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Nouveautés et mises à jour de la Bibliothèque numérique mondiale

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    Ruthénie subcarpatique. Céramiques
    Cette image fait partie d'un album probablement publié en 1920 environ et qui contient 20 photographies de scènes de la Ruthénie subcarpatique. Cette région montagneuse, qui faisait essentiellement partie de l'Autriche-Hongrie avant la Première Guerre mondiale, fut intégrée au nouvel État tchécoslovaque en 1919. Aujourd'hui, la majeure partie de la Ruthénie subcarpatique forme l'oblast de Transcarpatie, dans l'ouest de l'Ukraine, avec des terres plus petites en Slovaquie et en Pologne. Depuis des siècles, grâce aux grands gisements de kaolin (argile de Chine) dans la région, les céramiques constituent l'un des artisanats majeurs de Ruthénie subcarpatique. Des poteries décorées variées, comme celles présentées ici, étaient réalisées particulièrement par la population houtsoule, mais également par d'autres peuples locaux.

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  • 02/12/13--09:51: Hommes houtsoules
  • Hommes houtsoules
    Cette image fait partie d'un album probablement publié en 1920 environ et qui contient 20 photographies de scènes de la Ruthénie subcarpatique. Cette région montagneuse, qui faisait essentiellement partie de l'Autriche-Hongrie avant la Première Guerre mondiale, fut intégrée au nouvel État tchécoslovaque en 1919. Aujourd'hui, la majeure partie de la Ruthénie subcarpatique forme l'oblast de Transcarpatie, dans l'ouest de l'Ukraine, avec des terres plus petites en Slovaquie et en Pologne. Cette photographie présente un groupe d'hommes houtsoules. Les Houtsoules constituent un groupe ethnique et culturel qui parle un dialecte de l'ukrainien influencé par le polonais. Ils vivent en Ruthénie subcarpatique depuis des siècles. Les hommes portent traditionnellement une blouse avec des broderies foncées et un col montant. La blouse est attachée par-dessus le pantalon généralement par une ceinture en laine tissée, ou parfois par une large ceinture de cuir rouge avec plusieurs boucles. Leur chapeau est orné de cordons colorés tressés. Ils portent des bottes en cuir, ou d'épaisses chaussettes en laine et des sandales.

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  • 02/12/13--09:51: Femmes houtsoules
  • Femmes houtsoules
    Cette image fait partie d'un album probablement publié en 1920 environ et qui contient 20 photographies de scènes de la Ruthénie subcarpatique. Cette région montagneuse, qui faisait essentiellement partie de l'Autriche-Hongrie avant la Première Guerre mondiale, fut intégrée au nouvel État tchécoslovaque en 1919. Aujourd'hui, la majeure partie de la Ruthénie subcarpatique forme l'oblast de Transcarpatie, dans l'ouest de l'Ukraine, avec des terres plus petites en Slovaquie et en Pologne. Cette photographie présente un groupe de femmes houtsoules et un enfant. Les Houtsoules constituent un groupe ethnique et culturel qui parle un dialecte de l'ukrainien influencé par le polonais. Ils vivent en Ruthénie subcarpatique depuis des siècles. Les femmes sont vêtues d'une longue blouse en lin nouée autour du cou par des frusques brodées, avec par-dessus deux tabliers (zapasky), tissés de fines rayures en laine rouge et ornés de détails argentés et dorés.

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    Anthologie d'Ḥakīm Ruknā Masīḥ
    Ce diwan (recueil de poèmes arabes ou persans, généralement de la main d'un seul auteur) en persan, dont les poèmes furent probablement dictés par l'auteur Ḥakīm Ruknā Masīḥ, médecin et poète, à son calligraphe, date de 1638. Ḥakīm est un terme honorifique désignant un homme sage ou un médecin. Masīḥ (le chrétien), qui est mentionné à d'autres reprises dans le manuscrit, était un pseudonyme de l'auteur. Le manuscrit en quatre sections est composé de qasidas (odes), de ghazals (poèmes lyriques), de rubaiyat (quatrains) et de muqatta't (fragments poétiques). Les deux premières pages de chaque section comportent un champ doré avec des motifs de nuages blancs contenant les vers. Les sections commencent par une enluminure représentant une composition florale colorée. Les titres sont écrits en lettres blanches sur un fond doré et le texte est divisé en deux parties par une bande verticale avec un ornement coloré. Chaque page contient un cadre formé par une bande dorée et doublé d'une bordure extérieure bleue. ‎‎‏‏‎‎‎‏Le colophon indique que le manuscrit fut terminé le 18e jour du mois de chawwal en l'an 1047 après l'Hégire, à Dar al-Muminin de Kashan, dans le style calligraphique shikasta. La reliure du volume est composée de cuir noir avec une doublure de cuir rouge dans les couvertures. Une impression représentant des grues apparaît sur la couverture extérieure, tandis que l'intérieur de la couverture est décoré d'une impression avec un ornement bleu et doré. Le manuscrit fut donné à la bibliothèque de l'université de Kharkiv en 1904 par B.G. Filonov, ancien étudiant de la faculté de droit de l'université, premier président du conseil d'administration de la bibliothèque municipale de Kharkiv (aujourd'hui Bibliothèque scientifique d'État Korolenko), et célèbre collectionneur et mécène des arts à Kharkiv.

