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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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    Fragments du traité sur les plantes de Dioscoride
    Le médecin grec Dioscoride vécut au Ier siècle après Jésus–Christ, pendant le règne de l'empereur Néron. Son traité en cinq volumes Peri hulês iatrikês, plus connu en latin sous le nom De materia medica (À propos de la matière médicale), est considéré comme le manuel médical et la pharmacopée les plus importants de l'Antiquité grecque et romaine. Il était très apprécié au Moyen Âge, à la fois en Occident et dans le monde arabe. L'ouvrage aborde l'efficacité thérapeutique des substances naturelles d'origines animale, végétale et minérale. Le manuscrit présenté ici renferme des fragments d'une traduction arabe de l'ouvrage de Dioscoride. Ce dernier est répertorié sous divers titres arabes, dont Kitāb al–ḥashā'ish (Le livre des plantes), Kitāb al–maqālāt al–khams (Le livre aux cinq essais) ou simplement, comme dans ce manuscrit, Kitāb Disqūrīdis (Le livre de Dioscoride). La première traduction arabe de l'ouvrage de Dioscoride fut réalisée par Istafan ibn Basil (Stephanos Basilos) et révisée par son célèbre mentor Hunayn ibn Ishaq al–'Ibadi (809–873 env.), que le calife abbasside al–Ma'mun chargea de diriger l'institution historique Bayt al-Hikmah (La maison de la sagesse), à Bagdad. Ce manuscrit fut vraisemblablement copié en Haute Mésopotamie au XIIe siècle. Le texte est rédigé en beaux caractères naskhi sur parchemin. L'ouvrage contient des entrées extraites des cinq livres, des onguents à base de plantes (Livre I), aux vins et aux potions minérales (Livre V). Le nom d'Hisham ibn Musa ibn Yusuf, le scribe ou probablement le traducteur, est indiqué au verso du feuillet 19, accompagné du titre al-masī ḥī al-mutaṭabbib, suggérant qu'il fut botaniste et chrétien. Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France, avec deux autres codex arabes similaires sur Dioscoride. La version de ce manuscrit diffère des deux autres codex susmentionnés. Elle comporte au début un texte imprimé en français, datant de 1909, qui offre un commentaire sur les illustrations colorées des plantes et des créatures du manuscrit. Elle inclut ensuite des notes écrites à la main, comparant les différences dans le texte arabe de chaque traduction, et énumérant les entrées des plantes et des substances comprises dans l'ouvrage de Dioscoride.

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  • 02/09/17--06:18: Traité sur l'art militaire
  • Traité sur l'art militaire
    Kitāb al–makhzūn jāmi' al–funūn (Le trésor où se trouvent réunies les diverses branches de l'art) est un traité sur les arts militaires, ayant notamment trait à l'entraînement, à la cavalerie, à l'infanterie, au tir à l'arc et à l'arbalète. Il fut attribué à Ibn akhî Khozâm (mort en 864 env.), un des premiers vétérinaires arabes de l'ère abbasside, et à Miqdad ibn Aswad, compagnon du prophète Mahomet, connu pour ses prouesses au combat pendant la bataille de Badr (624). Il semble toutefois que l'ouvrage ait été écrit en Égypte mamelouke par un auteur inconnu au XIVe siècle environ. Des éléments du contexte et du vocabulaire suggèrent que le traité ne put pas être produit à une époque islamique antérieure. Le sujet abordé et la terminologie rappellent ceux d'ouvrages composés par les al–Tarabulsi al–Rammah, célèbre famille de lanciers dont les membres écrivirent sur le thème du combat pendant plus de deux siècles sous l'ère des Mamelouks, particulièrement au XIVe siècle. Le traité débute par une courte introduction au savoir requis pour être cavalier, suivie de dessins en couleur de formations militaires, de drapeaux, d'armes et de styles de combat. Chaque dessin vient illustrer deux vers de poésie, un à l'encre rouge dans la partie supérieure de la page et l'autre à l'encre noire dans la partie inférieure. Cette organisation des pages continue jusqu'à la fin du livre, bien que le texte passe ensuite de la poésie à la prose. De nombreuses illustrations raffinées sont insérées dans le texte. À l'instar d'autres ouvrages arabes sur le même sujet, ce traité renferme une vaste terminologie technique et de nombreux termes de commandement. Le manuscrit présenté ici fut écrit en l'an 875 de l'Hégire (1470–1471) pour un personnage important de la cour des sultans mamelouks, dont le nom fut soigneusement effacé du frontispice, qui est très orné. Le titre al–maqarr al–'ālī al–mawlawī al–amīrī almālikī al–makhdumī (Son Altesse mon Seigneur, le prince qui mérite d'être servi), encore lisible, fut utilisé par certains gouverneurs régionaux mamelouks, tels que Sawdun al–Muzaffari, gouverneur d'Alep sous le sultan Barquq (1340–1399). Il manque plusieurs feuillets entre ceux actuellement numérotés 1 et 2.

