Abraham dans la région aride de La Mecque et comment il pria pour que Dieu protégeât son nouveau foyer et ses descendants, et les aidât à ne pas tomber dans l'idolâtrie. Les 114 chapitres du Coran sont généralement divisés en 30 parties de longueur sensiblement égale, correspondant aux jours du mois sacré musulman de ramadan. Durant ce mois, il est habituellement recommandé de lire au moins une partie par jour, dans le but d'avoir fini la lecture du Coran à la fin de ramadan. L'expression al–rub'ah al–sharīfah (Nobles Quarts), dans le titre arabe original de ce manuscrit, est une ancienne référence au Coran, à l'époque où il était divisé en quatre parties. Ce manuscrit, vraisemblablement produit en Égypte au XVe siècle, fut rédigé en caractères thoulouth mamelouks et naskhi. Le texte est composé de trois lignes, dans la partie supérieure, centrale et inférieure des pages, écrites en très grands caractères, entre lesquelles sont intercalés des cadres de texte de quatre lignes en caractères plus petits. Les pages comptent un total de 11 lignes, à l'encre noire. Des médaillons dorés marquent la fin des versets. Les titres de chaque chapitre sont écrits à l'encre dorée. Le manuscrit contient une page de titre avec un 'unwan (panneau décoratif) sophistiqué, à l'encre dorée et bleue, mis en évidence en rouge, ainsi qu'un colophon plus petit décoré de la même façon. Des médaillons ornementaux sont visibles dans les marges de plusieurs pages.

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    Les lumières célestes à la gloire du meilleur de la création
    Ce manuscrit renferme le texte d'Al–kawākib al–durriyah fī madḥ khayr al–bariyah (Les lumières célestes à la gloire du meilleur de la création), célèbre poème en l'honneur du prophète Mahomet. L'œuvre est plus connue sous le nom Qasidat al–Burdah (Le poème du manteau). Elle fut composée par Abou Abdallah Mohammed ibn Saïd al–Bousiri (1213–1296 env.), poète soufi d'origine berbère qui vécut en Égypte sous l'ère des Mamelouks. Le manteau (ou cape) fait référence à un miracle du prophète Mahomet. Al–Bousiri, paralysé suite à une attaque, affirma que le Prophète lui apparut en rêve et l'enveloppa dans son manteau, le guérissant de sa condition. Écrit en mètres basit lyriques forts, Qasidat al–Burdah compte quelque 160 vers. Plus tard, d'autres poètes augmentèrent la version d'origine ou composèrent des poèmes similaires. Qasidat al–Burdah aborde des thèmes tels que la nécessité de contrôler les caprices de soi, le choix du Prophète de vivre dans la pauvreté, sa souffrance, son isra (voyage nocturne) et son intercession en faveur des pieux le jour du Jugement dernier. Le poème, qui fit l'objet de plus de 90 commentaires et traductions en différentes langues, demeure pertinent du fait de sa beauté et des leçons qu'il transmet sur la spiritualité, la moralité, l'histoire et l'expression littéraire. De nombreux vers de Qasidat al–Burdah ornent les tombes, les palais ou les édifices religieux, faisant de cette ode sans doute le second texte de calligraphie arabe le plus utilisé dans l'architecture islamique, après le Coran. Selon le professeur de l'université de Cambridge Timothy Winter, le poème est « très probablement le plus influent et le plus populaire de l'histoire, quelle que soit la langue ». Ce manuscrit, vraisemblablement produit en Égypte au XVIe siècle, fut rédigé en caractères thoulouth mamelouks. Les pages, en papier épais de couleur crème, contiennent huit vers. Le texte alterne entre des vers en caractères gras à l'encre dorée, avec des contours noirs, et des vers à l'encre noire. Le volume inclut un 'unwan (panneau décoratif, généralement en ouverture d'un traité) sophistiqué embelli à l'encre dorée, bleue et verte. Il ne comporte pas de corrections, de signes ou de réclames dans les marges. Le nom des deux scribes qui exécutèrent ce manuscrit, Husayn Pasha et Ahmad Pasha, sont indiqués dans le colophon (ajouté ultérieurement par une main différente).

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    Al–Jawharah, commentaire sur le Recueil d'al–Quduri relatif à la jurisprudence hanafite
    Mukhtaşar al–Qudūrī (Recueil d'al–Quduri), texte résumant la jurisprudence islamique selon l'école hanafite, compte parmi les ouvrages les plus anciens et les plus importants ayant trait au domaine. Connu pour son langage clair et son style fluide, le texte gagna une telle notoriété chez les érudits hanafites qu'il est simplement appelé al–Kitāb (Le livre). Son titre comporte le nom de son auteur, Abu al–Husayn Ahmad ibn Muhammad al–Quduri (972 ou 973–1037), juriste et traditionaliste qui fut à son époque le plus grand érudit de son école, en Irak. Le recueil fit l'objet de quelque 15 commentaires, notamment al–Jawharah al–nayyirah (Le bijou resplendissant), dont la première partie est présentée ici. Le commentateur, Abu Bakr ibn 'Ali al–Haddad (mort en 1397 ou 1398), également juriste hanafite, était originaire du Yémen. Le commentaire reprend la division originale du recueil d'al–Quduri en livres, parfois sous–divisés en chapitres. Cette première partie du commentaire aborde, dans cet ordre, les livres sur la tahârah (pureté rituelle), sur la salât (prière), sur le zakat (aumône), sur le saoum (jeûne) et sur le hajj (pèlerinage). Un second colophon écrit à une date ultérieure indique : « tamma kitāb al–buyū' » (la fin du livre des transactions financières). Toutefois, le livre sur les transactions financières n'est pas inclus ici, bien que l'on sache qu'il suit le livre sur le hajj.