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  • 02/12/13--09:54: Code en sept parties
  • Code en sept parties
    Ce manuscrit enluminé de Siete partidas (Code en sept parties), sur parchemin dans une écriture gothique, fut réalisé entre le XIIIe et le XVe siècle. Ce codex est important pour plusieurs raisons. Écrit dans un seul scriptorium (excepté pour la première Partida, qui fut ajoutée au XVe siècle), il inclut les Partidas complètes avec leurs ornements, ainsi que des indices bibliographiques faisant la lumière sur leur origine. Cette législation fut ordonnée et initiée par Alphonse X, puis complétée par des réformes ultérieures. Il s'agit du système juridique le plus connu ayant gouverné l'Espagne du Moyen Âge à l'ère moderne. Elle influença le droit de certaines de ses anciennes colonies. Elle fut mise en œuvre à partir du règne d'Alphonse XI et de la Cortes of Alcalá de Henares de 1348, dans laquelle les Partidas sont mentionnées comme étant un corpus législatif. Le manuscrit est divisé en sept parties, une consacrée à chaque Partida. Un index général (celui de la seconde Partida présente des lacunes) et une table des matières apparaissent au début de chaque Partida, avec les titres de ses lois (ceux des cinquième et septième Partidas sont manquants). La première Partida traite du droit canonique ; la seconde du droit de pairie, notamment les droits des rois et des notables ; la troisième aborde le droit procédural et l'administration de la justice ; la quatrième le droit civil, particulièrement le droit matrimonial et les relations humaines ; la cinquième le droit commercial ; la sixième le droit successoral et immobilier ; et la septième le droit criminel. Dans sa totalité, ce corpus de législation réglemente l'ensemble des relations sociales. Le manuscrit est enluminé avec des ornements dans les angles et des miniatures au début de chaque Partida, illustrant le sujet traité. Par exemple, au début de la première Partida, le pape présente le roi au Sauveur (feuillet 6 r.) ; dans la deuxième, le roi et ses chevaliers sont représentés (feuillet 106 r.) ; dans la troisième, le roi, sur son trône, administre la justice (feuillet 191 r.) ; la quatrième contient une scène du baptême de Jésus-Christ (feuillet 294 r.) ; dans la cinquième, le roi, comme représentant suprême de la justice, signe un accord avec plusieurs personnages (feuillet 331 r.) ; dans la sixième, un homme mourant dicte son testament (feuillet 379 r.) ; et la septième comporte la représentation d'un tournoi (feuillet 415 r.). Des lettrines sont décorées d'or bruni et de différentes couleurs, essentiellement du bleu et du rouge, et certaines d'entre elles présentent des fioritures raffinées. Les titres et les légendes sont écrits à l'encre rouge. À l'origine, le manuscrit appartenait à Alvaro de Zúñiga, premier duc d'Arévalo et juge en chef du royaume, qui épousa Léonore Pimentel. Les armoiries embellissant la première page et la reliure de l'ouvrage permettent de confirmer cette provenance. Par la suite, le manuscrit entra dans la collection de la bibliothèque des rois catholiques, comme en témoigne son riche écrin de velours. La reliure, en cuir estampé sur bois, allie les styles mauresque et gothique. Les armoiries de Zúñiga–Pimentel sont visibles sur les couvertures intérieures. Ultérieurement, la maison royale protégea cette couverture richement décorée dans un écrin de velours bleu, orné d'émail mauresque serti d'argent. Les quatre fermoirs, les deux initiales royales « Y » (Isabelle) et « F » (Ferdinand), et les deux paquets de flèches sont essentiellement décorés de motifs à fleurs et héraldiques.