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  • 02/09/17--06:18: Traité sur les chevaux
  • Traité sur les chevaux
    Le livre présenté ici ne comporte pas de titre. Il s'agit d'un traité sur la science du dressage des chevaux, attribué à tort à Wahb ibn Munabbih (654 ou 655–728 env.), rawi (narrateur) d'origine yéménite et persane connu pour sa transmission de ce que l'on appelle dans la terminologie islamique des hadiths les Isrā'īliyyāt (traditions judéo–chrétiennes). Le traité débute par une série de hadith dans lesquels Mahomet faisait référence aux chevaux. La majeure partie de l'ouvrage est un long ra'iyah (poème rimant en « r ») qu'un poète, uniquement identifié par l'appellation « notre cheikh, le cheikh des ansârs », aurait récité devant le sultan Salah al–Din al–Ayubbi (Saladin). Impressionné par l'érudition du poète, le sultan le nomma commandant de toutes les écuries royales. Toutefois, Saladin vécut au XIIe siècle, plus de 450 ans après Ibn Munabbih. Ce dernier ne put donc pas écrire le traité. Dans son poème, où tous les vers sont accompagnés d'un commentaire, l'auteur décrit les caractéristiques et les qualités d'un bon cheval. Le dessin d'un cheval noir figure sur le feuillet 14, répertoriant les maladies susceptibles d'affecter chacune des parties de l'animal. Une jument et son poulain sont dessinés sur le feuillet 18, tandis qu'un cheval blanc paraissant gravir une pente raide est représenté sur le feuillet 19. Le feuillet 20 contient le dessin d'Ḥaizum, cheval de l'archange Gabriel selon certaines sources. L'ouvrage décrit ensuite l'anatomie du cheval, illustrée de trois dessins, dont un représente de façon rudimentaire et incorrecte le squelette de l'animal. Le texte repasse à la forme poétique, abordant les défauts et la santé des chevaux, dont les maladies courantes, et fournissant des instructions sur l'entraînement, le traitement des affections, les armes défensives et les armes offensives du cavalier, ainsi que des informations sur les harnais et les combats. Le traité, qui se termine par des passages en prose rimée, semble avoir été écrit en Égypte vers la fin du XVe siècle. Une référence à la fin du traité indique que le poète non identifié « lut et mémorisa Kitab al–Zurduqah » (Le livre des lignes de combat), ouvrage célèbre d'un auteur inconnu qui vécut en Égypte mamelouke. Ce manuscrit est daté de 1180 après l'Hégire (1670).

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    « Catalogue d'étoiles » d'al–Soufi, suivi de maximes, ainsi que des « Merveilles de la création » d'al–Qazwini
    Ce volume manuscrit contient deux ouvrages. Le premier est une copie du XIVe siècle de Kitāb ṣuwar al–kawākib (Catalogue d'étoiles) par 'Abd al–Rahman al–Soufi (903–986). Le deuxième est une traduction turque ottomane du XVIIe siècle de la première partie (sur les créatures supraterrestres) de Kitāb 'Ajā'ib al–makhlūqāt wa–gharā'ib al–mawjūdāt (Les merveilles de la création), traité de cosmographie en deux parties de Zakariya Ibn Muhammad al–Qazwini (1203–1283). Les maximes, occupant quatre pages entre les deux œuvres, sont attribuées à divers auteurs, dont Platon, Jésus, Mahomet et Ali. Al–Soufi, appelé Azophi en Occident, naquit en Perse (l'Iran actuel). Il travailla à Ispahan et à Bagdad, et devint célèbre pour sa traduction du grec vers l'arabe de l'Almageste de l'astronome de l'Antiquité Ptolémée. Le livre présenté ici est son ouvrage le plus connu, écrit en 964 environ. Al–Soufi y décrit les 48 constellations établies par Ptolémée, ajoutant ses propres commentaires critiques et corrections. Il fournit pour chacune des constellations les noms arabes de leurs étoiles, des dessins et un tableau des étoiles indiquant leur emplacement et leur magnitude. Le livre d'al–Soufi, qui suscita des travaux supplémentaires sur l'astronomie dans les mondes arabe et islamique, eut une forte influence sur le développement de la science en Europe. L'ouvrage fut fréquemment copié et traduit. Al–Qazwini, né dans la ville persane de Qazvin, fut juriste et juge en Perse et en Irak. Il est également connu pour son dictionnaire géographique Āthār al–bilād wa–akhbār al–'ibād (Monument des endroits et de l'histoire des garants de Dieu), qui reflète, à l'instar de sa cosmographie, son érudition dans de nombreuses disciplines. Les merveilles de la création jouit d'une grande popularité dans le monde arabe et fit l'objet de nombreuses copies à travers les siècles. L'auteur de la traduction turque est inconnu, mais il semble que le projet ait été dédié au sultan ottoman Moustafa Ier (1591–1639).