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    Le guide parfait dans les sciences du Coran
    Juriste et philologue égyptien, Jalal al–Din al–Suyuti (1445–1505) fut l'un des auteurs musulmans les plus prolifiques de la fin de l'époque médiévale. L'attribution de sa nisba (partie d'un nom indiquant la provenance), faisant référence à la ville d'Assiout, en Haute–Égypte, convient mieux à sa famille plutôt qu'à lui, car il naquit et mourut au Caire. Connu pour ses ouvrages sur les hadiths et d'autres sujets islamiques, il écrivit également sur les sciences naturelles, la médecine et les langues arabes. On ne sait pas exactement combien de livres al–Suyuti produisit. Brockelmann, dans son Histoire de la littérature arabe, estime leur nombre à 415, Katip Çelebi (ou Haji Khalifa) à 576 et Ibn Iyas, élève d'al–Suyuti, à 600. Al–Suyuti commença à écrire à 17 ans et continua pendant plus de 43 années, dont au moins 20 furent exclusivement consacrées à cet art, lorsqu'il vivait dans l'isolement à Roda, île sur le Nil, en dehors du Caire. Ses ouvrages, principalement des compilations, sont variés, allant des livrets et des courts avis juridiques à des œuvres en plusieurs volumes et des encyclopédies. Al–Suyuti est célèbre pour sa mémoire prodigieuse. Ses compilations renferment des parties d'ouvrages anciens aujourd'hui disparus. Al–itqān fī 'ulūm al–Qur'ān (Le guide parfait dans les sciences du Coran) est un de ses livres les plus connus. Il s'agit d'un traité sur l'étude du Coran, divisé en 80 naw' (sous–domaines), abordant des questions telles que les lieux et les époques de la révélation, la chaîne de narration, le langage inhabituel et similaire, ainsi que la doctrine de l'abrogation. Le livre s'appuie sur des écrits antérieurs du même sujet, dont celui portant quasiment un titre identique, Al–burhān fī 'ulūm al-Qur'ān (La preuve dans les sciences du Coran), de Muhammad ibn Bahadur al–Zarkašī (1344–1392 env.). Ni le nom du scribe ni l'endroit où le manuscrit fut copié ne sont indiqués. Le texte de l'ouvrage, sur papier épais de couleur crème sans filigranes ou vergeures visibles, est écrit en caractères naskhi à l'encre noire. Il compte 35 lignes par page et inclut une rubrication. La page de titre, son verso et le colophon sont enluminés et ornés d'un 'unwan (panneau décoratif) sophistiqué à l'encre dorée et bleue. Des corrections et des notes sont disséminées dans les marges, et les réclames apparaissent au recto des pages.

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    Le livre fiable des décisions judiciaires islamiques et Quarante hadiths sur les vertus des ascètes et des soufis
    Le volume présenté ici contient deux copies manuscrites de deux traités reliés ensemble. Le premier, Al–'Umdah fī al–aḥkām (Le livre fiable des décisions judiciaires islamiques), est un recueil de hadiths que Mouhammad al–Boukhârî (810–870) et Muslim ibn al–Hajjaj (821–875 env.), généralement considérés en Islam sunnite comme les deux plus grands érudits hadithiques faisant autorité, détenaient dans leurs collections. Son auteur est le lettré hanbalite 'Abd al–Ghani ibn 'Abd al–Wahid (1146–1203), mieux connu sous le nom d'Abd al–Ghani al–Maqdisi. Le traité est divisé en 17 « livres », contenant chacun des hadiths stipulant la conduite prophétique à adopter pour un aspect particulier de la vie musulmane. Ces livres abordent la pureté rituelle, les prières, les enterrements, l'aumône, le jeûne, le pèlerinage, les transactions financières, le divorce, les allégations sous serment d'adultère, l'allaitement, les récompenses, les hudud (bornes de Dieu), ou punitions, les aliments, les boissons, les vêtements, le jihad et l'émancipation (d'un esclave). Al–Maqdisi ne fournit pas de commentaire, excepté pour expliquer certains mots de vocabulaire inhabituels contenus dans les hadiths qu'il choisit. La page de titre est ornée d'un 'unwan (panneau d'ouverture décoratif) sophistiqué à l'encre dorée, bleue et rouge foncé. Cette copie d'Al–'Umdah, en écriture naskh entièrement vocalisée, fut produite en 1401, probablement en Égypte. La deuxième copie manuscrite renferme Arba'ūn ḥadīthan fī faḍā'il al–fuqarā' wa–al–Ṣūfīyah (Quarante hadiths sur les vertus des ascètes et des soufis), traité d'Ahmad ibn Abi al–Hasan al–Tusi, érudit soufi qui fut imam de la Grande mosquée de La Mecque. Le traité appartient au genre des « quarante hadiths », dont plus de 500 ouvrages portèrent sur différents thèmes au fil des époques, et ce, dès le IIIe siècle après l'Hégire (Xe siècle). Ce genre s'appuie sur un hadith qui encourage les musulmans à apprendre et à mémoriser quarante hadiths profitant à la communauté islamique. Al–Tusi choisit d'omettre l'isnad (chaîne de transmetteurs) de ses hadiths afin de « faciliter la lecture […] et la mémorisation ». Il affirme toutefois que leur chaîne de transmission est sahih (authentique), niveau d'autorité le plus élevé dans la classification des hadiths. Cette copie manuscrite fut également produite en 1541, en écriture naskh entièrement vocalisée, probablement en Égypte.

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  • 04/14/17--05:53: Coran : sourate al–An'ām
  • Coran : sourate al–An'ām
    Ce manuscrit contient l'intégralité de la sourate al–An'ām (Le bétail), sixième chapitre du Coran. Longue sourate de 165 versets, al–An'ām est un des 85 chapitres qui auraient été révélés au prophète Mahomet à La Mecque, avant son hégire (exil) à Médine. De ce fait, les thèmes de ce chapitre ont principalement trait aux origines de la foi musulmane, notamment l'unicité d'Allah, la révélation divine, la résurrection et le jour du Jugement dernier, autant de questions que les Mecquois idolâtres contestaient farouchement. Contrairement à d'autres longs chapitres, al–An'ām n'inclut pas d'histoires d'anciens prophètes, à l'exception d'une référence relativement courte à Azar (appelé Terah dans la Bible) et à son fils Abraham, le patriarche. Il ne fait pas non plus mention des règles organisationnelles de la communauté musulmane, telles que celles relatives au hajj, au jeûne ou au droit familial. Les versets, en caractères naskhi noirs, sont séparés par des médaillons dorés. L'unwan (panneau de titre décoratif) est écrit à l'encre bleue, dorée et rouge. En outre, des soulignements dorés embellissent les deux premières feuilles du texte. Les cadres de texte, contenant neuf lignes d'écriture, sont formés d'une bordure fine bleue et d'une bordure épaisse dorée. Le manuscrit fut peut–être produit en Turquie, probablement au XVIIIe siècle.