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    Jouer avec le feu : opérette en trois actes
    Francisco Asenjo Barbieri (1823–1894) est l'un des personnages les plus connus de l'histoire de la musique espagnole. Il fut compositeur, musicologue, directeur musical et bibliophile. Les biens musicaux majeurs de la Bibliothèque nationale d'Espagne sont issus de la bibliothèque même de Barbieri, qu'il légua par testament à l'institution. Ce legs représente l'une des sources les plus importantes de l'histoire de la musique espagnole. En 1999, la bibliothèque nationale acquit également les archives personnelles de l'artiste, notamment des partitions manuscrites originales. La relation entre Barbieri et la bibliothèque nationale débuta avec la cérémonie de la pose de la première pierre de l'édifice, occasion pour laquelle il écrivit, en 1866, une marche triomphale. La première de la zarzuela (opérette comique espagnole) Jugar con fuego (Jouer avec le feu) eut lieu le 6 octobre 1851, au théâtre du cirque à Madrid, et les 17 représentations en soirée qui suivirent connurent un immense succès. De sa première jusqu'en 1860, cette opérette fut la zarzuela la plus jouée d'Espagne. L'œuvre définit les standards du genre et marque le début de la zarzuela (zarzuela en plusieurs actes). Jugar con fuego fut adapté à de nombreuses reprises, et des arrangements et transcriptions de l'œuvre complète ou de ses sections les plus populaires furent réalisés pour piano ou voix et piano, mais également pour guitare et même pour des ensembles de musique de chambre. Deux formats de l'œuvre, de la même année, sont présentés ici : la partition manuscrite complète, qui inclut une dédicace de la main de Barbieri pour le duc d'Osuna, ainsi qu'une édition de Madrid pour voix et piano du douzième numéro de la zarzuela. Les paroles de l'aria pour baryton et chœur sont « ¡Quien mé socorre! ». Un livret, réalisé par Ventura de la Vega, dramaturge, professeur de littérature de la reine Isabelle II et directeur du conservatoire de Madrid, est inclus avec l'édition de 1851. La transcription pour voix et piano de Jugar con fuego fit l'objet d'une bataille juridique entre Barbieri et l'un des plus grands éditeurs de musique de l'époque, Casimiro Martín, qui en publia une copie sans l'autorisation de l'auteur. Barbieri ne fut pas en mesure de protéger ses droits d'auteur, car il n'avait pas déposé l'œuvre dans ce format auprès du Registre de la propriété intellectuelle.

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  • 02/12/13--09:54: Étymologie
  • Étymologie
    Etymologiae (Étymologie) est l'œuvre la plus connue de saint Isidore de Séville (560–636 env.), érudit et théologien aujourd'hui considéré comme le dernier des grands Pères latins de l'Église. Elle tire son nom d'une méthode d'enseignement s'appuyant sur l'explication des origines et de la signification de chacun des mots associés à un thème. Saint Isidore fit appel à de nombreuses sources variées pour résumer l'ensemble des anciennes connaissances et les sauvegarder pour la postérité. D'une grande renommée, l'œuvre fut largement copiée et diffusée, et elle conserva sa popularité, y compris jusque pendant la Renaissance. Pour les érudits du Moyen Âge, Etymologiae constituait un recueil d'informations unique. Cet important manuscrit, écrit en minuscules gothiques dans le style de l'école de Tolède et Séville, provient à l'origine de la cathédrale de Tolède. Il inclut des notes et des équivalents arabes de certains mots latins. Plusieurs feuilles sont constituées de morceaux de parchemin contenant des dessins sommaires. Le manuscrit comporte également une carte du monde avec une écriture arabe (feuillet 116v), ainsi que des figures géométriques colorées avec des titres, des légendes, des initiales et des lettrines en rouge et vert.

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    Beatus de Liébana : le codex de Ferdinand Ier et doña Sancha
    En l'an 776 environ, un moine nommé Beato ou Beatus, vraisemblablement l'abbé du monastère de Santo Toribio de Liébana, écrivit une œuvre intitulée Comentarios al Apocalipsis (Commentaire de l'Apocalypse), qui eut un succès extraordinaire au cours des siècles suivants. Grâce à son grand savoir, Beatus associa à son texte, tel un résumé, de nombreux commentaires sur le sujet de l'apocalypse d'auteurs comme saint Irénée de Lyon, saint Grégoire le Grand, saint Isidore de Séville et Ticonius, érudit du IVe siècle. Le genre littéraire apocalyptique, encore pratiqué à l'époque de l'écriture de cet ouvrage, apparut dans la tradition juive au IIe siècle av. J.-C. Comme ses contemporains, Beato était obsédé par la fin du monde imminente, qui, selon les calculs des six âges du monde, devait se produire en l'an 800 (soit l'an 838 de l'ère d'Espagne), et il écrivit cette œuvre dans le but d'édifier ses moines. Il souligna, qu'après les horribles catastrophes finales annoncées par saint Jean l'Évangéliste, le bien finirait par triompher du mal. Le codex d'origine, qui était très probablement enluminé, n'a pas été préservé. Bien que la date tant redoutée ne marquât pas la fin du monde, l'œuvre de Beatus continua d'être copiée dans les monastères du nord de la péninsule (seul un manuscrit encore existant aujourd'hui fut réalisé à l'étranger). Avec l'an 1000 et d'autres dates effrayantes, le texte qui était associé à un cycle fixe d'illustrations ne cessa pas de séduire les lecteurs. Trente-cinq exemplaires du manuscrit produits entre le IXe et le XIIIe siècle survécurent. Par extension sémantique, ces manuscrits sont appelésbeato, et 26 d'entre eux sont enluminés. Deux sont conservés à la Bibliothèque nationale d'Espagne. L'ouvrage présenté ici, le codex Vitr/14/2, est l'un des exemplaires les plus remarquables. Le roi Ferdinand Ier de León et Castille et la reine Sancha le commandèrent en 1047, et il fut sans doute réalisé par Facundo à Saint-Isidore de León. Ses 98 miniatures, dotées d'une expressivité extraordinaire, apparaissent en général dans des bandes horizontales colorées, d'un style unique et caractéristique alliant le roman et diverses influences mozarabes et nord-africaines. Les miniatures représentant les quatre cavaliers, la vision de la Jérusalem céleste, le serpent à sept têtes et la destruction de Babylone sont particulièrement notables. Le manuscrit, qui appartenait au marquis de Mondéjar à la fin du XVIIe siècle, fut confisqué avec le reste de sa bibliothèque par Philippe V lors de la guerre de Succession d'Espagne.