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    Coblara. Soldats supplétifs albanais venus en renfort
    Cette photographie, prise en 1917‒1918, montre des soldats supplétifs albanais en costume traditionnel au cours d'une mission en montagne aux alentours de la ville de Coblara (aujourd'hui Koblarë), en Albanie. L'Albanie obtint son indépendance de l'Empire ottoman en 1912, au cours de la Première Guerre des Balkans. Lorsqu'éclata la Première Guerre mondiale, le pays sombra dans le chaos, déchiré par le ralliement de différentes factions et groupes religieux ou tribaux à des puissances étrangères rivales qui envahirent le pays et s'emparèrent de ses différentes régions. Vers la fin de l'année 1914, la Grèce occupait le sud de l'Albanie. L'Italie contrôlait la ville côtière de Vlora, tandis que la Serbie et le Monténégro accaparaient certaines parties de l'Albanie septentrionale. Une offensive ultérieure des forces austro-hongroises et bulgares repoussa l'armée serbe en Albanie, d'où elle fut évacuée par un corps expéditionnaire français vers la ville grecque de Thessalonique. Les Italiens restèrent à Vlora. Dans le cadre du traité de Londres signé secrètement en avril 1915, les puissances de la Triple-Entente promirent à l'Italie qu'elle obtiendrait Vlora et ses territoires voisins ainsi qu'un protectorat sur l'Albanie sous la condition qu'elle entrât en guerre contre l'Autriche-Hongrie. À la conférence de paix de Paris, l'Albanie refusa d'être placée sous contrôle italien et le président américain Woodrow Wilson prit le parti des Albanais. L'Albanie fut reconnue comme État souverain et membre à part entière de la Société des Nations. Cependant, l'Italie conserva une forte influence sur le pays qu'elle envahit et occupa en avril 1939, peu avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

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    Joseph Joffre en visite officielle
    Cette photographie de 1916 montre le général Joseph Jacques Césaire Joffre (1852‒1931) en visite officielle en Italie. À cette époque, la France et l'Italie étaient alliées, cette dernière ayant abandonné sa neutralité en mai 1915, déclarant la guerre à l'Autriche-Hongrie. Joffre fut commandant en chef des armées françaises sur le front de l'Ouest au cours de la Première Guerre mondiale, de 1914 à 1916. Diplômé de Polytechnique, école d'ingénieurs du ministère de la Défense, Joffre participa à la guerre franco‒allemande de 1870 à 1871, puis à divers conflits de l'Empire français, notamment en Indochine, en Afrique de l'Ouest et à Madagascar. Il fut promu général de division en 1905, et nommé chef d'état-major général en 1911. Connu sous le nom de « vainqueur de la Marne » pour avoir arrêté l'offensive allemande durant la première bataille de la Marne (5–12 septembre 1914) et pour avoir évité la chute de Paris, Joffre fut mis à la retraite forcée vers la fin de l'année 1916, en partie discrédité pour les pertes considérables subies par l'armée française en 1915 et en 1916, et pour son manque de préparation face à l'offensive allemande sur la forteresse de Verdun, lancée en février 1916. Ses Mémoires, publiées en deux volumes en 1932, contiennent un récit de sa visite en Italie.