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    Le guide des actions charitables et autres prières soufies
    Ce manuscrit renferme un recueil sans titre de prières soufies, principalement des litanies de paix et de bénédictions adressées au prophète Mahomet. Il commence par Dalā'il al–khayrāt (Le guide des actions charitables), du saint de l'ordre de la Chadhiliyya Muhammad ibn Sulayman al–Jazuli (mort en 1465). Le volume contient également 10 autres textes dévotionnels en vers et en prose, tous composés par des saints chadhilites, sauf indication contraire. Ces textes sont al–ḥizb al–kabīr (La grande supplication) et ḥizb al–baḥr (La supplication de la mer), tous deux d'Abou Hassan al–Chadhili (1196–1258 env.), fondateur de l'ordre de la Chadhiliyya, ḥizb al–falāḥ (La prière de la réussite), d'al–Jazuli, une prière attribuée à 'Abd al–Qadir al–Jilani (1078−1166 env.), saint et fondateur de l'ordre soufi de la Qadiriyya, la litanie Mashīshiyya, d'Abd al–Salam ibn Mashish (1140−1227 env.), maître spirituel de la Chadhiliyya, al–musabba'āt al–'ashr (Dix prières à répéter sept fois), d'al–Jilani, la wazifa (prière) d'Ahmad Zarrouq (1442–1493), contemporain d'al–Jazuli, un poème dévotionnel attribué à Um Hani, cousine du prophète Mahomet et sœur de l'imam Ali, un autre poème dévotionnel d'Abd al–Qadir al–Fasi (1599–1680) et Qaṣīdat al–Burdah (Le poème du manteau), d'al–Bousiri (1213–1296 env.). Le texte, produit en Afrique du Nord, fut écrit en petits caractères maghrébins, à l'encre noire, avec une rubrication. Les pages comptent neuf lignes, dans un cadre de 4,7 centimètres de hauteur sur 4 centimètres de largeur. Le texte inclut des passages mis en évidence à l'encre bleue et des médaillons dorés séparant les versets sur certaines pages. Le manuscrit contient 13 illustrations, précédant le texte. Elles portent notamment sur la lignée du prophète Mahomet et les noms de dix de ses compagnons, connus collectivement dans la littérature des hadiths sous le nom des « dix compagnons promis au paradis ». Les en–têtes de chapitre sont embellis d'unwan (panneaux décoratifs au début d'une partie) à l'encre dorée, sous forme d'illustrations géométriques à l'encre bleue, dorée et rouge. Des réclames sont visibles au recto des pages. L'écriture maghrébine d'origine nord–africaine et le contenu du manuscrit, principalement relatif à l'ordre de la Chadhiliyya, suggèrent qu'il appartint vraisemblablement à un Marocain adepte de l'ordre.

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  • 04/14/17--05:54: Pèlerinage en Terre sainte
  • Pèlerinage en Terre sainte
    Premier récit imprimé et illustré d'un pèlerinage en Terre sainte, le livre de Bernhard von Breydenbach (1440–1497), canon de Mayence, racontant ses voyages occupe une place particulière dans l'histoire de l'impression. L'ouvrage est notamment célèbre pour la qualité exceptionnelle de ses gravures sur bois grand format réalisées par Erhard Reuwich, illustrant, entre autres la topographie de la Palestine, les groupes ethniques et religieux habitant en Terre sainte, ainsi que les différents alphabets utilisés par ces peuples. La reproduction par Reuwich de ces alphabets est considérée comme une étape majeure de l'histoire de l'impression des langues orientales, car elle marque le point de transition de l'alphabet écrit à l'alphabet imprimé. Pour la première fois, mais sans recourir à des caractères mobiles, les alphabets arabe, chaldéen, copte, éthiopien et, dans des éditions ultérieures, arménien furent reproduits par impression. Les lettres hébraïques et grecques avaient déjà été imprimées dans des ouvrages précédents. Les modèles des lettres orientales et leurs inscriptions en latin furent probablement fournis par Paul Walther von Guglingen (né en 1422), frère franciscain. Ce dernier, ayant auparavant passé un an à Jérusalem pour y étudier les langues de la Terre sainte, rejoignit Breydenbach lors de son périple dans la ville pendant l'été de 1483. Le récit du voyage de Walther, aujourd'hui conservé au Studienseminar de Neubourg–sur–le–Danube, témoigne de ses connaissances des alphabets orientaux. L'ouvrage de Walther fut non seulement utilisé pour l'édition imprimée du texte de Breydenbach, mais il servit également de source pour un dictionnaire latin–arabe, accompagné d'expressions familières du discours syro–palestinien, qui fut inclus dans le livre de Breydenbach (recto du feuillet 134–verso du feuillet 135). En dépit de ses réalisations dans la reproduction des alphabets orientaux, le livre de Breydenbach n'influença pas réellement l'impression dans le monde arabe, qui débuta approximativement entre 25 et 30 ans plus tard. La gravure sur bois au–dessus de l'alphabet arabe (recto du feuillet 75) représente un groupe de musulmans, ou Sarrasins, comme ils étaient appelés à l'époque, portant différents habits, probablement inspirés d'illustrations vénitiennes.