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  • 02/12/13--09:54: La Bible de Séville
  • La Bible de Séville
    La Biblia hispalense (La Bible de Séville), également appelée le codex Toletanus, est un manuscrit de la première moitié du Xe siècle, écrit en latin et en minuscules wisigothiques par au moins quatre copistes. Les titres apparaissent également en hébreu et les marges contiennent des notes en arabe. Le manuscrit est composé de brochures de huit feuilles chacune, sur parchemin, où le texte est organisé en trois colonnes contenant entre 63 et 65 lignes. Il comporte les textes du Nouveau et de l'Ancien Testament, avec une préface, des prologues, ainsi que des commentaires, notamment de saint Jérôme et de saint Isidore. Malgré le format et le contenu clairement chrétiens de l'ouvrage, ses ornements et son double arc en fer à cheval doté de motifs décoratifs formant des fleurs et des feuilles, typiques dans l'art islamique, reflètent la grande influence arabe de l'occupation maure d'Al-Andalus. Les symboles des évangélistes saint Luc et saint Jean apparaissent dans le manuscrit, ainsi que des dessins des prophètes Michée, Nahum et Zacharie, et des initiales avec des oiseaux et des poissons. Des lettres majuscules et des légendes sont écrites en bleu et en rouge. Le manuscrit, particulièrement les premières pages, présente quelques dommages. Une numérotation arabe partielle datant des XVe et XVIe siècles est encore visible, ainsi qu'un jeu complet du XVIIIe siècle. Les dernières pages contiennent une partie d'un glossaire en latin provenant d'un codex différent. La note à la page 375v indique que Servando de Séville fit don du livre à son ami l'évêque de Cordoue, qui le transmit en 988 à l'église de Sainte-Marie de Séville. Il devint la propriété de la Bibliothèque nationale d'Espagne avec d'autres documents de la cathédrale de Tolède en 1869.

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    Codicille de la reine Isabelle la Catholique, exécutée à Medina del Campo, le 23 novembre 1504
    Le 23 novembre 1504, trois jours avant sa mort, le reine Isabelle d'Espagne signa, à Medina del Campo, un codicille devant le même notaire, Gaspar de Gricio, et cinq des sept témoins présents le 12 octobre pour la signature de son testament. Dans ce dernier, la reine évoque les aspects fondamentaux du gouvernement des monarques catholiques. Dans le codicille, outre réaffirmer ce qu'elle avait déjà stipulé dans le testament, elle aborde des questions concernant directement le gouvernement de la péninsule et fait part de son inquiétude quant à la politique espagnole en Amérique en posant les bases des Lois des Indes (législation décrétée par la Couronne gouvernant les possessions espagnoles en Amérique et aux Philippines). Dans la dernière clause du testament, la reine exprime le souhait que l'original du codicille et son testament soient envoyés au monastère de Notre-Dame de Guadalupe, en Estrémadure, au centre de l'Espagne, mais sa volonté ne fut pas respectée. Entre 1543 et 1545, le testament fut transmis au château de Simancas, qui devint peu de temps après le siège des archives royales d'Espagne. Le codicille, qui fut étonnamment détaché du testament, entra dans les collections de la bibliothèque royale et fut intégré à un recueil, duquel il fut séparé en 1881. Le codicille commence par une brève salutation à Dieu et une ratification du contenu du testament, suivis du corps du codicille, composé de 17 clauses, avec la signature de la reine et le restant de la plaque du sceau royal. Le document conclut avec la déclaration du notaire et les signatures et sceaux des cinq témoins. Écrit dans le style classique de la cour sur trois feuilles de parchemin et une feuille supplémentaire faisant office de page de garde, l'apparence du codicille est probablement semblable à celle du testament.