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    Leurs Majestés le roi et la reine dans le parc du château de Racconigi
    Cette carte postale datant de la Première Guerre mondiale montre le roi Victor-Emmanuel III (1869–1947) en compagnie de son épouse, la reine Hélène de Monténégro (1873–1952), au château de Racconigi, l'une des résidences officielles de la maison de Savoie. Célèbre pour ses jardins paysagers, le château se situe dans la province de Coni, dans la région italienne du Piémont. Conformément à la constitution italienne alors en vigueur, le roi disposait de pouvoirs importants. En mai 1915, à l'instigation du Premier ministre Antonio Salandra et du ministre des Affaires étrangères Sidney Sonnino, Victor-Emmanuel fit entrer l'Italie en guerre contre l'Autriche-Hongrie sans consultation du Parlement. La plupart des citoyens italiens étaient opposés à l'implication du pays dans la Première Guerre mondiale et souhaitaient conserver la neutralité. Victor-Emmanuel accéda au trône en 1900 après la mort de son père le roi Humbert Ier et régna jusqu'à son abdication en faveur de son fils Humbert le 9 mai 1946. Pendant la majeure partie de la période qui s'est écoulée après la Première Guerre mondiale, il ne fut qu'un homme de paille sous le régime du dictateur Benito Mussolini. La princesse Hélène Petrović-Njegoš du Monténégro était la fille du roi Nicolas Ier et de son épouse, la princesse Milena Vukotić. C'est en 1900 qu'elle devint reine d'Italie après son mariage avec Victor-Emmanuel III, et ce jusqu'à l'abdication de ce dernier. Suite à un référendum qui eut lieu le 2 juin 1946, l'Italie devint une république, mettant fin à la monarchie dans ce pays et à l'autorité de la maison de Savoie. Victor-Emmanuel et Hélène s'exilèrent en Égypte.

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    Le front albanais. Chantier de construction
    L'Albanie obtint son indépendance de l'Empire ottoman en 1912, au cours de la première guerre balkanique. Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le pays sombra dans le chaos. Vers la fin de l'année 1914, la Grèce occupait le sud de l'Albanie. L'Italie contrôlait la ville côtière de Vlora, tandis que la Serbie et le Monténégro accaparaient certaines parties de l'Albanie septentrionale. Une offensive ultérieure des forces austro-hongroises et bulgares repoussa l'armée serbe en Albanie, d'où elle fut évacuée par un corps expéditionnaire français vers la ville grecque de Thessalonique. Les Italiens restèrent à Vlora. Cette photographie de 1916 montre des soldats italiens s'employant à construire une voie de chemin de fer sur un relief montagneux albanais. Dans le cadre du traité de Londres signé secrètement en avril 1915, les puissances de la Triple-Entente promirent à l'Italie qu'elle obtiendrait Vlora et ses territoires voisins ainsi qu'un protectorat sur l'Albanie sous la condition qu'elle entrât en guerre contre l'Autriche-Hongrie. À la conférence de paix de Paris, l'Albanie refusa d'être placée sous contrôle italien et le président américain Woodrow Wilson prit le parti des Albanais. L'Albanie fut reconnue comme État souverain et membre à part entière de la Société des Nations. Cependant, l'Italie conserva une forte influence sur le pays qu'elle envahit et occupa en avril 1939, peu avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

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    Front italien en France. Positionnement d'une mitrailleuse en vue d'une embuscade
    Suite à l'entrée de l'Italie dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés (Grande-Bretagne, France et Russie) au cours du printemps 1915, les forces italiennes furent d'abord déployées sur le front italien, une bande principalement montagneuse de 650 kilomètres bordant la frontière avec l'Autriche-Hongrie. Les forces italiennes furent également engagées en Albanie. En 1918, ultime année de la guerre, le gouvernement italien envoya le IIe Corps d'armée italien, force composée de deux divisions sous les ordres du général Alberico Albricci, pour combattre en France sur le front de l'Ouest. Cette opération fit suite à la défaite écrasante subie par l'Italie lors de la bataille de Caporetto, qui débuta le 24 octobre 1917, lorsque Rome décida que le déploiement de ce corps d'armée renforcerait la réputation du pays et prouverait son engagement en faveur de la victoire des Alliés. Le IIe Corps d'armée italien faisait partie de la 5e armée française qui comprenait le 1er Corps d'armée colonial français, le 5e Corps français et le 1er Corps de cavalerie français. Aux côtés des troupes françaises, anglaises et américaines, il prit part à la seconde bataille de la Marne (15 juillet–6 août 1918), dernière grande offensive allemande sur le front de l'Ouest. Suite à l'échec de la première attaque, les forces alliées sous le commandement du général (puis maréchal) Ferdinand Foch, lancèrent une contre-attaque de grande envergure. Le 18 juillet 1918, le IIe Corps d'armée italien attaqua les lignes allemandes dans la zone située au sud-ouest de Reims entre Ormes et Festigny. Il essuya de lourdes pertes au début de la bataille et fut remplacé dans la nuit du 19 au 20 juillet par le 22e Corps britannique. Le IIe Corps italien resta en France jusqu'à la fin de la guerre. En novembre 1918, il avait atteint la commune de Sissonne, au nord de la France. Cette photographie montre un soldat italien sur le front de l'Ouest en train de positionner une mitrailleuse.