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  • 04/14/17--05:54: Sur les offices divins
  • Sur les offices divins
    Rupert de Deutz, également appelé Rupertus Tuitiensis (1075–1129 env.), fut abbé du monastère bénédictin de Saint–Héribert, à Deutz (aujourd'hui quartier de Cologne, en Allemagne). Éminent théologien, il écrivit de nombreux ouvrages littéraires sur des thèmes liturgiques, qui influencèrent considérablement ses pairs dans les pays germanophones. Une de ses principales œuvres, De divinis officiis (Sur les offices divins), est une interprétation du symbolisme de la liturgie. Ce manuscrit, probablement réalisé à Deutz ou à proximité, en 1127 environ, et dédié à l'évêque Kuno de Ratisbonne, contient deux dessins au trait. Le premier représente l'abbé Rupert, l'évêque Kuno et un ecclésiaste nommé Stephanus (recto du feuillet 1), tandis que l'autre est un portrait très connu de Rupert (verso du feuillet 1). Bien que le manuscrit ne fût pas exécuté dans la région de Ratisbonne, il exerça une grande influence sur l'enluminure en Bavière et à Salzbourg au XIIe siècle. Du XIIe siècle au début du XIXe, il appartint au monastère bénédictin de Saint–Emmeram, à Ratisbonne, puis il fut transféré, dans le cadre de la dissolution du monastère, à la bibliothèque de la cour de Munich, actuelle Bibliothèque d'État de Bavière.

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    Commentaire sur le Canon de la médecine d'Avicenne, trois volumes
    Cette copie du commentaire du professeur et médecin italien Gentile da Foligno (mort en 1348) sur le manuel médical d'Abu 'Ali al–Husayn ibn 'Abd Allah ibn Sina (980–1037), plus connu sous le nom d'Avicenne, fut imprimée à Padoue, en Italie, mais enluminée en Allemagne. Hartmann Schedel (1440–1514) en fut son premier propriétaire. Elle faisait partie de sa vaste bibliothèque, comptant plus de 600 ouvrages, qui arriva en possession de Johann Jakob Fugger (1516–1575) au milieu du XVIe siècle environ, avant d'être transférée à la bibliothèque de la cour de Munich en 1571. Schedel passa lui–même plusieurs années à Padoue, où il étudia notamment la médecine, l'anatomie et la chirurgie, de 1463 jusqu'à ce qu'il obtînt son diplôme de médecin en 1466. À son retour en Allemagne, il pratiqua la médecine à Nördlingen de 1470 à 1477, puis il s'installa à Amberg. En 1482, Schedel finit par revenir à Nuremberg, où il demanda à un illustrateur de livres inconnu de décorer cet ouvrage imprimé. La page de titre (recto du feuillet 2) contient une illustration des deux auteurs, Avicenne et son commentateur, dont les noms furent écrits à la main par Schedel. Ils sont représentés avec des robes rouges magnifiques et des chapeaux coordonnés, assis sur un banc en bois sous un dais garni d'un rideau. Légèrement tournés l'un vers l'autre, ils sont engagés dans une discussion savante. Au bas de la page, deux blasons arborent les armoiries de Schedel (la tête d'un Maure) et de celles d'Anna Heugel (deux houes se croisant), épouse de Schedel de 1475 jusqu'à la mort de celle–ci en 1485. Une grande lettrine ornementale et une bordure avec des motifs floraux viennent compléter la décoration de la page. Comme une note manuscrite sur la garde collée arrière l'indique (v ½ lb pro illigatura in singulis), Schedel fit relier le livre pour 5,5 livres dans l'atelier de Nuremberg appelé Münzer–Meister. Les notes autographes de l'humaniste sur les pages de garde (le verso du feuillet 178 est signé et daté de 1480) et plus particulièrement les nombreuses gloses de sa main, en grande partie dans des blocs de texte triangulaires dans les marges des pages, témoignent de son utilisation assidue.

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  • 04/14/17--05:54: « Éléments » d'Euclide
  • « Éléments » d'Euclide
    Les feuilles d'or étaient souvent utilisées pour donner une plus grande valeur aux manuscrits médiévaux. Les scriptoria et les ateliers de peintres élaborèrent des techniques extrêmement spécialisées pour écrire en lettres dorées, souvent sur un fond coloré, ou pour décorer les lettrines et les miniatures avec de l'or. Ces méthodes servirent également plus tard dans la décoration manuelle des livres imprimés. Toutefois, le développement d'une technique correspondante permettant d'imprimer de l'or sur du parchemin ou du papier se révéla beaucoup plus difficile. Erhard Ratdolt, imprimeur originaire d'Augsbourg qui travailla à Venise à partir de 1475 ou 1476, fut le premier à mettre en œuvre une telle technique. En mai 1482, l'atelier de Ratdolt publia la première édition imprimée des Éléments, ouvrage précurseur du mathématicien de la Grèce antique Euclide. Au Moyen Âge, ce texte n'était connu qu'en latin, traduit de l'arabe, et était disponible dans de nombreux manuscrits. Comme Ratdolt l'explique dans sa préface dédiant l'ouvrage au doge vénitien Giovanni Mocenigo (1408–1485), l'impression des schémas géométriques utilisés dans l'œuvre présenta des difficultés techniques particulières. Sept copies de l'édition contiennent cette épître dédicatoire imprimée en lettres dorées. En 1484, Ratdolt légua une d'entre elles au monastère carmélite d'Augsbourg, d'où elle provenait avant d'arriver à Munich. Il s'agit de la copie présentée ici. Pour imprimer la préface en lettres dorées, Ratdolt développa une technique innovante issue des méthodes utilisées par les relieurs pour estampiller de l'or sur du cuir. Ce procédé consistait à répandre un agent liant en poudre (de la résine ou de l'albumen séché) sur la page et probablement à chauffer le caractère en métal de sorte que la feuille d'or adhérât au papier. Pour son édition de 1488 de Chronica Hungarorum (Chroniques des Hongrois), Ratdolt utilisa une méthode plus simple à base d'encre d'impression dorée. Sa technique d'impression de lettres dorées fut copiée pour la première fois en 1499 par l'imprimeur vénitien Zacharie Calliergis.