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    Le livre de Calixte et Mélibée et de la vieille putain Célestine
    La Celestina est sans doute l'un des ouvrages les plus populaires de la littérature espagnole. Il a probablement été imprimé en plus de 200 anciennes éditions, bien que moins de la moitié d'entre elles existe encore aujourd'hui. Cet ouvrage, de Fernando de Rojas (mort en 1541), était initialement une comédie en 16 actes, puis elle fut étendue à 21 actes pour la tragicomédie qui devint la version populaire. Outre sa publication en Espagne, le texte espagnol fut imprimé à Lisbonne, Rome, Venise, Milan et Anvers. Les premières traductions en italien, français, allemand, anglais et néerlandais attestent de la grande popularité de l'ouvrage. La magnifique édition illustrée présentée ici, publiée par l'imprimeur de Séville Cromberger entre 1518 et 1520 environ, est la troisième d'une série d'éditions réalisées par cet imprimeur. En outre, il s'agit de la seule intitulée Libro de Calixto y Melibea y de la puta vieja Celestina (Le livre de Calixte et Mélibée et de la vieille putain Célestine) au lieu du classique Tragicomedia de Calisto y Melibea (La tragicomédie de Calixte et de Mélibée). L'aspect le plus intéressant du travail de Cromberger est son utilisation systématique d'une série de gravures sur bois dans toutes ses éditions de La Celestina, qui furent probablement réalisées à partir des mêmes blocs d'impression. Elles apparaissent au début de chaque acte et sont de deux types : de larges gravures rectangulaires illustrant les épisodes et une autre série de gravures détachées représentant des personnages, des arbres et des bâtiments. Ces figures, dites de factotum, allaient devenir caractéristiques des journaux grand format espagnols jusqu'au XIXe siècle. Le livre présenté ici est d'une rareté bibliographique extraordinaire, car il s'agit de l'unique exemplaire encore existant de cette édition.

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    El melopeo y maestro : traité sur la théorie et la pratique de la musique
    Pedro (Pietro) Cerone (1566–1625) naquit à Bergame, en Italie. Après avoir reçu une formation de musicien, de chanteur et de prêtre en Italie, il entreprit un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne, en 1593 environ. Un an plus tard, enlisé dans la pauvreté et vivant à Madrid, il bénéficia du mécénat de Santiago Gratii (Caballero de Gracia) et de son académie de musique où Cerone put travailler. Probablement en raison de l'appui du Caballero de Gracia, il servit dans la chapelle royale de Philippe II, puis dans celle de Philippe III. Entre 1603 et 1605 environ, Cerone retourna à Naples et, en 1610, il entra à la chapelle du nouveau vice-roi de Naples, le comte de Lemos, Pedro Fernández Castro. C'est à Naples qu'il publia, en 1609, un traité sur le plain-chant et, en 1613, un livre en espagnol qu'il écrivit presque entièrement à Madrid, El melopeo y maestro. Le titre semble être dérivé du latin, où melopeia signifie l'art de réaliser des mélodies et où maestro fait ici référence à un éminent professeur de musique. El Melopeo est un ouvrage encyclopédique contenant 1 160 pages feuillets et 849 chapitres. Comme le titre l'indique, l'ouvrage « décrit de manière exhaustive les connaissances requises pour devenir un parfait musicien ». Cerone commence par donner des conseils sur le comportement moral et social du musicien. Puis, il aborde le plain-chant, la musique mesurée, le dialogue musical et la composition. Il compare la formation et la connaissance musicales en Espagne et en Italie, mettant en évidence les lacunes espagnoles, et il présente le catalogue le plus détaillé des instruments utilisés en Espagne. Le livre fut largement diffusé et servit d'outil de référence essentiel pour les théoriciens de la musique espagnole des XVIIe et XVIIIe siècles. Honni au XIXe siècle pour son conservatisme, il est aujourd'hui reconnu comme une source précieuse d'informations sur la musique espagnole de l'époque.