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    Chargement d'un canon de 305 mm
    Cette photographie prise en 1918 montre des soldats italiens servant une pièce d'artillerie qui semble être un canon de 305 millimètres. Au cours de la Première Guerre mondiale, les forces italiennes étaient équipées de cet obusier de siège austro-hongrois modèle 1911, d'un calibre de 305 millimètres, qui était fabriqué par les usines Skoda en Bohême (République tchèque actuelle). Le royaume d'Italie entra dans la Première Guerre mondiale le 26 avril 1915 aux côtés de la Triple-Entente (Grande‑Bretagne, France et Russie). Avant la guerre, l'Italie faisait partie de la Triplice aux côtés de l'Allemagne et de l'Autriche‑Hongrie. Toutefois, elle changea de camp suite à la promesse faite par la Grande‑Bretagne, la France et la Russie, dans le cadre du pacte secret de Londres conclu en avril 1915, de lui accorder des gains territoriaux en Europe et dans une partie de l'Empire allemand en Afrique en échange de son entrée en guerre aux côtés des Alliés. Durant plus de trois ans de combats, principalement à sa frontière nord avec l'Autriche-Hongrie, l'Italie essuya la perte de plus de 650 000 hommes tués, 947 000 blessés et 600 000 faits prisonniers ou portés disparus. Après la guerre, les Italiens furent extrêmement déçus par les maigres gains obtenus à la conférence de paix de Paris. Le ressentiment à l'égard de leurs anciens alliés contribua au climat d'instabilité politique en Italie ainsi qu'à l'accession au pouvoir de Benito Mussolini, et au ralliement ultérieur de l'Italie à l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

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    Premier centenaire des bersagliers
    Cette carte postale représentant une scène de la Première Guerre mondiale montre des soldats bersagliers (littéralement « tireurs d'élite »), le corps d'élite de l'infanterie italienne fondée en 1836, à l'origine pour l'armée du royaume de Piémont-Sardaigne. Célèbres pour leur courage et leur témérité au combat, les bersagliers se distinguaient par l'originalité de leur coiffure : un chapeau à larges bords, orné d'un panache de plumes de coq de bruyère, retombant sur le côté droit. Pendant la Première Guerre mondiale, la majeure partie des 21 régiments de bersagliers servirent sur le front italien, à savoir la bande de terre, principalement montagneuse, de 650 kilomètres bordant la frontière avec l'Autriche-Hongrie. Cette carte postale représente un soldat en train d'actionner une mitrailleuse positionnée sur une colline enneigée, tandis que deux de ses camarades gisent à ses côtés, morts ou blessés. Dans les années 1930 et 1940, l'artiste italien Pisani réalisa des couvertures pour le magazine italien La Tribuna Illustrada, hebdomadaire fondé à Rome en 1890. Après la Seconde Guerre mondiale, il produisit également des affiches de film.

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  • 02/09/17--06:18: 23e Régiment Umberto
  • 23e Régiment Umberto
    Cette carte postale d'Italie datant de la Première Guerre mondiale montre un soldat du 23e Régiment de cavalerie « Umberto » de l'armée italienne. L'insigne des six escadrons du régiment y figure également, soit celui des villes de Saluces, de Montferrat, de Lucques, de Caserte, de Plaisance et de Padoue. Le 23e Régiment était l'un des quatre appartenant à la 1ère Brigade de la 1ère Division de cavalerie ; quant à la 2e Division, elle comportait trois autres régiments. Ce régiment tenait son nom d'Umberto Ier (1844‒1900), duc de Savoie et roi d'Italie. Le 23e Régiment était rattaché au 8e Corps de l'armée italienne. Le royaume d'Italie entra dans la Première Guerre mondiale le 26 avril 1915 aux côtés de la Triple-Entente (Grande‑Bretagne, France et Russie). Avant la guerre, l'Italie faisait partie de la Triplice aux côtés de l'Allemagne et de l'Autriche‑Hongrie. Toutefois, elle changea de camp suite à la promesse faite par la Grande‑Bretagne, la France et la Russie, dans le cadre du pacte secret de Londres conclu en avril 1915, de lui accorder des gains territoriaux en Europe et dans une partie de l'Empire allemand en Afrique en échange de son entrée en guerre aux côtés des Alliés. Durant plus de trois ans de combats, principalement à sa frontière nord avec l'Autriche-Hongrie, l'Italie essuya la perte de plus de 650 000 hommes tués, 947 000 blessés et 600 000 faits prisonniers ou portés disparus. Après la guerre, les Italiens furent extrêmement déçus par les maigres gains obtenus à la conférence de paix de Paris. Le ressentiment à l'égard de leurs anciens alliés contribua au climat d'instabilité politique en Italie ainsi qu'à l'accession au pouvoir de Benito Mussolini, et au ralliement ultérieur de l'Italie à l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