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  • 04/14/17--05:54: Pèlerinage en Terre sainte
  • Pèlerinage en Terre sainte
    Grâce à ses nombreuses illustrations, le récit des voyages de Bernhard von Breydenbach en Terre sainte, publié en 1486, supplanta le dernier livre de voyage à succès, écrit par Hans Tucher. Le livre de Breydenbach fut d'autant plus populaire qu'il parut initialement dans une version latine, puis quatre mois plus tard en allemand et deux ans après dans une édition néerlandaise. Pour rendre compte de son périple, Breydenbach se fit accompagner d'un artiste qui nota ses impressions. La mention du nom de l'artiste, Erhard Reuwich, dans l'introduction de la première édition du livre est sans précédent dans l'histoire de l'impression. Comme le colophon et la marque d'imprimeur l'indiquent, Reuwich était originaire d'Utrecht, et ils illustrèrent et imprimèrent ensemble l'ouvrage. Les illustrations de Reuwich sont caractérisées par la virtuosité avec laquelle il rendit ses dessins sur le support imprimé. Le nouveau réalisme de celles représentant les villes, sur feuille dépliante grand format, est particulièrement remarquable. La plus grande de ces illustrations, imprimée à l'aide de quatre blocs de bois, chacun de la taille d'une feuille de papier, montre une vue à vol d'oiseau des abords pittoresques du sud de Venise, depuis le Grand Canal et les îles de la lagune. Il est possible d'identifier le point de vue de l'artiste : la tour de l'église de San Giorgio Maggiore, située sur l'île du même nom. Le rendu de l'architecture vénitienne par Reuwich est presque plus vrai que nature, ce qui permet de reconnaître facilement des bâtiments éminents. Certains de ces édifices furent toutefois vieillis par rapport à leur condition réelle à l'époque. Comme une étude récente le suggère, le concept d'illustration de Reuwich pour le livre de voyage fut profondément influencé par sa découverte de Venise et de son art. En effet, il semble que son rôle consista largement à collecter des œuvres d'art représentatives à chaque étape du voyage, afin de les utiliser par la suite pour illustrer le livre racontant les périples de Breydenbach. Pour l'illustration de Venise, il s'inspira probablement d'un dessin de l'artiste vénitien Jacopo Bellini (1400–1470 ou 1471 env.), puis il l'adapta en fonction de ses propres observations. D'autres dessins que Bellini produisit entre 1435 et 1440 révèlent qu'il avait tendance à représenter l'architecture de la ville, à son époque encore très gothique, avec une touche de Renaissance moderne, conférant à l'illustration de Reuwich une qualité documentaire exemplaire pour l'histoire de l'architecture vénitienne. La copie du livre de Breydenbach présentée ici est la version allemande de l'ouvrage, traduit par Martin Roet. Elle appartint autrefois à Hartmann Schedel (1440–1514), qui imita certaines des gravures sur bois de Reuwich dans sa Chronique de Nuremberg.

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  • 04/14/17--05:54: Chiromancie
  • Chiromancie
    L'art de la lecture des lignes de la main, ou chiromancie, connut une certaine popularité à la fin de la période médiévale, comme l'indique le grand nombre de manuscrits sur le sujet. Ce livre allemand, Chiromancie, dont l'identité de l'auteur continue à faire débat, fut toutefois principalement diffusé sous la forme d'éditions xylographiques. Les livres xylographiques étaient produits en découpant le texte et les illustrations dans le même bloc de bois, ce qui permettait de les imprimer en une seule opération. Cette édition xylographique de la Chiromancie contient une introduction et 44 planches illustrant des mains. Les planches sont arrangées de sorte que chaque main de femme à gauche (verso) corresponde à une main d'homme à droite (recto). Les lignes et les autres marques des mains sont expliquées en allemand dans de courtes légendes qui ont été intégrées dans l'illustration appropriée. La technique de la gravure sur bois est particulièrement adaptée à la reproduction de ce type d'images. Les couvertures en papier ornées à l'aide de gravures sur bois conçues pour imiter le style des reliures en cuir gothiques constituent une caractéristique inhabituelle de cette édition. Les blocs de bois qui servaient à la réalisation des tirages pouvaient être conservés pendant de longues périodes et reproduits à la demande. Ils étaient toutefois souvent corrigés ou modifiés entre les impressions, entraînant d'éventuelles variations dans les tirages suivants, comme c'est le cas de cette copie. Celle–ci représente la dernière des quatre étapes de l'histoire de l'édition xylographique de cet ouvrage. Si les deux premières versions de la Chiromancie parurent sans numérotation des cahiers et sans informations sur le producteur, les signatures typographiques et un colophon indiquant le nom de Jörg Schapf, découpeur de blocs de bois et relieur d'Augsbourg, furent ajoutés aux gravures sur bois à une date ultérieure. On ne sait pas si Schapf, qui vécut à Augsbourg entre 1478 et 1517, produisit également les deux premières versions ou s'il acquit les blocs de bois auprès d'un autre imprimeur. Certains érudits ont attribué la paternité de l'ouvrage à Johannes Hartlieb (1410–1468), médecin de la cour du duc Albert III de Bavière, également autorité en sorcellerie et en chiromancie.