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    Histoire de la composition du corps humain
    Anatomiste médical espagnol, Juan Valverde naquit à Amusco, aujourd'hui dans la province de Palencia, en 1525 environ. Il s'installa en Italie vers 1542 et, par la suite, il pratiqua la médecine et enseigna à Rome. Il fut le grand disciple espagnol de la nouvelle anatomie fondée par André Vésale en 1543 avec l'œuvre De humani corporis fabrica (À propos de la structure du corps humain). Vésale fut le précurseur d'une nouvelle approche du corps humain dans le monde moderne. Valverde participa à la diffusion de cette vision avec les 16 éditions en quatre langues (castillan, latin, italien et grec) de son propre ouvrage, Historia de la composición del cuerpo humano (Histoire de la composition du corps humain). Conformément au modèle des livres d'anatomie de l'époque visant à accomplir un objectif didactique via l'enseignement pratique et la visualisation, le texte est abondamment illustré avec 42 gravures sur cuivre. Bon nombre d'entre elles sont des reproductions d'illustrations de Vésale, tandis que d'autres, reflétant des progrès scientifiques importants, sont des originaux attribués à Gaspard Becerra, qui fut sans aucun doute influencé par Michel-Ange. Les initiales N.B. qui apparaissent sur plusieurs planches laissent à penser que le graveur Nicolas Béatrizet (1507–1570 env.) contribua également au volume. Les corrections que Valverde apporta aux idées classiques, y compris à celles de Vésale, et ses découvertes concernant les muscles, les organes et particulièrement les yeux constituent ses grandes réalisations. L'importance de cet ouvrage est à la fois scientifique et linguistique. Le livre marqua une étape essentielle dans l'utilisation du castillan comme langue scientifique, car il enrichit le lexique anatomique en castillan qui commença avec Bernardino Montaña et son Libro de la anatomía del hombre (Livre sur l'anatomie de l'homme) de 1551. Valverde est considéré comme l'anatomiste espagnol le plus important de la Renaissance.

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    Une étude des talents requis pour les sciences
    Examen de ingenios para las sciencias (Une étude des talents requis pour les sciences) fut imprimé pour la première fois en 1575. Il s'agit de l'unique œuvre connue de Juan Huarte de San Juan, qui naquit en Navarre, en Espagne, en 1529 environ. Cet ouvrage vise à clarifier plusieurs questions concernant la connaissance humaine, ainsi que les capacités et aptitudes que certains possèdent contrairement à d'autres. Il aborde des thèmes expliquant pourquoi une personne est douée en une science particulière plutôt qu'une autre, et comment reconnaître l'art et la science les plus appropriés à chacun. Avec cette œuvre, l'auteur tenta probablement de résoudre le problème de l'Espagne qui avait grandement besoin d'hommes qualifiés au XVIe siècle, particulièrement dans l'administration publique et l'armée, pour affronter les immenses défis auxquels le royaume et son empire faisaient face. Le fait que l'œuvre soit dédiée au roi Philippe II permet de confirmer cette finalité. Certains titres de chapitre suggèrent leur contenu, notamment le « Chapitre 6 : qui indique qu'il faut bien exercer le corps pour que le garçon devienne compétent » et le « Chapitre 11 : où il est prouvé que l'éloquence et la politesse dans la parole ne peuvent pas exister chez les hommes d'une grande intelligence ». L'auteur affirme que seuls les hommes sont doués pour les sciences, comme en témoigne le chapitre expliquant « les étapes à suivre pour enfanter des garçons plutôt que des filles », car les hommes sont plus utiles que les femmes. D'une grande popularité, cet ouvrage fut plusieurs fois réimprimé et traduit. Malgré cela, une plainte déposée auprès de l'inquisition força Huarte à réviser le texte, à retirer un chapitre et à en ajouter d'autres. La seconde édition révisée de 1594 qui en résulta est celle présentée ici. Mort en 1588, l'auteur ne vit donc pas de son vivant cette réimpression qui fut achevée par son fils.

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  • 02/12/13--09:54: Décoration théâtrale
  • Décoration théâtrale
    Francisco Rizi était un peintre d'origine italienne formé à l'atelier de Vicente Carducho. En 1637, il commença à officier pour le roi Philippe IV d'Espagne qui le nomma premier peintre du roi en 1656. Sa période la plus prolifique fut le règne de Philippe, pour qui il travailla sur des décorations d'un personnage mythologique pour l'Alcázar de Tolède, et sur la conception et la construction de décors de théâtre à partir de 1657. Ce dessin fut probablement réalisé pour une représentation théâtrale au Palais du Buen Retiro de Madrid. D'une exécution raffinée, cette œuvre est clairement de style baroque, et met l'accent sur la couleur et la décoration. Elle est composée de matériaux simples embellis de peintures de tempera permettant de représenter le marbre, décorée de reliefs, de cartouches et de boucliers, symboles iconographiques associant la mythologie à la glorification des monarques. Dans le cartouche de la partie supérieure du dessin, Apollon, personnifiant le soleil et patron des muses, est transporté sur un char. Des allégories du printemps et de l'automne apparaissent dans les niches latérales. En arrière-plan, la figure de Pan, représentée avec un instrument de musique, fait allusion aux arts. Le sceau royal est visible sur le fronton de la seconde arche. Les structures ondulantes, renforcées par des colonnes, confèrent un certain dynamisme à la composition et sont placées à différents angles pour créer une perspective irréelle. Avec cette œuvre, Rizi fait preuve d'une maîtrise exceptionnelle de la peinture et de la scénographie. Cette peinture rappelle sans doute l'une des entrées royales triomphales qui étaient déjà bien établies à la cour. Rizi était fondamentalement un peintre de thèmes religieux. Son œuvre est liée à la cathédrale de Tolède et aux églises prédominantes associées à la cour, telles que le monastère des Déchaussées royales, l'église de Saint-Antoine des Portugais et le Collège impérial de Madrid. Rizi est considéré comme le premier grand peintre baroque de l'école madrilène. Il contribua au renouveau de la peinture espagnole en alliant les influences de l'école de Rubens à la couleur de l'école vénitienne.