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    Carte géographique de l'Europe
    Cette carte de l'Europe fut publiée au Brésil avant ou peu après l'éclatement de la Première Guerre mondiale, à la fin du mois de juillet 1914. Une table, en haut à gauche de la carte, répertorie la population des pays faisant partie des deux alliances rivales en Europe, la Triplice et la Triple–Entente, ainsi que l'effectif de leurs armées et marines. Elle indique que l'Italie est membre de la Triplice, avec l'Allemagne et l'Autriche–Hongrie. L'Italie choisit de ne pas rester dans la Triplice et finit par changer de camp en avril 1915 pour combattre aux côtés de la Grande–Bretagne, de la France et de la Russie. Dans la marge supérieure de la carte, les principales puissances belligérantes, à savoir l'Allemagne, l'Italie, la Grande–Bretagne, la France, la Russie, la Serbie et l'Autriche–Hongrie, sont représentées avec leur drapeau et une photographie du président ou du monarque au pouvoir. La population, l'effectif militaire en temps de guerre et le tonnage de la marine sont également indiqués pour chaque pays. Les portraits de chefs et les mêmes statistiques de divers autres pays européens sont visibles en bas et sur les côtés. La carte fut produite sous forme de publicité pour Souza Cruz, compagnie de cigarettes et de cigares de Rio de Janeiro (dont la British American Tobacco acquit une part majoritaire en 1914). Elle témoigne du grand intérêt avec lequel les Brésiliens, comme d'autres nationalités, suivirent les développements en Europe lorsque le continent plongea dans le conflit. Le Brésil fut le seul pays d'Amérique du Sud à déclarer la guerre à l'Allemagne et le seul d'Amérique latine à participer militairement à la Première Guerre mondiale. Comme les États–Unis, le Brésil appliqua initialement une politique stricte de neutralité dans le conflit opposant les Alliés et les Empires centraux. Le pays entra toutefois en guerre aux côtés des Alliés en octobre 1917, à la suite d'attaques sur des navires marchands brésiliens par les sous-marins allemands. L'armée brésilienne n'envoya pas de troupes en Europe, mais la marine aida à patrouiller l'Atlantique Sud pour détecter les sous–marins allemands. Le Brésil fut également un fournisseur important de marchandises pour les Alliés pendant la guerre.

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    Carte du théâtre des opérations (front occidental) avec répertoire alphabétique
    Carte du théâtre des opérations (front occidental), avec répertoire alphabétique est un recueil de 15 cartes militaires détaillées produites en 1915 par le Service géographique de l'armée française. Les cartes sont précédées de 73 pages occupées par un index complet des lieux, où un numéro attribué à chaque lieu renvoie à un quadrant spécifique sur une des cartes. Ces dernières couvrent l'ensemble du front occidental et les régions voisines, dont le nord et l'est de la France, la totalité de la Belgique et du Luxembourg, et l'ouest de l'Allemagne. Des parties des Pays–Bas, du Royaume–Uni et de la Suisse sont également représentées. Les cartes indiquent toutes les caractéristiques militaires pertinentes, y compris l'élévation et le terrain, les canaux, les routes, les chemins de fer, les rivières et les lacs, ainsi que les villes et les villages. Le titre de chaque carte correspond à la ville principale de la région représentée. Ces villes sont les suivantes : I–Gand (Belgique), II–La Haye (Pays–Bas), III–Düsseldorf (Allemagne), IV–Boulogne (France), V–Lille (France), VI–Bruxelles (Belgique), VII–Francfort (Allemagne), VIII–Rouen (France), IX–Paris (France), X–Nancy (France), XI―Karlsruhe (Allemagne), XII–Le Mans (France), XIII–Orléans (France), XIV–Troyes (France) et XV–Mulhouse (France). Les cartes représentent en détail le terrain sur lequel se déroulèrent les grandes batailles de la Première Guerre mondiale, notamment la bataille de la Somme (1er juillet –18 novembre 1916) et la bataille de Verdun (21 février–18 décembre 1916).