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  • 04/14/17--05:54: La Bible des pauvres
  • La Bible des pauvres
    Ayant déjà développé une grande tradition manuscrite dès le XIIIe siècle, ladite Biblia pauperum (Bible des pauvres) atteignit son niveau de diffusion le plus prolifique durant la deuxième moitié du XVe siècle, grâce aux livres xylographiques et aux éditions incunables. La version latine en 40 feuillets de la Biblia pauperum, publiée en pas moins de 11 éditions xylographiques, fut particulièrement répandue. La disposition du texte et la séquence des illustrations dans la version latine furent reprises dans les deux éditions xylographiques en langue allemande, qui utilisèrent toutefois des gravures sur bois un peu plus simples. En 1470, le peintre Friedrich Walther et le menuisier Hans Hurning coproduisirent la première édition xylographique en allemand dans la ville de Nördlingen, comme une note l'indique à la fin du livre, accompagnée de deux armoiries et de la date. Dès l'année suivante, la version allemande fut copiée par Hans Sporer, calligraphe et tailleur de blocs de bois de Nuremberg, qui simplifia les illustrations en omettant les hachures et en remplaçant les paysages en arrière–plan par des lignes horizontales ordinaires. En imitant la version précédente, Sporer ajouta deux armoiries et la date 1471 à la dernière planche. Le livre xylographique allemand de la Biblia pauperum présenté ici n'appartient sûrement pas à la première impression produite par Sporer, car il fut imprimé avec des blocs de bois sur lesquels deux planches furent placées côte à côte (1–40, 2–39, etc.). Comme seul un côté des feuilles pouvait être imprimé, il fallait plier ces dernières au milieu et les arranger de sorte que les illustrations de la première moitié du livre figurassent à gauche (verso), tandis que celles de la deuxième moitié figurassent à droite (recto). Par la suite, Sporer semble avoir coupé les blocs en deux et commencé à produire des tirages avec une presse simple, ce qui permit d'imprimer sur les deux faces d'une feuille, comme c'est le cas dans cette copie. Outre la Biblia pauperum, Sporer produisit trois autres livres xylographiques à Nuremberg jusqu'en 1474, puis il s'établit à Bamberg et réalisa des impressions à l'aide de caractères mobiles en 1487.

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    Bible de Bamberg à trente–six lignes
    Aucune des trois éditions de la Bible latine imprimées avant 1462 ne contient d'informations sur le lieu d'impression, l'imprimeur ou la date de publication. La chronologie relative des éditions les plus anciennes de la Bible s'appuie donc sur les interdépendances textuelles et le matériel typographique utilisé. La Bible dite « à trente–six lignes », également appelée B36, repose sur une copie de la Bible de Gutenberg (ou B42), comme le révèle l'erreur de composition dans l'exemplaire de Stuttgart de la B36, où une page de la B42 fut accidentellement omise. Contrairement à Gutenberg, l'imprimeur opta pour une disposition plus généreuse du texte et réduisit le nombre de lignes par colonne de 42 à 36. L'édition devint beaucoup plus volumineuse. Avec 1764 pages imprimées, elle compte quasiment 500 pages de plus que la Bible de Gutenberg. Par conséquent, elle fut souvent divisée en trois volumes. L'exemplaire de Munich, présenté ici, est incomplet. Il ne comporte que le second volume, du livre des Chroniques (Paralipomènes) aux Lamentations de Jérémie. En outre, de nombreux fragments et les instructions imprimées destinées au rubricateur, documents rares, sont préservés à la Bibliothèque d'État de Bavière. L'édition fut imprimée à l'aide d'une forme modifiée des caractères utilisés par Johann Gutenberg au cours de ses premières années en tant qu'imprimeur pour produire des calendriers et des éditions de la grammaire de Donatus. Par la suite, Gutenberg transmit les caractères à un de ses ouvriers. En 1461, Albrecht Pfister, imprimeur établi à Bamberg, utilisa cet Urtype (caractère d'origine) afin d'imprimer la première édition en langue allemande de la série de fables Edelstein, par Ulrich Boner. Comme Pfister travaillait pour l'évêque de Bamberg, Georg Ier von Schaumberg, et que plusieurs copies de la B36 appartenaient initialement à des monastères de ce diocèse, il semble probable que cette édition ait été imprimée à Bamberg à la demande de l'évêque. La copie fut à l'origine conservée dans le monastère bénédictin souabe de Fultenbach, puis elle arriva à Munich en 1915 via la Kreis– und Studienbibliothek de Dillingen. Elle possède une reliure contemporaine, avec une décoration estampée à froid attribuée à un atelier de reliure de Bamberg. L'exemplaire de Stuttgart de la B36, dans lequel la partie centrale de la Bible est manquante, fut relié dans le même atelier.

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  • 04/14/17--05:55: « Decretum » de Gratien
  • « Decretum » de Gratien
    Cette somptueuse version de Decretum de Gratien fut créée vers 1280 ou 1290, très probablement dans le Hainaut (en Belgique actuelle). La décoration éclatante du manuscrit, qui compte 37 lettrines historiées, révèle un goût prononcé pour la narration. Les gloses sont de la main de Barthélemy de Brescia. À première vue, il semble que le lieu de production du manuscrit le plus plausible fût Paris, principal centre d'étude du droit canonique de l'époque. Toutefois, ce volume particulier présente des caractéristiques d'écriture suggérant qu'il fut exécuté dans l'abbaye cistercienne de Cambron, dans le Hainaut. En outre, Baudouin de Bousso, père abbé de l'abbaye entre 1283 et 1293, étudia la théologie à l'université de Paris, puis il soutint la production de nombreux manuscrits raffinés durant ses fonctions à Cambron. En fait, l'ouvrage précurseur de ce projet fut vraisemblablement l'antiphonaire de Beaupré (W.759–761), également dans les collections du musée des art Walters, créé à Cambron dans les années 1280. Les éléments stylistiques de cette édition de Decretum (W.133) de Gratien semblent être associés à l'antiphonaire de Beaupré. Par exemple, des moines cisterciens sont représentés dans trois enluminures des trois volumes de l'antiphonaire et Decretum contient des dessins de ces mêmes moines, portant des habits marrons semblables à ceux des religieux. Le recours aux précédents cisterciens pour les caractéristiques du texte et des illustrations permet d'associer l'ouvrage à l'abbaye cistercienne de Cambron. Ce lien reste toutefois à confirmer plus en détail par un examen approfondi de la production du scriptorium de Cambron. On sait peu de chose sur Gratien, bénédictin italien actif au XIIe siècle, qui produisit la première compilation systématique de droit canonique, appelée Decretum. Les principaux éléments décoratifs de cette version sont 37 lettrines historiées, dont deux habitées par des personnages, une au recto du feuillet 11 et l'autre au recto du feuillet 130, des initiales fleuries pour les divisions secondaires du texte, à l'encre bleue et rouge, des initiales plus petites pour les divisions tertiaires du texte, également à l'encre bleue et rouge, des drôleries dans les marges, des rubriques en rouge et un texte rédigé à l'encre brun foncé.