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    L'art de fabriquer des garde-temps mécaniques pour les clochers, les foyers et les poches
    Franciscain espagnol, Manuel del Río était considéré comme un horloger talentueux, qui s'initia au métier probablement à Porto, au Portugal, avec Tomás Luis de Sáa. Del Río était issu de la communauté franciscaine de Santiago, où il publia Arte de los reloxes de ruedas (L'art de fabriquer des garde-temps mécaniques) en 1759. Cet ouvrage fut réédité en 1789 à Madrid par Ramón Durán, disciple de del Río. Il s'agit de l'édition présentée ici. Le prologue indique que le manque de manuels sur le sujet fut l'une des raisons pour lesquelles le livre fut écrit. En fait, deux autres livres espagnols abordant l'horlogerie furent publiés au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Cet ouvrage de del Río fut le premier à décrire les horloges d'église et fournir des instructions pour leur fabrication, ce qui lui confère sa singularité. Del Río prospéra dans l'environnement culturel favorable établi par le roi Charles III, qui encouragea l'enseignement des métiers industriels et artistiques, ainsi que la publication d'ouvrages scientifiques et techniques. Les politiques du roi conduisirent également à la création de centres tels que l'École royale d'horlogerie en 1771 et la Manufacture royale d'horlogerie en 1788. À cette époque, les horloges mécaniques étaient largement répandues et les manuels permettant aux utilisateurs de les entretenir et corriger leur précision étaient très demandés. Cet ouvrage présente de nombreuses caractéristiques communes des livres du XVIIIe siècle visant à diffuser la connaissance à des fins utilitaristes. Il inclut des gravures d'instruments, d'engrenages et d'autres objets, disposés de façon à faciliter l'explication de leur fonctionnement. Les illustrations furent réalisées par Cipriano Maré, graveur qui contribua à d'autres ouvrages scientifiques populaires importants. Ce livre est bien organisé. Le premier volume comporte une section de questions et réponses, et le second un index alphabétique des sujets et un glossaire reflétant son objectif didactique.

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  • 02/12/13--10:01: Histoire de Byzance
  • Histoire de Byzance
    Ce manuscrit grec sur parchemin, réalisé du XIIe au XIIIe siècle, compte parmi les codex les plus précieux de la Bibliothèque nationale d'Espagne pour la richesse de ses enluminures. Cet ouvrage de Johannes Scylitza (actif en 1081) est une histoire des empereurs byzantins de 811 à 1057, abordant les événements qui se déroulèrent entre la proclamation de Michel Ier Rhangabé en 811 et le règne de Michel VI de 1056 à 1057. Le manuscrit contient 577 miniatures de la main de différents artistes. La plupart des scènes sont accompagnées d'une légende expliquant leur signification. Les miniatures illustrent les passages dans le texte et incluent des vues de forteresses, des scènes de guerre, des scènes de la vie à la cour, des représentations des punitions corporelles, ainsi que d'autres scènes plus élégantes et raffinées de nature religieuse, telles que des baptêmes et l'ordination des patriarches. Les premières enluminures, utilisant des tons clairs, se distinguent par leur simplicité et le réalisme des personnages. Les enluminures suivantes représentent des scènes complexes dessinées avec des traits grossiers, incluant parfois les caractéristiques grotesques du naturalisme. Elles sont suivies de compositions plus grandes d'une réalisation rigoureuse et vive, avec des costumes simples, des corps bien modelés et un réalisme de type populaire. Le manuscrit fut probablement écrit à Palerme, en Sicile. Il appartint au monastère de San Salvador de Faro de Messine jusqu'à la fin du XVIe siècle, lorsqu'il fut transmis à la cathédrale de Messine. En 1690, l'ouvrage devint la propriété des ducs d'Ucède, jusqu'à ce que Philippe V confisque la riche bibliothèque ducale, période à laquelle il fut mis sous la protection de la Bibliothèque nationale à Madrid.