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    Carte militaire du théâtre de guerre
    Cette carte, publiée au Brésil en 1914, était destinée à familiariser les lecteurs avec les principales puissances impliquées dans la Première Guerre mondiale. Elle présente le portrait du chef d'État et le drapeau des nations suivantes : Autriche–Hongrie, Allemagne, Russie, Belgique, France, Grande–Bretagne, Serbie, Monténégro, Italie et Portugal. Au bas de la carte, les effectifs de l'armée et de la marine de chaque puissance sont indiqués, accompagnés d'un soldat en uniforme et d'un navire dont les tailles sont proportionnelles à la suprématie des forces du pays en question. Quoique d'apparence assez simple, ces images parviennent à montrer la prépondérance numérique des armées russe, allemande et, dans une certaine mesure, française, ainsi que la puissance quantitative de la marine britannique. Les noms des capitales sont soulignés, tandis que des points rouges indiquent les forteresses majeures du continent. En outre, cette carte simple et colorée met en évidence la grande différence entre l'Europe de 1914 et celle d'après la guerre et la conférence de paix de Paris de 1919. Quatre empires, à savoir de l'Allemagne, de l'Autriche–Hongrie, de la Russie et de la Turquie ottomane, s'effondrèrent en raison de la Première Guerre mondiale, entraînant l'établissement de nombreux États–nations indépendants. Le conflit précipita également l'indépendance de l'Irlande, représentée ici comme faisant encore partie du Royaume–Uni, et provoqua des changements territoriaux à la frontière entre l'Autriche et l'Italie, en faveur de cette dernière.

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    Ce que l'Allemagne veut. Ses ambitions révélées par le mode de penser de ses chefs
    Le Brésil fut le seul pays d'Amérique du Sud à déclarer la guerre à l'Allemagne. Ayant appliqué initialement une politique stricte de neutralité dans le conflit opposant les Alliés et les Empires centraux, le pays entra toutefois en guerre aux côtés des Alliés en octobre 1917, à la suite d'attaques sur des navires marchands brésiliens par les sous-marins allemands. Cette carte fut publiée dans le cadre de la campagne d'information et de propagande visant à expliquer les raisons de l'entrée en guerre du Brésil. Dans l'angle supérieur droit, une table répertorie des déclarations de différents auteurs et fonctionnaires allemands revendiquant l'annexion ou le contrôle de l'Allemagne vis–à–vis de nombreux pays et territoires à travers le monde. Une légende numérotée permet de relier les déclarations aux lieux correspondants sur la carte, où les territoires dits convoités par l'Allemagne sont visibles en rouge. L'ensemble de l'Amérique du Sud est indiqué comme étant une cible des ambitions allemandes, tout comme l'Afrique, l'Europe et certaines régions de la Chine. En bas à droite, la carte contient un texte partiel rendant hommage à la Belgique pour sa résistance à l'invasion allemande de ses territoires et pour « avoir sauvé l'Europe constitutionnelle de l'Europe militaire ». Le texte fut signé par Nilo Peçanha, ministre des Affaires étrangères pendant l'administration du président Venceslau Brás (1914–1918), et par Ruy Barbosa, membre influent du Sénat fédéral. Peçanha et Barbosa, tous deux probritanniques, militèrent en faveur d'une plus grande implication brésilienne dans le conflit. L'autre encadré au bas de la carte, intitulé « Pourquoi le Brésil est–il en guerre ? », contient le texte partiel d'un message envoyé par Affonso Alves de Camargo, gouverneur de l'État de Paraná, au corps législatif de Paraná. La carte proprement dite utilisée pour ce document de propagande est britannique et en anglais. Les déclarations et les annotations qui l'accompagnent sont toutes en portugais.

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    Carte humoristique de l'Europe
    Mappa Humorístico da Europa (Carte humoristique de l'Europe) fut produite en 1914 par le célèbre illustrateur et peintre moderniste portugais António Soares (1894–1978). Elle condamne vraisemblablement les puissances européennes, qui embourbèrent à l'époque le continent dans la grande conflagration que devint la Première Guerre mondiale. Les 21 pays, représentés par des animaux, sont identifiés par leur nom dans la légende située dans l'angle supérieur gauche de la carte. Les principales puissances sont toutes représentées par de grandes bêtes féroces. L'ours polaire russe griffe le loup austro–hongrois, qui saigne, et le tigre allemand, qui dévore le cerf belge. Le léopard britannique et le lion français attaquent le tigre. Le rat, à savoir la Serbie, ronge l'oreille du loup austro–hongrois. La Turquie ottomane est incarnée par un crocodile particulièrement déplaisant, tandis que les pays plus petits, pour la plupart neutres dans le conflit, sont de petits animaux pacifiques, comme le lapin albanais et la tortue grecque. En Europe, le monde animalier a longtemps inspiré les cartes géographiques, dès les XVIe et XVIIe siècles, lorsque les Pays–Bas prenaient souvent la forme d'un lion.