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  • 04/14/17--05:55: Livre d'heures
  • Livre d'heures
    Ce livre d'heures fut créé dans le nord–est de la France au début du XIVe siècle, vraisemblablement pour le mariage de Louis Ier de Châtillon (mort en 1346) et de Jeanne de Hainaut, comme le suggèrent les armoiries des Blois–Châtillon au recto du feuillet 19 et au verso du feuillet 81, ainsi que les armoiries des Hainaut dans les marges, notamment conjointement avec celles des Châtillon au recto du feuillet 19. Les drôleries et les êtres hybrides, représentés en abondance et dans des détails vibrants sur quasiment toutes les pages, confèrent à ce manuscrit un caractère exceptionnel. Stylistiquement, ces images furent associées à un atelier de la région de l'Artois, probablement établi à Arras, dans le nord–est de la France. Le manuscrit, dont le calendrier et sans doute quelques images n'existent plus aujourd'hui, est incomplet. Toutefois, les enluminures qui survécurent constituent un parfait exemple de la gaieté de l'art à cette période. Le premier feuillet comportant des miniatures et les deux derniers furent ajoutés peu après la création de l'ouvrage. Le volume fut rédigé en textura formata (écriture gothique formelle retrouvée dans les manuscrits sophistiqués de l'époque), avec le texte à l'encre noire et les rubriques en rouge. On distingue trois mains d'artistes. Les images de la plus grande qualité sont sans conteste celles du premier artiste, au recto du feuillet 51 et au verso du feuillet 81. Un second artiste exécuta les lettrines historiées dans les heures de la Vierge et un troisième, le moins habile, réalisa les autres miniatures. Les principaux éléments décoratifs sont huit miniatures (deux pleines pages, ajoutées peu après l'achèvement de l'ouvrage), cinq lettrines historiées, existant encore aujourd'hui, dans des cadres architecturaux dorés imposants (occupant de 10 à 13 lignes), des lettrines enluminées décorées visibles aux divisions secondaires du texte (d'une hauteur de deux lignes), ainsi que des bordures entourant le texte et des remplissages de ligne çà et là, contenant des êtres hybrides, des dragons, des poissons, des animaux et des feuillages.

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  • 04/14/17--05:55: Quadriptyque de Stein
  • Quadriptyque de Stein
    Le quadriptyque de Stein, vraisemblablement créé à Bruges vers 1525–1530, sans doute pour le cardinal Albert de Brandebourg, est attribué à Simon Bening et à son atelier. Ce recueil de 64 miniatures sur parchemin est collé sur papier et fixé à quatre panneaux, contenant chacun une série de 16 miniatures. Celles–ci mesurent 6,8 centimètres de haut et 5,2 centimètres de large. Charles Stein, premier propriétaire connu du recueil jusqu'en 1886, donna son nom à l'ensemble des miniatures, qui fut mentionné pour la première fois dans la littérature savante en tant que quadriptyque de Stein. Les miniatures semblent avoir été démontées à une certaine époque, puis remontées sur les quatre panneaux bordés de cadres dorés datant du XIXe siècle. Le département de conservation du musée des arts Walters n'a trouvé aucun texte aux dos de ces images. Toutefois, comme l'insertion de feuillets enluminés dans les livres de prières sud–néerlandais, sans texte d'accompagnement au dos, était une pratique normale, l'absence d'indications textuelles n'exclut pas que ces miniatures aient fait autrefois partie d'un livre de prières. L'analyse visuelle formelle et l'utilisation de couleurs suggèrent cependant que ces 64 miniatures étaient destinées à être visualisées ensemble. L'objectif était peut–être pour le suppliant de réciter les prières à partir d'un livre ou de mémoire, tout en regardant la séquence en dévotion privée.

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    Trésor de sapience. De la Création à 138 après Jésus–Christ
    Ce manuscrit richement décoré du Trésor de sapience est une histoire du monde de la Création à 138 après Jésus–Christ. Enluminé par des collaborateurs de Loyset Liédet et de Willem (ou Guillaume) Vrelant, il fut exécuté probablement à Bruges vers 1470 ou 1480. Le volume proprement dit constitue un bel exemple des livres séculaires que recherchaient les mécènes aristocratiques du sud des Pays–Bas au cours du troisième quart du XVe siècle. Outre l'immense programme décoratif, l'histoire contient également d'importantes indications héraldiques. Le blason armorial le plus courant, peint dans une zone rognée, appartient à Adolphe de Bourgogne, seigneur de Beveren, de la Veere et de Flessingue (mort en 1540). Ce dernier devint membre de l'ordre de la Toison d'or en 1516, comme avant lui son père, Philippe de Bourgogne, et son grand–père, Antoine de Bourgogne (le « Grand Bâtard de Bourgogne », fils illégitime de Philippe le Bon). La décoration et son organisation tout au long du texte reflètent les principes de conception hiérarchique et de collaboration artistique caractéristiques des grands programmes picturaux de ce type de texte séculaire. Les six grandes miniatures, chacune précédant les divisions majeures du texte de la chronique, et de la même largeur que les deux colonnes de texte, sont spécialement notables. Ces images magnifiques sont très imaginatives et d'une grande variété stylistique. Les illustrations accordent une importance visuelle particulière à la Trinité, comme en témoigne le frontispice, qui inclut un cycle de la Création en six médaillons. Ce manuscrit rappelle les préceptes augustins du trinitarisme associés aux six jours de la Création, aux six âges de l'homme et aux six âges du monde. Il mêle les thèmes bibliques et séculaires, dont l'histoire de Thèbes, de Troie et de la Bretagne, le troisième âge du monde, l'histoire de Rome, de Romulus et Rémus à la défaite des Gaulois, les empereurs romains jusqu'à Hadrien (mort en 138 après Jésus–Christ), les rois italiens depuis Énée, ainsi qu'Alexandre le Grand et les souverains qui lui succédèrent. L'ouvrage fut rédigé en écriture littera bastarda bourguignonne par des mains différentes.