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    Al-Irak, n° 479, 17 décembre 1921
    ‎‏‎‏Al-Irak, quotidien consacré à l'actualité politique, littéraire et économique, parut pour la première fois à Bagdad, le 1er juin 1920. Sous la direction de Razzuq Dawood Ghannam, le journal se démarqua dès ses premiers numéros par une tendance éditoriale indépendante. Au cours de son existence, il documenta l'histoire politique, sociale et économique de l'Irak, et fut considéré comme la première et dernière source d'informations sur les problèmes d'ordre national et leurs causes. Le journal ne représentait pas l'élite anticoloniale nationaliste émergente, mais il affichait plutôt une orientation pan-irakiste. Son personnel comptait plusieurs jeunes écrivains nationalistes et libéraux pour qui le journal constituait l'unique plate-forme d'expression. Parmi les premiers contributeurs du journal figurèrent Shukri al-Fadhli, Hassan Ghussaiba, Ata Amin, Rafael Butti et Muhammad Abd al-Hussein. En raison du manque de moyens d'impression modernes à cette époque, le journal était publié sur quatre petites pages et était parfois accompagné de suppléments. Outre des éditoriaux simples, il contenait des articles sur l'actualité internationale, dont la plupart était des réimpressions de l'agence de presse Reuters, et abordait également les nouvelles nationales. Selon certains historiens, Al-Irakétait initialement un instrument de la Grande-Bretagne et venait en fait remplacer le journal colonialiste Al-Arab, publié par les autorités britanniques à Bagdad entre 1917 et 1920 environ. Le nouveau quotidien fut imprimé à la même presse qu'Al-Arab, qui annonça dans sa dernière parution que le premier numéro du journal Al-Irak serait publié le lendemain et que sa politique éditoriale s'inscrirait dans la continuité de celle d'Al-Arab.

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    Al-Irak, n° 486, 26 décembre 1921
    ‎‏‎‏Al-Irak, quotidien consacré à l'actualité politique, littéraire et économique, parut pour la première fois à Bagdad, le 1er juin 1920. Sous la direction de Razzuq Dawood Ghannam, le journal se démarqua dès ses premiers numéros par une tendance éditoriale indépendante. Au cours de son existence, il documenta l'histoire politique, sociale et économique de l'Irak, et fut considéré comme la première et dernière source d'informations sur les problèmes d'ordre national et leurs causes. Le journal ne représentait pas l'élite anticoloniale nationaliste émergente, mais il affichait plutôt une orientation pan-irakiste. Son personnel comptait plusieurs jeunes écrivains nationalistes et libéraux pour qui le journal constituait l'unique plate-forme d'expression. Parmi les premiers contributeurs du journal figurèrent Shukri al-Fadhli, Hassan Ghussaiba, Ata Amin, Rafael Butti et Muhammad Abd al-Hussein. En raison du manque de moyens d'impression modernes à cette époque, le journal était publié sur quatre petites pages et était parfois accompagné de suppléments. Outre des éditoriaux simples, il contenait des articles sur l'actualité internationale, dont la plupart était des réimpressions de l'agence de presse Reuters, et abordait également les nouvelles nationales. Selon certains historiens, Al-Irakétait initialement un instrument de la Grande-Bretagne et venait en fait remplacer le journal colonialiste Al-Arab, publié par les autorités britanniques à Bagdad entre 1917 et 1920 environ. Le nouveau quotidien fut imprimé à la même presse qu'Al-Arab, qui annonça dans sa dernière parution que le premier numéro du journal Al-Irak serait publié le lendemain et que sa politique éditoriale s'inscrirait dans la continuité de celle d'Al-Arab.

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    Al-Irak, n° 485, 24 décembre 1921
    ‎‏‎‏Al-Irak, quotidien consacré à l'actualité politique, littéraire et économique, parut pour la première fois à Bagdad, le 1er juin 1920. Sous la direction de Razzuq Dawood Ghannam, le journal se démarqua dès ses premiers numéros par une tendance éditoriale indépendante. Au cours de son existence, il documenta l'histoire politique, sociale et économique de l'Irak, et fut considéré comme la première et dernière source d'informations sur les problèmes d'ordre national et leurs causes. Le journal ne représentait pas l'élite anticoloniale nationaliste émergente, mais il affichait plutôt une orientation pan-irakiste. Son personnel comptait plusieurs jeunes écrivains nationalistes et libéraux pour qui le journal constituait l'unique plate-forme d'expression. Parmi les premiers contributeurs du journal figurèrent Shukri al-Fadhli, Hassan Ghussaiba, Ata Amin, Rafael Butti et Muhammad Abd al-Hussein. En raison du manque de moyens d'impression modernes à cette époque, le journal était publié sur quatre petites pages et était parfois accompagné de suppléments. Outre des éditoriaux simples, il contenait des articles sur l'actualité internationale, dont la plupart était des réimpressions de l'agence de presse Reuters, et abordait également les nouvelles nationales. Selon certains historiens, Al-Irakétait initialement un instrument de la Grande-Bretagne et venait en fait remplacer le journal colonialiste Al-Arab, publié par les autorités britanniques à Bagdad entre 1917 et 1920 environ. Le nouveau quotidien fut imprimé à la même presse qu'Al-Arab, qui annonça dans sa dernière parution que le premier numéro du journal Al-Irak serait publié le lendemain et que sa politique éditoriale s'inscrirait dans la continuité de celle d'Al-Arab.

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