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    Carte des frontières russo–austro–allemandes, théâtre des grandes batailles de la guerre européenne en cours
    Cette carte du front de l'Est pendant la Première Guerre mondiale, datant probablement de la fin de l'année 1914, indique les sites des grandes batailles qui se déroulèrent le long des frontières entre les principaux Empires centraux, l'Allemagne et l'Autriche–Hongrie, et l'Empire russe, membre de la Triple–Entente allié de la Grande–Bretagne et de la France. Publiée par O Imparcial, grand journal de Rio de Janeiro, elle témoigne du vif intérêt des Brésiliens pour le conflit en Europe. Le titre est en portugais, mais la carte proprement dite est en français. La table dans l'angle inférieur droit répertorie les 23 corps militaires constituant la majeure partie de l'armée allemande en 1914. Chaque corps était basé dans un district militaire différent et siégeait dans une grande ville de ce district. Un corps était généralement composé de deux (parfois trois) divisions, dont les troupes provenaient des villes, des villages et des régions rurales du district. Les préparatifs de guerre allemands étaient fondés sur le plan Schlieffen, qui doit son nom au maréchal Alfred von Schlieffen (1833–1913), chef de l'état–major général de l'armée impériale allemande de 1891 à 1906. En supposant que l'Allemagne allait devoir lutter sur deux fronts contre la France et la Russie, Schlieffen conçut un plan consistant à utiliser la quasi–totalité de l'armée allemande pour remporter une victoire rapide et décisive sur le front de l'Ouest, puis à redéployer les troupes vers l'est afin de combattre la Russie. Le plan Schlieffen finit par échouer. Les Allemands ne parvinrent pas à s'emparer de Paris et à forcer la France à capituler. Ils s'enlisèrent ainsi dans un long conflit à l'ouest, tout en se battant, aux côtés de leurs alliés autrichiens, contre la Russie à l'est.

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    L'Europe embourbée :  carte de la conflagration
    A encrenca européa mappa conflagrado (L'Europe embourbée : carte de la conflagration) est une carte satirique de l'Europe, publiée peu après l'éclatement de la Première Guerre mondiale. Datée du 22 août 1914, la carte fut signée par Raul Paranhos Pederneiras (1874‒1953), illustrateur, peintre, caricaturiste et auteur brésilien, également professeur à l'École des beaux–arts de l'université de Rio de Janeiro. Les pays européens sont représentés par des personnages masculins et féminins, dont la plupart ont des expressions fâchées et font des gestes menaçants envers leurs voisins. La carte fut commanditée par Globo, institution financière offrant des prêts, des comptes d'épargne et des assurances. Elle témoigne du grand intérêt avec lequel les Brésiliens, comme d'autres nationalités, suivirent les développements en Europe lorsque le continent plongea dans le conflit. Le Brésil fut le seul pays d'Amérique du Sud à déclarer la guerre à l'Allemagne et le seul d'Amérique latine à participer militairement à la Première Guerre mondiale. Comme les États–Unis, le Brésil appliqua initialement une politique stricte de neutralité dans le conflit opposant les Alliés et les Empires centraux. Le pays entra toutefois en guerre aux côtés des Alliés en octobre 1917, à la suite d'attaques sur des navires marchands brésiliens par les sous-marins allemands. L'armée brésilienne n'envoya pas de troupes en Europe, mais la marine aida à patrouiller l'Atlantique Sud pour détecter les sous–marins allemands. Le Brésil fut également un fournisseur important de marchandises pour les Alliés pendant la guerre.

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    Cartes ethnographiques du centre et du sud–est de l'Europe, et de l'Asie occidentale
    En préparation à la conférence de paix qui devait suivre la Première Guerre mondiale, au printemps 1917, le ministère des Affaires étrangères britannique établit une section spéciale chargée de préparer les informations de synthèse utiles aux délégués britanniques. Cartes ethnographiques du centre et du sud–est de l'Europe, et de l'Asie occidentale est le numéro 0 d'une série d'études produites par cette section, dont la plupart furent publiées après la conclusion de la conférence de paix de Paris en 1919. Le livre contient une collection de 5 cartes ethnographiques dépliantes, à savoir une carte ethnographique du centre et du sud–est de l'Europe, en quatre feuilles montrant respectivement l'Allemagne, la Pologne, le nord de l'Italie et le sud–est de l'Europe (péninsule balkanique), ainsi qu'une carte ethnographique distincte de la Turquie en Asie, de la Syrie et de la Perse occidentale. Sur chaque carte, des couleurs sont utilisées pour indiquer les régions habitées par des peuples de nationalités et de groupes ethniques différents. Le livre contient également une partie explicative de quatre pages sur la carte des Balkans. Comme indiqué dans cette partie, le caractère ethnique de plusieurs peuples des Balkans et leur répartition sont abordés dans les numéros 15 à 22 et dans le numéro 46 de la série Guides de paix.

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