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  • 04/14/17--05:55: Image du monde
  • Image du monde
    Ce manuscrit, qui contient un colophon le datant de 1489, est une des trois copies connues du XVe siècle d'un ouvrage de cosmographie vernaculaire rare, à l'origine composé en vers sous le titre Image du monde, en lorrain, vers 1245–1246. Le manuscrit décrit les sept arts libéraux, ainsi que les théories astronomiques, notamment relatives à la Terre, les créatures habitant la planète et ses mouvements au sein de l'univers. Chaque art libéral est illustré par une petite miniature en grisaille. En outre, des schémas astronomiques géométriques remarquables sont inclus tout au long du livre. Cet ouvrage (Walters Art Museum W.199) revêt une importance à la fois textuelle et picturale. Enluminé par des disciples de Willem (ou Guillaume) Vrelant, actif à Bruges de 1454 à 1481, le manuscrit révèle une affinité dans son format et son contenu avec une copie de 1464 d'Image du Monde, réalisée à Bruges (Londres, British Library, Royal 19 A.IX). Le texte de l'ouvrage, par Gossouin (ou Gauthier) de Metz, fut initialement commandé par Jean Ier, duc de Berry et d'Auvergne. Il est rédigé ici dans une écriture littera bastarda gothique. L'épilogue mentionne un certain « Iehan clerc librarien » de Bruges, à qui l'organisation de cette édition est attribuée. Le manuscrit comporte également des prières destinées à obtenir des bienfaits physiques et spirituelles pour les lecteurs ou les auditeurs. Le texte, rubriqué en rouge, est écrit à l'encre brun foncé. Ses divisions majeures sont marquées par des lettrines rouges ou bleues. L'ouvrage compte une enluminure de la taille d'une page, 11 miniatures plus petites contenant des personnages, en grisaille, et 27 schémas scientifiques polychromes.

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  • 04/14/17--05:55: Livre d'heures de Daniel Rym
  • Livre d'heures de Daniel Rym
    Ce livre d'heures richement enluminé fut créé vers 1420 ou 1430 pour Elizabeth van Munte et son époux Daniel Rym. Le manuscrit contient plusieurs illustrations du couple, représenté de différentes façons. Par exemple, un ange tient le bouclier héraldique de Rym au recto du feuillet 42, tandis qu'un dragon tient le blason de van Munte au recto du feuillet 18. Tous deux apparaissent également dans les portraits du donateur, avec van Munte agenouillée au recto du feuillet 62 et Daniel Rym agenouillé devant son homonyme, saint Daniel, au verso du feuillet 168. Destiné à un usage personnel, ce somptueux livre d'heures débute chaque heure par une miniature pleine page. L'enluminure abonde en ornements dorés et les drôleries visibles tout au long du livre représentent des êtres hybrides et des personnages gais dans des situations variées, notamment lisant des textes, s'agenouillant en dévotion, jouant avec la tige des feuillages des lettrines, ou y grimpant, ou émergeant de grandes fleurs. L'embrassade d'un tendre couple est particulièrement touchante sur le feuillet en regard de la descente de la Croix et de la Véronique (recto du feuillet 118). Cet ouvrage dévotionnel fut réalisé par le Maître de Guillebert de Mets, enlumineur de style parisien, actif dans les Flandres de 1410 à 1445 environ. Son surnom provient des enluminures qu'il exécuta dans un manuscrit signé par un scribe appelé Guillebert de Mets. L'organisation de ses pages lie étroitement le texte, les miniatures et les décorations de bordure d'une façon qui lui est propre. Le texte est rédigé en écriture textura à l'encre noire et brune, tandis que les rubriques apparaissent en rouge. Les marges latérales incluent à maintes reprises des instructions destinées au rubricateur. Des lettrines dorées marquent les divisions du texte. Le volume contient 13 miniatures de la taille d'une page, toutes au début de chaque heure.

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    Le pèlerinage de la vie humaine
    Le pèlerinage de la vie humaine, texte allégorique écrit en vers vernaculaires, fut inspiré par le poème français du XIIIe siècle le Roman de la Rose, de Guillaume de Lorris et Jean de Meung. Composé en 1330–1332 environ par Guillaume de Digulleville, avec une deuxième recension en 1355, ce texte constitue la première des deux versions. Cette copie, produite dans le nord–est de la France en 1370, est aujourd'hui conservée au musée des arts Walters (W.141). Elle inclut une miniature de frontispice avec un portrait de l'auteur, ainsi que 83 illustrations en grisaille teintée. Ces images, qui reposent sur des modèles en cohésion avec les choix thématiques de l'époque, regorgent de détails anecdotiques, conférant un certain caractère au texte. L'Institut de recherche et d'histoire des textes, du Centre national de la recherche scientifique, en France, s'est donné pour mission de collecter toutes les reproductions des manuscrits de Digulleville. La version présentée ici est l'une des rares copies conservées hors de France. Le texte est composé d'un prologue et de quatre livres. Écrit à l'encre brune, avec des rubriques en rouge, en littera cursiva formata, il est organisé en deux colonnes par page, souvent séparées par des bordures. Les divisions du texte sont marquées par des lettrines peintes et le frontispice est décoré d'une lettrine enluminée. Les noms des locuteurs sont généralement centrés, parfois au–dessus des illustrations. Le volume ne comprend pas de ponctuation originale. Les illustrations, encadrées de bordures jaunes avec des feuilles de vigne, sont de moyenne qualité, notamment celles à la fin de l'ouvrage. Des instructions destinées aux artistes sont visibles sous forme de texte à côté des images (par exemple, au recto du feuillet 8), sous forme de lettres dans les images et sous forme de phrases à gauche, dans les marges inférieures (par exemple, au recto du feuillet 45).